Au début de ma prière Seigneur, je me tourne vers toi, je pose tout ce que je fais, et je m’arrête comme quand on s’immobilise pour mieux entendre une voix ou un son attendu. Ainsi je tends l’oreille vers toi et demande la grâce d’entendre ce que tu as à me dire pour ma vie. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen
Moines Abbaye de Timadeuc
Le Seigneur passe, Ouvriras-tu quand frappe l’inconnu .Peux tu laisser mourir la voix qui réclame ta foi
Le Seigneur passe, Entendras-tu « Esprit de Jésus Christ Il creuse en toi la pauvreté pour t’apprendre à prier
Le Seigneur passe, éteindras-tu l’amour qui purifie ? Veux tu le fuir et refuser d’être l’or au creuset
Le Seigneur passe, Entreras-tu dans son Eucharistie.Rappelle-toi que dans son corps Il accueille ta mort
Le Seigneur passe, Oseras-tu lancer ton cri de joie. Christ est vivant, ressuscité, qui voudra l’héberger
Le Seigneur passe Attendras-tu un autre rendez-vous, Pourquoi tarder, prends avec lui le chemin de la vie
Je peux lire l’évangile d’aujourd’hui (Luc 5, 27-32 -L’appel de Lévi) et me laisser rejoindre par le Christ, dans ma vie, comme elle est.
« La supplication d’intercession a une valeur particulière, car c’est un acte de confiance en Dieu et en même temps une expression d’amour du prochain… Par l’intercession, nous essayons de vivre le double commandement que Jésus nous a donné. L’intercession exprime l’engagement fraternel envers les autres quand grâce à elle nous sommes capables d’intégrer la vie des autres, leurs plus pressantes angoisses et leurs plus grands rêves. » P. François Exhortation apostolique « La joie et l’allégresse » n°154
Je fais mémoire de ceux qui me sont proches, quelqu’un de ma famille, un voisin, quelqu’un avec qui je travaille, une personne que je sais malade… Et je choisis, parmi eux, trois personnes que je veux porter aujourd’hui dans la prière.
Je me dispose à la prière. Je prends conscience que le Seigneur est présent et je nomme les personnes pour lesquelles je vais prier. Je demande au Seigneur de les voir avec son regard.
Pour chacune d’elle, l’une après l’autre:
Je « contemple » ; je me souviens de son visage, de ce que je sais d’elle, de ce que je vis avec elle. De quoi puis-je rendre grâce à son sujet? pour elle? pour elle et d’autres? pour elle et moi? Je me demande comment le Seigneur la regarde? De quoi se réjouit-il ?
Je fais venir ensuite l’objet de mes préoccupations pour cette personne. De quoi a-t-elle besoin? Qu’est-ce que je lui souhaite? Je me demande ce que le Seigneur désire pour elle? Comment il traverse l’épreuve avec elle?
Je la confie au Seigneur. Je me rends aussi disponible à ce à quoi son Esprit m’appellera. Peut-être tout simplement à persévérer dans la prière ou à risquer une visite ou à proposer un service ou à attendre dans la foi…
Je chante le refrain : « Fais paraître ton jour Et le temps de ta grâce, Fais paraître ton jour : Que l’homme soit sauvé. »
Je prie ainsi pour chacune des trois personnes que j’ai choisies.
Puis je termine ma prière en les confiant à l’intercession de Marie en récitant un Je vous salue Marie.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit,elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la mainet la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert,et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent :« Tout le monde te cherche. »Jésus leur dit :« Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ;car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Le récit fait suite à celui où Jésus vient d’enseigner avec autorité, dans la synagogue de Capharnaüm, une doctrine nouvelle à l’inverse des scribes qui répétaient seulement des explications de l’ancienne Loi. Il avait délivré un homme habité par un esprit impur et sa renommée se répandait.
Après m’être disposé-e pour ce temps de prière, je lis une première fois le texte d’Evangile en me situant comme spectateur de ce qui s’y passe…
Je me ménage à présent un espace pour scruter le texte reçu, dans le calme pour me permettre de prendre du recul. Je considère l’ensemble, je contemple la scène.
Puis je découvre le tableau de Macha Chmakoff, j’en retiens une première impression et je vais un peu plus loin dans ma découverte, je note ce qui me touche.
Je vois l’enfermement de la malade, sous la voûte sombre, allongée, comme ayant tout abandonné.
Et Jésus, lumineux, hors de la voûte qui enferme, dont toute l’attitude invite à sortir de l’enfermement.
