Psaume 117

Ce chant est une invitation à la gratitude et à la louange, rappelant que la bonté de Dieu est constante et que son amour est éternel. Il encourage les croyants à :

  • Trouver courage et force dans la prière et la proximité de Dieu.
  • Maintenir l’espérance même face aux difficultés et aux injustices.

1/ Je prends le temps de lire lentement les 3 couplets de ce psaume

2/ Je lis ensuite le premier couplet

Puis, comme le psalmiste j’exprime avec mes mots ma gratitude envers le Seigneur mon Dieu

3/ Je lis ensuite lentement le deuxième couplet

De nouveau, comme le psalmiste j’exprime ma confiance dans le Seigneur et je reconnais sa fidélité dans toutes les circonstances de ma vie.

4/ Maintenant, je lis le troisième couplet
 

Et enfin, même en voyant la misère, la guerre et la souffrance sur terre, j’exprime mon espérance et ma foi en Dieu qui est Père, Fils et Esprit.

5/ Je termine en relisant le psaume tout entier

Prier avec le psaume 23

La terre est au Seigneur, et toute sa richesse

Je me mets en présence du Seigneur, et me dispose à rejoindre la prière des psaumes, prière de Jésus, qui rejoint aujourd’hui l’ensemble du peuple chrétien. Je suis en unité avec les moines et moniales du monde entier qui prient chaque jour les psaumes. Je demande au Seigneur la grâce de le chercher dans Sa création.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Les psaumes prient souvent le Dieu Créateur, qui a « fondé la terre sur les mers », dans un geste d’amour et qui continue de veiller sur elle pour la « garder inébranlable ». Je contemple à mon tour la création, comme un don de Dieu. Et je considère la façon dont l’humanité, aujourd’hui, peut malmener cette création, tout en restant dans l’espérance qu’elle est inébranlable

Avec la seconde strophe, je m’imagine gravissant la montagne du Seigneur, dans un chemin certes exigeant, mais confiant. Sur ce chemin, je peux céder aux idoles. J’examine ce qui, dans ma vie, peut me détourner de la recherche du Seigneur, obstruer ma route et m’éloigner de Lui.

Ce chemin me mène vers le Dieu Sauveur, où je peux rejoindre tous les autres chercheurs de Dieu. Je m’imagine dans ce « peuple de ceux qui te cherchent ». Je peux faire mémoire de ceux qui m’aident sur ce chemin, me guident parfois, me relèvent peut-être…

         Je relis le psaume et m’associe à la louange, dans un dialogue avec le Seigneur.

         Dieu Créateur se fait Père, et je termine ma prière en reprenant la prière que Jésus nous a laissée : Notre Père…

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 18b

Les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables

Ce psaume est une méditation tranquille sur la loi de Dieu révélée au cœur de l’homme, qu’il ne faut pas chercher dans les cieux ni au-delà des océans, qui n’est pas hors d’atteinte ni au-dessus des forces de l’homme

A l’appui de sa méditation, le psalmiste appelle donc la Création elle-même. Il suffit d’ouvrir les yeux pour apprécier la gloire et la splendeur de Dieu, sans avoir besoin de chercher des discussions, des démonstrations ou des argumentations. Le silence est plus éloquent que les bavardages humains

Bas-relief en ivoire – Musée Marmottan

Le psaume se poursuit par une méditation sur la Loi de Dieu qui nous imprègne et dont l’évidence nous apparaît en regardant autour de nous : C est un programme de vie.

Le malheur de l’homme est de chercher la clairvoyance dans ses propres forces  alors que seul l’engagement sans réserve dans le projet de Dieu est libération et source de bonheur, de richesses plus désirables que l’or.

Ce psaume est une expression de la confiance en Dieu. C’est dans sa loi que l’on trouve le bonheur. C’est Dieu qui  défend, qui  protège, qui libère du péché. Entrer dans le projet de Dieu est source de paix, d’émerveillement et de bonheur. Il ne faut le chercher ni dans l’héroïsme ni dans l’exotisme mais dans la sagesse d’un cœur simple et dans un regard clair. Heureux les cœurs purs…

Psaume 78

Je prends le temps de me disposer à prier le Seigneur avec le psaume du jour. Je respire plusieurs fois profondément et lentement; je fais silence en moi, pour accueillir cette prière du Peuple d’Israël, dans mon aujourd’hui, et la faire mienne.

