Bienvenue sur le site de la Maison de la Parole de Bourges

Mis en avant

Vous trouverez sur CE SITE des propositions pour prier

Le lundi , des propositions pour prier à partir d’éléments de notre vie: oeuvre d’art, photo, temps liturgique, événement, extrait de la Parole, extrait musical, la nature …

Le jeudi, autour du psaume du jour.

Et aussi un espace de prière partagée, où chacun peut déposer une intention de prière. N’hésitez pas à le faire vivre ! Créons une communauté de priants.

Egalement, des propositions de haltes spirituelles ou retraites en ligne.

Mais sur place, hors vacances scolaires, le jeudi, vous serez accueillis à la MAISON de la PAROLE à Bourges, au 26 rue Porte Jaune.

A 12h15, le jeudi, pause-prière du milieu de la journée à la chapelle, possibilité de repas avec votre pique-nique apporté, accueil-écoute possible jusqu’à 16h00, renseignements sur l’accompagnement spirituel.

avec Syméon

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 22-32

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :

« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

Nous     fêtons cette semaine la Présentation au Temple, fête de la lumière, comme le rappelle le nom plus commun de cette journée, la chandeleur, en lien avec les chandelles, utilisées dans la procession ouvrant la célébration… L’Église, avec le Pape Jean Paul II, a fait de cette journée, depuis 1997, la journée mondiale des consacrés.

Je me dispose à la prière en me mettant à l’écart. En cette fête de la lumière, j’allume une bougie, un lumignon et en contemple la flamme, fragile, colorée, mobile…Cette flamme peut-être petite, qui éclaire néanmoins, qui réchauffe.

Je lis lentement le texte de l’Évangile, en imaginant la scène.

  • Le départ de Marie, de Jésus et de Joseph de Bethléem à Jérusalem. La fatigue de Marie, peu de jours après l’enfantement ; la fragilité de Jésus, nouveau-né ; la présence discrète, protectrice et aimante de Joseph.
  • L’arrivée de la Sainte Famille au Temple. Le contraste entre la modestie de l’étable et la splendeur du Temple.
  • L’achat, par Joseph d’un couple de tourterelles à un comptoir, à l’entrée du Temple…offrande prescrite aux gens modestes.
  • Syméon, poussé au Temple par l’Esprit, confiant et patient…J’imagine la silhouette, le visage, le regard du vieillard.
  • Syméon qui reçoit le petits-enfants dans ses bras.
  • Et je termine en écoutant les paroles de Syméon

Je m’arrête sur un moment du texte pour me laisser rejoindre, déplacer, peut-être…

A proximité de la fête des consacrés, je fais mémoire des consacré(e)s, qui ont pu marquer mon chemin de foi. Je prie le Seigneur pour qu’il aide tous les consacrés dans leur mission et qu’il suscite de nouvelles vocations.

Je peux terminer par cette prière de Benoît XVI.

O Marie, Mère de l’Église,
Je te confie toute la vie consacrée,
afin que tu obtiennes pour elle
la plénitude de la lumière divine:
qu’elle vive dans l’écoute
de la Parole de Dieu,
dans l’humilité de la suite
de Jésus ton Fils et notre Seigneur,
dans l’accueil de la visite
de l’Esprit Saint,
dans la joie quotidienne
du magnificat,
pour que l’Église soit édifiée
par la sainteté de vie
de tes fils et de tes filles,
dans le commandement de l’amour.
Amen.

Psaume 95

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice, 
et les peuples selon sa vérité !

Sur les traces de Saint Paul

Bêma de Corinthe

Le mot grec βῆμα / bêma, « tribune » « marche », désignait dans la Grèce antique la tribune aux harangues, au-dessus d’une estrade, d’où les orateurs s’adressaient au peuple assemblé.

Devant la photo de ce lieu, où St Paul a annoncé l’Evangile aux Corinthiens, nous pouvons prendre un temps de prière, en faisant mémoire de cet apôtre des nations dont nous fêterons la conversion cette semaine.

Nous nous mettons en présence du Seigneur et lui demandons d’être  là pour lui, avec tout notre être.

Nous faisons d’abord mémoire de qui était st Paul

Juif pharisien de langue grecque, citoyen romain, il est né à Tarse. C’est d’abord un persécuteur zélé de la nouvelle secte juive qui se réclame de Jésus de Nazareth. Jusqu’au jour où le Christ lui-même lui apparaît sur le chemin de Damas. « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »

Complètement retourné par cette vision, il deviendra un voyageur infatigable pour annoncer le Christ mort et ressuscité aux hommes et femmes de son temps.