Je lis une deuxième fois le texte d’Evangile et je m’arrête sur quelques points qui me rejoignent et me questionnent :
Suis-je prêt-e à laisser Jésus entrer dans l’intimité de ma vie ? Me remet-il debout, dans l’attitude du service, comme la belle-mère de Simon ?
Qui m’a amené-e au Christ et qui ai-je amené ?
Est-ce que je prends le temps de m’arrêter et de prier avant de prendre des décisions importantes pour discerner quelle est la volonté, où est le désir du Père ? Ai-je la même liberté intérieure que Jésus, pour me laisser guider par l’Esprit ?
Est-ce que je me sens concerné-e par l’urgence de l’annonce ? A quels changements cela me conduit-il ? Dans ma vie professionnelle, familiale, communautaire ?
Je confie au Seigneur ce qui m’habite, mes hésitations, mes refus, mes désirs aussi et je me tourne avec confiance vers celui qui ne peut qu’accueillir avec bienveillance ce qui lui est présenté en vérité.
Edward Hopper (1882-1967) est un peintre de la côte Est des États-Unis. Le Cap Cod est une presqu’île de la côte Est. Hopper est le peintre du silence et de la solitude.
Je me dispose à la prière en prenant le temps de faire silence. Je suis attentif à ma respiration, inspiration et expiration, va et vient régulier entre l’intérieur de mon corps et l’extérieur qui m’entoure…
Je prends le temps de m’approprier le tableau de Hopper :
La maison solidement fondée, protégée par ses bardeaux de bois, ses volets verts fermés
La bow window, ouverte tout en pouvant se fermer, s’abriter derrière ses volets aux couleurs sombres.
Le paysage, étagé : ciel bleu, marqué de quelques nuages ; une forêt dense, en camaïeu verts, et aux profondeurs chargées d’ombre. ; l’herbe, ondulant sous le vent ; la lumière du soleil, bien là, sans que j’en aperçoive la source.
La femme, solidement appuyée sur un bureau, dont la robe est du même rouge que la base de la maison. Je m’arrête sur son corps tendu dans un mouvement retenu, et sur son regard, fixant un point au-delà du paysage du tableau.
En ce temps incertain, où l’avenir peut nous paraître opaque, où les contraintes sanitaires peuvent enfermer, empêcher…je prends le temps de m’interroger sur mes attentes.
Comment, dans ces temps où les relations sont distanciées, est-ce que je reste tourné vers l’extérieur, vers les autres ?
Quelle est la part, dans mon aujourd’hui, de l’ouverture et de la fermeture, de l’ombre et de la lumière ?
Quels sont mes appuis ? Je peux évoquer celles et ceux qui m’aident à vivre ces temps difficiles. J’évalue les appuis que sont pour moi la prière, l’écoute de la Parole, l’eucharistie…
Je prends la place de la femme dans le tableau et m’interroge : vers quoi, vers qui se tend mon regard ?
Je me tourne vers la Parole, Parole de promesse, nous invitant à la patience dans l’attente, et dans l’attention à ce qui est déjà là. Je lis ces différents extraits, et je choisis celui qui me rejoint aujourd’hui, pour le répéter, le méditer…
« Mon âme attend plus surement le Seigneur qu’un veilleur n’attend l’aurore. » (Psaume 129, 6)
« La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer et l’on ne dira pas : « Voici : il est ici ! ou bien : il est là ! ». Car voici que le Royaume de Dieu est au milieu de vous. » (Luc, 20, 20-21)
« Soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il frappera. » (Luc, 12, 36)
« Soyez donc patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison. » (Jc, 5, 7)
« Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne où paraîtra que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. » (2P, 1, 19)
Je m’adresse au Seigneur comme à un ami et peux lui confier celles et ceux qui se trouvent dans une attente douloureuse.
Et je m’adresse au Père, en m’arrêtant un peu plus longuement sur « que ton règne vienne. »
Jean Boucher-Les adieux de Pierre et Paul-église St Bonnet-Bourges
Je prends le temps de la prière devant ce tableau qui met en scène la rencontre de Pierre et Paul au moment du martyre de Pierre à Rome.
Le tableau est divisé en 3 bandes horizontales d’inégale importance :
une bande en haut avec le ciel et deux anges portant des couronnes,
une bande centrale comme une barrière de soldats rappelant le contexte de la persécution
et une bande plus importante mettant en scène Pierre et Paul.
Je regarde ces deux grandes figures de l’Eglise qui sont ici représentées. Je vois leurs différences d’âge, de position et leurs points communs.
Je me remémore l’histoire de Simon, ce pêcheur de Capharnaüm que Jésus nomme Pierre, pierre sur laquelle il bâtit son Eglise. Je considère son tempérament, sa rencontre avec le Christ, son compagnonnage avec lui comme apôtre, sa mission.