Je demande la grâce de discerner de ce dont j’ai besoin d’être délivré.e. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Je lis lentement, je murmure avec mon coeur le début de ce psaume en m’adressant à Dieu. C’est une plainte qui peut être la mienne, pour aujourd’hui, pour moi et pour le monde. Je laisse ces versets résonner et me rejoindre.

La Crucifixion Blanche – Marc Chagall 1938

Et comme Chagall, je contemple le Christ souffrant pour nous et avec nous. Je reconnais qu’il est au milieu de nous, je l’appelle et le prie .

Sieger Köder – Le Fils Perdu (extrait)

En contemplant la tendresse aimante et consolatrice du Père, je lui confie mes cris, mes détresses, mes demandes de pardon. Je réfléchis en moi-même et repère quels sont « ces païens » qui ont peut-être envahi mon coeur, qu’est-ce qui , en moi, souille « ton temple sacré?

Je prends maintenant le temps de repenser à tout cela dans mon coeur et je le partage au Seigneur. Et je lui demande son aide.

Mon désir est grand et je suis sûr.e de Lui.Il me remet sur le chemin de la vie et me donne sa lumière pour le reconnaître ici et vivre pour la gloire de Son nom. Je peux, avec Marie, le chanter et le louer.

Macha Chmakoff – Magnificat à la Trinité (extrait)

Psaume 96

Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes !

Dans la joie, ce psaume annonce le règne de Dieu (v.1) : « Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! »

Il se divise ensuite en deux parties :D’abord une théophanie (v. 2-6) puis un chant de victoire et de louange (v. 7-12).

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Je lis le psaume lentement, verset par verset. Je laisse résonner les sons, les images…

Après l’avoir lu deux ou trois fois, qu’est-ce qui résonne en moi ?

Le Seigneur est roi (v.1) – son trône (v.2) – le Maître de toute la terre (v.5) – le Très-Haut sur toute la terre : * tu domines de haut tous les dieux (v.9).

Qu’est-ce que l’image de cette Royauté du Seigneur sur le monde suscite en moi ?

Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités ! A genoux devant lui, tous les dieux ! (v.7)

Comme le peuple d’Israël a été tenté d’adorer les dieux des pays voisins, nous pouvons nous aussi, nous laisser aveugler et tromper par des idoles.

Quels sont pour moi ces dieux que je peux être tenté.e de servir ?

Mais nous sommes invités à nous en remettre au Seigneur (v.10 -12), dans la confiance, à nous laisser sauver par Lui.

Dans cette perspective de « la lumière semée pour le juste, de la joie pour le cœur simple » (v.11), à quelles conversions je me sens appelé.e ?

v.12 – Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ; rendez grâce en rappelant son nom très saint.

Je médite tout cela dans mon cœur et j’en parle au Seigneur, comme un ami parle à son ami. Je lui confie ce qui m’habite : demande de pardon, désir, action de grâce…

Puis je termine, en communion avec tous mes frères et sœurs : Notre Père…

Psaume 15

Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge

La liturgie de ce jour nous propose des extraits du psaume 15, où le psalmiste dit son rejet des idoles pour se tourner vers le vrai Dieu.

         Je prends un temps d’écoute de la Parole, partageant ce texte avec tous les croyants, toutes les communautés qui, aujourd’hui, à travers le monde, vont le prier. Dans la louange pour l’universalité de l’Église, je me présente devant le Seigneur, lui demandant la grâce de me tenir sans cesse dans son intimité.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume lentement, à haute voix si je le peux.

Je m’arrête d’abord sur les nombreuses expressions qui disent la familiarité du psalmiste avec le Seigneur. Il est le Seigneur de l’univers, tout en me rejoignant personnellement : mon Dieu, mon refuge, mon partage, ma coupe…

Je m’efforce, comme le psalmiste, de percevoir la présence du Seigneur à mes côtés, en permanence : j’ai fait de toi mon refuge / le Seigneur me conseille, même la nuit, il m’avertit, il est à ma droite…

Cette foi dans la présence du Seigneur me pousse à la louange : je bénis le Seigneur / mon cœur exulte, mon âme est en fête / ma chair elle-même repose en confiance / débordement de joie / éternité de délices…

Nous relisons le psaume, ou pouvons aussi l’entendre intégralement

Le psalmiste se désigne comme l’ami du Seigneur. Et je lui parle maintenant comme un ami parle à un ami. Selon le climat de ma vie intérieure d’aujourd’hui, je le loue pour sa présence, ou au contraire, l’appelle si je me sens loin de Lui. Je lui demande de m’apprendre « le chemin de la vie. »

         Le Seigneur, notre ami, fait de nous ses fils et nous, lui disons : « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 46

« Dieu s’élève parmi les ovations »

L’Ascension par Giotto (1303-1306) – Padoue

En la fête de l’Ascension, nous nous remémorons l’évènement de la fin des apparitions de Jésus à ceux qui l’avaient suivi et sa montée au ciel.

