cantique Anne 1er livre de Samuel

« Je me prépare à passer ce temps en communion avec le Seigneur. Je calme ma respiration et apaise l’agitation de mes pensées.
Je laisse la place à Dieu. Je me nourris de sa présence quelques instants. »

Aujourd’hui la liturgie nous/me  propose ces versets du cantique d’Anne, mère de Samuel , en annonce du Magnificat.

Je les lis lentement.

R/ Mon cœur exulte à cause du Seigneur :
c'est lui qui me sauve. (cf. 1 S 2, 1a)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes
et reçoive un trône de gloire.

Comment résonne en moi la tonalité de ce psaume aujourd’hui ?  Quels versets rejoignent et éclairent mon quotidien ? .Je les redis lentement, je les murmure intérieurement. Je me remémore des moments où le Seigneur m’a relevé/e. et je peux le louer.

« La joie n’est pas toujours possible. Mais y a-t-il dans certaines de ces situations une étincelle de joie sur laquelle je pourrais souffler ? Je demande au Seigneur de m’aider à la reconnaître. Je l’invite à me remplir de Sa confiance. »

Je te confie, Seigneur, ce qui m’habite et prie le Père.

Prier avec un chapiteau de N.D. du Port de Clermont-Ferrand – L’ange Gabriel annonce la naissance de Jean le Baptiste

Evangile de Luc 1, 5-25

La liturgie de ce lundi nous donne d’entendre l’annonciation à Zacharie. Nous pouvons méditer le texte à partir d’un chapiteau de Notre dame du Port de Clermont Ferrand.

Je m’installe paisiblement et fais silence en moi, pour me rendre disponible à un temps d’intériorisation. Je demande au Seigneur la grâce de savoir me laisser surprendre par la Parole de Dieu.

Je lis le texte lentement, en saisissant sa progression 

  • Zacharie et Elisabeth, situés dans leur culture et leur ancrage religieux, « justes devant Dieu ». « Ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur
    de façon irréprochable. »
  • Le service de Zacharie au Temple et l’irruption de l’ange Gabriel.
  • L’annonce par l’Ange à Zacharie de la naissance de son fils et de sa vocation « pour préparer au seigneur un peuple bien disposé. »
  • La question de Zacharie, doutant de la véracité de l’annonce.
  • La réponse de Gabriel et la sanction par le mutisme de l’incrédulité de Zacharie.
  • La naissance de Jean Baptiste et la reconnaissance d’Elisabeth : « voilà ce que le Seigneur a fait pour moi. »

Puis je contemple le chapiteau roman : le centre du chapiteau est occupé par une représentation du Temple surmonté d’une coupole orientale. L’autel est encensé par Zacharie. De part et d’autre, les deux personnages, regardant à l’opposé. Les ailes de Gabriel dépassent la coupole, suggérant que la réalité divine est au-delà du Temple. L’archange tend son index vers Zacharie.

Je relis le texte de Luc, et, m’adresse maintenant au Seigneur, comme à un ami.

Zacharie verra l’accomplissement de l’annonce de Gabriel et rendra Grâce à Dieu.

            Je termine en disant le cantique de Zacharie.

« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.
 Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,
 comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :
 salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,
 amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,3 serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,
 afin que, délivrés de la main des ennemis,
 nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
 Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
 pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,
 grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut,
 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »

Prolongation de l’exposition de François-Xavier de Boissoudy

L’exposition sera encore visible jusqu’au 24 décembre, au 26 rue Porte Jaune à Bourges, tous les jours de 15h à 18h.

Venez vous disposer à vivre cette dernière semaine avant Noël, vous laisser habiter par la douceur, la paix et la tendresse que dégagent ces tableaux. Attente, nativité, joie, paternité …

un contact si nécessaire: 0645779832

Psaume 29

Je t'exalte, Seigneur : tu m'as relevé.
 Quand j'ai crié vers toi, tu m'as guéri ; *
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme 
 et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, 
 rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant, sa bonté, toute la vie ; * 
  avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

Et j'ai crié vers toi, Seigneur, 
 j'ai supplié mon Dieu :
Tu as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Je prévois un temps à l’écart…Je me mets sous le regard de Dieu et me rend disponible pour me mettre à son écoute…Je peux faire mémoire de la foule des croyants qui ont prié avec ce psaume…Jésus aussi…

Je lui demande la grâce que je désire pour moi, aujourd’hui…

Je lis lentement le psaume, en étant attentif.ve aux images suggérées, au rythme des phrases, des strophes…je m’en laisse imprégner jusqu’à faire miens les mots du psalmiste…

Ce psaume évoque celui qui est dans l’épreuve et qui supplie, sa délivrance, œuvre de la miséricorde de Dieu et son action de grâce. Il s’adresse à Dieu (strophes 1 et 3) ou parle de Lui (strophe 2).

