Psaume 46

« Dieu s’élève parmi les ovations »

L’Ascension par Giotto (1303-1306) – Padoue

En la fête de l’Ascension, nous nous remémorons l’évènement de la fin des apparitions de Jésus à ceux qui l’avaient suivi et sa montée au ciel.

L’Ascension est un moment charnière ; c’est la fin de l’enseignement des évangiles et l’entrée de Jésus dans sa gloire. Désormais Jésus n’est plus présent de la même façon ;

ce n’est plus une présence extérieure, mais intérieure qui accompagnent les apôtres ;  et ce sont eux qui reçoivent la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut aux nations.

Prenons appui sur le tableau de Giotto pour notre prière

Bien qu’ayant une unité de couleur, ce tableau est composé en 2 parties, comme constitué de 2 bandes horizontales.

En haut, c’est le ciel ; l’on voit Jésus au centre, vêtu de blanc qui s’inscrit dans une mandorle et qui prend appui sur la nuée dans un mouvement ascendant. La blancheur comme l’image de la nuée sont signes de Dieu et la mandorle symbole de gloire.C’est le Christ ressuscité  qui est entouré à gauche et à droite d’une troupe d’anges qui l’acclament et chantent sa louange.

Celui qui a fait preuve d’humilité, jusqu’à être mis au rang des malfaiteurs et cloué sur la croix, est vainqueur. Celui qui a refusé la gloire du monde et la royauté est désormais dans la gloire de Dieu. Renversement radical de Celui qui « est assis à la droite de Dieu ».

Prions en unissant nos voix à celles des anges.  Acclamons le Seigneur, réjouissons-nous de sa victoire, faisons monter nos ovations ! Nous pouvons pour cela reprendre les mots du psaume de ce jour.





















Regardons maintenant le bandeau inférieur. C’est la terre. L’on peut voir de chaque côté le groupe des apôtres avec, au premier plan, la Vierge Marie. Aucun des évangiles ne relate la présence de Marie lors des apparitions ; pourtant elle est là, elle qui a fait la volonté du Seigneur, au centre de l’Eglise.

Ce groupe se trouve en présence, au centre,  de deux « hommes en vêtements blancs », des messagers de Dieu, qui les invitent à ne pas rester à regarder le ciel. Avec la force de l’Esprit que Jésus leur a promis, ce sont eux qui vont maintenant proclamer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre.

Prions pour tous les baptisés qui constituent l’Eglise  pour qu’ils sachent témoigner de l’amour de Dieu. Et prions, avec les mots de l’oraison du psaume, pour que vienne le jour  du rassemblement des peuples en Christ !

Nous terminons cette prière en confiant tout cela  à l’intercession de Marie : Je vous salue Marie

Nous chantons : « La première en chemin »

Psaume 88

Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

La liturgie du jour nous propose quelques extraits du long psaume 89. La Bible de Jérusalem intitule ce psaume Hymne et prière au Dieu fidèle. Quant à Bible liturgique, elle dit en exergue : « Où donc est ton premier amour «. Ce psaume est une invitation à louer le Seigneur pour son amour et sa fidélité.
 

Je me dispose à la prière en me montrant attentif à ma respiration, sans la forcer. Je me laisse habiter par le rythme régulier de quelques inspirations, puis de quelques expirations, qui sont, en moi, le signe de ma vie et de ma présence au monde. Je demande au Seigneur la grâce de vivre, à travers le temps de ma propre vie, la fidélité.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, lentement.

Le choix des versets par la Bible liturgique donne d’abord la parole au psalmiste, puis au Seigneur, qui, lui-même, évoquera son dialogue avec Moïse. Je m’arrête sur cette circulation de la Parole qui nourrit ma foi, une foi qui s’exprime à travers une conversation. Je médite sur la Parole de Dieu qui vient jusqu’à moi. Quels chemins emprunte-t-elle ? Comment me rejoint-elle ?

Le psaume mobilise bien des mots, des expressions pour souligner la fidélité du Seigneur et nous inviter, à notre tour, à la fidélité à l’alliance. « Sans fin » ; « d’âge en âge » ; « pour toujours » ; « ta fidélité est plus stable que les cieux » …Or la fidélité est aujourd’hui questionnée…dans un monde de plus en plus mobile, de plus en plus incertain, dans un environnement en perpétuelle mutation. J’examine quelles sont mes fidélités.

