Les décisions du Seigneur sont justeset vraiment équitables
Ce psaume est une méditation tranquille sur la loi de Dieu révélée au cœur de l’homme, qu’il ne faut pas chercher dans les cieux ni au-delà des océans, qui n’est pas hors d’atteinte ni au-dessus des forces de l’homme
La loi du Seigneur est parfaite qui redonne vie La charte du Seigneur est parfaite qui rend sages les simples
A l’appui de sa méditation, le psalmiste appelle donc la Création elle-même. Il suffit d’ouvrir les yeux pour apprécier la gloire et la splendeur de Dieu, sans avoir besoin de chercher des discussions, des démonstrations ou des argumentations. Le silence est plus éloquent que les bavardages humains
Les préceptes du Seigneur sont droits ils réjouissent le cœur Le commandement du Seigneur est limpide il clarifie le regard
Bas-relief en ivoire – Musée Marmottan
Le psaume se poursuit par une méditation sur la Loi de Dieu qui nous imprègne et dont l’évidence nous apparaît en regardant autour de nous : C est un programme de vie.
La crainte qu’il inspire est pure elle est là pour toujours Les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables
Le malheur de l’homme est de chercher la clairvoyance dans ses propres forces alors que seul l’engagement sans réserve dans le projet de Dieu est libération et source de bonheur, de richesses plus désirables que l’or.
Plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin Plus savoureuses que le miel qui coule des rayons
Ce psaume est une expression de la confiance en Dieu. C’est dans sa loi que l’on trouve le bonheur. C’est Dieu qui défend, qui protège, qui libère du péché. Entrer dans le projet de Dieu est source de paix, d’émerveillement et de bonheur. Il ne faut le chercher ni dans l’héroïsme ni dans l’exotisme mais dans la sagesse d’un cœur simple et dans un regard clair. Heureux les cœurs purs…
Pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous !
Je prends le temps de me disposer à prier le Seigneur avec le psaume du jour. Je respire plusieurs fois profondément et lentement; je fais silence en moi, pour accueillir cette prière du Peuple d’Israël, dans mon aujourd’hui, et la faire mienne.
Je demande la grâce de discerner de ce dont j’ai besoin d’être délivré.e. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen
Je lis lentement, je murmure avec mon coeur le début de ce psaume en m’adressant à Dieu. C’est une plainte qui peut être la mienne, pour aujourd’hui, pour moi et pour le monde. Je laisse ces versets résonner et me rejoindre.
Dieu, les païens ont envahi ton domaine ; ils ont souillé ton temple sacré et mis Jérusalem en ruines.
Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs en pâture aux rapaces du ciel et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre.
Ils ont versé le sang comme l’eau aux alentours de Jérusalem : les morts restaient sans sépulture.
Nous sommes la risée des voisins, la fable et le jouet de l’entourage. Combien de temps, Seigneur, durera ta colère et brûlera le feu de ta jalousie ?
La Crucifixion Blanche – Marc Chagall 1938
Et comme Chagall, je contemple le Christ souffrant pour nous et avec nous. Je reconnais qu’il est au milieu de nous, je l’appelle et le prie .
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : que nous vienne bientôt ta tendresse, car nous sommes à bout de force !
Sieger Köder – Le Fils Perdu (extrait)
En contemplant la tendresse aimante et consolatrice du Père, je lui confie mes cris, mes détresses, mes demandes de pardon. Je réfléchis en moi-même et repère quels sont « ces païens » qui ont peut-être envahi mon coeur, qu’est-ce qui , en moi, souille « ton temple sacré?
Je prends maintenant le temps de repenser à tout cela dans mon coeur et je le partage au Seigneur. Et je lui demande son aide.
Aide-nous, Dieu notre Sauveur, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, efface nos fautes, pour la cause de ton nom !
Mon désir est grand et je suis sûr.e de Lui.Il me remet sur le chemin de la vie et me donne sa lumière pour le reconnaître ici et vivre pour la gloire de Son nom. Je peux, avec Marie, le chanter et le louer.
Macha Chmakoff – Magnificat à la Trinité (extrait)
Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! Joie pour les îles sans nombre ! Ténèbre et nuée l’entourent, justice et droit sont l’appui de son trône. R
Devant lui s’avance un feu qui consume alentour ses ennemis. Quand ses éclairs illuminèrent le monde, la terre le vit et s’affola. R
Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur, devant le Maître de toute la terre. Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire. R
Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! À genoux devant lui, tous les dieux ! Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur, car il garde la vie de ses fidèles. R
Dans la joie, ce psaume annonce le règne de Dieu (v.1) : « Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! »
Il se divise ensuite en deux parties :D’abord une théophanie (v. 2-6) puis un chant de victoire et de louange (v. 7-12).
