Prier avec le récit de l’Annonciation

Duccio di Buoninsegna

Je me dispose à recevoir cette Parole du Seigneur et pour cela, je fais silence et je me laisse accueillir par Lui qui me précède et m’attend. «  Seigneur, donne-moi la grâce d’entendre ton appel pour moi aujourd’hui et d’y répondre avec joie et confiance »

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : «  Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;

le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il règnera pour toujours sur la maison de Jacob et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : «  Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : «  L’Esprit Saint viendra sur toi  et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Elisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : «  Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »  Alors l’ange la quitta.

Après avoir lu le texte, je contemple un instant ce tableau de Duccio di Buoninsegna, peintre italien de la Renaissance XIII-XIV ème siècle.

J’observe les couleurs.

Le bleu clair du vêtement de l’ange et celui plus intense du manteau de Marie, couleur qui suggère le divin et que l’on retrouve en haut du tableau sur un disque d’où descendent un rayon et une petite colombe.

 L’or entre les arcatures, sur les auréoles, en minces filets sur la robe et le manteau de Marie symbolise la royauté.

Le rouge de la robe de Marie pour dire sa condition de femme mortelle et peut-être annoncer les souffrances de son fils sur la croix. Le blanc du voile de Marie qu’on retrouve sur les fleurs de lys symbolise sa virginité

Je porte mon attention sur les personnes

Elles se tiennent debout face à face comme des êtres humains en dialogue. Marie, un livre à la main semble surprise, presque effrayée ; Gabriel franchit la porte avec assurance, sa main droite bénit Marie, il entre en dialogue avec elle.

« L’ange entra chez elle… » Dieu rejoint Marie à une date précise « le sixième mois », dans un lieu précis «  une ville de Galilée,  appelée Nazareth », dans son histoire personnelle, « accordée en mariage à Joseph », au sein d’un peuple, Joseph est « de la maison de David ».

Dieu se révèle toujours dans la vie des hommes, dans ce qui fait leur histoire : mystère de l’Incarnation. Aujourd’hui encore dans ma vie telle qu’elle est, dans ce temps marqué par la pandémie, les incertitudes et les craintes, Dieu vient.

Dans ces derniers jours qui nous conduisent à Noël, comment me disposer pour le reconnaître ?

Dieu est Parole. J’écoute l’échange de paroles entre l’ange et Marie, un dialogue simple et vrai. « Le Seigneur est avec toi…sois sans crainte… tu vas concevoir et enfanter un fils… »

La salutation de Gabriel est bénédiction qui apporte la paix en même temps que l’annonce de la mission confiée.

La question de Marie à Gabriel  «  Comment cela se fera-t-il… ? » dit combien Marie est engagée, prend au sérieux cette parole qui lui demande de faire un pas de plus au cœur de sa vie et de ses projets.Une mission qui la sollicite toute entière

Il en est ainsi de tout appel de Dieu toujours porteur de paix, d’une vie plus intense et qui attend de nous une réponse pesée, réfléchie dans la prière et le silence d’un cœur à coeur. Quelle(s) paroles(s) du Seigneur m’ont mis(e) en route ? Puis-je faire mémoire d’un appel du Seigneur dans ma vie, de la joie, la paix reçues ? 

« Je suis la servante du Seigneur »

La foi est un « oui », un abandon confiant en Dieu qui fera ce qu’il a promis avec ce que nous sommes.

Peut-être puis-je dire moi aussi «Je suis le serviteur/la servante du Seigneur » ? Qu’est-ce que cela fait naître en moi ?

Au terme de ce temps de prière, je me tourne vers Marie pour lui dire mes découvertes, la remercier, lui demander de m’accompagner sur mon chemin de disciple…

Et je peux écouter ce chant de louange « A Nazareth en Galilée »

prier avec un écrit spirituel

La joie est prière, force et amour Dieu aime celui qui donne avec joie.
La meilleure manière de montrer notre gratitude envers Dieu et les gens c’est d’accepter tout avec joie.
Être heureux avec lui, maintenant, cela veut dire : aimer comme il aime, aider comme il aide, donner comme il donne, servir comme il sert, sauver comme il sauve,

être avec lui 24 heures par jour, le toucher avec Son déguisement de misère dans les pauvres et dans ceux qui souffrent.
Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour.
C’est le don de l’Esprit, une participation à la joie de Jésus vivant dans l’âme.
Gardons dans nos coeurs la joie de l’amour de Dieu et partageons cette joie de nous aimer les uns les autres comme Il aime chacun de nous.
Que Dieu nous bénisse.
Amen.

