avec l’icône de l’amitié

Je prends un temps à l’écart…

Je laisse de côté mes tâches et mes préoccupations…

Seigneur, tu m’attends et je viens à ta rencontre…Ouvre grand mon cœur à ta présence…

Je regarde l’icône « de l’amitié », bien connue de Taizé…

Elle est l’icône copte la plus ancienne, écrite dans le 8ème siècle en Egypte et représentant le Christ et Abba (abbé) Mena (285-309 apr. J.C.); elle se trouve actuellement au Louvre à Paris.

Dans des teintes chaudes, l’icône nous présente deux personnages côte à côte, de face, avec le paysage d’un désert montagneux en arrière-fond. L’icône est carrée et les deux personnages en occupent le premier plan.

Ils se ressemblent : même taille, même silhouette, même regard, même rayonnement de lumière. Ils ne sont pourtant pas identiques : leurs couleurs, leurs amples vêtements et leurs gestes diffèrent.

Ils ne sont pas face à face dans une relation qui nous exclurait, mais ils partagent la même perspective. Leurs visages silencieux, leurs yeux largement ouverts nous accueillent en paix.

Le nom inscrit sur l’icône à droite du Christ n’est pas comme souvent dans les icônes l’initiale IC (Jésus Christ), mais sôter, « sauveur » en grec. L’icône nous présente ainsi le Christ en gloire, dans sa dignité du Fils de Dieu, Sauveur du monde, qui est en même temps le Jésus de Nazareth, ressemblant en humanité à son ami.

 A son côté un compagnon de route.

Jésus pose son bras sur son épaule d’un geste qui ne retient pas mais qui montre le lien qui les unit et aussi la responsabilité qu’il lui confie. Il s’appuie sur son ami et l’envoie au-devant de lui.

« Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son Seigneur, mais je vous appelle mes amis car tout ce que j’ai entendu de mon Père je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi mais c’est moi qui vous ai choisis et je vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit, et que votre fruit demeure. » (Jn 15,15-16)

Le compagnon lui, lève la main droite dans un geste de bénédiction.Comme si le bras de l’ami était le prolongement du bras du Christ. Comme si la bénédiction passait depuis la main du Christ, à travers la personne de l’ami, à celui qu’il bénit. L’ami est donc représenté comme un intermédiaire entre le Christ et le priant qui regarde l’icône. Ce dernier geste du Christ sur la terre (Luc 24.50), propre au Sauveur sur les icônes, est accompli ici par le disciple, encouragé par son Seigneur. Bénir, c’est manifester et célébrer que Dieu veut donner la vie en plénitude.

Le Christ porte un gros volume, le disciple un rouleau : la Bonne Nouvelle. Le Christ est la Parole en personne, il a transmis à ses amis tout ce qu’il a reçu de son Père et leur demande de proclamer l’Evangile par toute la terre.
Si cette icône évoque l’amitié que Jésus porte à ses amis, le fait qu’elle représente non pas un des Douze, mais un moine et martyr des débuts de l’Église, ouvre largement notre perspective. Plus que d’une amitié reposant sur les liens physiques de proximité, elle nous parle du lien spirituel d’amitié que nous sommes chacun appelés à avoir avec le Christ. Comme le dit frère Aloïs de Taizé :

« Dans l’icône de l’amitié, nous y voyons le Christ mettre sa main sur l’épaule de son ami pour marcher avec lui, pour l’accompagner. Tous, nous pouvons nous reconnaître dans cet ami du Christ. Si, ressuscité, le Christ est invisible à nos yeux, nous pouvons pourtant nous confier à sa présence. Il accompagne chaque être humain sans exception. Regarder cette icône, c’est déjà une prière qui nous unit à Dieu. »

Maintenant, je contemple l’icône…Au cœur de cet été, je m’abandonne à elle… Qu’en est-il de mon amitié avec et dans le Seigneur? Quel est mon désir? Je me confie au Seigneur, mon Ami…

Je laisse monter ma prière…

Notre Père…

Je vous ai choisis (Cté Emmanuel)

1 Je vous ai choisis, je vous ai établis
Pour que vous alliez et viviez de ma vie.
Demeurez en moi, vous porterez du fruit ;
Je fais de vous mes frères et mes amis.

