Psaume 32

Je choisis un espace et un temps pour me mettre à l’écart…

Je lis ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi.

Je m’arrête sur ce qui me touche…

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l’eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.

Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

Le psalmiste m’invite à la louange. Une louange débordante, qui s’adresse à Dieu, nous parle de Lui… Dieu fidèle, Dieu d’amour, Dieu de justice…

Et pour moi, qui est Dieu? Que représente-t-il?

Le Seigneur est créateur de toute chose… de l’univers visible et invisible…

Je contemple la Création…terre… mers… montagnes… ciel… tous les peuples… tout cela est dans la main de Dieu…

« Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint. »

Le Seigneur est un Dieu qui parle. Sa Parole est créatrice. Elle est aussi Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit…

Et moi? Quel effet a la Parole du Seigneur sur ma vie? Qu’est-ce qu’elle produit? Quelle place je lui donne? Quel temps je lui accorde? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’Il me fait…et je lui parle comme à un ami…

Je termine ma prière en m’adressant au Père… Notre Père…

Pentecôte: contempler l’oeuvre de El Greco

Je me mets dans une attitude de prière et je fais silence.

Je demande à entrer dans le mystère de la Pentecôte, qui est raconté dans le texte des Actes des Apôtres (Ac 2, 1-11).

Je contemple cette peinture réalisée à Tolède par Le Greco, vers 1596-1600, pour le retable de la chapelle du séminaire des Augustins, et aujourd’hui au musée du Prado à Madrid.

Quelle impression d’ensemble ?

Je regarde

Les couleurs : la tache de lumière en haut qui se répand sur l’ensemble du tableau ; les couleurs vives, diverses et chatoyantes des vêtements ; la façon dont ces couleurs sont disposées les unes par rapport aux autres…

la composition du tableau, les formes, les lignes verticales des flammes mais aussi celles formées par les personnages, les plis des vêtements et tout ce qui donne du mouvement ; la disposition des personnages en triangle renversé…

les personnages, leurs attitudes et postures ; la direction de leurs regards, la position de leurs mains… J’identifie Marie placée en majesté au centre, avec à ses côtés Marie-Madeleine et les 12 apôtres. J’identifie l’Esprit Saint traditionnellement représenté par une colombe.

Je  fais le lien avec le récit des Actes des Apôtres

Après l’Ascension,  le groupe des Apôtres, avec quelques femmes dont Marie se retrouvent à la ‘chambre haute’ pour prier (Ac 1,12-14).  Le jour de la fête de Pentecôte, fête juive célébrée 50 jours après la Pâque pour renouveler l’Alliance, ils reçoivent l’Esprit Saint.

Le récit parle d’un « violent coup de vent », de « langues de feu » qui se posent sur chacun et accompagnent cette venue de l’Esprit. Et l’Esprit leur donne de  pouvoir s’exprimer dans les différentes langues parlées dans le monde, pour que tous puissent entendre dans sa propre langue les merveilles de Dieu.

Je contemple ce que donne à voir le tableau

Des hommes et des femmes rassemblés, divers mais ne faisant qu’un seul bloc. Leurs mains ouvertes disent leur ouverture à ce don qui leur est fait.  La venue de l’Esprit les bouleverse,  les  renverse ;  les attire aussi et  les entraine dans une irrésistible élévation.  Eblouis, irradiés, illuminés, ils rayonnent à leur tour. Les voici comme happés par la force qui vient d’en haut, inondés de lumière, embrasés dans le feu de l’Amour

Je m’adresse au Seigneur

Seigneur, je te rends grâce pour cette force qui est donnée à ton Eglise naissante, pour la puissance de ta venue qui embrase le cœur de ceux qui vont désormais témoigner de ton amour.

Et je demande pour l’Eglise d’aujourd’hui de se laisser entrainer par le souffle de ton Esprit. Que le feu de ton Amour brûle le cœur de tous tes fidèles pour qu’advienne la création nouvelle

Prier avec le Land’Art

Après m’être mis en présence du Seigneur et lui avoir demandé son Esprit Saint, je regarde ces œuvres de Land Art.

Je regarde les différents éléments ramassés dans la nature ; je vois leur diversité (pierres, feuilles, fleurs, fruits…), la variété de leurs aspects, de leurs couleurs ; je fais mémoire de ce chaque élément évoque pour moi comme sensation du toucher, de l’odorat.

