En marche vers le Royaume

Je me dispose à cette rencontre, aujourd’hui, avec le Seigneur. Je m’installe, à l’écart, je fais le calme en moi en respirant profondément et lentement. Je dépose dans les mains du Seigneur ce qui m’occupe l’esprit ou m’agite intérieurement.

Et je lui demande la grâce d’augmenter mon désir de l’écouter, de l’aimer et avec lui de bâtir le Royaume.

Au début de ce temps, j’entre en prière en écoutant les Béatitudes chantées par un choeur orthodoxe.

Nous avons entendu ce texte de Matthieu 5, 1-12a hier et nous allons laisser deux grands témoins enrichir et ouvrir notre méditation de ce texte que nous connaissons bien.

le Lac de Galilée

Avec Dietrich Bonhoeffer contemplons la scène avec trois regards différents:

Ce que voit la foule: Jésus et ses disciples qui se sont approchés de lui.

Avec tous ces hommes et ces femmes , je me remémore ce que je sais des disciples. »Il y a peu de temps, ils étaient des personnes comme tout le monde, ils appartenaient à la même foule.Mais un appel est survenu et ils ont tout abandonné pour suivre Jésus. Ils marchent avec lui, vivent avec lui, le suivent où qu’il les conduise. Il leur est arrivé quelque chose qui n’est pas arrivé aux autres »

Je fais, moi-aussi partie de cette foule, et je contemple cette scène, je médite en regardant les disciples, l’appel qu’ils ont reçu et comment ils l’ont entendu.

Karoly Ferenczy 1962-1917 – « Les Béatitudes« 

Ce que voient les disciples: la foule dont ils sortent, les brebis perdues de la maison d’Israël.

C’est la communauté que Dieu appelle… Lorsque l’appel de Jésus les a choisis pour sortir de cette foule, ils firent ce qui, pour les brebis perdues de la maison d’Israël, était tout ce qu’il y avait de naturel et de nécessaire: ils obéirent à la voix du bon berger car ils connaissaient sa voix… Mais dans ce chemin qu’ils suivent, il font partie de cette foule… et lui prêcheront la gloire de la marche à la suite de Jésus

Je porte mon regard sur les disciples et la foule. Je laisse résonner en moi cette réflexion; en quoi elle me rejoint? me questionne? me bouscule ?

Ce que voit Jésus:

voici ses disciples.. Il a appelé chacun d’eux individuellement. A son appel ils ont renoncé à tout… ils sont les plus pauvres des plus pauvres, les plus combattus de ceux que l’on combat, les plus affamés des affamés… mais ils ont tout auprès de Dieu. C’est une petite communauté…, c’en est une grande qu’il cherche en regardant la foule. Les disciples et la foule vont de pair; les disciples seront ses envoyés. C’est pourquoi: heureux! Jésus d’adresse aux disciples.

J’ai été appelé.e, moi aussi par mon nom; j’appartiens à cette communauté de disciples. Je médite ce que représente cet appel, quelle radicalité ? Et j’entends pour moi : « heureux! »

Karoly Ferenczy – Le Sermon sur la Montagne

Et puis André Chouraqui nous livre un éclairage sur ce mot: « heureux » , en revenant à l’origine du texte hébreu et grec.

Andra Chouraqui précise: en hébreu, le mot (qu’on traduit habituellement par «Bienheureux» en français) évoque la rectitude de l’homme en marche sur une route qui va droit vers l’Eternel... c’est chaque jour que nous devons apprendre à lire et à vivre l’Evangile dans l’Esprit de Celui qui l’a vécu devant les hommes.

« En marche ! »; « Vous êtes sur la bonne route », « Vous vous réalisez ». « Un bel avenir s’offre à vous ». « Vous êtes un grand vivant ». « Vous avez trouvé la clef de l’amour »… Il s’agit de rien moins que du sens même de notre vie, de notre vocation. À quoi sommes-nous appelés ?

À vivre les béatitudes. À jouer la symphonie des notes de cette gamme. Notre vocation, c’est l’amour. Pas un seul verset de ce poème biblique des Béatitudes qui n’ait été dévié de sa signification ! Pas une seule note qui ne soit une fausse note, ajoute Stan Rougier. 


Les Béatitudes sont l’autoportrait de Jésus dit le Pape François: Les Béatitudes de Jésus ne sont pas seulement des mots qu’il a proclamés. «Elles représentent la clé pour lire toute sa vie.»  Nous trouvons donc en Jésus un modèle pour vivre chacune des Béatitudes. Surtout, pour nous, chrétiens, elles sont l’«autoportrait de celui qui les a prononcés». «C’est le modèle que nous devrions utiliser pour » transformer notre propre image « »,

Pendant toute sa vie, de sa naissance dans la grotte de Bethléem jusqu’à sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus a incarné les Béatitudes. Toutes les promesses du Royaume de Dieu se sont accomplies en lui.

