avec l’évangile de la tempête apaisée Marc 4, 35-41

Je me dispose à rencontrer le Seigneur dans l’écoute de sa Parole et la contemplation de cette enluminure.

J’entre dans le silence et demande au Seigneur la grâce d’un cœur ouvert pour recevoir ce qu’il voudra me donner pendant ce temps de prière .

Dans un 1er temps, mon regard se porte sur cette enluminure.

J’observe les couleurs : la dominante bleue , claire pour la mer, plus intense pour le ciel. Un bleu qu’on retrouve sur le vêtement de Jésus et la croix de son auréole. Les teintes chaudes, orangées et rouges des habits des personnages, l’ocre du bateau et le vert présent sur les deux têtes de dragons symbolisant le vent ; vert que l’on retrouve sur une partie du vêtement de Jésus endormi et jusque dans les flots marins.

Puis je regarde la masse des eaux, les vagues houleuses qui atteignent le haut de l’embarcation et qui, curieusement, ne figurent pas à la droite du tableau comme si la mer disparaissait. La forme du bateau qui évoque les drakkars avec à sa proue une tête de dragon qui semble s ‘opposer aux deux têtes furieuses.

Enfin mon regard se porte sur les quatre personnages. Jésus représenté deux fois ; endormi à l’arrière, le corps au repos, la tête posé sur sa main et debout à la proue du bateau, la main droite étendue en direction des dragons qu’il fixe du regard. Entre ces deux représentations, deux hommes ; l’un plus âgé qui pourrait être Pierre est tourné vers Jésus assoupi, les deux mains levées en supplication ; l’autre plus jeune qui pourrait être Jean, une main tenant la rame, pose son regard sur Jésus réveillé, aux commandes de la barque.

Au terme de ce temps, je m’interroge : qu’est-ce qui me touche, me questionne, me surprend ? J’accueille ce que cette contemplation a provoqué en moi éclairer ma vie. Puis je lis l’évangile.

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : «  Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : «  Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : «  Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : «  Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : «  Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Le cœur encore habité par ma contemplation, je peux reprendre quelques versets. « Ils emmenèrent Jésus comme il était dans la barque »

Jésus a bien l’initiative de cette traversée de nuit vers « l’autre rive » deux éléments plutôt inquiétants : traversée nocturne vers une terre étrangère. Pourtant ce sont les disciples qui mènent la barque, prennent Jésus comme un simple passager…

Qu’est-ce que cela m’évoque pour ma vie personnelle ? Quelle place pour Jésus dans la barque de ma vie ?

Survient la tempête, violente, les mettant en danger de mort et j’entends la supplication des disciples qui se voient perdus «  Cela ne te fait rien ? »

Dans les moments d’angoisse, quand je perds pied, m’arrive-t-il de me croire oublié du Seigneur, de ne pas percevoir sa présence comme s’il était absent, indifférent ? En confiance, j’en parle au Seigneur et ma prière s’élargit, je lui confie tous ceux proches ou lointains qui connaissent le doute dans les épreuves. « Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba et il se fit un grand calme. »Jésus est Parole du Père, une Parole qui fait ce qu’elle dit ; je me rappelle ces épisodes de la vie de Jésus où sa parole chasse les esprits impurs, redonne vie.

Regardant à nouveau l’enluminure, je vois Jésus à la proue du bateau, dirigeant la navigation, sa Parole a autorité sur les éléments. Je fais mémoire d’une Parole du Christ qui est pour moi lumière dans la nuit.

Puis dans un cœur à cœur confiant avec le Seigneur, je lui exprime mes découvertes, mes craintes, mon désir…Je peux lui demander de faire grandir ma foi, qu’il m’aide à écouter sa Parole pour qu’elle dirige davantage ma vie…

Et je conclus mon temps de prière avec le Notre Père.

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