avec un texte de Rabindranath Tagore

Je choisis un lieu et un moment propices à la prière pour accueillir ce texte.

La Gitanjali 82 ou « offrande lyrique » est tirée d’un recueil formé d’une centaine de petites pièces.

Louange, prière et dévotion fervente animent les offrandes lyriques que le poète indien dépose aux pieds de son dieu. Elles conduisent l’âme vers leur plus haut degré, à la rencontre du Père Vivant de la Création tout entière.

Tagore par Rothenstein
Seigneur, le temps est infini entre tes mains.
Personne n'est là pour compter tes minutes.
Les jours et les nuits passent, et les âges fleurissent, puis meurent, comme les fleurs.
Tu sais comment attendre.
Tes siècles s'enchaînent pour parfaire une humble fleur sauvage.
Nous n'avons pas de temps à perdre, aussi devons-nous combattre pour nos chances. Nous sommes trop pauvres pour nous attarder.
Et ainsi le temps passe, tandis que je le laisse à la plainte de ceux qui le réclament, et jusqu'à la fin ton autel demeure privé d'offrandes.
Dans le jour qui s'achève, je me hâte, dans la crainte que ton portail ne soit clos ; mais je découvre qu'il est temps encore.
(Gitanjali, 82.)

Après avoir intériorisé ces paroles, je laisse venir à moi les images, les pensées et sentiments que ce texte m’inspire. Je me penche sur ma propre histoire, les différents événements qui ont fait et font ma vie.

Je m’attarde sur le mot « temps », sur ce que le même mot peut évoquer, Temps pour Dieu, temps pour l’homme…

Ce texte me touche-t-il aujourd’hui  et en quoi? Comment  m’invite-t-il à me situer plus précisément dans mon chemin de foi ?

Que peut faire naître le temps dans le cœur de l’homme ?

Cette pièce « Mad rush » (course folle) est composée de 7 segments répétitifs similaires dans la forme mais différents dans l’intensité, à l’image de nos journées. Elle a été écrite par le compositeur américain Philip Glass.

Je termine ma prière en parlant au Seigneur simplement et je peux aussi lui redire ces paroles du psalmiste :

Qu'est-ce que l'homme,
pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d'un homme,
pour que tu comptes avec lui ?
L 'homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe...
( psaume 143 v 3-4 )

Loué sois-tu, Seigneur !

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