Les Actes des Apôtres relatent comment il fût envoyé en mission depuis Antioche par la communauté  à l’écoute de l’Esprit Saint : « Mettez-moi à part Barnabé et Saul pour l’oeuvre à laquelle je les ai appelés ». (Ac 13, 1-3). Ont suivi 3 voyages missionnaires à travers l’Asie Mineure et la Grèce, puis un dernier déplacement vers Rome, capitale de l’empire.

Je considère cette figure de st Paul, sa rencontre avec le Christ, sa mission d’annonce de l’Evangile auprès des païens. Et moi, quels sont les moments où le Seigneur m’a parlé ? Quelle Bonne nouvelle je souhaite annoncer ? Est-ce que je cherche à mon tour à faire connaitre celui en qui je crois ?

Nous mobilisons notre imagination  pour nous rendre présent à la vie de Paul

Nous l’imaginons affrontant la fatigue et les dangers des voyages, utilisant les moyens de communication de l’époque (voies romaines, bateau…). Ecoutons son récit dans la 2ème lettre aux Corinthiens :

« Trois fois, j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit sur l’abîme. Voyages à pied souvent, danger des fleuves, dangers des brigands, dangers de mes frères de race, dangers des païens, dangers dans la ville, dangers dans le désert, dangers sur mer, dangers des faux frères ! Fatigues et peine, veilles souvent ; faim et soif, jeûne souvent ; froid et dénuement ; sans compter tout le reste, ma préoccupation quotidienne le souci de toutes les églises. » (2 Co 24-27)

Mosaïque de St Paul prêchant à la bêma de Bérée (Veria non loin de Thessalonique)

Nous l’imaginons annonçant l’Evangile aux juifs de la diaspora et à tous, à temps et à contretemps, adaptant son discours à son auditoire.

Comme sur cette mosaïque à Bérée en Grèce où il reçoit un accueil favorable jusqu’à ce que des gens de Thessalonique viennent jeter le trouble et le faire quitter la ville. (Ac 17,10-15).

Nous imaginons la joie partagée avec ceux qui accueillent sa parole et aussi les épreuves endurées à cause de ceux qui lui font opposition. Ecoutons ce qu’il dit aux Anciens d’Ephèse à Milet, en relisant sa vie :

« J’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et au milieu des épreuves que m’ont valu les complots des juifs. Je n’ai rien négligé de ce qui pouvait être utile ; au contraire, j’ai prêché, je vous ai instruits, en public comme en privé ; mon témoignage appelait et les Juifs et les Grecs à se convertir à Dieu et à croire en notre Seigneur Jésus…. Je n’attache d’ailleurs vraiment aucun prix à ma propre vie ; mon but, c’est de mener à bien ma course et le service que le Seigneur Jésus m’a confié : rendre témoignage à l’Evangile de la grâce de Dieu. » (Ac 20 19-21.24)

Je considère l’engagement de Paul au service du Christ et les fruits : la naissance  de communautés chrétiennes tout autour du bassin méditerranéen. Et moi, qu’est ce que le Christ a changé dans ma vie ? Quel choix ai-je fait à cause de l’Evangile ? Quelles joies ou quelles difficultés ont accompagné ce choix ?

Nous écoutons maintenant les mouvements provoqués par cette méditation

Qu’a suscité en moi ce regard sur Paul et son action ? Qu’est-ce qui jaillit de mon cœur ?

  • Une action de grâces pour cet homme, disciple du Christ, porteur de la bonne nouvelle qui s’est transmise jusqu’à moi ?…
  • Ou bien une demande de pardon pour mon manque de foi ou de persévérance?…
  • Ou encore le désir  de mieux vivre de l’Evangile, d’en témoigner… d’aller vers les autres pour l’annoncer à mon tour?…

J’en parle au Seigneur

Je termine ce temps en disant la prière du pape François à st Paul :

« Paul, notre guide et frère bien-aimé, obtiens-nous une foi profonde, une espérance ferme, un amour brûlant pour le Seigneur afin que nous puissions dire avec toi : ‘Ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi’. Aide-nous à devenir des apôtres qui servent l’Église avec une conscience pure, des témoins de sa grandeur et de sa beauté au milieu des ténèbres de notre temps. Avec toi nous louons Dieu, le Père dans les cieux ! ‘A lui la gloire, dans l’Église et le Christ Jésus pour tous les âges et tous les siècles’. »

Psaume 39

Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.

« Je ne retiens pas mes lèvres »

Je me mets à l’écart pour me mettre à l’écoute de ce psaume. Je cherche à me rendre disponible à l’invitation du psalmiste : « Voici, je viens. »

Je proclame ce psaume à haute voix et me laisse rejoindre par un mot, une expression, un verset, qui m’aident à mieux percevoir la volonté du Seigneur, ce à quoi il m’appelle :

L’écouter : « tu as ouvert mes oreilles ».

