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contempler une oeuvre et prier
Prier avec un tableau de Maurice Denis
L’exposition « Sur les chemins du paradis » – (Les Franciscaines – Deauville ) donne à voir, du 19 mai au 22 août 2021, des représentations artistiques du paradis à travers le temps et à travers ce qu’en ont dit les 3 monothéismes – judaïsme, christianisme et islam. Parmi ces œuvres, cette peinture de Maurice Denis.

Peinture à l’huile-bois (50x75cm) – 1912 – Musée d’Orsay
Je me mets dans une attitude de prière et je fais silence ; puis je demande la lumière de l’Esprit Saint pour faire de cette contemplation une occasion de relation au Seigneur.
Je contemple l’œuvre pour elle- même. Quelle impression d’ensemble ?

Le titre indique ce que Maurice Denis a représenté : le paradis.
La Bible en parle comme d’un jardin. Le paradis, une manière d’évoquer le projet de bonheur de Dieu pour l’humanité, une humanité réconciliée au cœur de la création. Une manière d’exprimer aussi l’espérance, ancrée dans le cœur de l’humanité, d’un monde d’abondance, de plénitude, d’harmonie, de joie.
Et moi ? Quelle est mon espérance ? Qu’est-que je désire au fond de moi ? Comment ma foi dans le Christ sauveur nourrit cette espérance ?
J’en parle au Seigneur.
Cette représentation trouve son inspiration dans les paysages de Bretagne.
Pour représenter cette réalité eschatologique qu’est le paradis, Maurice Denis a puisé dans son expérience. Familier de la Bretagne, il a goûté des moments de bonheur devant ces paysages et s’en est inspiré. Chacun fait en effet l’expérience, dans sa vie, de moments de joie profonde, qui sont comme un avant-goût de paradis.
Je fais mémoire de ces moments de vrai bonheur. Qu’est-ce qui a provoqué en moi cette joie ? Ce peut être la beauté d’un paysage, d’une œuvre d’art ; le sentiment d’être à ma juste place ; une rencontre en profondeur, un moment de communion…
J’en parle au Seigneur.
Je peux rendre grâces au Seigneur pour ce vécu qui porte la trace de Sa présence…
Je peux aussi prier pour le monde, tel qu’il est avec sa part de beau mais aussi avec tout ce qui le défigure, et demander au Seigneur que son règne vienne…
Je peux encore Lui offrir mon désir de contribuer concrètement à la venue de ce règne de justice et de paix…
Et je termine ce temps de prière en chantant le Notre Père.
avec un texte de Rabindranath Tagore
Je choisis un lieu et un moment propices à la prière pour accueillir ce texte.
La Gitanjali 82 ou « offrande lyrique » est tirée d’un recueil formé d’une centaine de petites pièces.
Louange, prière et dévotion fervente animent les offrandes lyriques que le poète indien dépose aux pieds de son dieu. Elles conduisent l’âme vers leur plus haut degré, à la rencontre du Père Vivant de la Création tout entière.

Seigneur, le temps est infini entre tes mains. Personne n'est là pour compter tes minutes. Les jours et les nuits passent, et les âges fleurissent, puis meurent, comme les fleurs. Tu sais comment attendre. Tes siècles s'enchaînent pour parfaire une humble fleur sauvage. Nous n'avons pas de temps à perdre, aussi devons-nous combattre pour nos chances. Nous sommes trop pauvres pour nous attarder. Et ainsi le temps passe, tandis que je le laisse à la plainte de ceux qui le réclament, et jusqu'à la fin ton autel demeure privé d'offrandes. Dans le jour qui s'achève, je me hâte, dans la crainte que ton portail ne soit clos ; mais je découvre qu'il est temps encore. (Gitanjali, 82.)
Après avoir intériorisé ces paroles, je laisse venir à moi les images, les pensées et sentiments que ce texte m’inspire. Je me penche sur ma propre histoire, les différents événements qui ont fait et font ma vie.
Je m’attarde sur le mot « temps », sur ce que le même mot peut évoquer, Temps pour Dieu, temps pour l’homme…
Ce texte me touche-t-il aujourd’hui et en quoi? Comment m’invite-t-il à me situer plus précisément dans mon chemin de foi ?
Que peut faire naître le temps dans le cœur de l’homme ?
Je termine ma prière en parlant au Seigneur simplement et je peux aussi lui redire ces paroles du psalmiste :
Qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses, Seigneur, le fils d'un homme, pour que tu comptes avec lui ? L 'homme est semblable à un souffle, ses jours sont une ombre qui passe... ( psaume 143 v 3-4 ) Loué sois-tu, Seigneur !
avec l’évangile de la tempête apaisée Marc 4, 35-41
Je me dispose à rencontrer le Seigneur dans l’écoute de sa Parole et la contemplation de cette enluminure.
J’entre dans le silence et demande au Seigneur la grâce d’un cœur ouvert pour recevoir ce qu’il voudra me donner pendant ce temps de prière .

