Bienvenue sur le site de la Maison de la Parole de Bourges

Mis en avant

Sur le site

vous trouverez des propositions pour prier

le lundi

prier à partir d’éléments de notre vie: oeuvre d’art, photo, temps liturgique, événement, extrait de la Parole, extrait musical, la nature …

le jeudi

prier à partir du psaume du jour .

Et aussi un espace de prière partagée, où chacun peut déposer une intention de prière. N’hésitez pas à le faire vivre ! Créons une communauté de priants.

A Bourges: au 26 rue Porte Jaune, à la MAISON de la PAROLE

A 12h15, le jeudi (hors vacances scolaires) pause-prière du milieu de la journée à la chapelle, possibilité de repas avec votre pique-nique apporté, accueil-écoute possible jusqu’à 16h00.

Psaume 18b

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Ce psaume, hymne au Dieu de l’Alliance, était chanté par le peuple d’Israël pendant les fêtes célébrant le Renouvellement de son attachement à la Loi divine.

Je me dispose pour laisser ces paroles me rejoindre…

Et je chante ma louange au Seigneur, entré en communication avec l’homme pour faire Alliance avec lui et lui donner sa Loi comme chemin de libération et de vie.

Ce chemin me renvoie à mon identité de fils (fille) de Dieu et, à la lumière du Christ, à ma propre vocation de baptisé (e) et à mes relations fraternelles.

Je relève et contemple les mots qui définissent la Loi en elle-même, et les fruits qui en découlent.

Je murmure ces mots, les répète et les goûte en rendant grâce pour le bonheur promis.

Comment cette plénitude peut-elle prendre chair dans ce qui fait mon chemin de vie, chemin escarpé, parfois accidenté ?

Je peux me situer mentalement sous l’Arche d’Alliance, accueillir ma filiation, et dans un dialogue confiant avec le Seigneur, lui dire mon désir d’apprendre à m’ajuster, à avancer pas à pas, pas de vérité, pas de lumière, sous le regard aimant du Christ…

Sur ce chemin d’apprentissage permanent, je peux dire ou chanter :

Notre Père…

Dialogue de la sérénité

Le Pape Jean XXIII a laissé dans le souvenir de tous l’image d’un visage souriant et de deux bras ouverts pour embrasser le monde entier…

Initiateur du Concile Vatican II, « Pape de la docilité à l’Esprit Saint », de toutes ses expériences, et en s’inspirant d’une poésie composée par sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, il a tiré 10 leçons de vie: le « Décalogue de la sérénité« :

  • Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre exclusivement la journée sans tenter de résoudre le problème de toute ma vie.

  • Rien qu’aujourd’hui, je porterai mon plus grand soin à mon apparence courtoise et à mes manières.

  • Rien qu’aujourd’hui, je ne critiquerai personne. Et ne prétendrai redresser ou discipliner personne, si ce n’est moi. Je serai heureux, rien qu’aujourd’hui, dans la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde, mais aussi dans celui-ci.
  • Rien qu’aujourd’hui, je m’adapterai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci se plient à tous mes désirs.

  • Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à la bonne lecture en me souvenant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.

  • Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.

  • Rien qu’aujourd’hui, je ferai au moins une chose que je n’ai pas envie
    de faire et, si j’étais offensé, j’essaierai que personne ne le sache.
  • Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée.
    Je ne m’en acquitterai peut-être pas mais je le rédigerai. Et me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.

  • Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement, même si les circonstances prouvent le contraire, que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.

Rien qu’aujourd’hui, je ne craindrai pas. Et tout spécialement, je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire en la bonté. Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Je lis ce texte, autant de fois que nécessaire…

Je peux repérer ce qui me parle, ce que je fais, ce que je n’approuve pas, ce que j’aimerais, ce qui m’étonne ou m’interroge…

Et moi? Comment je vis au quotidien? Qu’y aurait-il à changer? Quel « décalogue » pourrait être le mien?

J’en parle au Seigneur, comme avec un ami…et peut-être puis-je écrire mes « rien qu’aujourd’hui »…

Je peux aussi faire mienne la prière de Ste Thérèse:

Ma vie n'est qu'un instant, une heure passagère
Ma vie n'est qu'un seul jour qui m'échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t'aimer sur la terre
Je n'ai rien qu'aujourd'hui ! ...
 