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Je lis le psaume lentement, verset par verset. Je laisse résonner les sons, les images…
Après l’avoir lu deux ou trois fois, qu’est-ce qui résonne en moi ?
Le Seigneur est roi (v.1) – son trône (v.2) – le Maître de toute la terre (v.5) – le Très-Haut sur toute la terre : * tu domines de haut tous les dieux (v.9).
Qu’est-ce que l’image de cette Royauté du Seigneur sur le monde suscite en moi ?
Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! A genoux devant lui, tous les dieux ! (v.7)
Comme le peuple d’Israël a été tenté d’adorer les dieux des pays voisins, nous pouvons nous aussi, nous laisser aveugler et tromper par des idoles.
Quels sont pour moi ces dieux que je peux être tenté.e de servir ?
Mais nous sommes invités à nous en remettre au Seigneur (v.10 -12), dans la confiance, à nous laisser sauver par Lui.
Dans cette perspective de « la lumière semée pour le juste, de la joie pour le cœur simple » (v.11), à quelles conversions je me sens appelé.e ?
v.12 – Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Je médite tout cela dans mon cœur et j’en parle au Seigneur, comme un ami parle à son ami. Je lui confie ce qui m’habite : demande de pardon, désir, action de grâce…
Puis je termine, en communion avec tous mes frères et sœurs : Notre Père…
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge
La liturgie de ce jour nous propose des extraits du psaume 15, où le psalmiste dit son rejet des idoles pour se tourner vers le vrai Dieu.
Je prends un temps d’écoute de la Parole, partageant ce texte avec tous les croyants, toutes les communautés qui, aujourd’hui, à travers le monde, vont le prier. Dans la louange pour l’universalité de l’Église, je me présente devant le Seigneur, lui demandant la grâce de me tenir sans cesse dans son intimité.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume lentement, à haute voix si je le peux.
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !
Je m’arrête d’abord sur les nombreuses expressions qui disent la familiarité du psalmiste avec le Seigneur. Il est le Seigneur de l’univers, tout en me rejoignant personnellement : mon Dieu, mon refuge, mon partage, ma coupe…
Je m’efforce, comme le psalmiste, de percevoir la présence du Seigneur à mes côtés, en permanence : j’ai fait de toi mon refuge / le Seigneur me conseille, même la nuit, il m’avertit, il est à ma droite…
Cette foi dans la présence du Seigneur me pousse à la louange : je bénis le Seigneur / mon cœur exulte, mon âme est en fête / ma chair elle-même repose en confiance / débordement de joie / éternité de délices…
Nous relisons le psaume, ou pouvons aussi l’entendre intégralement
Le psalmiste se désigne comme l’ami du Seigneur. Et je lui parle maintenant comme un ami parle à un ami. Selon le climat de ma vie intérieure d’aujourd’hui, je le loue pour sa présence, ou au contraire, l’appelle si je me sens loin de Lui. Je lui demande de m’apprendre « le chemin de la vie. »
Le Seigneur, notre ami, fait de nous ses fils et nous, lui disons : « Notre Père… »
En la fête de l’Ascension, nous nous remémorons l’évènement de la fin des apparitions de Jésus à ceux qui l’avaient suivi et sa montée au ciel.
« Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs qui leur dirent : “Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. “» (Ac 1, 9-11)
L’Ascension est un moment charnière ; c’est la fin de l’enseignement des évangiles et l’entrée de Jésus dans sa gloire. Désormais Jésus n’est plus présent de la même façon ;
ce n’est plus une présence extérieure, mais intérieure qui accompagnent les apôtres ; et ce sont eux qui reçoivent la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut aux nations.
Prenons appui sur le tableau de Giotto pour notre prière
Bien qu’ayant une unité de couleur, ce tableau est composé en 2 parties, comme constitué de 2 bandes horizontales.
En haut, c’est le ciel ; l’on voit Jésus au centre, vêtu de blanc qui s’inscrit dans une mandorle et qui prend appui sur la nuée dans un mouvement ascendant. La blancheur comme l’image de la nuée sont signes de Dieu et la mandorle symbole de gloire.C’est le Christ ressuscité qui est entouré à gauche et à droite d’une troupe d’anges qui l’acclament et chantent sa louange.