Mère Teresa

Christ souriant de Javier-Espagne

Prier avec ce texte, c’est d’abord me rendre disponible et me mettre sous le regard de Dieu. Je choisis un lieu qui m’aide, une attitude adaptée. Je prends le temps.

Je demande à l’Esprit Saint sa lumière pour me laisser instruire,  à travers ces paroles de Mère Teresa, une femme qui  met des mots sur son expérience spirituelle.

Et je peux demander la grâce de recevoir la joie, celle que Jésus a promise. « Demeurez dans mon amour…Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15,11)

Je lis le texte une première fois, lentement. Puis je reprends le texte en étant attentif à la façon dont les mots me rejoignent.

  • Il y a ceux  qui reviennent souvent, ceux qui se répondent…
  • Il y a ceux qui s’imposent à moi, parce qu’ils m’attirent, parce qu’ils me renvoient à ma propre expérience… Je les goûte et je reste sur ces mots tant que j’y ai du goût.
  • Il y a ceux que je ne comprends pas, ou qui m’interpellent et mettent à jour mes résistances… Je reste aussi dessus et demande à l’Esprit Saint de m’éclairer.
  • Il y a ceux qui me parlent de Jésus-Christ ; à travers eux je peux le contempler regarder sa manière de faire.

Après avoir passé du temps sur le texte, je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je lui confie ce que le texte a éveillé en moi et lui adresse la prière qui monte de mon coeur, louange ou action de grâces, demande de pardon, demande d’aide…

Je termine ma prière en redisant le Notre Père ou toute autre prière de l’Eglise.

Prier avec Arcabas et Jean-Baptiste

En ce début d’Avent, laissons-nous toucher par la figure de Jean Le Baptiste, en contemplant cette œuvre du peintre Arcabas (1926 – 2018).

Il est étrange ce personnage  à la barbe foisonnante et aux cheveux dressés. Hirsute et couvert de peaux de bête, sa couleur brune en fait un terreux. Il s’accorde avec le camaïeu de bruns qui occupe une bonne partie du tableau et évoque la terre.

 C’est Jean Baptiste, le fils d’Elisabeth et de Zacharie, le dernier prophète de l’Ancien Testament ; il s’est retiré dans le désert de Judée.

L’évangile de Marc parle ainsi de lui : « Jean le Baptiste parut dans le désert, (1,4) … Jean était vêtu de poil de chameau avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. » (1,6)

Le regard est d’abord attiré par le visage. Tout son être est tourné vers la croix qui occupe la partie droite du tableau, mais le prophète tourne son visage vers nous. Les yeux, la bouche aux teintes lumineuses jaillissent de ce visage foncé. Sa bouche, en forme d’anneau, est grande ouverte.

Manifestement c’est d’une voix forte qu’il parle ; et son appel retentit encore aujourd’hui.

« C’est lui dont avait parlé le prophète Isaïe quand il disait : « Une voix crie dans le désert : « préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » (Mt 3,3)

Au centre du tableau, ses bras pointent deux directions. Les index levés  vers ce qu’il indique accentuent la force de son geste.

Le bras droit est replié et dirigé vers le haut, vers le ciel. La main se trouve éclairée par le fond doré qui entoure toute la personne de Jean Baptiste. Car l’impression d’ensemble du tableau n’est pas sombre ; l’or et les couleurs chaudes occupent le centre et le rendent lumineux. La croix aux couleurs de la terre  fait partie de cet ensemble lumineux. Elle s’élève, entre un fond noir et une grande tâche jaune d’or qui rejoint l’or qui entoure le prophète. Elle réunit ainsi l’ombre et la lumière, comme les deux faces d’un même mystère, fait de mort et de résurrection.

C’est donc une bonne nouvelle que Jean Baptiste vient proclamer. Habité par l’Esprit Saint, il annonce la venue du Messie, du Sauveur qu’attend Israël.

Lorsque l’ange apparait à Zacharie dans l’évangile de Luc, il parle de Jean ainsi : «Il sera grand devant le Seigneur … il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère ». (1,15)

Et voici ce qu’annonce Jean : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ;  je ne suis pas digne, de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau,  lui vous baptisera d’Esprit Saint. » (Mc 1,7)

L’autre bras, lui,  est tendu, ce qui le rend plus péremptoire. Il est comme le prolongement de la bouche. La main de couleur sombre et l’index pointé  accentuent le côté impératif du discours.