Le Seigneur qui s’exprime à la première personne évoque pour dire sa fidélité sa relation à David. Le psalmiste évoque alors combien cette fidélité est pour David (et chacun de nous) une aide et une sécurité qui accroissent nos capacités d’action « ma main » ;

« mon bras fortifiera son courage. » ; « mon nom accroît sa vigueur » ; « mon roc » … Je considère maintenant comment la fidélité du Seigneur est pour moi un soutien.

Je relis le psaume. Je peux aussi l’écouter, dans son intégralité.
 

Je prends un temps de conversation avec le Seigneur, lui rendant grâce pour sa fidélité, ma fidélité. Je lui présente aussi mes infidélités. Et je lui confie celles et ceux qui ont besoin du soutien d’une prière fidèle.

         Je termine en disant « Notre Père… »

Psaume 65

Acclamez Dieu, toute la terre !

Ce psaume d’action de grâce exhorte les peuples à chanter, à se réjouir et à bénir Dieu pour ses bontés envers eux. Il rappelle la délivrance accordée par le Seigneur qui prend soin des justes et a entendu leurs cris.

Je me prépare à la rencontre avec le Seigneur. Je me mets sous son regard, me rends disponible pour me mettre à son écoute et lui demande la grâce dont j’ai besoin…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…

Je lis lentement le psaume autant de fois que nécessaire en étant attentif.ve aux images, au rythme des versets, aux mots…

Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange
Je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme

De quoi puis-je rendre grâce ? M’arrive-t-il de partager ma joie dans le Seigneur ? de témoigner de ses bontés ?

Il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.
Béni soit Dieu
qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Il a pu m’arriver de m’égarer… J’en parle au Seigneur… L’ai-je appelé à l’aide dans la prière ? dans la confiance ? Ai-je fait l’expérience de sa fidélité ? Qu’ai-je ressenti ?

Je peux relire le psaume en faisant mienne cette hymne…

Puis je m’adresse à Notre Père…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…

Psaume 33

Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge ! R

Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre. R


Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre. R

Je me mets en présence du Seigneur et je lui demande la grâce de prendre conscience de sa proximité dans le silence de ma prière. Je trace sur moi le signe de la croix.

Je lis le psaume lentement en me rendant attentif aux verbes qui se rapportent au Seigneur et je me laisse habiter par les mouvements évoqués. Qu’est-ce qui, dans ces versets, fait écho à mes propres souvenirs ? Je laisse  venir à moi des images.

« Goûtez et voyez, le Seigneur est bon. »

Le psalmiste a fait l’expérience de se tourner vers le Seigneur. Il a reconnu combien celui-ci est bon en faisant l’expérience d’un Dieu qui écoute, entend, répond, délivre et sauve. Mais la bonté du Seigneur, le psalmiste ne l’a pas seulement vue, il l’a goûtée et la proclame afin que d’autres entendent et se réjouissent.

M’est-il arrivé de goûter combien le Seigneur est bon ? Je fais mémoire de ces moments et je laisse la louange jaillir dans mon cœur et habiter tout mon être.

« Il est proche du cœur brisé ».

Nous pouvons être fatigués, découragés, accablés. Mais le Seigneur n’a de cesse de venir nous chercher là où nous sommes.

Je présente au Seigneur ces lieux ou ces situations dans ma vie ou dans celle d’autres personnes, où la louange se fait parfois difficile.

« Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. »

Ce psaume tient ensemble des sentiments contrastés : la joie de la fête et de la louange mais aussi les frayeurs et les angoisses. Le juste est pris dans les filets des méchants et des oppressions de toutes sortes mais il fait l’expérience que le Seigneur le libère et le sauve

En relisant ma vie, mes journées,  pour quelles actions du Seigneur est-ce que je veux rendre grâce ?

À la fin de ce temps de prière, je laisse résonner en moi l’écho des paroles du psalmiste  et j ouvre mon cœur au Seigneur pour faire monter vers lui ma propre prière.