Celui qui a fait preuve d’humilité, jusqu’à être mis au rang des malfaiteurs et cloué sur la croix, est vainqueur. Celui qui a refusé la gloire du monde et la royauté est désormais dans la gloire de Dieu. Renversement radical de Celui qui « est assis à la droite de Dieu ».
Prions en unissant nos voix à celles des anges. Acclamons le Seigneur, réjouissons-nous de sa victoire, faisons monter nos ovations ! Nous pouvons pour cela reprendre les mots du psaume de ce jour.
Ps 46
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre.
Dieu s’élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor. Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !
Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l’annoncent Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré.
Regardons maintenant le bandeau inférieur. C’est la terre. L’on peut voir de chaque côté le groupe des apôtres avec, au premier plan, la Vierge Marie. Aucun des évangiles ne relate la présence de Marie lors des apparitions ; pourtant elle est là, elle qui a fait la volonté du Seigneur, au centre de l’Eglise.
Ce groupe se trouve en présence, au centre, de deux « hommes en vêtements blancs », des messagers de Dieu, qui les invitent à ne pas rester à regarder le ciel. Avec la force de l’Esprit que Jésus leur a promis, ce sont eux qui vont maintenant proclamer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre.
Prions pour tous les baptisés qui constituent l’Eglise pour qu’ils sachent témoigner de l’amour de Dieu. Et prions, avec les mots de l’oraison du psaume, pour que vienne le jour du rassemblement des peuples en Christ !
Seigneur Jésus, roi de l’univers, élevé dans la gloire au-dessus de tout, tu t’es assis sur le trône royal que le Père t’avait réparé. Tu as reçu de lui tout pouvoir sur les nations, leurs chefs et leurs princes. Rassemble tous les peuples de monde dans le peuple bien-aimé de Dieu, pour qu’avec toi, et en toi, toute la terre acclame ton Père et notre Père.
Nous terminons cette prière en confiant tout cela à l’intercession de Marie : Je vous salue Marie
L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux.
« J’ai trouvé David, mon serviteur, je l’ai sacré avec mon huile sainte ; et ma main sera pour toujours avec lui, mon bras fortifiera son courage.
« Mon amour et ma fidélité sont avec lui, mon nom accroît sa vigueur ; Il me dira : “Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut !” »
La liturgie du jour nous propose quelques extraits du long psaume 89. La Bible de Jérusalem intitule ce psaume Hymne et prière au Dieu fidèle. Quant à Bible liturgique, elle dit en exergue : « Où donc est ton premier amour «. Ce psaume est une invitation à louer le Seigneur pour son amour et sa fidélité.
Je me dispose à la prière en me montrant attentif à ma respiration, sans la forcer. Je me laisse habiter par le rythme régulier de quelques inspirations, puis de quelques expirations, qui sont, en moi, le signe de ma vie et de ma présence au monde. Je demande au Seigneur la grâce de vivre, à travers le temps de ma propre vie, la fidélité.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume, lentement.
Le choix des versets par la Bible liturgique donne d’abord la parole au psalmiste, puis au Seigneur, qui, lui-même, évoquera son dialogue avec Moïse. Je m’arrête sur cette circulation de la Parole qui nourrit ma foi, une foi qui s’exprime à travers une conversation. Je médite sur la Parole de Dieu qui vient jusqu’à moi. Quels chemins emprunte-t-elle ? Comment me rejoint-elle ?
Le psaume mobilise bien des mots, des expressions pour souligner la fidélité du Seigneur et nous inviter, à notre tour, à la fidélité à l’alliance. « Sans fin » ; « d’âge en âge » ; « pour toujours » ; « ta fidélité est plus stable que les cieux » …Or la fidélité est aujourd’hui questionnée…dans un monde de plus en plus mobile, de plus en plus incertain, dans un environnement en perpétuelle mutation. J’examine quelles sont mes fidélités.
Le Seigneur qui s’exprime à la première personne évoque pour dire sa fidélité sa relation à David. Le psalmiste évoque alors combien cette fidélité est pour David (et chacun de nous) une aide et une sécurité qui accroissent nos capacités d’action « ma main » ;
« mon bras fortifiera son courage. » ; « mon nom accroît sa vigueur » ; « mon roc » … Je considère maintenant comment la fidélité du Seigneur est pour moi un soutien.
Je relis le psaume. Je peux aussi l’écouter, dans son intégralité.