2 Contemplez mes mains et mon cœur transpercés ;
Accueillez la vie que l´Amour veut donner.
Ayez foi en moi, je suis ressuscité,
Et bientôt dans la gloire, vous me verrez.

3 Recevez l´Esprit de puissance et de paix ;
Soyez mes témoins, pour vous j´ai tout donné.
Perdez votre vie, livrez-vous sans compter ;
Vous serez mes disciples, mes bien-aimés !

4 Consolez mon peuple ; je suis son berger.
Donnez-lui la joie dont je vous ai comblés.
Ayez pour vos frères la tendresse du Père,
Demeurez près de moi, alors vous vivrez !

Prier avec le psaume 144

Je débute cette rencontre avec le Seigneur par quelques profondes respirations pour me détendre, laisser mes préoccupations ou activités habituelles.

Je m’installe, en imagination, dans un paysage ou une chapelle …que j’aime bien. Cela me permet de trouver le calme et de faire silence en moi pour laisser venir la Parole et si mon esprit s’évade, je reviens dans ce lieu.

Je lis une première fois le psaume.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Seigneur, apprends-moi à prier, dispose-moi à reconnaître tous tes dons et à te louer.

Je relis plusieurs fois ce psaume, lentement. Je peux le murmurer, le chuchoter .

Je repère un mot, un verset qui me touche particulièrement aujourd’hui, qui résonne en moi.

Je reste là… Quel lien avec ma vie ? Quel écho personnel? Quel appel est-ce que j’entends pour moi ?

Je parle de tout cela au Seigneur, comme à un ami. Je lui dépose  mes regrets et lui demande son aide, je lui partage mes joies et le remercie et  lui confie mes espoirs et le prie de me soutenir.

Et je termine avec une prière de l’Eglise : Notre Père

Pour aider ma méditation, je peux mettre des couleurs sur un mandala, en partant du centre.  J’en choisis un.

On peut l’imprimer

L’image apparaitra une fois téléchargée dans vos documents

avec le Christ en gloire Nohant Vic

La seconde lecture de ce dimanche 18 Juillet, de l’Épître aux Éphésiens, développe le thème de la réconciliation et de la paix.

Frères,
         maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin,vous êtes devenus proches par le sang du Christ. C’est lui, le Christ, qui est notre paix :
des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ;par sa chair crucifiée,
il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ; il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.
Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
         Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
         Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
(Ep., 2, 13-18)

Je prends d’abord le temps de contempler le Christ, visage de la miséricorde du Père.

         Je contemple son regard, qui me rejoint, comme il rejoint chacune et chacun. Je me sens regardé, dans la singularité de la personne, comme je sais que le Christ regarde aussi tous mes frères et sœurs.

         Je peux chanter ou laisser retentir à mon oreille le chant :

N’aie pas peur
Laisse-toi regarder par le Christ
Laisse-toi regarder car il t’aime
N’aie pas peur
Laisse-toi regarder par le Christ
Laisse-toi regarder car il t’aime

ll a posé sur moi son regard
Et ses yeux en disaient long
Il a posé sur moi son regard
C’était celui du pardon

N’aie pas peur
Laisse-toi regarder par le Christ
Laisse-toi regarder car il t’aime
N’aie pas peur
Laisse-toi regarder par le Christ
Laisse-toi regarder car il t’aime

Je prends le temps, alors, de relire lentement le texte de Paul et de le méditer. Au-delà de la réconciliation, dans le Christ, entre juifs et païens, je m’arrête sur ma propre aspiration à la réconciliation, et sur les résistances qui peuvent me traverser.

« Il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine. ». Quels sont celles et ceux dont je me sens séparé(e)? Quels « murs » puis-je identifier en moi ?

« Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix. ». Quels chemins puis-je prendre, à la suite du Christ, pour faire la paix en moi, pour être instrument de paix autour de moi.

«Par lui, en effet, les uns et les autres,
nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père. 
» Comment est-ce que je m’efforce de voir en chacune et chacun, un frère, une sœur, habité du même et seul Esprit ?