Je termine en récitant la prière du Notre Père.

Prier avec la Vierge de l’Annonciation d’Antonello de Messine

Tableau connu d’Antonello da Messina, « Annunciata » a été réalisé vers 1476. Il est conservé à Palerme en Sicile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 26-38) « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils »

En ce 25 mars, comme chaque année, nous célébrons l’Annonciation du Seigneur. Je me dispose à un temps de méditation et de prière en compagnie de Marie. Je m’installe à l’écart et fais silence en moi… Je regarde la peinture…

Contrairement aux représentations « classiques » de l’Annonciation, on ne voit ici ni l’ange ni un quelconque élément de décor… La présence de l’ange est suggérée par la lumière qui éclaire le visage de Marie et son regard …

Les seuls objets présents sont le lutrin et le livre posés devant elle.

C’est le portrait d’une jeune fille humble de Nazareth, qui va être appelée à une vocation exceptionnelle…

Suivons Sophie M (in Actuailes n° 93 – 12 décembre 2018) :

« C’est une femme simple, presque ordinaire. Elle est seule, en train de lire la bible, qu’elle a posée sur un pupitre de bois. Et soudain elle comprend. Elle sourit légèrement, lève la main pour dire oui et retient son voile pour mieux se recueillir. On sent que rien

ne la détournera de sa décision : elle vient d’accepter de porter en elle le Fils de Dieu, de faire de la place en elle à l’amour. Son visage lisse n’exprime ni frayeur ni angoisse : elle sait qu’il lui faut aimer, tout simplement, aimer parfaitement.

Le visage dessine un ovale très pur. Les triangles rigoureux que dessine le voile conduisent vers ce visage, éclairé d’une lumière douce. Pour ne pas nous distraire, Antonello réduit la couleur à un bleu profond et intense, qui se détache sur fond de nuit. Tous ces moyens font de Marie une femme comme nous et en même temps une figure grandiose.

Antonello a l’audace de ne dessiner ni auréole autour de la tête de Marie, ni or sur ses vêtements, ni une demeure, un palais ou un temple qui montreraient sa grandeur.

peint pas d’ange lumineux venu du ciel, il se passe de ces signes merveilleux : il concentre notre attention sur le visage et sur les mains de cette femme qui dit « oui », car c’est ce « oui » qui est merveilleux. »

A nouveau, je contemple la peinture, me laissant porter par tout ce qu’elle me dit…Le « oui » de Marie, source de notre salut…

Je peux faire mémoire de mes « oui » … de mes refus … comment pourrais-je accueillir davantage la volonté du Père ?

Avec le père Jean-Paul Hoch, je m’adresse à Marie :

"Aide-nous à dire OUI"
« Quand vient pour nous l’heure de la décision, Marie de l’Annonciation, aide-nous à dire « oui ».
Quand vient pour nous l’heure du départ, Marie d’Égypte, épouse de Joseph, allume en nous l’Espérance.
Quand vient pour nous l’heure de l’incompréhension, Marie de Jérusalem, creuse en nous la patience.
Quand vient pour nous l’heure de l’intervention, Marie de Cana, donne-nous le courage de l’humble parole.
Quand vient pour nous l’heure de la souffrance, Marie du Golgotha, fais nous rester aux pieds de ceux en qui souffre ton Fils.
Quand vient pour nous l’heure de l’attente, Marie du Cénacle, inspire-nous une commune prière.
Et chaque jour, quand sonne pour nous l’heure joyeuse du service, Marie de Nazareth, Marie des Monts de Juda, mets en nous Ton cœur de servante.
Jusqu’au jour où, prenant Ta main, Marie de l’Assomption, nous nous endormirons, dans l’attente du jour de notre résurrection. Amen. »

Je conclus avec une prière de l’Eglise : « Notre Père… »

Psaume 88

Je me mets en présence du Seigneur en lui déposant ce qui m’encombre, afin de me rendre disponible à ce temps de prière. Je demande au Seigneur la grâce d’être fidèle à sa promesse d’alliance.  Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen

Ce psaume, sans doute écrit pendant l’exil à Babylone, est une hymne à la fidélité aimante du Seigneur.