Je prends un temps de conversation avec le Seigneur, lui rendant grâce pour sa fidélité, ma fidélité. Je lui présente aussi mes infidélités. Et je lui confie celles et ceux qui ont besoin du soutien d’une prière fidèle.
Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange, car il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute. Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ; quand je poussai vers lui mon cri, ma bouche faisait déjà son éloge.
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !
Ce psaume d’action de grâce exhorte les peuples à chanter, à se réjouir et à bénir Dieu pour ses bontés envers eux. Il rappelle la délivrance accordée par le Seigneur qui prend soin des justes et a entendu leurs cris.
Je me prépare à la rencontre avec le Seigneur. Je me mets sous son regard, me rends disponible pour me mettre à son écoute et lui demande la grâce dont j’ai besoin…
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…
Je lis lentement le psaume autant de fois que nécessaire en étant attentif.ve aux images, au rythme des versets, aux mots…
Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange Je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme
De quoi puis-je rendre grâce ? M’arrive-t-il de partager ma joie dans le Seigneur ? de témoigner de ses bontés ?
Il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute. Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !
Il a pu m’arriver de m’égarer… J’en parle au Seigneur… L’ai-je appelé à l’aide dans la prière ? dans la confiance ? Ai-je fait l’expérience de sa fidélité ? Qu’ai-je ressenti ?
Je peux relire le psaume en faisant mienne cette hymne…
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge ! R
Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. R
Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. R
Je me mets en présence du Seigneur et je lui demande la grâce de prendre conscience de sa proximité dans le silence de ma prière. Je trace sur moi le signe de la croix.
Je lis le psaume lentement en me rendant attentif aux verbes qui se rapportent au Seigneur et je me laisse habiter par les mouvements évoqués. Qu’est-ce qui, dans ces versets, fait écho à mes propres souvenirs ? Je laisse venir à moi des images.
« Goûtez et voyez, le Seigneur est bon. »
Le psalmiste a fait l’expérience de se tourner vers le Seigneur. Il a reconnu combien celui-ci est bon en faisant l’expérience d’un Dieu qui écoute, entend, répond, délivre et sauve. Mais la bonté du Seigneur, le psalmiste ne l’a pas seulement vue, il l’a goûtée et la proclame afin que d’autres entendent et se réjouissent.
M’est-il arrivé de goûter combien le Seigneur est bon ? Je fais mémoire de ces moments et je laisse la louange jaillir dans mon cœur et habiter tout mon être.
« Il est proche du cœur brisé ».
Nous pouvons être fatigués, découragés, accablés. Mais le Seigneur n’a de cesse de venir nous chercher là où nous sommes.
Je présente au Seigneur ces lieux ou ces situations dans ma vie ou dans celle d’autres personnes, où la louange se fait parfois difficile.
« Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. »
Ce psaume tient ensemble des sentiments contrastés : la joie de la fête et de la louange mais aussi les frayeurs et les angoisses. Le juste est pris dans les filets des méchants et des oppressions de toutes sortes mais il fait l’expérience que le Seigneur le libère et le sauve
En relisant ma vie, mes journées, pour quelles actions du Seigneur est-ce que je veux rendre grâce ?
À la fin de ce temps de prière, je laisse résonner en moi l’écho des paroles du psalmiste et j ouvre mon cœur au Seigneur pour faire monter vers lui ma propre prière.
Tableau connu d’Antonello da Messina, « Annunciata » a été réalisé vers 1476. Il est conservé à Palerme en Sicile.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 26-38) « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils »
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
En ce 25 mars, comme chaque année, nous célébrons l’Annonciation du Seigneur. Je me dispose à un temps de méditation et de prière en compagnie de Marie. Je m’installe à l’écart et fais silence en moi… Je regarde la peinture…
Contrairement aux représentations « classiques » de l’Annonciation, on ne voit ici ni l’ange ni un quelconque élément de décor… La présence de l’ange est suggérée par la lumière qui éclaire le visage de Marie et son regard …
Les seuls objets présents sont le lutrin et le livre posés devant elle.
C’est le portrait d’une jeune fille humble de Nazareth, qui va être appelée à une vocation exceptionnelle…
Suivons Sophie M(in Actuailes n° 93 – 12 décembre 2018) :
« C’est une femme simple, presque ordinaire. Elle est seule, en train de lire la bible, qu’elle a posée sur un pupitre de bois. Et soudain elle comprend. Elle sourit légèrement, lève la main pour dire oui et retient son voile pour mieux se recueillir. On sent que rien
ne la détournera de sa décision : elle vient d’accepter de porter en elle le Fils de Dieu, de faire de la place en elle à l’amour. Son visage lisse n’exprime ni frayeur ni angoisse : elle sait qu’il lui faut aimer, tout simplement, aimer parfaitement.