Discerner dans Sa Parole, dans l’Écriture ce à quoi il m’invite : « dans le livre est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. ».

Le chercher, avec « tous ceux qui te cherchent ».

Annoncer la Bonne Nouvelle : « j’annonce la justice » ; « ils rediront : « le Seigneur est grand ».

Je rends grâce d’être appelé personnellement (« est écrit pour moi » …), tout en participant à une vie communautaire. (« La grande assemblée » ; « tous ceux qui te cherchent » …).

Je relis le psaume ou peux l’écouter.

Et c’est, en communion avec l’Église universelle, que je dis « Notre Père… » 

« Voici l’agneau de Dieu »

Evangile Jean 1, 29-34

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.  Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »  Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.  Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”  Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

En ce dimanche l’Eglise nous invite à méditer un passage de l’évangile de Jean chapitre 1, 29-34. Voici quelques repères pour nous y aider.

 L’art de voir : D’abord Jean le Baptiste voit Jésus venir vers lui. Puis par deux fois Jean affirme à ceux qui l’interrogent sur son identité : « J’ai vu ! »

Je me représente la scène et j’essaie de regarder Jésus qui vient vers Jean. Qu’y a-t-il à voir ? Comment je l’imagine ? Je demande la grâce de voir Jésus venir à ma rencontre dans les échanges et les actions de ce jour.

« Voici l’Agneau Dieu » déclare Jean le Baptiste. Cette expression est assez énigmatique, déjà même pour les contemporains de Jean et encore plus pour nous qui ne sommes pas en contact régulier avec des agneaux !

Si je devais désigner Jésus à quelqu’un, avec quels mots je le ferais ? Voici le messie ? Voici mon Sauveur ? Voici mon ami ?… Je réfléchis durant la journée sur les noms que je voudrais donner à Jésus et je lui demande de mieux le connaître pour l’aimer davantage.

Humilité du témoin Jean est un personnage étonnant. Alors qu’il en impose par ses paroles et ses gestes, il sait rester à sa place de serviteur. Il n’hésite pas à dire à tous qu’il n’est pas le Messie : il est juste le messager. Et drôle de messager qui reconnaît qu’il ne connaissait pas celui qu’il devait annoncer. Quelle foi ! Quelle confiance profonde dans la parole entendue.

Je demande la grâce d’être enraciné dans la même confiance que Jean

L’Esprit Saint : Dans son évangile, au moment de la visitation, Luc nous rapporte la rencontre entre deux futures mamans. « Quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint. Telle mère, tel fils ! Jean le Baptiste agit comme sa mère : il sait reconnaître l’œuvre de l’Esprit Saint et il a pour vocation de témoigner de l’identité de Jésus.

Je rends grâce au Seigneur qui a suscité la famille de Jean et je lui demande de pouvoir à mon tour être messager de ce Dieu qui vient pour nous sauver

Avant de conclure ce temps avec la Parole, je partage au Seigneur, comme à un ami, le désir qu’éveille en moi cette scène. Quelle demande je lui fais ? Quelle joie je pourrai lui exprimer ?

Et je termine en reprenant: »Notre Père … »

Psaume 94

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.

Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce, 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur, 
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
il tient en main les profondeurs de la terre, 
et les sommets des montagnes sont à lui ;
à lui la mer, c'est lui qui l'a faite, 
et les terres, car ses mains les ont pétries.

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ; + 
nous sommes le peuple qu'il conduit, 
le troupeau guidé par sa main. 
Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert, 
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m'ont tenté et provoqué, 
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

« Quarante ans leur génération m'a déçu, + 
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré, 
il n'a pas connu mes chemins.
Dans ma colère, j'en ai fait le serment : 
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

Pour le peuple d’Israël, tout a commencé avec la libération d’Egypte grâce à Dieu qui a pris soin de lui, malgré son infidélité.

Pour les juifs, il est un chant de procession de la fête des Tentes.

Pour l’Eglise, ce chant de louange, psaume invitatoire, débute les Laudes dans la liturgie des Heures.

Je prends un temps à l’écart en me mettant sous le regard de Dieu.

Je lis le psaume autant de fois que nécessaire. Je suis attentif.ve aux mots, aux images…Je me laisse imprégner de la prière du psalmiste…Je m’arrête sur ce qui me parle particulièrement…qui rejoint ma vie…

Qu’évoque ce psaume? Que me dit-il personnellement, maintenant? A quoi m’invite-t-il?

« Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? »

Chaque jour est un jour neuf; aujourd’hui, tout est de nouveau possible…je peux « réapprendre » à écouter, à avoir confiance en  Dieu, créateur et miséricordieux.