Je me remémore aussi l’histoire de Saul, ce juif de langue grecque, un érudit qui persécute les chrétiens et qui, converti sur le chemin de Damas, va devenir Paul, l’apôtre des païens. Je considère aussi qui il est, sa conversion, puis son témoignage, ses voyages, son engagement total pour l’annonce de l’Evangile de Jésus-Christ.
Je comprends leur différence de culture. Je me remémore aussi les divergences qu’ils ont pu connaitre, en particulier le conflit quant à l’attitude à prendre vis-à-vis des païens convertis qui eut lieu à Antioche, comme en parle la lettre aux Galates (Ga 2,11-21).
Je me souviens aussi de l’unité de l’Eglise naissante préservée. Je contemple la poignée de mains entre les deux hommes au centre de la partie basse du tableau,
leurs regards qui se croisent, le lien très fort qui les unit.
Au-delà de leurs différences, c’est leur appartenance au Christ qui les réunit.
Je laisse maintenant ce que j’ai contemplé se refléter sur l’Eglise d’aujourd’hui. Si je suis baptisé, je fais partie de cette Eglise, avec ce que je suis mon histoire, ma sensibilité, mes talents, mes faiblesses aussi. Je la regarde telle qu’elle m’apparait aujourd’hui dans sa diversité.
Et je parle au Seigneur en laissant monter la prière qui me vient.
Je peux rendre grâce pour le trésor de la foi qui m’a été transmis depuis le témoignage des apôtres…
Je peux demander pardon pour toutes les divisions qui abiment l’unité dans l’Eglise…
Je peux demander d’être artisan d’unité là où je suis…
Je peux prier pour l’unité des chrétiens, alors que se termine la semaine de prière à cette intention.
Prière pour l’unité des chrétiens – 20 janvier
Dieu notre Père, par le Christ et à travers nos frères et sœurs, tu nous révèles ton Amour. Ouvre nos cœurs pour que nous puissions nous accueillir dans nos différences et vivre le pardon. Accorde-nous la grâce de former un corps uni ; et que tous ensemble, nous soyons un reflet du Christ vivant.
Avec »Prier au coeur du monde« , le Réseau Mondial de Prière du Pape, en communion avec des millions de chrétiens à travers le monde, prions pour l’intention que le Pape confie à l'(Eglise ce mois-ci:
« Prions pour que le Seigneur nous donne la grâce de vivre en pleine fraternité avec nos frères et sœurs d’autres religions, en priant les uns pour les autres, ouverts à tous. »
Je me prépare à ce temps de rencontre avec le Seigneur: je libère l’espace autour de mon écran, je mets de l’ordre et j’éloigne tout ce qui peut rappeler l’agenda.
Je me dispose, je respire plusieurs fois lentement et profondément, je fais silence en moi pour cette rencontre.
Je demande la grâce au Seigneur d’entrer dans cette manière de prier, de me laisser toucher et rejoindre par ce qu’il veut me dire.
Après avoir vu cette vidéo, je prends un temps de silence pour être attentif aux sentiments qui se font jour en moi :joie, élan, enthousiasme, irritation … Je parle au Seigneur de ce que j’éprouve et je comprends avec lui pourquoi cela provoque en moi ces sentiments.
Je regarde une seconde fois
– Quelles actions, attitudes et paroles m’ont plus particulièrement marqué.e ? – En quoi elles me semblent être un chemin pour un mieux vivre ensemble ? – Comment résonnent en moi l’engagement et la démarche de ces jeunes ?
Je me laisse habiter par leur démarche et m’interroge sur la façon dont je peux participer à la construction d’un monde plus fraternel. Dans quelle mesure j’ai à être déplacé.e? Qu’est-ce qui me questionne ?
Je confie au Seigneur mon action de grâce et je lui demande de m’aider dans ma difficulté à répondre dans mon quotidien.
Et je peux terminer en priant la prière que le Pape nous propose à la fin de l’Encyclique « Fratelli tutti »
Seigneur et Père de l’humanité, toi qui as créé tous les êtres humains avec la même dignité, insuffle en nos cœurs un esprit fraternel. Inspire-nous un rêve de rencontre, de dialogue, de justice et de paix. Aide-nous à créer des sociétés plus saines et un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violence, sans guerres.
Que notre cœur s’ouvre à tous les peuples et nations de la terre, pour reconnaître le bien et la beauté que tu as semés en chacun pour forger des liens d’unité, des projets communs, des espérances partagées.
Amen !