Oh ! je t'aime, Jésus ! vers toi mon âme aspire
Pour un jour seulement reste mon doux appui.
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd'hui !
 
Que m'importe, Seigneur, si l'avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !...
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd'hui.

Psaume 138

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
tous mes chemins te sont familiers.

R : Je te rends grâce, ô mon Dieu pour tant de merveilles

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.
R: Je te rends grâce, ô mon Dieu pour tant de merveilles

Étonnantes sont tes œuvres,
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret

Le psaume 138 en entier retrace la vie du roi David, qui a toujours gardé la foi en dépit des épreuves traversées. La lecture de ce psaume peut nous faire entrer dans une prière de contemplation et de louange. Nous pouvons louer Dieu car tout vient de lui.

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur.

Je prends le temps de lire le psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

 Je peux demander au Seigneur la grâce de ressentir au cours de cette journée, la présence de Dieu qui me connaît et qui m’aime

 Les paroles de ce psaume nous font penser que la rencontre avec le Seigneur se fait face à face, sans autre présence. Il pénètre les pensées intimes du psalmiste.

            Je fais mémoire de mes rencontres personnelles avec Dieu : est-ce que je lui laisse suffisamment de place, afin qu’il puisse vivre en moi ? Qu’est-ce que je ressens dans ces moments de cœur à cœur avec le Seigneur ?

 Le psalmiste exprime sa profonde confiance en un Dieu aimant, omniprésent et qui sait tout. Il sait qu’il peut compter sur sa présence même dans les moments les plus sombres.

            Et moi, ai-je conscience de l’amour infini de Dieu ? Suis-je capable de m’abandonner à lui dans la confiance, y compris dans les moments difficiles ?

Je peux terminer ce temps par la prière de Notre Père.

Fête du corps et du sang du Christ

Au lendemain de la fête du corps et du sang du Christ où nous avons entendu le récit de la multiplication des pains, nous contemplons la mosaïque bien connue de Tabgha, l’un des lieux reconnus comme celui de la multiplication des pains.

         Nous y voyons les pains et les poissons, seules ressources disponibles détenues par les disciples pour nourrir la foule…

         Le mosaïste a figuré les deux poissons, mais n’a représenté que quatre pains…La mosaïque est au pied de l’autel et donne à voir les offrandes. Le cinquième pain est le pain eucharistique, sur l’autel.

Je contemple la simplicité de la composition, symbolique de la simplicité de l’offrande, « fruits de la terre et du travail de l’homme ». Les poissons donnés par le lac de Tibériade, et le pain, blé transformé par la main de l’homme.

Et moi, de quoi fais-je offrande habituellement ? Que pourrai-je offrir de plus.

Je contemple ce panier rustique qui contient les pains. Sa forme évoque aussi le ciboire. Je m’arrête à la modestie du signe, qui dit le sacrifice du Christ, bien loin des fastes des sacrifices d’animaux au Temple de Jérusalem.

Et moi, quelle est ma relation à l’eucharistie ? A quoi suis-je sensible : intimité avec le Christ, communion avec les frères qui partagent le pain eucharistique, nourriture spirituelle qui m’invite à « devenir ce que j’ai reçu ? ».

Je fais mémoire de la multiplication des pains, de la sollicitude du Christ qui répond à nos besoins essentiels. Je m’associe aussi par la prière à tous les pèlerins qui vivent l’eucharistie en ce lieu de mémoire.

Et moi, comment est-ce que je me sens relié à l’Église universelle, à travers le temps et l’espace ?

Après avoir partagé au Seigneur mes intentions personnelles, je termine par cette prière.

Dieu créateur et notre Père, 
Loué sois-tu pour le pain donné chaque jour, 
Sans même attendre nos demandes : 
Tu sais bien ce qu’il nous faut 
Et tu entends les mots secrets de notre faim. 

Béni sois-tu pour le vin de nos joies 
Et pour l’amitié partagée au cours de nos repas. 
Ton Fils Jésus a connu lui aussi 
Les joies simples et vraies de l’existence humaine : 
Joie d’accueillir l’hôte à notre table, 
Joie d’être accueilli comme Dieu même, 

Béni sois-tu pour Jésus qui nous rassemble 
Comme jadis il rassembla sur la montagne la foule venue l’écouter. 
     Pour tous il multiplie le pain de la vraie vie, 
Le pain d’une parole qui fortifie 
Et le vin d’un bonheur sans prix. 
Convive à la table des pécheurs 
Il a partagé le sort des exclus de son peuple, 
Mais sa présence a réjoui les cœurs libérés. 
Invités à son banquet d’alliance, 
Nous sommes encore trop peu 
Les affamés du pain véritable, 
Celui qui donne la vie au monde. 

