Psaume 138

François Xavier de Boissoudy « Laisser entrer la lumière »

Je me dispose  pour ce temps de proximité avec le Seigneur et je lui demande la grâce de me laisser regarder en vérité.

Je lis le psaume et je suis attentif (ve) à ce qu’il éveille en moi.

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres,
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret.

Le Seigneur sait…Le Seigneur voit…

Devant sa Grandeur immense qui dépasse le psalmiste, celui-ci entre en louange.

Il est présent à la Présence  aimante et sans limite du Seigneur, dans tout ce qui fait sa vie. Il accueille le mystère qui fait  de lui l’intime du Créateur.

Il contemple les Merveilles du Seigneur de la Vie, Maître de son histoire  et  rend gloire à son Nom, par Jésus-Christ.

Que suscitent ces paroles en moi ?Suis-je conscient(e) de la présence du Seigneur à chaque instant ?

A-t-elle changé mon regard sur le sens donné à mon existence ? Comment est-ce que je reçois ce fait d’être intégré(e) dans un tel projet qui est au-delà de la compréhension humaine ?

Pour prolonger le temps de contemplation de ces mots goûtés dans tout ce qui est révélé de la puissance de Dieu, je laisse la musique et les images qui l’accompagnent guider ma prière, avec mes propres mots.

« Une grande phrase, infiniment lente, du violoncelle, magnifie avec amour et révérence l’éternité de ce Verbe puissant et doux, « dont les années ne s’épuiseront point ». Majestueusement, la mélodie s’étale, en une sorte de lointain tendre et souverain. « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ».  (Olivier Messiaen)

avec l’évangile de la tempête apaisée Marc 4, 35-41

Je me dispose à rencontrer le Seigneur dans l’écoute de sa Parole et la contemplation de cette enluminure.

J’entre dans le silence et demande au Seigneur la grâce d’un cœur ouvert pour recevoir ce qu’il voudra me donner pendant ce temps de prière .

Dans un 1er temps, mon regard se porte sur cette enluminure.

J’observe les couleurs : la dominante bleue , claire pour la mer, plus intense pour le ciel. Un bleu qu’on retrouve sur le vêtement de Jésus et la croix de son auréole. Les teintes chaudes, orangées et rouges des habits des personnages, l’ocre du bateau et le vert présent sur les deux têtes de dragons symbolisant le vent ; vert que l’on retrouve sur une partie du vêtement de Jésus endormi et jusque dans les flots marins.

Puis je regarde la masse des eaux, les vagues houleuses qui atteignent le haut de l’embarcation et qui, curieusement, ne figurent pas à la droite du tableau comme si la mer disparaissait. La forme du bateau qui évoque les drakkars avec à sa proue une tête de dragon qui semble s ‘opposer aux deux têtes furieuses.

Enfin mon regard se porte sur les quatre personnages. Jésus représenté deux fois ; endormi à l’arrière, le corps au repos, la tête posé sur sa main et debout à la proue du bateau, la main droite étendue en direction des dragons qu’il fixe du regard. Entre ces deux représentations, deux hommes ; l’un plus âgé qui pourrait être Pierre est tourné vers Jésus assoupi, les deux mains levées en supplication ; l’autre plus jeune qui pourrait être Jean, une main tenant la rame, pose son regard sur Jésus réveillé, aux commandes de la barque.

Au terme de ce temps, je m’interroge : qu’est-ce qui me touche, me questionne, me surprend ? J’accueille ce que cette contemplation a provoqué en moi éclairer ma vie. Puis je lis l’évangile.

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : «  Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : «  Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : «  Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : «  Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : «  Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Le cœur encore habité par ma contemplation, je peux reprendre quelques versets. « Ils emmenèrent Jésus comme il était dans la barque »

Jésus a bien l’initiative de cette traversée de nuit vers « l’autre rive » deux éléments plutôt inquiétants : traversée nocturne vers une terre étrangère. Pourtant ce sont les disciples qui mènent la barque, prennent Jésus comme un simple passager…

Qu’est-ce que cela m’évoque pour ma vie personnelle ? Quelle place pour Jésus dans la barque de ma vie ?

Survient la tempête, violente, les mettant en danger de mort et j’entends la supplication des disciples qui se voient perdus «  Cela ne te fait rien ? »

Dans les moments d’angoisse, quand je perds pied, m’arrive-t-il de me croire oublié du Seigneur, de ne pas percevoir sa présence comme s’il était absent, indifférent ? En confiance, j’en parle au Seigneur et ma prière s’élargit, je lui confie tous ceux proches ou lointains qui connaissent le doute dans les épreuves. « Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba et il se fit un grand calme. »Jésus est Parole du Père, une Parole qui fait ce qu’elle dit ; je me rappelle ces épisodes de la vie de Jésus où sa parole chasse les esprits impurs, redonne vie.