Et sous forme d’action de grâce, Le Trio Ensemble chante la fraternité
Pour info
Coexister : mouvement interreligieux en action Créé en 2009 par Samuel Grzybowski, l’association Coexister, en 2013, c’est : 300 jeunes membres actifs, 500 adhérents, 8000 sympathisants via les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez- vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.
Je prends le temps de me disposer pour ce temps de prière :
Je choisis le lieu approprié et l’heure qui me convient. Je peux aussi décider du temps que je veux consacrer à ce temps.
Je peux aménager le cadre : une bougie, une image à contempler, un fond musical, peut-être…
Nous prions avec l’Évangile proposé ce jour à l’Église universelle. Je me sens solidaires de tous les croyants.
Je lis lentement le texte et prends le temps de l’intérioriser.
J’entends d’abord la proclamation de Jésus.
« Les temps sont accomplis » C’est aujourd’hui que Jésus s’adresse à moi. Suis-je prêt à l’écouter, ce jour, dans mon quotidien ?
« Le règne de Dieu est tout proche. ». J’entends la promesse de Jésus. Il ne s’annonce pas lui-même, mais proclame la survenue du Royaume, déjà là et pas encore. Quels sont les signes du Royaume que je perçois, aujourd’hui ?
« Convertissez-vous ». Suis-je prêt à répondre à l’appel de Jésus et à me tourner vers lui ?
Nous sommes au tout début de l’Évangile, au tout début de l’annonce de la Bonne Nouvelle. Je contemple Jésus, seul, et pressens son besoin d’être aidé dans la mission, et de susciter des disciples, des ouvriers pour la moisson.
Je contemple alors la scène de l’appel.
Je vois le lac de Tibériade, la mer de Galilée…Ses eaux qui ondulent sous la brise. Le rivage verdoyant. Et le vois les pécheurs au travail, reproduisant avec aisance les gestes ancestraux de lancer les filets, ou de les réparer.
Jésus qui s’adresse à des hommes humbles, laborieux, s’acquittant de leur tâche quotidienne. Des frères travaillant dans de petites entreprises familiales. Jésus vient nous visiter dans l’ordinaire de nos vies
J’entends l’appel de Jésus, adressé à Simon et André. Jésus ne parle pas à des anonymes, mais s’adresse à chacun par son prénom. Et moi, est-ce que je me sens appelé personnellement par Jésus ?
Je m’arrête sur la phrase : « je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. ». Jésus connaît les talents de ces hommes, artisans pêcheurs…Il veut mobiliser leurs talents pour l’annonce de l’Évangile.
Ainsi ils sont appelés à continuer d’être eux-mêmes, tout en commençant une vie nouvelle et inattendue. Et moi, quels sont les dons que je peux mettre au service de l’annonce de la Parole ?
« Ils le suivirent » ; « ils partirent à sa suite ». Comment est-ce que je réagis à la soudaineté de la réponse donnée ? Et moi, que suis-je prêt à laisser pour suivre le Christ ?
Je relis l’ensemble du texte
Dans une prière personnelle, je confie au Seigneur les appels que je ressens, ma facilité ou mes résistances pour y répondre…
Je peux terminer en confiant ma prière à Marie, elle qui a su dire oui… « Je suis la servante du Seigneur… »
Préparons-nous à cette fête. Posons-nous cette question : Pourquoi Jésus, qui était sans péché, a-t-il demandé à Jean Baptiste de le baptiser ?
Saint Ignace conseille à celui qui veut méditer sur une scène de l’Évangile de se représenter comme un des personnages, un berger dans l’étable de Bethléem ou le garçon qui apporte les pains et les poissons de la multiplication des pains. Pourquoi ne pas être un de ceux qui, au bord du Jourdain, attendent d’être baptisés par Jean ? Un bon lieu où on peut rencontrer des gens connus : Pierre, André… Et Jésus lui-même, pourquoi demande-t-il à Jean Baptiste de le baptiser ? Que vient-il faire dans ce lieu ? Il n’y est pas à sa place !
Mais si, bien sûr, il y est à sa place, lui qui a accepté d’être solidaire de l’humanité pécheresse : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait « péché » pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu » (2 Corinthiens 5,21). Il vient au Jourdain : c’est dans la logique de l’Incarnation.
Jean le Baptiste, lui aussi, s’étonne de la présence de Jésus : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi !« (Matthieu 3,14). Mais Jean est un prophète, un « homme aux yeux perçants » : il voit ce que les autres ne voient pas. Il annonce : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ».
Il l’enlève en le prenant sur lui. Jean Baptiste proclame la venue de celui que les chants du Serviteur annonçaient : « Il s’est livré lui-même à la mort. Il a été compté parmi les criminels, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les criminels » (Isaïe 53,12).