Le visage dessine un ovale très pur. Les triangles rigoureux que dessine le voile conduisent vers ce visage, éclairé d’une lumière douce. Pour ne pas nous distraire, Antonello réduit la couleur à un bleu profond et intense, qui se détache sur fond de nuit. Tous ces moyens font de Marie une femme comme nous et en même temps une figure grandiose.
Antonello a l’audace de ne dessiner ni auréole autour de la tête de Marie, ni or sur ses vêtements, ni une demeure, un palais ou un temple qui montreraient sa grandeur.
peint pas d’ange lumineux venu du ciel, il se passe de ces signes merveilleux : il concentre notre attention sur le visage et sur les mains de cette femme qui dit « oui », car c’est ce « oui » qui est merveilleux. »
A nouveau, je contemple la peinture, me laissant porter par tout ce qu’elle me dit…Le « oui » de Marie, source de notre salut…
Je peux faire mémoire de mes « oui » … de mes refus … comment pourrais-je accueillir davantage la volonté du Père ?
Avec le père Jean-Paul Hoch, je m’adresse à Marie :
"Aide-nous à dire OUI" « Quand vient pour nous l’heure de la décision, Marie de l’Annonciation, aide-nous à dire « oui ». Quand vient pour nous l’heure du départ, Marie d’Égypte, épouse de Joseph, allume en nous l’Espérance. Quand vient pour nous l’heure de l’incompréhension, Marie de Jérusalem, creuse en nous la patience. Quand vient pour nous l’heure de l’intervention, Marie de Cana, donne-nous le courage de l’humble parole. Quand vient pour nous l’heure de la souffrance, Marie du Golgotha, fais nous rester aux pieds de ceux en qui souffre ton Fils. Quand vient pour nous l’heure de l’attente, Marie du Cénacle, inspire-nous une commune prière. Et chaque jour, quand sonne pour nous l’heure joyeuse du service, Marie de Nazareth, Marie des Monts de Juda, mets en nous Ton cœur de servante. Jusqu’au jour où, prenant Ta main, Marie de l’Assomption, nous nous endormirons, dans l’attente du jour de notre résurrection. Amen. »
Je conclus avec une prière de l’Eglise : « Notre Père… »
L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux.
« Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur : j’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges.
« Il me dira : “Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut !” Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle. » R
Je me mets en présence du Seigneur en lui déposant ce qui m’encombre, afin de me rendre disponible à ce temps de prière. Je demande au Seigneur la grâce d’être fidèle à sa promesse d’alliance. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen
Ce psaume, sans doute écrit pendant l’exil à Babylone, est une hymne à la fidélité aimante du Seigneur.
Je le lis lentement en m’arrêtant sur les répétitions des mots « fidélité », « amour » et « pour toujours » et sur les verbes « je le chante » et « je l’annonce ». Qu’est-ce que ces mots suscitent en moi ? Je peux répéter ceux qui me touchent plus particulièrement.
« Ta fidélité est plus stable que les cieux. »
Est-ce que je fais, personnellement, l’expérience de la fidélité du Seigneur ? Puis-je faire mémoire d’événements, de situations où j’ai éprouvé cette fidélité ? Qu’ai-je ressenti dans ces moments ?
« Avec mon élu, j’ai fait une alliance. »
Le Carême est un temps privilégié pour renouveler cette alliance que le Seigneur passe avec chacun de nous. Comment je le vis cette année : Au cours de ces 40 jours, ai-je le sentiment de me rapprocher du Seigneur ? Qu’est- ce qui me donne de l’élan dans ma vie spirituelle ?
« Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut. ».
Le psalmiste clame la puissance du Seigneur et la joie de celui qui s’appuie sur lui. Et moi, comment est-ce que je ressens en moi la force du Seigneur ?
Je peux relire le psaume et prendre un temps pour m’adresser au Seigneur comme à un ami en lui partageant ce qui m’habite ici et maintenant. Je peux aussi rester en silence.
En ce jour de la solennité de St Joseph, je peux terminer en récitant ou méditant cette prière du Pape François :
Salut, gardien du Rédempteur époux de la Vierge Marie. À toi Dieu a confié son Fils ; en toi Marie a remis sa confiance ; avec toi le Christ est devenu homme. O bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Amen. Pape François, Patris Corde