Dans un 1er temps, mon regard se porte sur cette enluminure.
J’observe les couleurs : la dominante bleue , claire pour la mer, plus intense pour le ciel. Un bleu qu’on retrouve sur le vêtement de Jésus et la croix de son auréole. Les teintes chaudes, orangées et rouges des habits des personnages, l’ocre du bateau et le vert présent sur les deux têtes de dragons symbolisant le vent ; vert que l’on retrouve sur une partie du vêtement de Jésus endormi et jusque dans les flots marins.
Puis je regarde la masse des eaux, les vagues houleuses qui atteignent le haut de l’embarcation et qui, curieusement, ne figurent pas à la droite du tableau comme si la mer disparaissait. La forme du bateau qui évoque les drakkars avec à sa proue une tête de dragon qui semble s ‘opposer aux deux têtes furieuses.
Enfin mon regard se porte sur les quatre personnages. Jésus représenté deux fois ; endormi à l’arrière, le corps au repos, la tête posé sur sa main et debout à la proue du bateau, la main droite étendue en direction des dragons qu’il fixe du regard. Entre ces deux représentations, deux hommes ; l’un plus âgé qui pourrait être Pierre est tourné vers Jésus assoupi, les deux mains levées en supplication ; l’autre plus jeune qui pourrait être Jean, une main tenant la rame, pose son regard sur Jésus réveillé, aux commandes de la barque.
Au terme de ce temps, je m’interroge : qu’est-ce qui me touche, me questionne, me surprend ? J’accueille ce que cette contemplation a provoqué en moi éclairer ma vie. Puis je lis l’évangile.
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Le cœur encore habité par ma contemplation, je peux reprendre quelques versets. « Ils emmenèrent Jésus comme il était dans la barque »
Jésus a bien l’initiative de cette traversée de nuit vers « l’autre rive » deux éléments plutôt inquiétants : traversée nocturne vers une terre étrangère. Pourtant ce sont les disciples qui mènent la barque, prennent Jésus comme un simple passager…
Qu’est-ce que cela m’évoque pour ma vie personnelle ? Quelle place pour Jésus dans la barque de ma vie ?
Survient la tempête, violente, les mettant en danger de mort et j’entends la supplication des disciples qui se voient perdus « Cela ne te fait rien ? »
Dans les moments d’angoisse, quand je perds pied, m’arrive-t-il de me croire oublié du Seigneur, de ne pas percevoir sa présence comme s’il était absent, indifférent ? En confiance, j’en parle au Seigneur et ma prière s’élargit, je lui confie tous ceux proches ou lointains qui connaissent le doute dans les épreuves. « Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba et il se fit un grand calme. »Jésus est Parole du Père, une Parole qui fait ce qu’elle dit ; je me rappelle ces épisodes de la vie de Jésus où sa parole chasse les esprits impurs, redonne vie.
Regardant à nouveau l’enluminure, je vois Jésus à la proue du bateau, dirigeant la navigation, sa Parole a autorité sur les éléments. Je fais mémoire d’une Parole du Christ qui est pour moi lumière dans la nuit.
Puis dans un cœur à cœur confiant avec le Seigneur, je lui exprime mes découvertes, mes craintes, mon désir…Je peux lui demander de faire grandir ma foi, qu’il m’aide à écouter sa Parole pour qu’elle dirige davantage ma vie…
Et je conclus mon temps de prière avec le Notre Père.
avec le prophète Ezechiel

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.
Je lui demande de me laisser enseigner par cette figure de l’Ancien Testament.
Et je lis un passage de son livre (1ère lecture du dimanche 13 juin).
Ez 17, 22-24
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
« À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ;
au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune
et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël, je la planterai.
Elle portera des rameaux, et produira du fruit,
elle deviendra un cèdre magnifique.
En dessous d’elle, habiteront tous les passereaux
et toutes sortes d’oiseaux ; à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur :
je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »

Tapisserie de Dom Robert
Ce texte fait parler le Seigneur. Poétique, imagé, il évoque l’action de planter, l’arbre, les rameaux, les fruits et les oiseaux dans les branches.
A travers ces images, de quel message est-il porteur pour les contemporains d’Ezéchiel ?
Voici quelques repères , cliquer sur le lien
Je relis maintenant le texte et je me laisse toucher. Je peux voir la fidélité et la puissance de l’action de Dieu ; je peux m’émerveiller devant ce que produit son action ; je peux être attentif (ve) aussi à la manière de faire de Dieu qui se déploie dans la faiblesse.
Comment ce texte écrit il y a quelques 2500 ans, dans un contexte bien différent, peut-il encore avoir quelque chose à nous dire ?
Je prends le temps de regarder le contexte qui est le nôtre. Je contemple la réalité telle qu’elle est, avec ses forces de vie et avec ses limites et difficultés.
Je contemple la planète sur laquelle nous vivons confrontée au réchauffement climatique ; la société avec ses injustices, ses misères, ses conflits…
Je réfléchis sur les causes des dérèglements… sur ma participation à cet état de fait.
Je contemple aussi ce qui me réjouit, ce qui a un goût d’Evangile, ce qui est porteur de vie et d’avenir. Je contemple comment l’Esprit de Dieu est à l’œuvre aujourd’hui.
Je repère en particulier ce qui est petit, ne fait pas de bruit mais construit le Royaume de Dieu et est porteur d’espérance.
Je parle de tout cela au Seigneur. Je lui offre ce que je peux faire à mon niveau pour faire avancer le Royaume là où je suis. Je lui offre ma faiblesse aussi .
Je peux terminer par cet extrait d’un chant de Didier Rimaud :
Ne crains pas, petit troupeau : le Père a trouvé bon de te donner le Royaume des cieux !
Ne crains pas, petit troupeau : le Père t’a choisi pour que tu sois aujourd’hui
prophète de justice à la face du monde, prophète d’espérance au milieu des nations.
L’Esprit qui planait sur les eaux s’est posé sur Jésus et sur chacun de nous :
il nous baptise et nous envoie,
pour que l’humanité se reconnaisse aimée de Dieu.
L’Esprit est venu comme un feu sur l’Église du Christ et sur chacun de nous :
il nous envoie témoins de Dieu
pour que l’humanité soit incendiée de son amour.
Avec un poème
« Dites ! Si c’était vrai » poème Jacques Brel
Je prends un temps à l’écart et me dispose à écouter…
J’écoute le poète, d’abord sans le texte, puis avec celui-ci, comme un message qui m’est adressé, et j’imagine la scène.
Je l’écoute… j’accueille sa question, son désir.
Dites, dites, si c’était vrai
S’il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l’or, la myrrhe, l’encens
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants
Le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c’était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai.
Qu’est-ce que cela provoque en moi?
Et maintenant, que lui dirais-je, à mon tour, de ma foi? De ma joie de croire? De mon désir?
Qu’est-ce qui me fait vivre en compagnonnage avec le Christ?
Je laisse monter mon action de grâce…
Avec Jésus, je prie le Père, en particulier pour toutes les personnes en recherche spirituelle.
Notre Père…
Avec Elisabeth de la Trinité


Cette prière est un dialogue d’amour, la flamme ardente d’un Je, Elisabeth, qui s’adresse à un « Tu », Dieu. Approcher cette prière, c’est risquer quelques pas dans l’intimité d’une relation. Mais Elisabeth nous invite à oser ces pas
Ecoutons une étude de Chopin qu’Elisabeth de la Trinité a certainement jouée.
Psaume 32

Je choisis un espace et un temps pour me mettre à l’écart…
Je lis ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi.
Je m’arrête sur ce qui me touche…
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.
Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l’eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.
Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.
Le psalmiste m’invite à la louange. Une louange débordante, qui s’adresse à Dieu, nous parle de Lui… Dieu fidèle, Dieu d’amour, Dieu de justice…
Et pour moi, qui est Dieu? Que représente-t-il?
Le Seigneur est créateur de toute chose… de l’univers visible et invisible…
Je contemple la Création…terre… mers… montagnes… ciel… tous les peuples… tout cela est dans la main de Dieu…
« Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint. »
Le Seigneur est un Dieu qui parle. Sa Parole est créatrice. Elle est aussi Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit…
Et moi? Quel effet a la Parole du Seigneur sur ma vie? Qu’est-ce qu’elle produit? Quelle place je lui donne? Quel temps je lui accorde? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’Il me fait…et je lui parle comme à un ami…
Je termine ma prière en m’adressant au Père… Notre Père…
Pentecôte: contempler l’oeuvre de El Greco
Je me mets dans une attitude de prière et je fais silence.
Je demande à entrer dans le mystère de la Pentecôte, qui est raconté dans le texte des Actes des Apôtres (Ac 2, 1-11).
Je contemple cette peinture réalisée à Tolède par Le Greco, vers 1596-1600, pour le retable de la chapelle du séminaire des Augustins, et aujourd’hui au musée du Prado à Madrid.