En proclamant les Béatitudes Jésus nous invite à le suivre, à parcourir avec lui la voie de l’amour, la seule qui conduise à la vie éternelle. Ce n’est pas une route facile, mais le Seigneur nous assure de sa grâce et il ne nous laisse jamais seuls.

Berna

Je respire maintenant, je prends un peu de recul et me laisse questionner, éclairer. Quels pas puis-je faire pour vivre davantage les Béatitudes dans ma vie à l’image du Christ ?

J’en parle au Seigneur, lui demande de m’éclairer, de m’aider à discerner ce que je dois faire bouger dans ma vie, mettre en mouvement? Et je rends grâce de ce rendez-vous avec lui. Et termine ce temps en disant la prière que Jésus nous a apprise: Notre Père…

Choeur orthodoxe de Minsk

Psaume 131

Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père

Je me dispose à la prière. Je me retire au calme et me présente calmement au Seigneur. Je me prépare à écouter la Parole du psalmiste qui, depuis des siècles, rejoint quotidiennement les croyants.

Je m’unis aux chrétiens du monde entier, et plus particulièrement, aux moines et aux moniales qui, tout au rythme du jour, prient le livre des Psaumes. Je demande au Seigneur la grâce de vivre l’alliance. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, à haute voix, si je peux, en étant attentif aux divers interlocuteurs. Le psalmiste s’exprime, donne la parole à David, puis au Seigneur lui-même. Le psalmiste chante l’alliance qui unit David au Seigneur par des serments réciproques. « David fit au Seigneur un serment, une promesse au Puissant de Jacob. » / « Le Seigneur l’a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole. »
 

David s’installe à Jérusalem, après avoir guerroyé, en présence de l’arche d’alliance. Alors que le peuple, avec lui, va se sédentariser, David se soucie de la façon dont le Seigneur peut demeurer au milieu de son peuple.

« Si tes fils gardent mon alliance. Les volontés que je leur fais connaître.  »   Le Seigneur invite son peuple à la fidélité. La Bible nous raconte comment beaucoup des descendants de David ont trahi le Seigneur.

« Voilà mon repos à tout jamais, C’est le séjour que j’avais désiré »             Je goûte ce verset où Dieu nous dit son désir de repos. Et je considère les turbulences de l’histoire humaine, de l’actualité, aujourd’hui…

Je relis le psaume, ou je peux l’entendre.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur. Je lui rends grâce pour son alliance, je peux lui présenter mes infidélités.

         Je termine en disant la prière de St Ignace, le suscipe.

« Prends Seigneur, et reçois
toute ma liberté,
ma mémoire, mon intelligence
et toute ma volonté.
Tout ce que j’ai et tout ce que je possède.
C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends.
Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté.
Donne-moi seulement de t’aimer
et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Une exhortation de Saint Paul

Ce dimanche St Paul nous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ:
 » Le Christ en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’évangile,
et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine ce qui rendrait vaine la croix du Christ. »
  St Paul aux corinthiens 

Jésus n’a jamais dit ….

Eteignez vos lumières, faites taire vos instruments ! Vivez dans l’ascétisme et la sévérité ! Enfermez-vous dans une sombre pièce et priez à genoux pour être pardonnés !

Jésus n’a jamais dit :

Elevez vos enfants dans la crainte d’un Dieu  qui punit et qui juge !

Jésus n’a jamais dit :

Soyez bien sage, mettez votre cravate pour venir chez moi

Jésus n’a jamais dit tout ça

Claire Bazil

Biette
Sr Caritas Müller

Pierre Imbertis

Psaume 55

Sur Dieu dont j’exalte la parole, sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur !Que peuvent sur moi des êtres de chair ?

Les psaumes 56 à 60 constituent un ensemble où, par la voix de David, exilé et fugitif, les affligés expriment leur confiance en Dieu, leur refuge.

Le refrain des versets 5 et 12 divise le psaume en 3 strophes. La première expose la situation du persécuté et la confiance qu’il met en Dieu (v. 2 à 5),

développées dans la seconde strophe (v. 6 à 12). Le psaume se termine par une parole d’action de grâce (v. 13 et 14).