Regardant à nouveau l’enluminure, je vois Jésus à la proue du bateau, dirigeant la navigation, sa Parole a autorité sur les éléments. Je fais mémoire d’une Parole du Christ qui est pour moi lumière dans la nuit.

Puis dans un cœur à cœur confiant avec le Seigneur, je lui exprime mes découvertes, mes craintes, mon désir…Je peux lui demander de faire grandir ma foi, qu’il m’aide à écouter sa Parole pour qu’elle dirige davantage ma vie…

Et je conclus mon temps de prière avec le Notre Père.

Psaume 110

Je choisis un endroit calme, à l’écart, et me mets en présence du Seigneur.

Je fais silence en moi, autant que je peux.

Je lis le psaume, plusieurs fois si nécessaire, afin de me l’approprier…

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent
.

Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.

Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains,
sécurité, toutes ses lois,
établies pour toujours et à jamais,
accomplies avec droiture et sûreté !

Je fais moi aussi mémoire des actions du Seigneur dans ma propre vie…passée…présente…dans les grands évènements…dans le quotidien…

Parfois je l’ai reconnu… Parfois, Il était là et je ne le savais pas…

Que dirais-je de Lui? Est-ce que je me laisse instruire par ses œuvres?

Je lui parle, comme à un ami…et je rends grâce au Père…Notre Père…

Oraison De tout cœur nous te rendons grâce, ô notre Père, pour l’œuvre que tu accomplis dans le Christ : il est ta Parole qui a créé le monde, le Fils bien-aimé qui nous délivre, le pain rompu pour l’Alliance éternelle. Donne-nous assez d’amour et de sagesse pour comprendre tes signes en ce temps et faire mémoire de tes merveilles, en disant avec ceux qui maintiennent ta louange : Dieu de tendresse et de pitié, Dieu de droiture et de sûreté, Saint ! Redoutable est ton nom !

avec le prophète Ezechiel

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Je lui demande de me laisser enseigner par cette figure de l’Ancien Testament.

Et je lis un passage de son livre (1ère lecture du dimanche 13 juin).

Ez 17, 22-24

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
« À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ;
au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune
et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël, je la planterai.
Elle portera des rameaux, et produira du fruit,
elle deviendra un cèdre magnifique.
En dessous d’elle, habiteront tous les passereaux
et toutes sortes d’oiseaux ; à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur :
je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec.               Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »

Tapisserie de Dom Robert

Ce texte fait parler le Seigneur. Poétique, imagé, il évoque l’action de planter, l’arbre, les rameaux, les fruits et les oiseaux dans les branches.

A travers ces images, de quel message est-il porteur pour les contemporains d’Ezéchiel ?

Voici quelques repères , cliquer sur le lien

Je relis maintenant le texte et je me laisse toucher. Je peux voir la fidélité et la puissance de l’action de Dieu ; je peux m’émerveiller devant ce que produit  son action ; je peux être attentif (ve) aussi à la manière de faire de Dieu qui se déploie dans la faiblesse.

Comment ce texte écrit il y a quelques 2500 ans, dans un contexte bien différent, peut-il encore avoir quelque chose à nous dire ?

Je prends le temps de regarder le contexte qui est le nôtre. Je contemple la réalité telle qu’elle est, avec ses  forces de vie et avec ses limites et difficultés.

Je contemple la planète sur laquelle nous vivons confrontée au réchauffement climatique ; la société avec ses injustices, ses misères, ses conflits…

Je réfléchis sur les causes des dérèglements… sur ma participation à cet état de fait.

Je  contemple aussi ce qui me réjouit, ce qui a un goût d’Evangile, ce qui est porteur de vie et d’avenir. Je contemple comment l’Esprit de Dieu est à l’œuvre aujourd’hui.

Je repère en particulier ce qui est petit, ne fait pas de bruit mais construit le Royaume de Dieu et est porteur d’espérance.

Je parle de tout cela au Seigneur. Je lui offre ce que je peux faire à mon niveau pour faire avancer le Royaume là où je suis. Je lui offre ma faiblesse aussi .

Je peux terminer par cet extrait d’un chant de Didier Rimaud :

Ne crains pas, petit troupeau : le Père a trouvé bon de te donner le Royaume des cieux !

Ne crains pas, petit troupeau : le Père t’a choisi pour que tu sois aujourd’hui

prophète de justice à la face du monde, prophète d’espérance au milieu des nations.

L’Esprit qui planait sur les eaux s’est posé sur Jésus et sur chacun de nous :

il nous baptise et nous envoie,

pour que l’humanité se reconnaisse aimée de Dieu.

