avec sainte Bernadette

Cette semaine nous fêtons sainte Bernadette. C’est à  Bernadette Soubirous (1844-1879), une petite fille pauvre de Lourdes, qu’est apparue à 18 reprises en 1858 une « Dame vêtue de blanc » se présentant comme l’ « Immaculée Conception ». En 1866 Bernadette quitta Lourdes pour entrer chez les Sœurs de la Charité de Nevers où elle prit le nom de s. Marie-Bernard.

Canonisée en  1933, elle a laissé en plus des récits autographes des Apparitions un ‘Carnet de notes intimes’ dans lequel on trouve des prières, des pensées, des extraits des lectures et des notes prises lors de retraites.

Avec ses mots, prions le Seigneur par l’intercession de la vierge Marie.

Bernadette a connu la pauvreté. C’est seulement à l’âge de 14 ans qu’elle a appris à lire et à écrire. Elle a même dit : « C’est parce que j’étais la plus pauvre et la plus ignorante que la Sainte Vierge m’a choisie. » Et elle dit aussi « Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne. »

Prions pour toutes les personnes qui connaissent la pauvreté et l’exclusion. Nous pensons à ceux que nous connaissons qui vivent une certaine pauvreté et nous élargissons notre prière à ceux qui n’ont pas de toit,  ni de quoi manger, aux enfants privés d’éducation… Qu’ils trouvent aide et considératio

Bernadette a aimé être au service des malades. Lorsqu’elle fait le choix des Sœurs de la Charité de Nevers, elle dit : « J’aime soigner les pauvres et les malades, je resterai chez les sœurs de Nevers. » De santé précaire, elle a elle-même fait de nombreux séjours à l’infirmerie.

Prions pour les malades et les souffrants. Nous faisons mémoire des personnes de notre entourage atteintes de maladie ou de handicap et qui ont besoin de notre soutien et de notre prière. Puis nous élargissons notre prière à tous les pèlerins  qui se rassemblent à Lourdes. Qu’ils trouvent réconfort et paix

Bernadette a choisi la vie religieuse.  « Je suis venue ici me cacher ».Le lendemain de son arrivée à Nevers, on lui demande de faire une dernière fois le récit des apparitions. Puis, pendant 13 ans à Nevers, elle va vivre une vie simple et ordinaire, dans l’humilité, la patience et la charité.

Prions pour les religieuses.  Rendons grâces pour les congrégations présentes dans nos diocèses et leur mission.  Reprenons l’intention universelle du mois de février du Saint-Père : « Prions pour les religieuses et les consacrées, en les remerciant pour leur mission et leur courage, afin qu’elles continuent à trouver de nouvelles réponses aux défis de notre temps. »

Bernadette a choisi de suivre Jésus. Elle dit : «   Jésus vint sur terre pour être mon modèle. A l’exemple de Jésus, je veux me mettre à sa suite et marcher généreusement sur ses traces ».

Prions pour nous-mêmes. Demandons la grâce de suivre le Christ à notre tour et de pouvoir faire nôtre les mots de Bernadette : « Jésus seul pour But… Jésus seul pour Maître…Jésus seul pour Guide…Jésus seul pour Joie… Jésus seul pour Richesse…Jésus seul pour Ami. »

Bernadette a mis en pratique la devise  gravée sur le fronton du couvent de saint Gildard : « Ubi caritas, deus est ». Elle écrit : « Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant. » Et en mourant : « Je n’oublierai personne ».

Terminons ce temps de prière en demandant d’aimer davantage et en chantant :« Aimer, c’est tout donner »

Psaume 105

Soeur Caritas Müller
Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple. 

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir. 
Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons. 

De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur. 

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur

– Je prends le temps de lire ce psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

– Je peux demander au Seigneur, la grâce de ressentir sa bienveillance au cours de ma journée .

Dans ce psaume, le peuple d’Israël s’accuse devant Dieu des fautes qu’il a commises dans le passé et  exprime sa repentance.

            Je prends le temps de réfléchir au cadeau du pardon que le Seigneur donne à chacun qui se repend et je peux rendre grâce pour sa miséricorde.