Qu’est-ce que cette attention provoque en moi ?

Quelle prière je peux exprimer envers le Créateur ?

Je regarde les différentes compositions. Je vois la manière dont leur auteur a organisé les divers éléments. Je regarde chaque composition comme une création nouvelle.  Qu’est-ce qui m’attire ? Quel sentiment cela fait naître en moi ?

Je peux m’émerveiller de la capacité de l’être humain d’être, à son tour, créateur. De sa capacité à faire du neuf, du beau avec ce qui lui a été donné.

J’en parle au Seigneur.

Je laisse maintenant cette contemplation éclairer ce que je vis. Ai-je conscience de tout ce que je reçois ? Est-ce que j’éprouve un sentiment de gratitude devant tout ce qui m’est donné ? Dans quelle circonstance ai-je été ou suis-je créateur  à mon tour ?

Qu’est-ce que je peux offrir au Seigneur ?

Je peux enfin élargir ma prière au monde qui m’entoure.

Action de grâce pour les dons – action de grâces pour le travail des hommes au service de la beauté et de l’harmonie ? Pardon pour tout ce qui défigure la Création ? Demande d’aide pour faire ma part, pour créer à mon tour et participer ainsi au Royaume de Dieu.

Je termine ce temps en récitant un Notre Père ou avec cet extrait de la prière chrétienne avec la création tirée de Laudato’si :

« Ô Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi. Eveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé. Donne-nous la grâce de nous sentir intimement unis à ce qui existe. Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi. »

Une alternative :

Prier avec sa propre composition Land Art

Se promener dans la nature, dans son jardin… en étant attentif à l’environnement et en ouvrant tous ses sens.

Récolter toutes sortes de matériaux.

Se donner du temps pour créer un tableau en disposant ces éléments harmonieusement.

Devant cette composition, prendre un temps de prière comme ci-dessus.

Le « commandement » de l’amour

Je choisis de me mettre à l’écart pour recevoir dans le silence la Parole du Seigneur et je lui demande la grâce de l’accueillir.

Je lis l’Evangile qui m’est proposé une première fois puis une deuxième en me laissant interpeller par cette parole de Jésus qui va me toucher aujourd’hui peut-être davantage parce que je l’entends autrement.

Dans cette rencontre avec lui, Jésus m’adresse un message.

Je suis attentif(ve) aux mots répétés, au lien qui unit certains d’entre eux et à ce que cela m’invite à reconsidérer de manière plus juste dans tout ce qui fait ma vie.

Je contemple l’Amour du Père pour son Fils, l’Amour du Christ pour l’homme et  le chemin que Jésus me propose.

– Je regarde en vérité comment concrètement,  je concilie amour de Dieu et amour des autres,  et  je peux m’attarder sur le sens à donner au mot « amour ».

Aujourd’hui, j’entends à nouveau cet appel à apprendre à aimer. Quelque chose a-t-il bougé en moi et est-ce que je me sens prêt(e) à me mettre en marche  et à me laisser conduire par plus grand que ma volonté ?

En me tournant vers le Père et en donnant tout leur poids à ces mots « Notre Père » prononcés chaque jour, je lui demande la grâce de m’aider à me laisser transformer au jour le jour pour entrer dans ce projet d’amour sur notre monde.

« Dès lors, que chacun fasse ce qu’il peut : qu’il confesse lui-même ce qu’il est, afin d’être guéri par Celui qui Est. »

(commentaire 1Jn1,1-10 Saint Augustin)

Je suis la vigne

J.P. Bretegnier, le cep et les sarments Jean XV vitrail Vitrail pour la maison de retraite protestante de la Muette à Paris.Collection privée

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. »

Aujourd’hui, devenons un sarment véritable de la vigne Jésus, un sarment qui porte du fruit. Pour cela, acceptons Jésus dans notre vie comme il lui plaît d’y venir :

comme Vérité, pour être dite,
comme Vie, pour être vécue,
comme Lumière, pour être allumée,
comme Amour, pour être aimé,
comme Chemin, pour être suivi,
comme Joie, pour être donnée,
comme Paix, pour être répandue,
comme Sacrifice, pour être offert,

                                       parmi nos parents, nos proches et nos voisins.