Jean Baptiste annonce une bonne nouvelle mais il est aussi porteur d’une interpellation qui dérange. Il appelle à reconnaître son péché, à se convertir, à changer pour accueillir le Règne qui vient.

« Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. » (Mc 1,4)

Après ce regard sur l’œuvre d’Arcabas, adressons au Seigneur notre prière

Je prends un temps de silence pour laisser remonter ce qui me touche. J’en parle au Seigneur.

Et je lui adresse ma prière : peut- être un ‘merci’ pour sa venue dans notre humanité… un ‘pardon’ pour ce qui en moi retarde la venue de son règne… un ‘s’il te plaît’ pour demander de voir ce qui est à changer dans ma vie …

Je termine par une prière vocale ou en écoutant le cantique de Zacharie.

Prier avec Maurice Bellet

« La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. » (Ezéchiel 34,16)

« …Si quelqu’un se trouve sans Dieu, sans pensée, sans images, sans mots, reste du moins pour lui ce lieu de vérité : aimer son frère qu’il voit. S’il ne parvient pas à aimer, parce qu’il est noué dans sa détresse, seul, amer, affolé, reste du moins ceci : de désirer l’amour. Et si ce même désir lui est inaccessible, à cause de la tristesse et de la cruauté où il est comme englouti, reste encore qu’il peut désirer de désirer l’amour. Et il se peut que ce désir humilié, justement parce qu’il a perdu toute prétention, touche le cœur du cœur de la divine tendresse… » Maurice Bellet (Incipit)

A la lecture de ce texte, je contemple le Christ comme le mendiant de notre amour. Dans son infinie patience et le respect extrême de mes blessures, le Seigneur ne cesse d’avoir le désir de me rejoindre dans mes obscurités, pour m’empêcher de me perdre davantage.

Qui que je sois, j’ai du prix à ses yeux et si ma capacité d’amour vacille, le Seigneur, Lui, croit en moi, et va jusqu’à se baisser pour me rechercher…

Et sauvegarder en moi ce qu’il reste d’amour.

Si je traverse les ravins de la mort,

je ne crains aucun mal,

car tu es avec moi :

ton bâton me guide et me rassure…

(Ps 22)

Sous le regard du Seigneur, je me rends attentif(ve) à tout ce qui fait ma vie et je m’interroge sur les refus d’amour qui m’habitent :

Est-ce que je reconnais  la présence du Christ dans les plus délaissés de la société ? Le Christ, dans celui qui mendie sur le trottoir ! Le Christ, dans ce malade que plus personne ne visite ! Le Christ, dans ce migrant croisé à la paroisse !

« Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi  que vous ne l’avez pas fait » (Mt 25,45)

Le Christ est-il absent de ma vie et de mon entourage ?… encore un peu présent dans ma vie… ?

Et le Seigneur m’attend toujours sans se lasser…Il ne revendique rien, Il attend avec patience.

Je lève les yeux vers Lui et je Lui demande de me libérer de tout ce qui m’entrave et me tient éloigné(e) de Lui et de mes frères.

Jésus, berger de toute humanité

Seigneur, tu es mon Berger, je ne manque de rien, j’ai foi en ton amour.  Et je rends grâce…

Dans « Fratelli tutti », le Pape François nous invite à la rencontre concrète de l ‘autre :

« Sur l’amour envers tous, nous n’acceptons pas d’excuses, nous ne prêchons pas des complaisances confortables. Le Seigneur n’a pas été complaisant, Il n’a pas fait de concessions, Il nous a demandé l’extrémisme de la charité. C’est l’unique extrémisme chrétien autorisé : l’extrémisme de l’amour. »

prier avec l’Evangile

Duccio di Buoninsegna (XIIIe-XIVème siècle)

Luc 18, 35-43

Je lis l’Évangile de ce jour 

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »
    Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. »  Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »
    À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu.
Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

Puis je contemple ce tableau de la Renaissance.

Je m’arrête sur le décor. La ville impressionnante de Jéricho, murée derrière son appareil défensif. Les habitants sont absents, enfermés chez eux, sans doute, à l’image de leur indifférence.

Je regarde ensuite les deux représentations de l’aveugle.