Lorsqu’il faut trouver un remplaçant de Judas, il doit être choisi, dit Pierre, parmi ceux « qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu au milieu de nous, à commencer par le baptême de Jean ». Au Jourdain déjà, Jésus est à l’œuvre : c’est « pour nous les hommes et pour notre salut » qu’il vient demander le baptême de Jean. Michel Souchon s.j.
Encore dans le temps de Noël, avec les mages, contemplons l’Enfant Jésus et ses parents et habités par l’Esprit de Dieu, rendons grâce pour Jésus venu en notre chair. C’est en notre humanité souffrante qu’est né le Fils de Dieu. Il offre à tous les hommes sa paix et sa lumière.
Prions avec le tableau de Beate Heinen et sa méditation présentée par l’Ecole de Prière du Centre Spirituel de La Pairelle (Belgique)
Nous avons fêté ce dimanche 27 décembre la Sainte Famille. Et le pape François a décrété, par sa lettre Patris Corde, une année spéciale St Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. Il nous rappelle que « nous pouvons trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficulté. »
Nous pouvons prier à partir d’un extrait de cette lettre du Pape, et de la contemplation de la figure de Joseph.
Marko Ivan Rupnik s.j.
Je me dispose à la lecture de ce texte. Je prends le temps de m’installer, dans le silence.
Père dans l’accueil Joseph accueille Marie sans fixer de conditions préalables. Il se fie aux paroles de l’Ange. (…)
Bien des fois, des évènements dont nous ne comprenons pas la signification surviennent dans notre vie. Notre première réaction est très souvent celle de la déception et de la révolte. Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent.
La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille. C’est seulement à partir de cet accueil, de cette réconciliation, qu’on peut aussi entrevoir une histoire plus grande, un sens plus profond. Semblent résonner les ardentes paroles de Job qui, à l’invitation de sa femme à se révolter pour tout le mal qui lui arrive, répond : « Si nous accueillons le bonheur comme venant de Dieu, comment ne pas accueillir de même le malheur » (Jb 2, 10).
Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. Seul le Seigneur peut nous donner la force d’accueillir la vie telle qu’elle est, de faire aussi place à cette partie contradictoire, inattendue, décevante de l’existence.
La venue de Jésus parmi nous est un don du Père pour que chacun se réconcilie avec la chair de sa propre histoire, même quand il ne la comprend pas complètement. Ce que Dieu a dit à notre saint : « Joseph, fils de David, ne crains pas » (Mt 1, 20), il semble le répéter à nous aussi : « N’ayez pas peur ! ». Il faut laisser de côté la colère et la déception, et faire place, sans aucune résignation mondaine mais avec une force pleine d’espérance, à ce que nous n’avons pas choisis et qui pourtant existe. (…)
Loin de nous, alors, de penser que croire signifie trouver des solutions consolatrices faciles. La foi que nous a enseignée le Christ est, au contraire, celle que nous voyons en saint Joseph qui ne cherche pas de raccourcis mais qui affronte “les yeux ouverts” ce qui lui arrive en en assumant personnellement la responsabilité.
L’accueil de Joseph nous invite à accueillir les autres sans exclusion, tels qu’ils sont, avec une prédilection pour les faibles parce que Dieu choisit ce qui est faible (cf. 1 Co 1, 27). Il est « père des orphelins, justicier des veuves » (Ps 68, 6) et il commande d’aimer l’étranger.[20] Je veux imaginer que, pour la parabole du fils prodigue et du père miséricordieux, Jésus se soit inspiré des comportements de Joseph (cf. Lc 15, 11-32).
Je contemple la mosaïque du songe de Joseph. La main de l’ange tendrement posée sur l’épaule de Joseph. J’imagine la délicatesse de la voix, qui murmure à l’oreille de Joseph.
Je lis le texte une première fois.
Je le relis, en notant les expressions qui reviennent, qui se répondent.
J’imagine ce qui peut traverser l’esprit et le cœur de Joseph, lorsqu’il apprend que Marie est enceinte, lorsqu’il entend le message de l’ange, lorsqu’il décide de prendre Marie chez lui…
Je fais mémoire d’événements de ma vie, inattendus, peut-être difficiles, que j’ai du mal à accueillir. Quels sont les mouvements qui m’habitent ?
Je les présente, simplement, au Seigneur dans la prière et demande la force de l’esprit pour me réconcilier avec tel ou tel élément de mon histoire et pour accueillir chacune et chacun sans condition.
Avec l’Église, je dis le Notre Père, en m’arrêtant un peu plus longuement sur « que ta volonté soit faite » et « pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé. ».