Je choisis un endroit calme, à l’écart, et me mets en présence du Seigneur.
Je fais silence en moi, autant que je peux.
Je lis le psaume, plusieurs fois si nécessaire, afin de me l’approprier…
De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée, parmi les justes. Grandes sont les œuvres du Seigneur ; tous ceux qui les aiment s’en instruisent.
Noblesse et beauté dans ses actions : à jamais se maintiendra sa justice. De ses merveilles il a laissé un mémorial ; le Seigneur est tendresse et pitié.
Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains, sécurité, toutes ses lois, établies pour toujours et à jamais, accomplies avec droiture et sûreté !
Je fais moi aussi mémoire des actions du Seigneur dans ma propre vie…passée…présente…dans les grands évènements…dans le quotidien…
Parfois je l’ai reconnu… Parfois, Il était là et je ne le savais pas…
Que dirais-je de Lui? Est-ce que je me laisse instruire par ses œuvres?
Je lui parle, comme à un ami…et je rends grâce au Père…Notre Père…
OraisonDe tout cœur nous te rendons grâce, ô notre Père, pour l’œuvre que tu accomplis dans le Christ : il est ta Parole qui a créé le monde, le Fils bien-aimé qui nous délivre, le pain rompu pour l’Alliance éternelle. Donne-nous assez d’amour et de sagesse pour comprendre tes signes en ce temps et faire mémoire de tes merveilles, en disant avec ceux qui maintiennent ta louange : Dieu de tendresse et de pitié, Dieu de droiture et de sûreté, Saint ! Redoutable est ton nom !
Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.
Je lui demande de me laisser enseigner par cette figure de l’Ancien Testament.
Et je lis un passage de son livre (1ère lecture du dimanche 13 juin).
Ez 17, 22-24
Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. Sur la haute montagne d’Israël, je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle, habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux ; à l’ombre de ses branches ils habiteront. Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur : je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. »
Tapisserie de Dom Robert
Ce texte fait parler le Seigneur. Poétique, imagé, il évoque l’action de planter, l’arbre, les rameaux, les fruits et les oiseaux dans les branches.
A travers ces images, de quel message est-il porteur pour les contemporains d’Ezéchiel ?
Je relis maintenant le texte et je me laisse toucher. Je peux voir la fidélité et la puissance de l’action de Dieu ; je peux m’émerveiller devant ce que produit son action ; je peux être attentif (ve) aussi à la manière de faire de Dieu qui se déploie dans la faiblesse.
Comment ce texte écrit il y a quelques 2500 ans, dans un contexte bien différent, peut-il encore avoir quelque chose à nous dire ?
Je prends le temps de regarder le contexte qui est le nôtre. Je contemple la réalité telle qu’elle est, avec ses forces de vie et avec ses limites et difficultés.
Je contemple la planète sur laquelle nous vivons confrontée au réchauffement climatique ; la société avec ses injustices, ses misères, ses conflits…
Je réfléchis sur les causes des dérèglements… sur ma participation à cet état de fait.
Je contemple aussi ce qui me réjouit, ce qui a un goût d’Evangile, ce qui est porteur de vie et d’avenir. Je contemple comment l’Esprit de Dieu est à l’œuvre aujourd’hui.
Je repère en particulier ce qui est petit, ne fait pas de bruit mais construit le Royaume de Dieu et est porteur d’espérance.
Je parle de tout cela au Seigneur. Je lui offre ce que je peux faire à mon niveau pour faire avancer le Royaume là où je suis. Je lui offre ma faiblesse aussi .
Je peux terminer par cet extrait d’un chant de Didier Rimaud :
Ne crains pas, petit troupeau : le Père a trouvé bon de te donner le Royaume des cieux !
Ne crains pas, petit troupeau : le Père t’a choisi pour que tu sois aujourd’hui
prophète de justice à la face du monde, prophète d’espérance au milieu des nations.
L’Esprit qui planait sur les eaux s’est posé sur Jésus et sur chacun de nous :
il nous baptise et nous envoie,
pour que l’humanité se reconnaisse aimée de Dieu.
L’Esprit est venu comme un feu sur l’Église du Christ et sur chacun de nous :
Ce psaume a été écrit au retour de l’exil du peuple d’Israël qui, revenant sur la Terre Promise, espère une vie nouvelle, plus belle.
Je me mets en présence du Seigneur en traçant lentement sur mon corps le signe de croix, Au nom du Père…
Et, comme m’y invite le psaume, je me mets à l’écoute et demande la grâce de me tourner vers Dieu avec tout mon être pour recevoir sa Parole.