Appelé.es …

« Tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père »

Lumen Gentium

Prier avec Madeleine Delbrel

La vocation selon Madeleine Delbrêl, c’est un désir de fidélité totale à l’Évangile. Et elle avait une vive conscience que cette fidélité est demandée par Dieu à tout baptisé.

Prions avec « L’extase de vos volontés »

A un ou deux pas de mon lieu de prière, je me tourne vers le Père avec tout ce que je suis, mes soucis, mon travail, mais aussi mes joies, mes désirs… Je lui demande son Esprit de lumière pour répondre à son appel d’aller annoncer l’Evangile dans ma vie ordinaire. Au nom du Père, du Fils et du saint-Esprit. Amen.

Quand je suis disponible intérieurement, je lis et relis cet écrit de Madeleine Delbrel, paragraphe par paragraphe, en laissant les mots résonner et faire écho en moi. Ce texte comporte des phrases qui me touchent: j’en choisis une première et je reste simplement à la goûter. Je laisse Dieu me parler à travers ces mots. Une fois rassasié par cette phrase, j’en prends une autre .

Je prends le temps de noter une parole, un désir, une demande.

Pour terminer, je parle à Dieu comme un ami parle à un ami. Je peux lui demander la grâce pour vivre ce qu’il m’appelle à vivre aujourd’hui.

Et je peux conclure en priant avec la prière pour toutes les vocations:

Seigneur, nous te rendons grâce pour ton appel à la vie, à l’amitié avec toi, à la sainteté. Fais de nous des hommes et des femmes qui s’approprient la fragilité des autres, qui ne permettent pas qu’émerge une société d’exclusion mais qui se font proches. […] Donne à chacun de nous de vivre avec plénitude ton appel à la sainteté et de transmettre la joie de l’Evangile au coeur du monde . Amen .

Avec Jésus et Nicodème

Je me dispose pour la prière. Je peux allumer une bougie, pour accueillir l’évangile du jour qui nous parle de lumière.

La liturgie du jour nous propose de réentendre le début de l’entretien de Jésus et de Nicodème. (Jean, 3, 1-8). Cet épisode du début de l’évangile de Jean va au-delà de l’extrait retenu pour aujourd’hui (Jean, 3, 1-21). Il s’ouvre sur l’évocation des ténèbres : « il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. » Le discours de Jésus qui clôture l’entretien invite à entrer dans la lumière. : « celui qui fait la vérité vient à la lumière. », en écho au prologue de ce même évangile : « Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme. » (Jn, 1, 9).

C’est cette lumière qu’évoque le tableau de Crijn Hendricksz Volmarijn, peintre hollandais de la première moitié du XVIIème siècle.

Dans ma prière

Je m’arrête sur les ténèbres qui peuvent m’habiter

J’interroge mon rapport aux Écritures: Ai-je l’habitude de les scruter ? – – Comment me permettent-elles de tourner mon regard vers le Christ.

Comment la Parole peut-elle, sur ma route, m’inviter à une re-naissance, sûr(e) que ta Bonne Nouvelle m’apporte chaque jour du bon et du nouveau ?

Je poursuis en disant cette prière des scouts et guides de France.

Seigneur, Ta parole est lumière sur notre chemin

Seigneur,

Tu nous as donné une terre afin que nous ayons une maison pour vivre. Mais nous oublions trop souvent que nous devons veiller sur elle et que son équilibre est fragile. Donne-nous Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Seigneur,

Tu nous as placé hommes et femmes sur cette Terre afin que nous vivions ensemble les uns avec les autres. Mais nous faisons de nos différences des frontières plutôt que des richesses, des peurs plutôt que des signes d’espérance. Donne-nous Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Seigneur,

Tu nous as donné le ciel et ses étoiles afin que lorsque nous nous perdons seuls dans la nuit, elles éclairent notre route pour revenir vers Toi. Donne-nous Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Seigneur, 

Tu es lumière du monde, permets-nous de l’accueillir et de la transmettre, Fais de nous, à notre tour, des porteurs de lumière sur cette Terre. Merci pour Ta lumière, Seigneur, et que du haut du ciel, elle éclaire la Terre.

Amen.

Avec le Christ, Lumière des Nations, je termine en disant la prière que toute l’Église dit chaque jour : « Notre Père… »