Dans ma prière, je confie au Père, celles et ceux dont je peux me sentir « séparé(e), et, terminant par le Notre Père, je l’arrête plus longuement sur la demande : « pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés… »

contempler une oeuvre et prier

Prier avec un tableau de Maurice Denis

L’exposition « Sur les chemins du paradis » – (Les Franciscaines – Deauville ) donne à voir, du 19 mai au 22 août 2021, des représentations artistiques du paradis à travers le temps et à travers ce qu’en ont dit les 3 monothéismes – judaïsme, christianisme et islam. Parmi ces œuvres, cette peinture de Maurice Denis.

Maurice Denis (1870-1943)
Peinture à l’huile-bois (50x75cm) – 1912 – Musée d’Orsay

Je me mets dans une attitude de prière et je fais silence ; puis je demande la lumière de l’Esprit Saint pour faire de cette contemplation une occasion de relation au Seigneur.

Je contemple l’œuvre pour elle- même. Quelle impression d’ensemble ?

Le titre indique ce que Maurice Denis a représenté : le paradis.

La Bible en parle comme d’un jardin. Le paradis, une manière d’évoquer le projet de bonheur de Dieu pour l’humanité, une humanité réconciliée au cœur de la création. Une manière d’exprimer aussi l’espérance, ancrée dans le cœur de l’humanité, d’un monde d’abondance, de plénitude, d’harmonie, de joie.

Et moi ? Quelle est mon espérance ? Qu’est-que je désire au fond de moi ? Comment ma foi dans le Christ sauveur nourrit  cette espérance ?

J’en parle au Seigneur.

Cette représentation  trouve son inspiration dans les paysages de Bretagne.

Pour représenter cette réalité eschatologique qu’est le paradis, Maurice Denis a puisé dans son expérience. Familier de la Bretagne, il a goûté des moments de bonheur devant ces paysages et s’en est inspiré. Chacun fait en effet l’expérience, dans sa vie, de moments de joie profonde, qui sont comme un avant-goût de paradis.

Je fais mémoire de ces moments de vrai bonheur. Qu’est-ce qui a provoqué en moi cette joie ? Ce peut être la beauté d’un paysage, d’une œuvre d’art ; le sentiment d’être à ma juste place ; une rencontre en profondeur, un moment de communion…

J’en parle au Seigneur.

Je peux rendre grâces au Seigneur pour ce vécu qui porte la trace de Sa présence…

Je peux aussi prier pour le monde, tel qu’il est avec sa part de beau mais aussi avec tout ce qui le défigure, et demander au Seigneur que son règne vienne…

Je peux encore Lui offrir mon désir de contribuer concrètement à la venue de ce règne de justice et de paix…

Et je termine ce temps de prière en chantant  le Notre Père.

avec un texte de Rabindranath Tagore

Je choisis un lieu et un moment propices à la prière pour accueillir ce texte.

La Gitanjali 82 ou « offrande lyrique » est tirée d’un recueil formé d’une centaine de petites pièces.

Louange, prière et dévotion fervente animent les offrandes lyriques que le poète indien dépose aux pieds de son dieu. Elles conduisent l’âme vers leur plus haut degré, à la rencontre du Père Vivant de la Création tout entière.

Tagore par Rothenstein
Seigneur, le temps est infini entre tes mains.
Personne n'est là pour compter tes minutes.
Les jours et les nuits passent, et les âges fleurissent, puis meurent, comme les fleurs.
Tu sais comment attendre.
Tes siècles s'enchaînent pour parfaire une humble fleur sauvage.
Nous n'avons pas de temps à perdre, aussi devons-nous combattre pour nos chances. Nous sommes trop pauvres pour nous attarder.
Et ainsi le temps passe, tandis que je le laisse à la plainte de ceux qui le réclament, et jusqu'à la fin ton autel demeure privé d'offrandes.
Dans le jour qui s'achève, je me hâte, dans la crainte que ton portail ne soit clos ; mais je découvre qu'il est temps encore.
(Gitanjali, 82.)

Après avoir intériorisé ces paroles, je laisse venir à moi les images, les pensées et sentiments que ce texte m’inspire. Je me penche sur ma propre histoire, les différents événements qui ont fait et font ma vie.

Je m’attarde sur le mot « temps », sur ce que le même mot peut évoquer, Temps pour Dieu, temps pour l’homme…

Ce texte me touche-t-il aujourd’hui  et en quoi? Comment  m’invite-t-il à me situer plus précisément dans mon chemin de foi ?