Je lis ce psaume une 1ère fois, laisse résonner en moi et goûte les mots qui reviennent, paix, vérité, justice…
Puis je reprends ce psaume à la lumière de ma foi au Christ qui est amour et vérité, proche de ceux qui l’aiment. Je rends grâce pour tous les petits gestes d’amour et de vérité dont je suis témoin.
J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre.
Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.
Le Christ qui est Parole de Dieu « J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? « Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple… »
Je me souviens que Jésus ressuscité salue ses disciples par cette parole « la paix soit avec vous » Aujourd’hui, c’est à moi avec mon cœur parfois divisé, au monde meurtri par la violence que cette parole s’adresse. La paix est-elle d’abord pour moi un don de Dieu à demander humblement ? Comment je l’accueille ?
» justice et paix s’embrassent ; et du ciel se penchera la justice ». La justice marchera devant lui… »
Une paix qui ne peut se construire sans justice.
Je contemple Jésus, le seul Juste, qui a tracé le chemin et m’appelle jour après jour à le suivre. Quel petit geste poser aujourd’hui pour mettre mes pas dans les siens ?
« Le Seigneur donnera ses bienfaits… «
Reconnaissant que Dieu est la source de tous les dons, de tout ce qui est essentiel à ma vie, je me tourne vers lui en confiance et lui partage simplement le fruit de ma prière, ce que j’ai découvert de Lui, de moi, ce que ce psaume a éveillé en moi…et je conclus mon temps de prière avec cette oraison du psautier
Tu as tant aimé notre terre, Seigneur, que tu as fait germer en elle ta justice, Jésus, fruit de Marie et don du ciel. Par lui, plein de grâce et de vérité, ta gloire a demeuré chez nous. Puisqu’il est venu à nous pour que nous revenions à toi, fais-nous voir son amour et donne-nous sa paix.
Je prends un temps à l’écart et me dispose à écouter…
J’écoute le poète, d’abord sans le texte, puis avec celui-ci, comme un message qui m’est adressé, et j’imagine la scène.
Je l’écoute… j’accueille sa question, son désir.
Dites, dites, si c’était vrai S’il était né vraiment à Bethléem, dans une étable Dites, si c’était vrai Si les rois Mages étaient vraiment venus de loin, de fort loin Pour lui porter l’or, la myrrhe, l’encens Dites, si c’était vrai Si c’était vrai tout ce qu’ils ont écrit Luc, Matthieu Et les deux autres, Dites, si c’était vrai Si c’était vrai le coup des Noces de Cana Et le coup de Lazare Dites, si c’était vrai Si c’était vrai ce qu’ils racontent les petits enfants Le soir avant d’aller dormir Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère Si c’était vrai tout cela Je dirais oui Oh, sûrement je dirais oui Parce que c’est tellement beau tout cela Quand on croit que c’est vrai.
Qu’est-ce que cela provoque en moi?
Et maintenant, que lui dirais-je, à mon tour, de ma foi? De ma joie de croire? De mon désir?
Qu’est-ce qui me fait vivre en compagnonnage avec le Christ?
Je laisse monter mon action de grâce…
Avec Jésus, je prie le Père, en particulier pour toutes les personnes en recherche spirituelle.
Je me mets en présence du Seigneur. Je lui demande la clairvoyance sur ce qui est source de bonheur Je lis le psaume
Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es- tu ! À toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier.
Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
Je laisse résonner la promesse de bonheur de la part du Seigneur en restant sur les mots qui reviennent : « heureux » – « bonheur » – « béni » (v 1-2 et 4-5)
Ai-je déjà éprouvé ce bonheur? Dans quelles circonstances ?
Je regarde les images employées pour évoquer ce bonheur : les fruits du travail… la vigne généreuse… les fils rassemblés… les plants d’olivier…
Qu’est-ce que ces images évoquent en moi ?
Je considère maintenant celui à qui s’adresse cette promesse : « celui qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ».
La crainte du Seigneur, ce n’est pas la peur de Dieu, mais le sens de sa grandeur ; l’humilité, le respect et l’émerveillement devant ce qu’Il est.
M’est-il arrivé d’être dans cette attitude ?
Marcher selon les voies de Dieu… pour le psalmiste la Loi et les commandements ; pour nous aujourd’hui prendre le chemin que nous montre Jésus-Christ, qui est venu accomplir la Loi.