Je m’installe à l’écart… Je peux allumer une bougie… Je respire profondément, et tourne mon attention et mes pensées vers le Seigneur, en communion avec la foule des croyants qui ont prié ce psaume… Je peux lui demander une grâce en me présentant à Lui, tel.le que je suis aujourd’hui…Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume une première fois.

Je regarde sa structure, son rythme, et repère les mots ou expressions qui me touchent.

Puis je relis autant de fois que souhaité, doucement, cette supplication où le ton de la confiance l’emporte progressivement.

Peut-être suis-je dans la désolation, les difficultés…unissant mon appel à celui du psalmiste… Appel qui m’invite aussi à prendre appui sur le Seigneur, dans la confiance…

Et moi ? Quelles sont mes peurs ? Qu’en est-il de ma confiance en Dieu ?

Peut-être puis-je aussi penser à tous ceux qui peinent dans le monde…et intercéder pour eux…

Je laisse monter en moi ce que je souhaite confier au Seigneur…je Lui parle comme à un ami… je L’écoute…

Oraison
Nous le savons, Dieu Très-Haut, toi qui as recueilli les larmes de ton Christ et qui l’as fait marcher dans la lumière de Pâques, tu ne cesses de combattre pour ton Église. Délivre-nous de la peur de ce monde : que nous puissions exalter ta Parole et t’offrir le sacrifice d’action de grâce.

Dans l’espérance, en union avec toute l’Eglise, je m’adresse à Notre Père….Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier pour l’unité des chrétiens

Je me mets à l’écart pour un cœur à cœur avec le Seigneur et lui demande la grâce de l’unité.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Nous vivons cette semaine, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A la demande de Rome, les prières et réflexions, en 2026, ont été préparées par l’église apostolique arménienne, en collaboration avec leurs frères et sœurs de l’église catholique et des églises évangéliques arméniennes. Les Arméniens ont un passé douloureux, marqué par plusieurs dominations

étrangères, par les terribles violences de 1915, par la dureté du régime soviétique. Mais ces épreuves ont fait naître dans le cœur de ce peuple un désir passionné d’unité. Jean-Paul II écrivit à juste titre dans Ut unum sint: « Ceux qui croient au Christ, unis sur la voie tracée par les martyrs, ne peuvent pas rester divisés ».

Quelques extraits du texte :
 

« L’unité est une mission divine qui, plus qu’un simple idéal, est au cœur de notre identité chrétienne. Elle représente l’essence de la vocation de l’Église, un appel à refléter l’unité harmonieuse de notre vie en Christ au milieu de notre diversité ».

« En prononçant le Credo, les fidèles déclarent leur foi en “l’Église une, sainte, catholique et apostolique”, et professent ainsi combien cette unité est le centre de leur vie spirituelle. Cet engagement en faveur de l’unité trouve sa pleine expression dans les célébrations eucharistiques de

l’Église, où la communauté ne prie pas seulement pour les chrétiens du monde entier et leurs chefs spirituels, mais aussi pour l’unité de l’Église elle-même. Chaque dimanche, lors de la liturgie, les fidèles s’étreignent les uns les autres et chantent “L’Église est devenue une” ».

Et le Pape Léon, dans la lettre qu’il consacre au credo de Nicée écrit : « Ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise !  Ainsi, dans un monde divisé et déchiré par nombre de conflits, l’unique Communauté chrétienne universelle peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, contribuant de manière décisive à un engagement mondial en faveur de la paix. »

Cette année, la semaine de l’unité appelle à méditer ce verset de l’épître aux Éphésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance » (Éphésiens 4,4)
 

Je prends le temps de lire attentivement ces différents textes et m’arrête sur une expression ou une autre…

Je peux, par l’imagination, faire mémoire de la diversité des cultes chrétiens : une église catholique, un temple protestant, une église orthodoxe…la liturgie catholique, le culte protestant, la liturgie orthodoxe…le prêtre, le pasteur, le pope…et je prie pour construire ensemble « l’unité harmonieuse de notre vie en Christ, au milieu de notre diversité. »

Je rends grâce pour ce qui nous unit : la Parole de Dieu, le credo, le Notre Père. Et je peux redire plusieurs fois, avec le Pape Léon : « ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise. »

Je présente ensuite au Seigneur les divisions qui subsistent ou qui se créent. Les rivalités entre églises évangéliques et église catholique sur bien des continents, et notamment, en Amérique latine, les divisions entre patriarcats orthodoxes de Moscou, de Kiev, de Constantinople…et je demande à l’Esprit Saint de nous aider à trouver les voies de la réconciliation.
 