Sa petite taille, au regard des autres personnages, dit sa petitesse. A droite, il est seul, tournant le dos à la ville, les yeux dirigés vers le ciel alors que Jésus arrive : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi. ». Une main tournée vers le haut, l’autre vers le bas : il supplie Celui qu’il va bientôt appeler « Seigneur » de se pencher sur lui. Son bâton est au sol, signe de son immobilité contrainte par sa cécité.

Je le vois ensuite, appuyé sur son bâton, prêt à se remettre en route, tourné vers Jésus, qui va le restaurer sans sa pleine condition de personne humaine. Je suis le bras et la main de Jésus qui touche les yeux de l’aveugle, pour lui rendre la vue, qui touche notre fragilité pour nous en guérir. Le bâton à la main est aussi le bâton du disciple qui va suivre Jésus.

Je m’arrête sur Jésus au centre du tableau. Son regard attentif, tendu vers l’autre, tout au geste qui va réaliser la demande de l’aveugle « Seigneur que je retrouve la vue. ».  Je vois son auréole dorée, image de cette lumière qu’il va rendre à l’aveugle.

            Je vois enfin les disciples et la foule, toute tournée vers Jésus, dans l’étonnement et l’admiration.

Je me demande alors où je me situe 

Suis-je enfermé derrière des murs ? Suis-je parfois dans « l’incapacité de lever la tête pour reconnaître mon voisin » ? (Fratelli Tutti, n°16).

Suis-je l’aveugle, implorant la pitié du Seigneur ? Suis-je l’aveugle me laissant toucher par Jésus ?

Suis-je quelque part dans la foule, pris entre l’étonnement et l’admiration ?

Après avoir rassemblé ma prière, je me tourne vers le Père, par le Christ, lumière du monde, et dans l’Esprit,. « Notre Père… »

Prier avec l’actualité

Je choisis un moment et un lieu calmes qui m’incitent au recueillement.

Je me pose devant toi Seigneur. Je prends le temps de respirer profondément, de laisser mes épaules se reposer, d’accueillir ta présence au cœur de ma vie. Donne-moi Seigneur de mettre ma confiance en ton amour.

Je demande au Seigneur la grâce de ne pas manquer l’occasion de reconnaître les moments favorables où Il me visite. Au nom du Père, du Fils et du St Esprit.

Je contemple les photos, les titres des journaux qui évoquent des événements récents, actuels. Quels sentiments surgissent ? Qu’est-ce qui m’attire, qu’est-ce qui me repousse ?

J’ouvre les yeux de la foi et de la compassion sur le monde, n’est-ce pas la prière qui en donne la clé ?

Nous sommes toujours dans l’Histoire du Peuple de Dieu et l’Esprit continue d’écrire. Mais aucun des événements n’est Dieu, « Dieu se glisse dans ces moments où l’événement en nous déroutant, nous invite au tout nouveau de Sa rencontre. » (M. Lena)

« En vérité, Dieu était là et je ne le savais pas » dit Jacob (Gn 28, 16). Et ces événements qui nous dépassent, nous affectent, parfois nous bouleversent, sont une école de déprise. »(M Léna)

Ouvre mes yeux et mon esprit dans une dimension plus large, Seigneur, pour saisir le sens .

Je peux me remémorer des passages de l’Ecriture où l’imprévu est venu bousculer les projets, le quotidien des personnes… (le Peuple de Dieu devant la Mer Rouge. Il n’y avait pas de passage et Dieu a rendu possible ce qui avait l’apparence de l’insurmontable/ les paroles de l’ange à Marie ../)

mais quand je les replace dans le fil du récit, je découvre et contemple « l’irruption du possible divin » dans notre histoire. Ma foi est questionnée.

Augmente en moi, en nous la foi, la confiance en ta présence à mes, à nos côtés, en l’Esprit qui m’éclaire.

Qu’est-ce que ces événements provoquent en moi ? quelles tentations ? quel élan ? Je regarde Jésus : au désert après son baptême/ Je peux aussi me remémorer ce récit d’un fait divers fait par Jésus : « il évoque un pauvre homme roué de coups par des bandits et laissé sur la route. » /Et aussi d’autres : quand les apôtres remplis de peur sont enfermés au Cénacle, Jésus vient et leur dit « la paix soit avec vous. » Je sens l’amour du Christ pour ses disciples.

Comment est-ce que cela m’éclaire ? Dans quelle mesure l’événement fait-il de moi un spectateur ou un acteur ? Est-il un appel à re-naître ? une occasion d’espérance car habité par la confiance ?