Y a-t-il des circonstances où je me suis senti(e) ajusté(e) à la volonté du Seigneur ?
Est-ce que je perçois un lien entre les moments de bonheur ressentis et ma juste relation à Dieu et à sa volonté?
Je termine ma prière en rendant grâce au Seigneur… en lui demandant sa bénédiction… en lui confiant mon désir de suivre davantage son Fils…
Cette prière est un dialogue d’amour, la flamme ardente d’un Je, Elisabeth, qui s’adresse à un « Tu », Dieu. Approcher cette prière, c’est risquer quelques pas dans l’intimité d’une relation. Mais Elisabeth nous invite à oser ces pas
Ecoutons une étude de Chopin qu’Elisabeth de la Trinité a certainement jouée.
Je choisis un espace et un temps pour me mettre à l’écart…
Je lis ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi.
Je m’arrête sur ce qui me touche…
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Chantez-lui le cantique nouveau, de tout votre art soutenez l’ovation.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.
Le Seigneur a fait les cieux par sa parole, l’univers, par le souffle de sa bouche. Il amasse, il retient l’eau des mers ; les océans, il les garde en réserve.
Que la crainte du Seigneur saisisse la terre, que tremblent devant lui les habitants du monde ! Il parla, et ce qu’il dit exista ; il commanda, et ce qu’il dit survint.
Le psalmiste m’invite à la louange. Une louange débordante, qui s’adresse à Dieu, nous parle de Lui… Dieu fidèle, Dieu d’amour, Dieu de justice…
Et pour moi, qui est Dieu? Que représente-t-il?
Le Seigneur est créateur de toute chose… de l’univers visible et invisible…
Je contemple la Création…terre… mers… montagnes… ciel… tous les peuples… tout cela est dans la main de Dieu…
« Il parla, et ce qu’il dit exista ; il commanda, et ce qu’il dit survint. »
Le Seigneur est un Dieu qui parle. Sa Parole est créatrice. Elle est aussi Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit…
Et moi? Quel effet a la Parole du Seigneur sur ma vie? Qu’est-ce qu’elle produit? Quelle place je lui donne? Quel temps je lui accorde? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’Il me fait…et je lui parle comme à un ami…
Je termine ma prière en m’adressant au Père… Notre Père…
Je me mets dans une attitude de prière et je fais silence.
Je demande à entrer dans le mystère de la Pentecôte, qui est raconté dans le texte des Actes des Apôtres (Ac 2, 1-11).
Je contemple cette peinture réalisée à Tolède par Le Greco, vers 1596-1600, pour le retable de la chapelle du séminaire des Augustins, et aujourd’hui au musée du Prado à Madrid.
Quelle impression d’ensemble ?
Je regarde
Les couleurs : la tache de lumière en haut qui se répand sur l’ensemble du tableau ; les couleurs vives, diverses et chatoyantes des vêtements ; la façon dont ces couleurs sont disposées les unes par rapport aux autres…
la composition du tableau, les formes, les lignes verticales des flammes mais aussi celles formées par les personnages, les plis des vêtements et tout ce qui donne du mouvement ; la disposition des personnages en triangle renversé…
les personnages, leurs attitudes et postures ; la direction de leurs regards, la position de leurs mains… J’identifie Marie placée en majesté au centre, avec à ses côtés Marie-Madeleine et les 12 apôtres. J’identifie l’Esprit Saint traditionnellement représenté par une colombe.
Je fais le lien avec le récit des Actes des Apôtres
Après l’Ascension, le groupe des Apôtres, avec quelques femmes dont Marie se retrouvent à la ‘chambre haute’ pour prier (Ac 1,12-14). Le jour de la fête de Pentecôte, fête juive célébrée 50 jours après la Pâque pour renouveler l’Alliance, ils reçoivent l’Esprit Saint.
Le récit parle d’un « violent coup de vent », de « langues de feu » qui se posent sur chacun et accompagnent cette venue de l’Esprit. Et l’Esprit leur donne de pouvoir s’exprimer dans les différentes langues parlées dans le monde, pour que tous puissent entendre dans sa propre langue les merveilles de Dieu.
Je contemple ce que donne à voir le tableau
Des hommes et des femmes rassemblés, divers mais ne faisant qu’un seul bloc. Leurs mains ouvertes disent leur ouverture à ce don qui leur est fait. La venue de l’Esprit les bouleverse, les renverse ; les attire aussi et les entraine dans une irrésistible élévation. Eblouis, irradiés, illuminés, ils rayonnent à leur tour. Les voici comme happés par la force qui vient d’en haut, inondés de lumière, embrasés dans le feu de l’Amour
Je m’adresse au Seigneur
Seigneur, je te rends grâce pour cette force qui est donnée à ton Eglise naissante, pour la puissance de ta venue qui embrase le cœur de ceux qui vont désormais témoigner de ton amour.