Hélas, Seigneur bien-aimé, aujourd’hui le filet s’est déchiré, aurions-nous envie de dire avec tristesse ! Mais non – nous ne devons pas être tristes ! Réjouissons-nous de ta promesse, qui ne déçoit pas, et faisons tout ce qui est possible pour parcourir la route vers l’unité que tu as promise. Faisons mémoire d’elle comme des mendiants dans notre prière au Seigneur : oui Seigneur, souviens-toi de ce que tu as promis. Fais que nous ne soyons qu’un seul Pasteur et qu’un seul troupeau ! Ne permets pas que ton filet se déchire et aide-nous à être des serviteurs de l’unité ! »

Nous terminons par la prière qui rassemble les fils d’un seul Père. Notre Père… Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.

Le psaume 43/44 a été composé dans des circonstances difficiles traversées par l’Israël ancien, de ces circonstances qui ébranlent les certitudes les mieux établies. C’est la prière d’un être humain qui est confronté à l’éclipse de Dieu. 

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.  

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à percevoir sa Présence dans ma vie ou tout autre demande qui vient…

Je lis doucement le psaume …

  • Devant le mal qui déferle dans le monde, les évènements difficiles qui traversent ma vie, comment Seigneur puis-je dire « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » ?Comment accueillir ce qui semble être une absence de Ta part ?Moi aussi Seigneur, j’ai envie de Te dire « réveille-Toi ? M’as-Tu oublié(e) ?
  • MAIS
  • Seigneur je veux Te faire confiance, même dans la nuit de la Foi, je désire me laisse guider par Ta Parole et non par ce qui semble habiter mon cœur ?

Te faire confiance c’est Te dire oui chaque jour quelque soit ce que je traverse ! C’est Te dire oui Seigneur Tu es là avec moi-même si je ne ressens que vide et abandon !

  • Seigneur, je Te confie mon désir de toujours Te suivre.

Merci pour Ta Parole, point d’appui pour continuer de te dire « oui » quel que soit ce qui traverse ma vie…

Je peux lire le texte suivant : 

 Je me tourne vers Toi qui est mon Père, un Père qui n’abandonne jamais son enfant, et je dis « Notre Père….. »

Je conclus par un signe de croix

Prier avec un texte de saint Augustin

St Augustin par Philippe de Champaigne 17ème s

Je me mets en présence du Seigneur et lui demande la grâce de l’aimer davantage.

Je lis lentement ce passage qu’a écrit saint Augustin, pour parler de son expérience à la recherche de Dieu. Qu’est-ce qui rejoint ma propre expérience ?

Je relis pas à pas ce texte

« Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors »… « Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; »

Souvent nous nous  lamentons  de l’absence de Dieu, de son silence. Et si c’était nous qui n’étions pas attentifs à Sa présence? Et si c’était nous qui vivions à la superficie des choses, qui nous nous laissions distraire, qui ne prenions pas le temps de l’écoute de Celui qui nous connait plus que nous-mêmes ?

Je fais mémoire des moments privilégiés où j’ai fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je regarde aussi mes journées : qu’en est-il de ma vie intérieure ? Quelle place je donne à l’écoute de la Parole de Dieu ? A la prière ?

« sur la grâce des choses que tu as faites, je me ruais »… « elles me retenaient loin de toi, ces choses »

Les choses créées sont bonnes mais quelque fois nous nous y attachons  tellement que nous les considérons comme un dû et en oublions le donateur.

A la suite de saint Augustin, je peux me demander ce qui n’est pas à sa place dans ma vie. Ce à quoi j’attache trop d’importance ? Ce qui n’est pas au service de ma relation à Dieu mais qui au contraire me détourne de Lui ?

«  Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je brûle pour ta paix »»

Je regarde les mots employés par saint Augustin pour dire comment Dieu l’a rejoint ; c’est le langage des sens ; les 5 sens, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher sont évoqués. Je regarde  ce que cet éveil des sens intérieurs a produit chez lui.

Ai-je moi-même vécu des moments où le Seigneur m’a touché, où mon cœur est devenu tout brûlant ? Quel élan, cela a suscité en moi ?

Je parle au Seigneur et le prie : une action de grâce pour sa présence ? Un pardon pour tout ce qui m’éloigne de Lui ? Une demande pour l’aimer davantage en réponse à son amour?

Je termine ce temps en reprenant le refrain de Taizé : « Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

Psaume 71

Je me dispose à prier avec le psaume de ce jour. Je dépose dans les mains du Père ce qui occupe mon esprit et fais silence en moi.

Je lis une première fois ces trois strophes et me laisse rejoindre par la demande faite au Seigneur et la louange.

Je peux bien sûr tout simplement, transposer cette prière et la faire mienne aujourd’hui pour notre monde en souffrance. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur, là où je suis.?