Je reste sur le mot ou le groupe de mots qui me parlent…Que produisent-ils en moi? A quoi m’invitent-ils?

  • Quel écho dans ma mémoire? Dans ma vie? Celle d’un proche?
  • Ai-je le souvenir d’une détresse qui se transforme en joie? Je peux relire tout ce que Dieu a fait pour moi, en particulier dans les moments difficiles…
  • Quelle est ma relation à Dieu? Quand « tout va bien », quelle place tient-Il? Quel dialogue ai-je avec Lui?
  • En ce temps de l’Avent, qu’est ce qui fait ma joie? De quoi puis-je rendre grâce?

J’en parle à Jésus, comme un ami avec son ami.

Je peux demander la grâce de rester en dialogue avec le Seigneur quelles que soient les circonstances…

Je m’adresse, dans la confiance, à Notre Père

La couronne de l’Avent

L’Avent, du latin « adventus » avènement, ouvre une nouvelle année liturgique et invite à se préparer à célébrer l’évènement de la naissance de Jésus. La couronne de l’Avent vient illuminer ce temps d’attente: avec  ses 4 bougies, elle balise le chemin qui conduit à Noël. 4 bougies, comme 4 semaines pour se préparer intérieurement à célébrer la venue du messie,  à accueillir la naissance du Christ dans nos vies.

En allumant la bougie du 3ème dimanche de l’Avent, dimanche de la joie, je peux prendre un temps de dialogue avec le Seigneur.

Je fais silence et fais le signe de croix

Je demande au Seigneur de  me réjouir de sa venue.

La couronne de l’Avent jalonne le temps de l’attente.

Celui que nous attendons, c’est  Jésus-Christ : « l’Alpha et l’Omega, Celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. » (Ap 1,8) ainsi décrit par st Jean dans son Apocalypse.

Je médite cela et mets des mots sur mon attente :

attente de  la fête de Noël pour se réjouir de la venue de Jésus, fils de David, Dieu fait homme, venu partager notre condition humaine, il y a plus de 2000 ans en Palestine ?

attente de sa venue dans la gloire et  du Royaume qu’il est venu inaugurer, royaume de justice et de paix ?

attente de la naissance en moi de l’enfant de Dieu bien aimé, à son image ?

Qu’est-ce que je voudrais qu’il advienne ?   Comment  personnellement je vis cette attente ?  Mon attente est-elle joyeuse et active ? Comment je  prépare la venue du Seigneur ?

Les bougies allumées de la couronne de l’Avent invitent à se tenir éveillé.

Une  double vigilance : ouvrir les yeux et discerner la présence de Jésus-Christ déjà là dans nos vies  – se tenir prêt et contribuer à l’avènement de son Règne.

A la question de Jean-Baptiste qui, dans l’Evangile de 3ème dimanche de l’Avent, demande « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? », Jésus répond : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »

A mon tour, je regarde dans notre monde d’aujourd’hui,  autour de moi,  ce qui donne vie, consolation, ce qui permet  guérison, libération … tout ce qui est signes de la présence du Christ.  Je m’en réjouis et en rends grâce.

Je me rends attentif aussi à ces plus petits qui sont dans le besoin. Comment je peux à mon tour en prendre soin ; être pour eux Bonne nouvelle ?

Je m’adresse au Seigneur et lui dit ce qui monte de mon cœur à la fin de cette méditation.

Je peux, pour terminer ce temps, cette prière de Ai Nguyen Chi : Dieu qui est, qui vient, qui s’incarne.