Que ton pain soit en nous levain de résurrection, 
Nourriture de l’humanité nouvelle !
Qu’il fasse de nous une communion de frères et de sœurs aux mains ouvertes vers les millions de vivants tenaillés par la soif et la faim, 
Des hommes et des femmes qui te prient 
Avec les mots révélés par Jésus notre frère : 

NOTRE PÈRE…

Psaume 96

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent,
justice et droit sont l’appui de son trône.

Devant lui s’avance un feu
qui consume alentour ses ennemis.
Quand ses éclairs illuminèrent le monde,
la terre le vit et s’affola.

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités !
À genoux devant lui, tous les dieux !
Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur,
car il garde la vie de ses fidèles.

Ce psaume est un chant du Règne ; il chante Dieu comme un roi dans sa gloire. Maître de tout, ce roi  apporte la joie à la terre et « justice et droit  sont l’appui de son trône ».

Au-delà des monarques de la royauté temporelle, ce psaume porte  en lui l’attente d’un Messie et du règne  définitif de Dieu.

Je contemple la création et tout ce qui me parle de Dieu.

Je contemple le Christ venu annoncer le règne de Dieu, un règne de justice et de droiture. Je le vois l’accomplir.

Je contemple le Royaume déjà là dans tous les petits gestes des femmes et des hommes d’aujourd’hui, qui apportent joie et paix, qui illuminent le quotidien, qui combattent le mal. Et cela humblement, avec force, simplicité. Les « saints de la porte d’à-côté », dirait le pape François.

Je parle au Seigneur de ce que je ressens : une action de grâces pour ce qui construit le Royaume… un pardon pour ce qui n’est pas ajusté dans ma vie … une demande : peut-être celle d’un cœur simple pour ne pas servir les idoles de ce temps, mais travailler à l’avancée de son règne, dans la haine du mal et l’amour qui vient de Lui…

Saint Irénée dit : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant. » Pour cela, je rends gloire à Dieu,  avec le chant « les sommets des montagnes sont à lui »

Avec la Trinité

Laissons-nous éclairer par la contemplation et la méditation devant les vitraux de l’église Notre Dame des Sablons à Aigues Mortes, vitraux de Claude Viallat (auteur également d vitraux à la cathédrale de Nevers).

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen

Psaume 64

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits ;
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.

Je me dispose à la prière en me posant calmement devant le Seigneur. Je lui demande d’habiter tout mon être en traçant sur moi le signe de la croix.

Je lis le psaume, lentement, en laissant venir à moi les images suscitées, les paysages évoqués…Je me rends attentif à toutes les expressions qui suggèrent l’abondance.

Je peux, à mon tour, contempler, par l’imagination, les paysages qui m’environnent : les grains qui lèvent, les pampres verdoyants des vignes, les fruits de saison, les fleurs du jardin…Je m’arrête sur cette nature foisonnante du printemps. Et je m’applique, en louant la création, à accueillir et reconnaître l’œuvre du Créateur.  « A travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur. » (Livre de la Sagesse, 13,5)

Le psalmiste vit dans un pays aride. Sa prière se fait aussi demande et espérance de récoltes abondantes. Avec le psalmiste, en ces temps de bouleversements climatiques, de sécheresse et de menace de pénurie alimentaire, nous prions le Seigneur pour que l’eau et le grain puissent continuer d’être partagés. Et, nous dialoguons avec le Seigneur pour lui partager louange, intercession et prière de demande.

Je relis le psaume lentement ou peux l’écouter chanter.

Je dis le Notre Père et termine ce temps en me marquant à nouveau du signe de croix

Prier l’Esprit Saint

Détail du vitrail de la Pentecôte, de Yoki, – Eglise Ste Thérèse à Fribourg

En cette fête de Pentecôte, je me tourne vers l’Esprit Saint.

Je contemple ce vitrail qui parle de sa venue.

Qu’est-ce que cela m’évoque ? La lumière ? Le souffle ? Le mouvement ? La vie ? Le feu  …

Devant ce vitrail, je reprends une hymne, très ancienne, qui appelle la venue de l’Esprit Saint.