Et puis dans ma prière de demande, je pourrais remplacer certains mots; par exemple : « Dieu, donne à mon coeur tes pouvoirs » ou bien « que je fasse droit aux malheureux ». Je scrute mon coeur et je me laisse éclairer par la contemplation du Christ qui vient dans notre monde. Comment prendre ma part là où je vis ? Auprès de qui ?

« Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront » ce verset m’évoque le voyage et l’adoration des mages devant l’enfant, le fils de Dieu incarné. Et je peux lire avec mon coeur et mon esprit et me laisser questionner par la méditation :

Merci à »La catéchèse par la Parole »

Et maintenant je partage au Seigneur ce que j’ai reçu, ce qui me questionne.

Et je termine cette rencontre en priant le Père comme Jésus nous l’a appris: Notre Père…

Epiphanie

Hier, nous avons célébré la fête de l’Épiphanie du Seigneur, qui donne de contempler un éclat particulier de la lumière de la Nativité. Elle nous invite à suive l’étoile qui guide chacun au cœur de la vie et invite à apporter ses richesses pour annoncer la bonne nouvelle du Salut à toutes les nations.

Je commence ce temps de prière en me rendant disponible au Seigneur. Je peux lui demander la grâce de me mettre en marche avec lui en ce début d’année .

Je lis ce récit lentement, en imaginant les lieux : Bethléem, et la maison où l’enfant et ses parents se trouvent ; Jérusalem, entourée de murs, et le palais luxueux du roi Hérode le Grand ;

le lointain pays d’où viennent les mages, des astrologues. Je contemple le chemin parcouru, l’étoile qui les guide, les lieux où ils s’arrêtent.

Je peux m’aider de ces trois pistes pour méditer ensuite ce passage d’Évangile :

Avec les mages, sortir de l’inquiétude.

Et moi, quelles sont mes inquiétudes  en cette nouvelle année qui commence? Je les confie à Dieu avec confiance.

Avec les mages, aller vers la paix.
 

Je prends le temps de contempler l’enfant avec Marie, sa mère et comme les mages, je me laisse habiter par la paix présente dans cette scène. Je présente au Seigneur tel ou tel moment de ma vie où j’ai pu goûter à cette paix.

Avec les mages, offrir des présents.

Je peux offrir à l’enfant ce qui est précieux pour moi aujourd’hui : qu’est-ce qui est éclat d’or dans mon cœur ?  Qu’est-ce qui est parfum apaisant autour de moi ? Qu’est ce qui est soulagement pour mes blessures ?

Je peux conclure ce temps par la prière de louange 

Le ciel raconte la gloire de Dieu.
La voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.
Tout nous parle de la grandeur de Dieu.
Voici dans la nuit, une lumière pour nous conduire vers Jésus.
Comme les mages, laissons-nous guider par cette lumière pour trouver notre chemin jusqu'à lui.
Ouvrons nos yeux, ouvrons nos cœurs pour reconnaître les signes de sa royauté.
Comme les mages, laissons-nous surprendre par le mystère que Dieu vient nous dévoiler, pas à pas.
Avançons avec confiance et persévérance pour le découvrir au détour du chemin, dans l’émerveillement et la reconnaissance.
Comme les mages, inclinons-nous devant Jésus, en signe d'adoration.
Offrons-lui le meilleur de nous-mêmes pour que toute notre vie soit un chant d’amour qui rende gloire et honneur à Dieu, notre créateur.

Méditation Saint Joseph

  • Seigneur, donne-moi de me disposer à t’accueillir, à être tout à toi pendant ce temps de prière.
  • Je contemple Joseph ! Dieu lui parle lors d’un songe, dans le silence de la nuit … peu de paroles de sa part…

Tout habité par la confiance qu’il fait au Seigneur, Joseph pose des actes. Il assume sa mission. Il se trouve acteur d’un évènement qui le dépasse mais il accepte pleinement d’y prendre part. Il vit et agit dans la foi.

Joseph connait les écritures et la Parole de Dieu habite son cœur, lui donnant de « comprendre » les évènements vécus avec Jésus.  Ce silence est tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa Sainte volonté et de confiance sans réserve à Sa Providence.

  • Je me laisse porter par ce silence, dans ce monde bruyant ! J’écoute ce que Dieu veut me dire, je me nourris de Sa Parole. Je Lui fais confiance.
  • Comme Joseph entendant l’ange, je me laisse déplacer…comment répondre au désir du Seigneur de me faire participer à Son projet ?

Je peux conclure avec :

“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.”

Beate Heinen