Je le lis lentement en m’arrêtant sur les répétitions des mots « fidélité », « amour » et « pour toujours » et sur les verbes « je le chante » et « je l’annonce ». Qu’est-ce que ces mots suscitent en moi ? Je peux répéter ceux qui me touchent plus particulièrement.

Est-ce que je fais, personnellement, l’expérience de la fidélité du Seigneur ? Puis-je faire mémoire d’événements, de situations où j’ai éprouvé cette fidélité ? Qu’ai-je ressenti dans ces moments ?

Le Carême est un temps privilégié pour renouveler cette alliance que le Seigneur passe avec chacun de nous. Comment je le vis cette année :  Au cours de ces 40 jours, ai-je le sentiment de me rapprocher du Seigneur ? Qu’est- ce qui me donne de l’élan dans ma vie spirituelle ?

Le psalmiste clame la puissance du Seigneur et la joie de celui qui s’appuie sur lui. Et moi, comment est-ce que je ressens en moi la force du Seigneur ?

Je peux relire le psaume et prendre un temps pour m’adresser au Seigneur comme à un ami  en lui partageant ce qui m’habite ici et maintenant. Je peux aussi rester en silence.

En ce jour de la solennité de St Joseph, je peux terminer en récitant ou méditant cette prière du Pape François :





Salut, gardien du Rédempteur
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal. Amen. Pape François, Patris Corde

Psaume 147

Je choisis un lieu calme, pour prendre du recul par rapport à mes activités, préoccupations quotidiennes. Je cherche à faire silence en moi pour être disponible à la Parole. « Seigneur, me voici ». Je sais que tu me précèdes et m’attends. Je te demande d’accueillir ta Parole.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis lentement le psaume.
 

  • Je contemple l’action du Seigneur, une action qui me concerne personnellement, d’abord :

– « Il a consolidé les barres de tes portes. ». Je considère mon désir de sécurité, et repère comment le Seigneur est, comme le disent d’autres psaumes, « mon rempart », « mon rocher » …

« Il a béni tes enfants ». J’examine comment le Seigneur veille aussi sur le futur, ouvre des possibles. La sécurité présente des portes et des murs où j’habite permet aussi un à-venir…


 

  • Puis, maintenant, la diffusion de la Parole qui rejoint toute la terre :

« Il envoie sa parole sur la terre » …Le psalmiste recourt à deux belles images pour évoquer la diffusion de la parole. Je les goûte, et vois, par l’imagination, un paysage recouvert « d’une toison de neige », « d’une poussière de givre » …Je perçois la légèreté de la neige, qui recouvre tout, à l’image de la légèreté de la Parole qui rejoint toute ma vie en douceur…

  • J’entends alors l’appel du psalmiste : « glorifie le Seigneur, célèbre ton Dieu… ».
  • Puis je m’arrête sur la fin du texte. Le psalmiste y célèbre l’élection d’Israël. Je crois que cette élection concerne maintenant tous les peuples, toutes les nations…Je suis moi-même bénéficiaire de l’élection du Seigneur.

Je relis le psaume.

Je poursuis par un cœur à cœur avec Dieu. Je rends grâce pour sa Parole, peux lui présenter mes infidélités dans son écoute. Je lui présente celles et ceux qui, dans mon entourage, ou plus loin, ont besoin de percevoir l’aide du Seigneur.

Je termine en disant « Notre Père… »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…

Psaume 105 (106)

Au début de ce temps de prière, je me tourne vers Dieu dans la confiance, avec le désir de m’attacher toujours davantage à lui. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen

« Souviens-toi de moi, Seigneur. »

           Dans ce psaume, l’auteur rappelle les errements du peuple d’Israël dans le désert après sa sortie d’Égypte.  Je me laisse toucher par son repentir à la mémoire des fautes passées

Mais, ce souvenir est l’occasion d’un cri de confiance vers le Dieu Sauveur. Je le fais résonner  en moi et avec celles et ceux qui, de par le monde, espèrent en Dieu, je peux répéter ces mots comme une prière. « Souviens-toi de moi, Seigneur ! »

« Avec nos Pères, nous avons péché, nous avons failli et renié. »

Les mots de ce psaume peuvent me renvoyer à ma propre histoire. Je fais mémoire de ce qui fait ma vie et  je peux  demander au Seigneur, la grâce de prendre conscience de mon péché, c’est à dire de ce qui m’éloigne de lui. Je le remercie pour sa miséricorde.