De quoi puis-je rendre grâce?

Je recueille ce qui monte en moi, et en parle à Jésus, comme à un ami.

Puis je relis le psaume en demandant ce dont j’ai le plus besoin.

Avec les mages, goûter la délicatesse de Dieu

Le songe des rois mages, cathédrale d’Autun. (XIIème)

« Avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. » (Matthieu, 2, 12)

Je prends le temps de me mettre à l’écart pour prier. Je cherche à quitter l’agitation de mes activités habituelles, pour faire intérieurement silence et me rendre disponible. Je dis au Seigneur ma joie de demeurer en Lui et de me mettre à son écoute. Je demande la grâce de l’attention, pour percevoir les signes que le Seigneur me fait.

Je prends le temps de contempler ce chapiteau qui a traversé les siècles. Je rends grâce pour l’habileté, le talent du sculpteur qui a ciselé la pierre avec foi.

Je suis sensible à la douceur de la scène rendue par les nombreuses lignes courbes : cascade des demi-cercles sur le tissu qui recouvre les trois rois, arrondi de l’oreiller, lignes délimitant les ailes de l’ange recouvertes d’écailles aux lignes harmonieuses, cercle de l’auréole, ordre calme de la chevelure de l’ange, retenue par un bandeau circulaire…

Je cherche à m’installer moi-aussi dans cette douceur…

Je m’arrête sur les trois mages. Couchés côte à côte, ils donnent une image de paisible unité. La tradition populaire a représenté les divers continents à travers les trois rois, souvent distingués par leur race et leur couleur de peau

Je prends le temps de goûter, avec cette scène paisible, cette évocation de la paix universelle, promesse du Seigneur à attendre dans l’Espérance mais aussi appel à ma responsabilité pour me faire artisan de paix.

Je contemple maintenant l’ange, ses gestes…Le messager de Dieu continue d’indiquer le chemin en pointant un index vers l’étoile. Et il veut attirer l’attention d’une des mages dont il effleure la main avec délicatesse. Ce roi s’éveille, ouvre les yeux, quand les deux autres sont toujours endormis.

Je goûte, à travers cette caresse de l’ange, sur la main du roi, la délicatesse de Dieu, sa bienveillante discrétion.

Je prends le temps, maintenant de m’adresser au Seigneur, certain de la qualité de son attention et de son écoute.

Je peux lui partager les moments où j’ai ressenti un signe de sa part, où je me suis senti touché par lui. Si je n’ai pas de telles expériences, je peux le prier pour qu’il me rende plus attentif, plus réceptif à sa présence.

Le Seigneur me fait aussi signe à travers le prochain. Je peux évoquer ceux qui m’ont rendu le Seigneur présent. Je nomme aussi ceux qui traversent des difficultés, où ils ont tant besoin de ressentir la présence aimante du Seigneur.

Je termine en rejoignant l’Église universelle, dont tant de fidèles, aujourd’hui, prient la prière que Jésus nous a laissée : « Notre Père… »

Psaume 99

Allez vers le Seigneur parmi les chants d’allégresse.

Acclamez le Seigneur, terre entière,                                
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie ! R                                            

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau. R

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom ! R

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

 Je me dispose et me mets en présence du Seigneur.

Je prends le temps de lire ce psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent. Je peux être particulièrement attentif aux nombreux verbes qui le parcourent : « acclamez », « servez », « venez », « reconnaissez », « rendez-grâce », « bénissez »

Je peux demander au Seigneur la grâce de me mettre à son service au cours de cette journée 

• Ce psaume est une invitation à venir partager les joies de l’Alliance de Dieu et se son amour pour toute l’humanité.

Je me remémore des moments de ma vie où je me suis senti rempli de joie face au merveilles du Seigneur.

Ce psaume est aussi une prière de remerciement et d’action de grâce pour la création et pour tout ce que le Seigneur fait pour nous.

Je prends le temps de rendre grâce à Dieu pour les moments de joie dont j’ai fait mémoire, tout particulièrement ceux que j’ai vécus au moment des fêtes de fin d’année qui viennent de s’écouler.

•Ce psaume nous invite à servir le Seigneur.

Comment je me mets au service de Dieu dans ma vie de tous les jours ? Est-ce que je le fais dans l’allégresse comme nous y encourage le psalmiste ? Est-ce qu’il en découle un désir de servir mon prochain ?

A la fin de ce temps, je m’adresse au Seigneur pour lui confier ce qui m’habite et en ce tout début d’année, je peux me tourner vers la Vierge Marie par la prière du Magnificat ou du « je vous salue Marie. »