L’Esprit est venu comme un feu sur l’Église du Christ et sur chacun de nous :

il nous envoie témoins de Dieu

pour que l’humanité soit incendiée de son amour.


Psaume 84

Ce psaume a été écrit au retour de l’exil du peuple d’Israël qui, revenant sur la Terre Promise, espère une vie nouvelle, plus belle.

Je me mets en présence du Seigneur en traçant lentement sur mon corps le signe de croix, Au nom du Père…

Et, comme m’y invite le psaume, je me mets à l’écoute et demande la grâce de me tourner vers Dieu avec tout mon être pour recevoir sa Parole.

Je lis ce psaume une 1ère fois, laisse résonner en moi et goûte les mots qui reviennent, paix, vérité, justice…

Puis je reprends ce psaume à la lumière de ma foi au Christ qui est amour et vérité, proche de ceux qui l’aiment. Je rends grâce pour tous les petits gestes d’amour et de vérité dont je suis témoin.

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Le Christ qui est Parole de Dieu « J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? « Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple… »

Je me souviens que Jésus ressuscité salue ses disciples par cette parole « la paix soit avec vous » Aujourd’hui, c’est à moi avec mon cœur parfois divisé, au monde meurtri par la violence que cette parole s’adresse. La paix est-elle d’abord pour moi un don de Dieu à demander humblement ? Comment je l’accueille ?

 » justice et paix s’embrassent ;
et du ciel se penchera la justice ». La justice marchera devant lui… »

Une paix qui ne peut se construire sans justice.

Je contemple Jésus, le seul Juste, qui a tracé le chemin et m’appelle jour après jour à le suivre. Quel petit geste poser aujourd’hui pour mettre mes pas dans les siens ?

« Le Seigneur donnera ses bienfaits… « 

Reconnaissant que Dieu est la source de tous les dons, de tout ce qui est essentiel à ma vie, je me tourne vers lui en confiance et lui partage simplement le fruit de ma prière, ce que j’ai découvert de Lui, de moi, ce que ce psaume a éveillé en moi…et je conclus mon temps de prière avec cette oraison du psautier

Tu as tant aimé notre terre, Seigneur, que tu as fait germer en elle ta justice, Jésus, fruit de Marie et don du ciel. Par lui, plein de grâce et de vérité, ta gloire a demeuré chez nous. Puisqu’il est venu à nous pour que nous revenions à toi, fais-nous voir son amour et donne-nous sa paix.

Avec un poème

« Dites ! Si c’était vrai  » poème Jacques Brel

Je prends un temps à l’écart et me dispose à écouter…

J’écoute le poète, d’abord sans le texte, puis avec celui-ci, comme un message qui m’est adressé, et j’imagine la scène.

Je l’écoute… j’accueille sa question, son désir.

Dites, dites, si c’était vrai
S’il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c’était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin
Pour lui porter l’or, la myrrhe, l’encens
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c’était vrai
Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants
Le soir avant d’aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c’était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c’est tellement beau tout cela
Quand on croit que c’est vrai.

Qu’est-ce que cela provoque en moi?

Et maintenant, que lui dirais-je, à mon tour, de ma foi? De ma joie de croire? De mon désir?

Qu’est-ce qui me fait vivre en compagnonnage avec le Christ?

Je laisse monter mon action de grâce…

Avec Jésus, je prie le Père, en particulier pour toutes les personnes en recherche spirituelle.

Notre Père…

Psaume 127

Je me mets en présence du Seigneur. Je lui demande la clairvoyance sur ce qui est source de bonheur
Je lis le psaume

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es- tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Je laisse résonner la promesse de bonheur de la part du Seigneur en restant sur  les mots qui reviennent : « heureux » – « bonheur » – « béni » (v 1-2 et 4-5)

Ai-je déjà éprouvé ce bonheur? Dans quelles circonstances ?

Je regarde les images employées pour évoquer ce bonheur : les fruits du travail… la vigne généreuse… les fils rassemblés… les plants d’olivier…

Qu’est-ce que ces images évoquent en moi ?

Je considère maintenant celui à qui s’adresse cette promesse : « celui qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ».

La crainte du Seigneur, ce n’est pas la peur de Dieu, mais le sens de sa grandeur ; l’humilité, le respect et l’émerveillement devant ce qu’Il est.

M’est-il arrivé d’être dans cette attitude ?

Marcher selon les voies de Dieu… pour le psalmiste la Loi et les commandements ; pour nous aujourd’hui prendre le chemin que nous montre Jésus-Christ, qui est venu accomplir la Loi.