Que peut faire naître le temps dans le cœur de l’homme ?

Cette pièce « Mad rush » (course folle) est composée de 7 segments répétitifs similaires dans la forme mais différents dans l’intensité, à l’image de nos journées. Elle a été écrite par le compositeur américain Philip Glass.

Je termine ma prière en parlant au Seigneur simplement et je peux aussi lui redire ces paroles du psalmiste :

Qu'est-ce que l'homme,
pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d'un homme,
pour que tu comptes avec lui ?
L 'homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe...
( psaume 143 v 3-4 )

Loué sois-tu, Seigneur !

avec l’évangile de la tempête apaisée Marc 4, 35-41

Je me dispose à rencontrer le Seigneur dans l’écoute de sa Parole et la contemplation de cette enluminure.

J’entre dans le silence et demande au Seigneur la grâce d’un cœur ouvert pour recevoir ce qu’il voudra me donner pendant ce temps de prière .

Dans un 1er temps, mon regard se porte sur cette enluminure.

J’observe les couleurs : la dominante bleue , claire pour la mer, plus intense pour le ciel. Un bleu qu’on retrouve sur le vêtement de Jésus et la croix de son auréole. Les teintes chaudes, orangées et rouges des habits des personnages, l’ocre du bateau et le vert présent sur les deux têtes de dragons symbolisant le vent ; vert que l’on retrouve sur une partie du vêtement de Jésus endormi et jusque dans les flots marins.

Puis je regarde la masse des eaux, les vagues houleuses qui atteignent le haut de l’embarcation et qui, curieusement, ne figurent pas à la droite du tableau comme si la mer disparaissait. La forme du bateau qui évoque les drakkars avec à sa proue une tête de dragon qui semble s ‘opposer aux deux têtes furieuses.

Enfin mon regard se porte sur les quatre personnages. Jésus représenté deux fois ; endormi à l’arrière, le corps au repos, la tête posé sur sa main et debout à la proue du bateau, la main droite étendue en direction des dragons qu’il fixe du regard. Entre ces deux représentations, deux hommes ; l’un plus âgé qui pourrait être Pierre est tourné vers Jésus assoupi, les deux mains levées en supplication ; l’autre plus jeune qui pourrait être Jean, une main tenant la rame, pose son regard sur Jésus réveillé, aux commandes de la barque.

Au terme de ce temps, je m’interroge : qu’est-ce qui me touche, me questionne, me surprend ? J’accueille ce que cette contemplation a provoqué en moi éclairer ma vie. Puis je lis l’évangile.

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : «  Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : «  Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : «  Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : «  Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : «  Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Le cœur encore habité par ma contemplation, je peux reprendre quelques versets. « Ils emmenèrent Jésus comme il était dans la barque »

Jésus a bien l’initiative de cette traversée de nuit vers « l’autre rive » deux éléments plutôt inquiétants : traversée nocturne vers une terre étrangère. Pourtant ce sont les disciples qui mènent la barque, prennent Jésus comme un simple passager…

Qu’est-ce que cela m’évoque pour ma vie personnelle ? Quelle place pour Jésus dans la barque de ma vie ?

Survient la tempête, violente, les mettant en danger de mort et j’entends la supplication des disciples qui se voient perdus «  Cela ne te fait rien ? »

Dans les moments d’angoisse, quand je perds pied, m’arrive-t-il de me croire oublié du Seigneur, de ne pas percevoir sa présence comme s’il était absent, indifférent ? En confiance, j’en parle au Seigneur et ma prière s’élargit, je lui confie tous ceux proches ou lointains qui connaissent le doute dans les épreuves. « Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba et il se fit un grand calme. »Jésus est Parole du Père, une Parole qui fait ce qu’elle dit ; je me rappelle ces épisodes de la vie de Jésus où sa parole chasse les esprits impurs, redonne vie.

Regardant à nouveau l’enluminure, je vois Jésus à la proue du bateau, dirigeant la navigation, sa Parole a autorité sur les éléments. Je fais mémoire d’une Parole du Christ qui est pour moi lumière dans la nuit.

Puis dans un cœur à cœur confiant avec le Seigneur, je lui exprime mes découvertes, mes craintes, mon désir…Je peux lui demander de faire grandir ma foi, qu’il m’aide à écouter sa Parole pour qu’elle dirige davantage ma vie…

Et je conclus mon temps de prière avec le Notre Père.

avec le prophète Ezechiel

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Je lui demande de me laisser enseigner par cette figure de l’Ancien Testament.