Le peuple d’Israël, conscient de son pêché, implore la compassion du Seigneur ( « Souviens-toi de moi Seigneur dans la bienveillance pour ton peuple. »)           

Je fais mémoire des situations dans lesquelles j’ai supplié Dieu de me montrer sa présence et je peux lui redire ma confiance en son amour et en sa fidélité

A la fin de ce temps, je m’adresse au Seigneur pour lui confier ce qui m’habite.

Je peux terminer par la prière du Notre Père

avec le psaume 131

R/ Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l’arche de ta force ! 

Souviens-toi, Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
« J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »

Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la demeure de Dieu, 
prosternons-nous aux pieds de son trône.

Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

A la suite du psalmiste nous pouvons demander à Dieu de nous souvenir de nous tout au long de cette semaine

Seigneur, je te prie ce matin pour le bon déroulement de cette semaine.
Parce que tu es tout puissant,
parce que tu es mon Dieu et mon Père,
tu connais les évènements de cette semaine
et tu m’appelles à la confiance et à la foi :
tu as hâte de vivre cette semaine  avec moi
et de me donner toutes les grâces que tu as prévues aujourd’hui.
Avec cette nouvelle semaine,
tu fais une création nouvelle,
et je te bénis pour cela Seigneur, pour cette opportunité
de grandir,
de progresser,
d’avancer vers toi dans l’amour et la vérité.

Psaume 48

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)

Voici le destin des insensés
et l’avenir de qui aime les entendre :
troupeau parqué pour les enfers
et que la mort mène paître.

Dans la mort, s’effaceront leurs visages :
pour eux, plus de palais !
Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c’est lui qui me prendra.

Ne crains pas l’homme qui s’enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
aux enfers il n’emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s’est béni lui-même :
« On t’applaudit car tout va bien pour toi ! »
Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

Je me dispose à la prière, puis je lis le psaume du jour, en répétant, entre chaque strophe, le refrain proposé.

Le psalmiste, comme nous aujourd’hui, peut-être, s’indigne des injustices de son temps, des palais habités par certains, du luxe de certaines demeures, face à la pauvreté de beaucoup d’autres. Il exprime durement comment ce train de vie les prive du Royaume de Dieu. En regard, le psalmiste offre sa vie simple et juste : « Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort : c’est lui qui me prendra. »

Je relis le psaume, lentement. Face aux injustices, à mes propres attachements aux biens matériels, comment est-ce que je remets ma vie entre les mains de Dieu ? Comment est-ce que j’essaie de garder un cœur de pauvre, pour y laisser toute sa place au Seigneur, pour avoir part au Royaume ?

Dans l’Espérance de la résurrection, je termine en redisant le « je crois en Dieu ».

Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre ;
et en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit-Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.

Prières d’Eglise

Prières connues par cœur… que l’on peut parfois se surprendre à « réciter » au lieu de prier… Aujourd’hui, arrêtons-nous sur la prière que Jésus lui-même nous a apprise: Notre Père

Mt 6, 7-13
 Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : 
Notre Père, qui es aux cieux, 
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, 
que ta volonté soit faite 
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, 
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes 
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, 
mais délivre-nous du Mal.

Je me retire à l’écart, fais silence en moi et me prépare à lire un dialogue « surprenant », proposé par Guy Gilbert….