Y a-t-il des circonstances où je me suis senti(e) ajusté(e) à la volonté du Seigneur ?

Est-ce que je perçois un lien entre les moments de bonheur ressentis et ma juste relation à Dieu et à sa volonté?

Je termine ma prière en rendant grâce au Seigneur… en lui demandant sa bénédiction… en lui confiant mon désir de suivre davantage son Fils…

Avec Elisabeth de la Trinité

Cette prière est un dialogue d’amour, la flamme ardente d’un Je, Elisabeth, qui s’adresse à un « Tu », Dieu. Approcher cette prière, c’est risquer quelques pas dans l’intimité d’une relation. Mais Elisabeth nous invite à oser ces pas

Ecoutons une étude de Chopin qu’Elisabeth de la Trinité a certainement jouée.

Psaume 32

Je choisis un espace et un temps pour me mettre à l’écart…

Je lis ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi.

Je m’arrête sur ce qui me touche…

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l’eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.

Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

Le psalmiste m’invite à la louange. Une louange débordante, qui s’adresse à Dieu, nous parle de Lui… Dieu fidèle, Dieu d’amour, Dieu de justice…

Et pour moi, qui est Dieu? Que représente-t-il?

Le Seigneur est créateur de toute chose… de l’univers visible et invisible…

Je contemple la Création…terre… mers… montagnes… ciel… tous les peuples… tout cela est dans la main de Dieu…

« Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint. »

Le Seigneur est un Dieu qui parle. Sa Parole est créatrice. Elle est aussi Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit…

Et moi? Quel effet a la Parole du Seigneur sur ma vie? Qu’est-ce qu’elle produit? Quelle place je lui donne? Quel temps je lui accorde? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’Il me fait…et je lui parle comme à un ami…

Je termine ma prière en m’adressant au Père… Notre Père…

Pentecôte: contempler l’oeuvre de El Greco

Je me mets dans une attitude de prière et je fais silence.

Je demande à entrer dans le mystère de la Pentecôte, qui est raconté dans le texte des Actes des Apôtres (Ac 2, 1-11).

Je contemple cette peinture réalisée à Tolède par Le Greco, vers 1596-1600, pour le retable de la chapelle du séminaire des Augustins, et aujourd’hui au musée du Prado à Madrid.

Quelle impression d’ensemble ?

Je regarde

Les couleurs : la tache de lumière en haut qui se répand sur l’ensemble du tableau ; les couleurs vives, diverses et chatoyantes des vêtements ; la façon dont ces couleurs sont disposées les unes par rapport aux autres…

la composition du tableau, les formes, les lignes verticales des flammes mais aussi celles formées par les personnages, les plis des vêtements et tout ce qui donne du mouvement ; la disposition des personnages en triangle renversé…

les personnages, leurs attitudes et postures ; la direction de leurs regards, la position de leurs mains… J’identifie Marie placée en majesté au centre, avec à ses côtés Marie-Madeleine et les 12 apôtres. J’identifie l’Esprit Saint traditionnellement représenté par une colombe.

Je  fais le lien avec le récit des Actes des Apôtres

Après l’Ascension,  le groupe des Apôtres, avec quelques femmes dont Marie se retrouvent à la ‘chambre haute’ pour prier (Ac 1,12-14).  Le jour de la fête de Pentecôte, fête juive célébrée 50 jours après la Pâque pour renouveler l’Alliance, ils reçoivent l’Esprit Saint.

Le récit parle d’un « violent coup de vent », de « langues de feu » qui se posent sur chacun et accompagnent cette venue de l’Esprit. Et l’Esprit leur donne de  pouvoir s’exprimer dans les différentes langues parlées dans le monde, pour que tous puissent entendre dans sa propre langue les merveilles de Dieu.

Je contemple ce que donne à voir le tableau

Des hommes et des femmes rassemblés, divers mais ne faisant qu’un seul bloc. Leurs mains ouvertes disent leur ouverture à ce don qui leur est fait.  La venue de l’Esprit les bouleverse,  les  renverse ;  les attire aussi et  les entraine dans une irrésistible élévation.  Eblouis, irradiés, illuminés, ils rayonnent à leur tour. Les voici comme happés par la force qui vient d’en haut, inondés de lumière, embrasés dans le feu de l’Amour

Je m’adresse au Seigneur

Seigneur, je te rends grâce pour cette force qui est donnée à ton Eglise naissante, pour la puissance de ta venue qui embrase le cœur de ceux qui vont désormais témoigner de ton amour.

Et je demande pour l’Eglise d’aujourd’hui de se laisser entrainer par le souffle de ton Esprit. Que le feu de ton Amour brûle le cœur de tous tes fidèles pour qu’advienne la création nouvelle