« Alors, ils servent leurs idoles, et pour eux, c’est un piège. »

Le peuple d’Israël s’est détourné du Seigneur et a fabriqué un veau d’or, une idole . Une idole occupe le plus clair de notre temps, nous préoccupe et mobilise notre intelligence.

Ai-je moi aussi des veaux d’or dans ma vie ? Si oui, est-ce que je cherche à m’en détourner et pour cela, quels moyens je me donne ?

À la fin de ce temps de prière, je m’adresse au Seigneur, comme un enfant parle à son Père qui l’aime. Sûr de sa miséricorde, je peux exprimer le désir de me réconcilier avec lui, implorer son pardon pour ce qui a pu me détourner de lui. Je demande son aide pour être davantage fidèle à son amour, toujours offert.


Gloire au Père,
et au Fils,
et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est,
qui était, et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen

« Seigneur, entends ma prière » Ps 142,1

Nous entrons en prière en écoutant ce psaume de la liturgie des heures, (Laudes de ce jour)

Comme le psalmiste, je peux faire confiance au Seigneur, Lui le Juste ; il est fidèle en son amour. Avec confiance, je peux  déposer devant Lui ce qui est difficile à vivre pour moi en ce moment et l’appeler à mon secours.

Comme le psalmiste, je me souviens ; je fais mémoire de ce que le Seigneur a fait pour moi, des moments où le Seigneur m’a libéré, réconforté, soutenu, guidé… Sûr de son amour et de sa fidélité, je lui demande son aide sur la situation actuelle. Je me présente devant lui comme une terre assoiffée.

Tourné vers le Seigneur qui est déjà venu à mon secours et qui veut, pour moi, le bonheur, je lui demande de me guider de nouveau, de m’indiquer le juste chemin. Je lui demande de voir clair sur l’attitude à avoir dans cette situation qui est pour moi difficile.

La volonté de Dieu, c’est que nous ayons la vie et la vie en abondance (Jean 10,10).  Je demande au Dieu de bonté sa lumière  pour voir le chemin de vie dans ce que je traverse, un chemin qui mène à la paix.

Je termine ma prière en parlant au Seigneur comme à un ami. Je lui dis ce que j’ai découvert durant cette prière, ce que j’ai reçu : une lumière ? un changement de regard ?  un pas à faire ?…

Dans un mouvement de reconnaissance, je peux chanter sa louange : « Que vive mon âme à te louer »

Psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.

Le psaume 43/44 a été composé dans des circonstances difficiles traversées par l’Israël ancien, de ces circonstances qui ébranlent les certitudes les mieux établies. C’est la prière d’un être humain qui est confronté à l’éclipse de Dieu. 

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.  

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à percevoir sa Présence dans ma vie ou tout autre demande qui vient…

Je lis doucement le psaume …

  • Devant le mal qui déferle dans le monde, les évènements difficiles qui traversent ma vie, comment Seigneur puis-je dire « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » ?Comment accueillir ce qui semble être une absence de Ta part ?Moi aussi Seigneur, j’ai envie de Te dire « réveille-Toi ? M’as-Tu oublié(e) ?
  • MAIS
  • Seigneur je veux Te faire confiance, même dans la nuit de la Foi, je désire me laisse guider par Ta Parole et non par ce qui semble habiter mon cœur ?

Te faire confiance c’est Te dire oui chaque jour quelque soit ce que je traverse ! C’est Te dire oui Seigneur Tu es là avec moi-même si je ne ressens que vide et abandon !

  • Seigneur, je Te confie mon désir de toujours Te suivre.

Merci pour Ta Parole, point d’appui pour continuer de te dire « oui » quel que soit ce qui traverse ma vie…

Je peux lire le texte suivant : 

 Je me tourne vers Toi qui est mon Père, un Père qui n’abandonne jamais son enfant, et je dis « Notre Père….. »

Je conclus par un signe de croix