Quelle impression d’ensemble ?
Je regarde
Les couleurs : la tache de lumière en haut qui se répand sur l’ensemble du tableau ; les couleurs vives, diverses et chatoyantes des vêtements ; la façon dont ces couleurs sont disposées les unes par rapport aux autres…
la composition du tableau, les formes, les lignes verticales des flammes mais aussi celles formées par les personnages, les plis des vêtements et tout ce qui donne du mouvement ; la disposition des personnages en triangle renversé…
les personnages, leurs attitudes et postures ; la direction de leurs regards, la position de leurs mains… J’identifie Marie placée en majesté au centre, avec à ses côtés Marie-Madeleine et les 12 apôtres. J’identifie l’Esprit Saint traditionnellement représenté par une colombe.
Je fais le lien avec le récit des Actes des Apôtres
Après l’Ascension, le groupe des Apôtres, avec quelques femmes dont Marie se retrouvent à la ‘chambre haute’ pour prier (Ac 1,12-14). Le jour de la fête de Pentecôte, fête juive célébrée 50 jours après la Pâque pour renouveler l’Alliance, ils reçoivent l’Esprit Saint.
Le récit parle d’un « violent coup de vent », de « langues de feu » qui se posent sur chacun et accompagnent cette venue de l’Esprit. Et l’Esprit leur donne de pouvoir s’exprimer dans les différentes langues parlées dans le monde, pour que tous puissent entendre dans sa propre langue les merveilles de Dieu.
Je contemple ce que donne à voir le tableau
Des hommes et des femmes rassemblés, divers mais ne faisant qu’un seul bloc. Leurs mains ouvertes disent leur ouverture à ce don qui leur est fait. La venue de l’Esprit les bouleverse, les renverse ; les attire aussi et les entraine dans une irrésistible élévation. Eblouis, irradiés, illuminés, ils rayonnent à leur tour. Les voici comme happés par la force qui vient d’en haut, inondés de lumière, embrasés dans le feu de l’Amour
Je m’adresse au Seigneur
Seigneur, je te rends grâce pour cette force qui est donnée à ton Eglise naissante, pour la puissance de ta venue qui embrase le cœur de ceux qui vont désormais témoigner de ton amour.
Et je demande pour l’Eglise d’aujourd’hui de se laisser entrainer par le souffle de ton Esprit. Que le feu de ton Amour brûle le cœur de tous tes fidèles pour qu’advienne la création nouvelle
Prier avec le Land’Art
Après m’être mis en présence du Seigneur et lui avoir demandé son Esprit Saint, je regarde ces œuvres de Land Art.
Je regarde les différents éléments ramassés dans la nature ; je vois leur diversité (pierres, feuilles, fleurs, fruits…), la variété de leurs aspects, de leurs couleurs ; je fais mémoire de ce chaque élément évoque pour moi comme sensation du toucher, de l’odorat.
Qu’est-ce que cette attention provoque en moi ?
Quelle prière je peux exprimer envers le Créateur ?
Je regarde les différentes compositions. Je vois la manière dont leur auteur a organisé les divers éléments. Je regarde chaque composition comme une création nouvelle. Qu’est-ce qui m’attire ? Quel sentiment cela fait naître en moi ?
Je peux m’émerveiller de la capacité de l’être humain d’être, à son tour, créateur. De sa capacité à faire du neuf, du beau avec ce qui lui a été donné.
J’en parle au Seigneur.
Je laisse maintenant cette contemplation éclairer ce que je vis. Ai-je conscience de tout ce que je reçois ? Est-ce que j’éprouve un sentiment de gratitude devant tout ce qui m’est donné ? Dans quelle circonstance ai-je été ou suis-je créateur à mon tour ?
Qu’est-ce que je peux offrir au Seigneur ?
Je peux enfin élargir ma prière au monde qui m’entoure.
Action de grâce pour les dons – action de grâces pour le travail des hommes au service de la beauté et de l’harmonie ? Pardon pour tout ce qui défigure la Création ? Demande d’aide pour faire ma part, pour créer à mon tour et participer ainsi au Royaume de Dieu.
Je termine ce temps en récitant un Notre Père ou avec cet extrait de la prière chrétienne avec la création tirée de Laudato’si :
« Ô Dieu, Un et Trine, communauté sublime d’amour infini, apprends-nous à te contempler dans la beauté de l’univers, où tout nous parle de toi. Eveille notre louange et notre gratitude pour chaque être que tu as créé. Donne-nous la grâce de nous sentir intimement unis à ce qui existe. Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre, parce qu’aucun n’est oublié de toi. »
Une alternative :
Prier avec sa propre composition Land Art
Se promener dans la nature, dans son jardin… en étant attentif à l’environnement et en ouvrant tous ses sens.
Récolter toutes sortes de matériaux.
Se donner du temps pour créer un tableau en disposant ces éléments harmonieusement.
Devant cette composition, prendre un temps de prière comme ci-dessus.