L’Ascension est un moment charnière ; c’est la fin de l’enseignement des évangiles et l’entrée de Jésus dans sa gloire. Désormais Jésus n’est plus présent de la même façon ;

ce n’est plus une présence extérieure, mais intérieure qui accompagnent les apôtres ;  et ce sont eux qui reçoivent la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut aux nations.

Prenons appui sur le tableau de Giotto pour notre prière

Bien qu’ayant une unité de couleur, ce tableau est composé en 2 parties, comme constitué de 2 bandes horizontales.

En haut, c’est le ciel ; l’on voit Jésus au centre, vêtu de blanc qui s’inscrit dans une mandorle et qui prend appui sur la nuée dans un mouvement ascendant. La blancheur comme l’image de la nuée sont signes de Dieu et la mandorle symbole de gloire.C’est le Christ ressuscité  qui est entouré à gauche et à droite d’une troupe d’anges qui l’acclament et chantent sa louange.

Celui qui a fait preuve d’humilité, jusqu’à être mis au rang des malfaiteurs et cloué sur la croix, est vainqueur. Celui qui a refusé la gloire du monde et la royauté est désormais dans la gloire de Dieu. Renversement radical de Celui qui « est assis à la droite de Dieu ».

Prions en unissant nos voix à celles des anges.  Acclamons le Seigneur, réjouissons-nous de sa victoire, faisons monter nos ovations ! Nous pouvons pour cela reprendre les mots du psaume de ce jour.





















Regardons maintenant le bandeau inférieur. C’est la terre. L’on peut voir de chaque côté le groupe des apôtres avec, au premier plan, la Vierge Marie. Aucun des évangiles ne relate la présence de Marie lors des apparitions ; pourtant elle est là, elle qui a fait la volonté du Seigneur, au centre de l’Eglise.

Ce groupe se trouve en présence, au centre,  de deux « hommes en vêtements blancs », des messagers de Dieu, qui les invitent à ne pas rester à regarder le ciel. Avec la force de l’Esprit que Jésus leur a promis, ce sont eux qui vont maintenant proclamer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre.

Prions pour tous les baptisés qui constituent l’Eglise  pour qu’ils sachent témoigner de l’amour de Dieu. Et prions, avec les mots de l’oraison du psaume, pour que vienne le jour  du rassemblement des peuples en Christ !

Nous terminons cette prière en confiant tout cela  à l’intercession de Marie : Je vous salue Marie

Nous chantons : « La première en chemin »

Psaume 88

Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

La liturgie du jour nous propose quelques extraits du long psaume 89. La Bible de Jérusalem intitule ce psaume Hymne et prière au Dieu fidèle. Quant à Bible liturgique, elle dit en exergue : « Où donc est ton premier amour «. Ce psaume est une invitation à louer le Seigneur pour son amour et sa fidélité.
 

Je me dispose à la prière en me montrant attentif à ma respiration, sans la forcer. Je me laisse habiter par le rythme régulier de quelques inspirations, puis de quelques expirations, qui sont, en moi, le signe de ma vie et de ma présence au monde. Je demande au Seigneur la grâce de vivre, à travers le temps de ma propre vie, la fidélité.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, lentement.

Le choix des versets par la Bible liturgique donne d’abord la parole au psalmiste, puis au Seigneur, qui, lui-même, évoquera son dialogue avec Moïse. Je m’arrête sur cette circulation de la Parole qui nourrit ma foi, une foi qui s’exprime à travers une conversation. Je médite sur la Parole de Dieu qui vient jusqu’à moi. Quels chemins emprunte-t-elle ? Comment me rejoint-elle ?