A la fin de ce temps de prière, je prends un temps pour rassembler ce que j’ai pu vivre :: quelles paroles résonnent  en moi ? Quel sentiment, quelle intuition ? J’en parle à Dieu qui, jour après jour, veille sur moi, m’accompagne et m’aime tendrement.

Et je peux prier avec l’hymne : Puisqu’il est avec nous tant que dure cet âge

prier avec l’Hymne des Laudes

Puisqu’il est avec nous
Tant que dure cet âge,
N’attendons pas la fin des jours
Pour le trouver…
Ouvrons les yeux,
Cherchons sa trace et son visage,
Découvrons-le qui est caché
Au cœur du monde comme un feu !

Puisqu’il est avec nous
Pour ce temps de violence,
Ne rêvons pas qu’il est partout
Sauf où l’on meurt…
Pressons le pas,
Tournons vers lui notre patience,
Allons à l’homme des douleurs
Qui nous fait signe sur la croix !



Puisqu’il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N’espérons pas tenir debout
Sans l’appeler…
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse ;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés !

Puisqu’il est avec nous
Comme à l’aube de Pâques,
Ne manquons pas le rendez-vous
Du sang versé…
Prenons le pain,
Buvons la coupe du passage :
Accueillons-le qui s’est donné
En nous aimant jusqu’à la fin !

D. Rimaud

Antienne

Mon Dieu, tu ne rejettes pas le cœur qui se tourne vers toi.

L’appel à la sainteté

Dans son exhortation apostolique sur la sainteté, le pape François médite l’Évangile des Béatitudes et nous propose cette formulation.

Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !

Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté !

Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !

Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté !

Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté !

Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, c’est cela la sainteté !

Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !

Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté !

Pape François La joie et l’allégresse.

En ce temps de la Toussaint, je prends le temps de me poser, de me reposer dans le Seigneur. Je fais silence en moi pour réentendre cet appel à la sainteté.

Je lis le texte lentement, je me rends attentif à chacun des termes repris de l’Évangile et employés par le pape François avec des verbes d’action. L’appel à la sainteté est une invitation à agir, à se faire porteur, en actes, de la Bonne Nouvelle.

Je m’arrête d’abord sur les termes qui font le plus écho en moi. Et je m’interroge…Pourquoi est-ce ce mot, ces mots qui me retiennent ? Est-ce pour moi l’indication d’un chemin facile, ou, au contraire, le rappel d’une exigence avec laquelle j’ai du mal ?

Le pape François nous rappelle aussi combien le prochain nous aide à percevoir les chemins de sainteté. Il est « une sainteté de « la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, « la classe moyenne de la sainteté. » (La joie et l’allégresse, n° 7).

Je prends le temps de contempler mon entourage, de faire mémoire, en cette journée des défunts, de celles et ceux qui m’ont quitté.

Et je rends grâce de la présence de Dieu que les vivants et les morts me révèlent, des voies de sainteté qu’ils m’ouvrent.

Je peux reprendre le texte sous la forme d’une prière de demande : « aide-moi, Seigneur à être pauvre de cœur, à réagir avec une humble douceur… ».         

Je termine en disant le Notre Père, en communion avec tous les croyants, « fils du Père » qui nous appelle à la sainteté

Prier avec Sainte Bernadette

« Jésus, venez croître en moi, malgré mes résistances .« 

« Jésus est mon modèle. Jésus est ma force. Jésus est ma vraie consolation . »

« Esprit saint, qui nous faites sentir ce que nous sommes; faites-nous connaître, aimer et demander ce que nous devons être. »

« Pourquoi moi, si ce n’est pour vous ? Alors, si c’est moi, ce n’est que pour vous »

« Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne »

« Je ne vous promets pas le bonheur de ce monde, mais celui de l’autre monde »

1e Lettre de Paul aux Thessaloniciens 1 Th1, 1-5b

Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.

    À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse,  nous nous souvenons que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père.
    Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui.
    En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

Je me dispose à la rencontre du Seigneur à travers les paroles de Ste Bernadette et le texte de Paul.

Et je prends un instant pour méditer dans mon coeur.

Quelle parole me touche, me rejoint aujourd’hui, me questionne ou m’éclaire ? J’en parle au Seigneur.

Je rends grâce pour le témoignage simple et plein de foi de Bernadette et je prie avec sa prière :

Jésus seul pour But,

Jésus seul pour Maître,

Jésus seul pour Modèle,

Jésus seul pour Guide,

Jésus seul pour Joie,

Jésus seul pour Richesse,

Jésus seul pour Ami !