Viens, Esprit Créateur,
Visite l'âme de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.

Toi que l'on nomme le Conseiller,
Don du Dieu Très-Haut,
Source vive, feu, charité,
Invisible consécration.

Tu es l'Esprit aux sept dons,
Le doigt de la main du Père,
L'Esprit de vérité promis par le Père,
C'est toi qui inspires nos paroles 

Allume en nous ta lumière,
Emplis d'amour nos cœurs,
Affermis toujours de ta force
La faiblesse de notre corps
Repousse l'ennemi loin de nous,
Donne-nous ta paix sans retard,
Pour que, sous ta conduite et ton conseil,
Nous évitions tout mal et toute erreur.

Fais-nous connaître le Père,
Révèle-nous le Fils,
Et toi, leur commun Esprit,
Fais-nous toujours croire en toi

Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles. Amen

Je goûte les mots qui évoquent l’Esprit saint : Esprit créateur – Conseiller – Don de Dieu – Source vive – feu – charité – Esprit de vérité – Consolateur… Quel est celui qui me parle davantage ?

Je goûte les mots qui évoquent les fruits du passage de l’Esprit : lumière – amour – force – paix – conseil – foi… Qu’est-ce que je demande pour moi ? Pour d’autres, pour le monde ?

Je regarde à nouveau le vitrail. Que provoque-t-il en moi ? Quel désir monte de mon cœur ?

Lentement, je redis la prière du ‘Veni creator’ en la faisant mienne.

Seigneur, que ton Esprit vienne nous embraser !

Je peux terminer en reprenant le chant : « Esprit de Dieu, souffle de Dieu »

Psaume 15

Jerzy Kędziora
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

Je me dispose à faire mienne cette prière .

je lis plusieurs fois ce psaume, lentement, je le murmure, le chuchote.

« Garde-moi, j’ai fait de toi mon refuge » Je dépose dans les mains du Seigneur ce qui me soucie,ce qui me questionne, mes peines, et les lui confie.

« Je bénis le Seigneur…même la nuit, mon coeur m’avertit » Je me remémore un événement, un moment où j’avais l’impression de ne pas y voir clair et le Seigneur m’a éclairé/e.

« Mon coeur exulte » Je peux rendre grâce pour sa présence fidèle qui me soutient toujours.

Je redis ce psaume en le louant. .

Ascension

Tympan de Montceaux l’Etoile (Bourgogne)

Quelques jours après la fête de l’Ascension, je contemple ce tympan roman.

Le Christ dans l’ovale de la mandorle, qui symbolise sa gloire auprès du Père. Son auréole marquée de la croix rappelle que son ascension n’abolit rien de sa vie terrestre, qui a assumé toute notre condition.

Le cortège des douze apôtres et de Marie. Certains pointent le doigt vers le ciel, d’autres sont en conversation, deux à deux.

Je me rends attentif à quelques paroles de l’Écriture.

« Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? » (Actes, 1, 11)

Où puis-je me situer dans ce cortège ? Les yeux tournés vers le ciel ? Désolé de voir Jésus s’éloigner ? Résolu à rester tourné vers lui, alors qu’il est retourné vers le Père ? Les yeux tournés vers le prochain ?  Comment est-ce que je me sens, dans ma vie chrétienne, simultanément tourné vers le Christ et vers le prochain ?

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu, 28,20).

Comment est-ce que j’entends cette parole à la suite de l’ascension, où Jésus quitte physiquement ses disciples ? Quels signes de la présence du Christ dans ma vie, dans la vie des autres, dans la vie du monde ?

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jean, 20, 29)

Comment est-ce que j’accueille cette béatitude ? Thomas, qui veut dire jumeau, est peut-être mon jumeau, dans le besoin de preuves qui peut habiter ma foi ? Comment, dans ma vie de croyant est-ce que je vis cette présence / absence du Seigneur ?

Dans un temps de dialogue avec le Seigneur, je rends grâce pour les signes reçus de sa présence, j’offre humblement mes moments de doute, où j’ai du mal à vivre la proximité du Seigneur, je confie celles et ceux qui vivent, volontairement ou non, loin du Seigneur.

Je termine en partageant la prière que nous a laissée le Christ. « Notre Père… ». Puis je trace sur moi le signe de la croix, celui que j’ai contemplé sur l’auréole du Christ.