Et je lis un passage de son livre (1ère lecture du dimanche 13 juin).

Ez 17, 22-24

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
« À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ;
au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune
et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël, je la planterai.
Elle portera des rameaux, et produira du fruit,
elle deviendra un cèdre magnifique.
En dessous d’elle, habiteront tous les passereaux
et toutes sortes d’oiseaux ; à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur :
je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec.               Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »

Tapisserie de Dom Robert

Ce texte fait parler le Seigneur. Poétique, imagé, il évoque l’action de planter, l’arbre, les rameaux, les fruits et les oiseaux dans les branches.

A travers ces images, de quel message est-il porteur pour les contemporains d’Ezéchiel ?

Voici quelques repères , cliquer sur le lien

Je relis maintenant le texte et je me laisse toucher. Je peux voir la fidélité et la puissance de l’action de Dieu ; je peux m’émerveiller devant ce que produit  son action ; je peux être attentif (ve) aussi à la manière de faire de Dieu qui se déploie dans la faiblesse.

Comment ce texte écrit il y a quelques 2500 ans, dans un contexte bien différent, peut-il encore avoir quelque chose à nous dire ?

Je prends le temps de regarder le contexte qui est le nôtre. Je contemple la réalité telle qu’elle est, avec ses  forces de vie et avec ses limites et difficultés.

Je contemple la planète sur laquelle nous vivons confrontée au réchauffement climatique ; la société avec ses injustices, ses misères, ses conflits…

Je réfléchis sur les causes des dérèglements… sur ma participation à cet état de fait.

Je  contemple aussi ce qui me réjouit, ce qui a un goût d’Evangile, ce qui est porteur de vie et d’avenir. Je contemple comment l’Esprit de Dieu est à l’œuvre aujourd’hui.

Je repère en particulier ce qui est petit, ne fait pas de bruit mais construit le Royaume de Dieu et est porteur d’espérance.

Je parle de tout cela au Seigneur. Je lui offre ce que je peux faire à mon niveau pour faire avancer le Royaume là où je suis. Je lui offre ma faiblesse aussi .

Je peux terminer par cet extrait d’un chant de Didier Rimaud :

Ne crains pas, petit troupeau : le Père a trouvé bon de te donner le Royaume des cieux !

Ne crains pas, petit troupeau : le Père t’a choisi pour que tu sois aujourd’hui

prophète de justice à la face du monde, prophète d’espérance au milieu des nations.

L’Esprit qui planait sur les eaux s’est posé sur Jésus et sur chacun de nous :

il nous baptise et nous envoie,

pour que l’humanité se reconnaisse aimée de Dieu.

L’Esprit est venu comme un feu sur l’Église du Christ et sur chacun de nous :

il nous envoie témoins de Dieu

pour que l’humanité soit incendiée de son amour.


Avec un poème

« Dites ! Si c’était vrai  » poème Jacques Brel

Je prends un temps à l’écart et me dispose à écouter…

J’écoute le poète, d’abord sans le texte, puis avec celui-ci, comme un message qui m’est adressé, et j’imagine la scène.

Je l’écoute… j’accueille sa question, son désir.

Dites, dites, si c’était vrai
S’il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l’or, la myrrhe, l’encens
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants
Le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c’était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai.

Qu’est-ce que cela provoque en moi?

Et maintenant, que lui dirais-je, à mon tour, de ma foi? De ma joie de croire? De mon désir?

Qu’est-ce qui me fait vivre en compagnonnage avec le Christ?

Je laisse monter mon action de grâce…

Avec Jésus, je prie le Père, en particulier pour toutes les personnes en recherche spirituelle.

Notre Père…

Avec Elisabeth de la Trinité

Cette prière est un dialogue d’amour, la flamme ardente d’un Je, Elisabeth, qui s’adresse à un « Tu », Dieu. Approcher cette prière, c’est risquer quelques pas dans l’intimité d’une relation. Mais Elisabeth nous invite à oser ces pas

Ecoutons une étude de Chopin qu’Elisabeth de la Trinité a certainement jouée.