Seigneur, tu es un Dieu qui est.
Enseigne-nous à voir les œuvres de ta création comme des lieux de révélation.
Là où il y a guérison, aide-nous à te voir comme guérisseur. Là où il y a réconciliation, 
aide-nous à te voir réconciliateur. Là où il y a la vie, aide-nous à te voir comme son auteur.
Seigneur, tu es un Dieu qui vient.
Enseigne-nous à reconnaitre ta présence dans le monde.
Là où il y a la paix, fortifie celle qui vient de toi. Là où il y a la joie, transforme notre joie en la tienne.
Seigneur, tu es un Dieu qui s’incarne.
Aide-nous à te recevoir dans notre propre corps. Prends nos mains pour soigner les blessures de la vie, nos yeux pour montrer ta tendresse et notre cœur pour manifester ton amour.
Fais de nous ta présence vivante au cœur du monde !

Psaume 97

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

En ce jour où nous fêtons Marie, la liturgie nous propose un chant d’action de grâces, auquel fera écho, dans l’Évangile, le magnificat.

Je me mets à l’écart pour un temps de prière. Je me dispose à un temps d’écoute.

Je lis, à voix haute, le psaume, lentement.

Je suis sensible, aux expressions qui se répètent, ou qui se font écho :

  • Chantez, acclamez, sonnez, chantez, jouez.
    • La victoire du Seigneur, son bras, sa main…qui répandent et révèlent sa justice, sa fidélité, son amour.
  • L’action du Seigneur « en faveur d’Israël », mais dont toute la terre est témoin et bénéficiaire.

Je me redis le verset qui me rejoint, ce jour. Je l’intériorise.

Je relis le psaume, ou je peux l’écouter.

En ce jour du 8 décembre, je reprends les paroles de Marie.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Christian Bobin

Christian Bobin est décédé le 23 Novembre dernier. Auteur de nombreux ouvrages poétiques, marqués par la spiritualité, il s’était largement fait connaître avec le Très-bas en 1992, consacré à St François d’Assise. Il venait de publier un dernier recueil, le muguet rouge.

Voici une page de son œuvre l’autre visage, figurant dans son recueil La présence pure.

Je m’installe dans un lieu calme pour un temps de prière. Je fais silence en moi, pour me préparer à recevoir les mots du poète.

Je lis lentement le texte, laissant retentir intérieurement les expressions, les images que les mots évoquent.

J’observe le texte, me laissant rejoindre par les mots.

L’évocation contrastée de la vérité.

La froide objectivité (chiffres, raison, preuves) opposée à un accueil spontané, comme un chant entendu.

L’éloignement peu accessible (du monde, de l’horizon) opposé à une proximité, une saisie aisée (elle chante dans le proche).

Une vérité à poursuivre, à chercher laborieusement, une vérité qui se dérobe sans cesse (devant vous, devant le promeneur, devant le matin, en face) opposée à une vérité proche, facile à saisir comme ce qui nous enveloppe simplement (au milieu de nous).

Puis la vérité comme ouverte, offerte aux enfants, agiles dans leurs mouvements, habiles à saisir la fragilité de l’Espérance, « herbe verte entre les mains ».

Enfin la vérité, non pas le fruit d’austères spéculations, d’arides réflexions, mais derrière le jeu enfantin de la devinette.

Je parcours alors les « devinettes », m’arrêtant sur une image qui me touche particulièrement pour la goûter, ou, au contraire, sur une phrase qui me résiste, qui me déconcerte, pour tenter de lui donner sens.

Je m’appuie sur ce texte pour nourrir ma prière

Elle (la vérité) n’est pas au bout du chemin, elle est le chemin même. Elle n’est pas en face, mais au milieu de nous.

En écho, les Écritures.

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie » (Jean, 14,6)« Car là ou deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu, 18,20)

« Vous saurez que je suis au milieu d’Israël, moi, que je suis Yahvé, votre Dieu. (Livre de Joël, 2,27).

Chez nous, la vérité n’a rien de semblable.  La vérité, pour le chrétien, n’est pas un concept, mais une personne, la Personne du Christ. Chercher la vérité, pour le chrétien, n’est pas de livrer à une réflexion abstraite, mais à s’engager dans une rencontre.

Et moi, aujourd’hui que puis-je dire de l’étape où je suis de ma rencontre avec le Christ, « chemin, vérité et vie. » ? Chemin facile, chemin malaisé, semé d’obstacles ?

Nous sommes dans la vérité comme des enfants dans l’eau profonde.

Ainsi allons-nous dans la vérité, comme un enfant dans ses jeux 

Car si chez vous la vérité est un vieillard, chez nous c’est un enfant.

En écho, les Écritures.

« Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume des Cieux leur ressemble. » (Marc, 10,13)

« En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. » (Matthieu, 11,25)

Et moi, aujourd’hui, suis-je capable de retrouver ma disponibilité d’enfant pour m’ouvrir à la nouveauté de la Bonne Nouvelle ? Toujours prêt à dire, et toujours prêt à jouer ?

Vent, neige, aube, pluie, étoiles feuillage…

Beaucoup des « devinettes » du poète font appel à la nature, comme l’Évangile nous invite à contempler le semeur, le lys des champs…

La vérité est d’abord dans la conversion du regard pour nous émerveiller de ce qui nous est donné.

Et moi, aujourd’hui, de quoi puis-je m’émerveiller ? Que, qui puis-je contempler comme un rayon de vérité, qui m’ouvre à la beauté et à la bonté.

Dans une conversation, où je m’adresse au Seigneur comme un ami parle à un ami, je partage les fruits de ma prière.

Je termine en disant la prière de St Ignace

Prends Seigneur et reçois
	Toute ma liberté, 
	Ma mémoire, mon intelligence
	Et toute ma volonté.
Tout ce que j’ai et tout ce que je possède
C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends.
Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté.
Donne-moi seulement de t’aimer 
Et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. 

psaume 117

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes !

Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.
Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !

Béni soit au nom du Seigneur
celui qui vient !
De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons !

Lire plusieurs fois le psaume

Demander la grâce de reconnaître le salut reçu dans ma vie

L’implorer pour ceux que j’aime

Le centurion

Codex d’Egbert, 980

Je me prépare à accueillir l’évangile du jour. Je choisis un lieu propice à la prière, je peux allumer une bougie, signe de la lumière en ces jours de début d’hiver. Lumière du Seigneur, qui vient éclairer les ténèbres. Je me dispose à l’écoute de la Parole, en faisant taire en moi les autres préoccupations. Je peux chercher à me détendre, en nommant chacun de mes membres et en les parcourant mentalement, en me mettant à l’écoute des battements de mon cœur.

         Je demande la grâce de la confiance dans le Seigneur.

Je lis lentement le texte. J’imagine le bourg de Capharnaüm, et son agitation. Les gens qui vont et viennent dans la rue, le bruit des conversations, puis je m’arrête sur les deux protagonistes, Jésus et le centurion. Dans le mouvement environnant, ils se donnent tout entier à un échange. Et moi, comment, dans l’agitation de ma vie quotidienne, suis-je capable de m’approcher avec Jésus, pour lui parler ?

Matthieu 8, 5 – 11

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. »

Je termine ma méditation de l’évangile proposé à l’église universelle en disant la prière que le Christ nous a laissée : « Notre Père… »

Psaume 99

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l'allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : 
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.
Venez dans sa maison lui rendre grâce, 
dans sa demeure chanter ses louanges ; 
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d'âge en âge.

Je prends un temps à l’écart des préoccupations quotidiennes…Je me dispose intérieurement…

Je peux demander au Seigneur la grâce de mieux le connaître pour mieux le suivre… ou exprimer toute autre demande…

Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit – Amen

Je lis le psaume une première fois…

Ce psaume est une prière de remerciement (psaume « todah »: merci en hébreu), d’action de grâce au Seigneur pour ce qu’Il est. Psaume de louange, il invite la terre entière à chanter sa gratitude au Dieu créateur et libérateur, à venir partager les joies de l’Alliance…

Dans le judaïsme, ce psaume fait partie de l’office quotidien de la prière.

Dans la liturgie des Heures, il est l’un des quatre psaumes invitatoires. Il est également souvent présent dans la liturgie dominicale.

Je relis le psaume à voix haute, unissant ma voix à celle du psalmiste, goûtant la joie qu’il exprime…

Je m’arrête sur ce qui me touche, ce qui résonne en moi…

Et moi? Qui est Dieu pour moi? Quelle joie m’habite? Quelle est mon espérance?

« Acclamez…venez…servez…reconnaissez…

A quel déplacement, à quel mouvement puis-je me sentir appelé(e)?

De quoi puis-je rendre grâce dans ma vie? Est-ce que je me sens invité(e) à partager ma joie?

Je m’imagine au milieu de mes frères et sœurs chrétiens et juifs de la « terre entière »…

Ma louange prend-elle une autre dimension? Laquelle?

J’en parle au Seigneur, bon et fidèle. Je me confie à Lui de tout mon cœur…

Puis je m’adresse, en communion avec tous mes frères et sœurs, à Notre Père