– Notre Père qui es aux cieux…
– Qui ?
– Qu’est-ce que c’est ?
– Tu m’as appelé !
– Ah non ! Non, non. Je ne t’ai pas appelé : Je prie…’Notre Père qui es aux cieux…’
– Là, tu l’as encore fait !
– Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
– Tu m’as appelé. Tu as dit :’Notre Père’. Me voici. A quoi penses-tu ?
– Oh, rien, je…, à rien du tout, je, je prie. Je ne fais rien de mal non ?
– Non, continue ta prière.
– ‘Que ton nom sois sanctifié…’
– Que veux-tu dire par-là ?
– Eh bien je veux dire que…, je ne sais pas, moi, ce que je veux dire, je... ça fait juste partie de la prière, c’est tout.
– Mon nom est différent des autres noms. Mon nom est ‘Je suis’ ! Cela ne te dit rien ?
– Non ! J’y avais jamais vraiment pensé. ‘Que ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.’
Que fais-tu pour que mon règne vienne ?
– Ce que je fais, moi ?….Mais, rien du tout…D’ailleurs, il me semble que ce ne serait pas mal si Tu venais diriger toutes choses ici-bas, comme tu les diriges là-haut !
– Tu sais, Mon règne a déjà commencé. Mon royaume est en ceux qui suivent les traces de mon Fils. Es-tu sûr de marcher dans ses pas ?
– Écoute, Seigneur je ne suis pas plus méchant que toutes ces personnes qui vont à l’église tous les dimanches.
– Comment veux-tu que Ma volonté soit faite si ceux qui la demandent ne commencent pas par l’accomplir ?
– Oh je sais, j’ai des problèmes à mettre en pratique les enseignements de ton Fils, mais je ne suis pas un saint.
– Moi aussi je sais.
– Tu sais ? Alors, tu sais peut être que j’aimerai me débarrasser de toutes ces choses qui me gênent et qui m’empêchent d’être vraiment libre !
Continue ta prière.
– ‘Donne-nous notre pain de ce jour’
– Pries-tu chaque jour ? Prends-tu un moment dans chacune de tes 24 heures pour Moi ? C’est ça le pain du jour. L’Amour que tu me demandes de te donner pour aujourd’hui.
– Ah bon !
– Prier est un acte dangereux. Tu pourrais finir par être changé, tu sais. Mais tu n’as pas fini avec ta prière. Continue.
– J’peux pas.
– Tu as peur ?
– Je sais ce que tu vas me dire.
– Essaie donc tu verras…
– …’Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.’
– Tu penses à ceux qui t’ont fait du mal ?
– Voilà, je savais que tu allais me parler d’eux. Mais Seigneur, ils m’ont fait beaucoup de mal, Tu comprends ? Et moi, j’ai juré de me venger…
– Et ta prière ?
– Ça c’est une question d’habitude c’est tout.
Tu es franc au moins. Mais ce n'est pas facile de porter la haine en soi, n’est-ce pas ?
– Ah non, ce n’est pas facile. Mais je vais te dire ; une fois que je me serai vengé, j’irai beaucoup mieux.
– Ça n’ira pas mieux, au contraire. Tu es déjà tellement triste… Je peux changer tout ça.
– Toi…Toi, Tu peux ? Et comment ?
– Pardonne-leur comme un jour, Moi, j’ai pardonné.
– Non, Seigneur je ne peux pas leur pardonner, vraiment je ne peux pas.
– Que disais-tu dans ta prière ?
– … D’accord, Je vais essayer de leur pardonner. Mais tu pourrais essayer de leur parler à eux aussi…Je ne sais pas si eux Te prient chaque matin.
– Ça c’est leur problème. Finis ta prière.
– ‘Ne nous soumets pas à la tentation.. mais délivre-nous du Mal.’
– C’est ce que je ferai. Mais toi éloigne-toi du Mal. Apprends à vivre dans Mon Amour.
– Amen.
– Ce mot veut dire que tout ce que tu me demandes, je te l’accorderai absolument. A condition que tu ne récites pas machinalement la plus belle prière que mon Fils t’a laissée. Mets tout ton cœur dans chaque mot et vis-les.

Et moi? Où en suis-je? Ai-je quelque chose à modifier?

J’en parle avec Jésus, comme un ami avec son ami…

Puis je m’adresse à Notre Père

Psaume 131

R/ Le Seigneur Dieu lui donnera
le trône de David, son père. (Lc 1, 32)

Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :

« Jamais je n’entrerai sous ma tente,
j’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »
Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

« Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »

Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
« Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré. »

« Une demeure pour le puissant de Jacob »

Je fais mémoire du passage du livre de Samuel (2 S 7, 1-17) auquel fait allusion ce psaume. David, alors qu’il est roi et s’est fait construire un palais à Jérusalem, fait le projet de construire une maison pour le Seigneur (le Temple). Mais le prophète Natan lui fait dire que c’est d’abord le Seigneur qui  lui fera une maison (une dynastie). C’est Dieu qui choisit Sion (Jérusalem) et la lignée de David pour se révéler aux nations.