Et je demande pour l’Eglise d’aujourd’hui de se laisser entrainer par le souffle de ton Esprit. Que le feu de ton Amour brûle le cœur de tous tes fidèles pour qu’advienne la création nouvelle
Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !
J’entre dans ce temps de prière en ouvrant grand mon cœur au Seigneur et je lui demande la grâce de la confiance.
Je lis lentement et à haute voix le psaume et goûte les mots, reprends ceux qui me touchent, les laisse résonner en moi.
Puis je reprends ces versets :
« Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge »
Appel à l’aide de celui qui s’en remet entièrement à Dieu pour tenir dans la vie difficile.
Que m’évoque « le refuge » ? Un lieu pour fuir le monde, ses crises, sa violence, mes propres ambiguïtés, mes peurs… ? Ou bien la maison sûre, l’abri où je refais mes forces comme celui qui, en montagne, s’abrite un temps pour se reposer avant de poursuivre sa route ?
Le Seigneur est-il le lieu de mon repos ?
« Je bénis le Seigneur qui me conseille…Je garde le Seigneur devant moi sans relâche… »
Cet abandon au Seigneur ouvre à une relation forte, intime dans laquelle la confiance ne cesse de grandir.
Qu’en est-il de ma relation au Seigneur ? Est-ce que j’en prends soin ? Comment je la nourris ?
Je peux demander au Seigneur de me conseiller pour que je vive toujours plus sous son regard et que je puisse goûter la vie en plénitude qu’il veut pour moi, la joie promise dans les derniers versets de ce psaume.
Après m’être mis en présence du Seigneur et lui avoir demandé son Esprit Saint, je regarde ces œuvres de Land Art.
Je regarde les différents éléments ramassés dans la nature ; je vois leur diversité (pierres, feuilles, fleurs, fruits…), la variété de leurs aspects, de leurs couleurs ; je fais mémoire de ce chaque élément évoque pour moi comme sensation du toucher, de l’odorat.
Qu’est-ce que cette attention provoque en moi ?
Quelle prière je peux exprimer envers le Créateur ?
Je regarde les différentes compositions. Je vois la manière dont leur auteur a organisé les divers éléments. Je regarde chaque composition comme une création nouvelle. Qu’est-ce qui m’attire ? Quel sentiment cela fait naître en moi ?
Je peux m’émerveiller de la capacité de l’être humain d’être, à son tour, créateur. De sa capacité à faire du neuf, du beau avec ce qui lui a été donné.
J’en parle au Seigneur.
Je laisse maintenant cette contemplation éclairer ce que je vis. Ai-je conscience de tout ce que je reçois ? Est-ce que j’éprouve un sentiment de gratitude devant tout ce qui m’est donné ? Dans quelle circonstance ai-je été ou suis-je créateur à mon tour ?
Qu’est-ce que je peux offrir au Seigneur ?
Je peux enfin élargir ma prière au monde qui m’entoure.
Action de grâce pour les dons – action de grâces pour le travail des hommes au service de la beauté et de l’harmonie ? Pardon pour tout ce qui défigure la Création ? Demande d’aide pour faire ma part, pour créer à mon tour et participer ainsi au Royaume de Dieu.
Je termine ce temps en récitant un Notre Père ou avec cet extrait de la prière chrétienne avec la création tirée de Laudato’si :
« Ô Dieu, Un et Trine,communauté sublime d’amour infini,apprends-nous à te contemplerdans la beauté de l’univers,où tout nous parle de toi.Eveille notre louange et notre gratitudepour chaque être que tu as créé.Donne-nous la grâcede nous sentir intimement unis à ce qui existe.Dieu d’amour, montre-nousnotre place dans ce mondecomme instruments de ton affectionpour tous les êtres de cette terre,parce qu’aucun n’est oublié de toi. »
Une alternative :
Prier avec sa propre composition Land Art
Se promener dans la nature, dans son jardin… en étant attentif à l’environnement et en ouvrant tous ses sens.
Récolter toutes sortes de matériaux.
Se donner du temps pour créer un tableau en disposant ces éléments harmonieusement.
Devant cette composition, prendre un temps de prière comme ci-dessus.