Le psaume mobilise bien des mots, des expressions pour souligner la fidélité du Seigneur et nous inviter, à notre tour, à la fidélité à l’alliance. « Sans fin » ; « d’âge en âge » ; « pour toujours » ; « ta fidélité est plus stable que les cieux » …Or la fidélité est aujourd’hui questionnée…dans un monde de plus en plus mobile, de plus en plus incertain, dans un environnement en perpétuelle mutation. J’examine quelles sont mes fidélités.

Le Seigneur qui s’exprime à la première personne évoque pour dire sa fidélité sa relation à David. Le psalmiste évoque alors combien cette fidélité est pour David (et chacun de nous) une aide et une sécurité qui accroissent nos capacités d’action « ma main » ;

« mon bras fortifiera son courage. » ; « mon nom accroît sa vigueur » ; « mon roc » … Je considère maintenant comment la fidélité du Seigneur est pour moi un soutien.

Je relis le psaume. Je peux aussi l’écouter, dans son intégralité.
 

Je prends un temps de conversation avec le Seigneur, lui rendant grâce pour sa fidélité, ma fidélité. Je lui présente aussi mes infidélités. Et je lui confie celles et ceux qui ont besoin du soutien d’une prière fidèle.

         Je termine en disant « Notre Père… »

Psaume 65

Acclamez Dieu, toute la terre !

Ce psaume d’action de grâce exhorte les peuples à chanter, à se réjouir et à bénir Dieu pour ses bontés envers eux. Il rappelle la délivrance accordée par le Seigneur qui prend soin des justes et a entendu leurs cris.

Je me prépare à la rencontre avec le Seigneur. Je me mets sous son regard, me rends disponible pour me mettre à son écoute et lui demande la grâce dont j’ai besoin…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…

Je lis lentement le psaume autant de fois que nécessaire en étant attentif.ve aux images, au rythme des versets, aux mots…

Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange
Je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme

De quoi puis-je rendre grâce ? M’arrive-t-il de partager ma joie dans le Seigneur ? de témoigner de ses bontés ?

Il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.
Béni soit Dieu
qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Il a pu m’arriver de m’égarer… J’en parle au Seigneur… L’ai-je appelé à l’aide dans la prière ? dans la confiance ? Ai-je fait l’expérience de sa fidélité ? Qu’ai-je ressenti ?

Je peux relire le psaume en faisant mienne cette hymne…

Puis je m’adresse à Notre Père…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…

Psaume 33

Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge ! R

Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre. R


Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre. R

Je me mets en présence du Seigneur et je lui demande la grâce de prendre conscience de sa proximité dans le silence de ma prière. Je trace sur moi le signe de la croix.

Je lis le psaume lentement en me rendant attentif aux verbes qui se rapportent au Seigneur et je me laisse habiter par les mouvements évoqués. Qu’est-ce qui, dans ces versets, fait écho à mes propres souvenirs ? Je laisse  venir à moi des images.

« Goûtez et voyez, le Seigneur est bon. »

Le psalmiste a fait l’expérience de se tourner vers le Seigneur. Il a reconnu combien celui-ci est bon en faisant l’expérience d’un Dieu qui écoute, entend, répond, délivre et sauve. Mais la bonté du Seigneur, le psalmiste ne l’a pas seulement vue, il l’a goûtée et la proclame afin que d’autres entendent et se réjouissent.

M’est-il arrivé de goûter combien le Seigneur est bon ? Je fais mémoire de ces moments et je laisse la louange jaillir dans mon cœur et habiter tout mon être.

« Il est proche du cœur brisé ».

Nous pouvons être fatigués, découragés, accablés. Mais le Seigneur n’a de cesse de venir nous chercher là où nous sommes.

Je présente au Seigneur ces lieux ou ces situations dans ma vie ou dans celle d’autres personnes, où la louange se fait parfois difficile.

« Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. »

Ce psaume tient ensemble des sentiments contrastés : la joie de la fête et de la louange mais aussi les frayeurs et les angoisses. Le juste est pris dans les filets des méchants et des oppressions de toutes sortes mais il fait l’expérience que le Seigneur le libère et le sauve

En relisant ma vie, mes journées,  pour quelles actions du Seigneur est-ce que je veux rendre grâce ?

À la fin de ce temps de prière, je laisse résonner en moi l’écho des paroles du psalmiste  et j ouvre mon cœur au Seigneur pour faire monter vers lui ma propre prière.

Je termine en récitant la prière du Notre Père.