Et moi ? Quels sont les projets que je forme pour le Seigneur ? Qu’est-ce que j’aimerais faire pour lui ? Ai-je pris le temps auparavant de voir ce que le Seigneur fait pour moi ?

« C’est un homme issu de toi  que je placerai sur ton trône »

Je peux contempler Jésus, le Messie issu de la lignée de David. « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père » dit l’ange à Marie au sujet de l’enfant qui va naitre, comme le rapporte Luc dans son prologue.Jésus est le Nouveau Temple qui est présence de Dieu ; il est venu habiter parmi nous.

Je considère cette venue de Jésus, Fils de Dieu et Fils de David, en notre humanité.

« elle est le séjour qu’il désire »

Ainsi parle le psalmiste de Sion.  Mais Sion préfigure la Jérusalem céleste, telle que la décrit l’Apocalypse.En attendant sa venue, c’est le temps de l’Eglise qui invite chacun à accueillir Jésus qui vient faire en nous sa demeure.

Je parle au Seigneur de ce qui m’habite après cette méditation et je demeure avec Lui.

Je peux terminer en écoutant le chant « tu fais ta demeure en nous Seigneur »

Comprendre la Parole de Dieu

Au lendemain du dimanche de la Parole, nous contemplons le passage des Actes des Apôtres, où Philippe accompagne un chercheur de Dieu, dans la compréhension de la Parole.

Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer.
Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe.
L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.
Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes, 8, 27-35)

Je me dispose à la prière, en m’efforçant de faire taire en moi tout ce qui peut bruire, pour me rendre pleinement disponible à la Parole. Je demande au Seigneur la grâce d’une écoute intérieure.

Je lis lentement le texte en composant la scène : le cadre géographique d’un paysage désertique, le char sur lequel se tient l’eunuque, le rouleau du prophète Isaïe qu’il est en train de lire ; la façon dont Philippe, conduit par l’Esprit le rejoint ; les échanges de regards pendant leur échange. Je rends grâce pour la curiosité de l’eunuque et le soin que prend Philippe à répondre à ses questions. J’écoute leur dialogue.

Je fais mémoire de ma relation à la Parole de Dieu. Quelles occasions ai-je de la fréquenter ? Quelles joies me donne-t-elle ? Quelles difficultés, peut-être, à l’accueillir, à la comprendre ? Quels sont celles et ceux qui m’ont aidé à me rendre disponible à la Parole ? Je peux rendre grâce de rencontres, de dialogues, d’enseignements qui m’ont éclairé, d’une homélie qui a pu me marquer…

Dans un échange intime avec le Seigneur, je lui parle. Ma parole répond à Sa Parole.

Je peux terminer par cette prière de J.M. Onfray, prêtre du diocèse de Tours.

       Ta Parole est une lampe sur ma route,
Elle me réjouit de jour comme de nuit,
Elle me réchauffe et me rassure.
Seigneur, donne-moi le désir de me laisser aimer,
Pour que ma vie témoigne d’une Bonne Nouvelle !
Ta Parole est une source vivifiante,
Elle étanche ma soif, au cœur de mes souffrances,
Elle me pénètre et me libère.
Seigneur, donne-moi la force de partager cette Vie,
De la faire grandir et de ne pas la garder pour moi.

Psaume 55

Rendons grâce pour la présence du Seigneur

Pitié, mon Dieu ! Des hommes s’acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s’acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.

Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes.
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.

Dieu est pour moi

Je me dispose à la prière, en demandant à Dieu d’avoir foi dans son appui constant.

Je lis le psaume, lentement, à voix haute. Je m’arrête sur le verset qui me rejoint, aujourd’hui. Je le répète plusieurs fois, intérieurement.

Le psalmiste crie sa douleur et ses peurs. Nos « ennemis » ne sont pas nécessairement extérieurs. Ils peuvent être nos propres tensions intérieures, nos habituelles tentations…Je peux prendre un temps pour m’examiner et remettre mon être, tel qu’il est, au Seigneur.

Puis le psalmiste dit sa confiance dans la présence du Seigneur à ses côté. « Dieu est pour moi. ». A mon tour, je m’empare des paroles du psaume pour rendre grâce de cette présence et/ ou lui demander son aide ou son secours.

Dans cette prière de supplication, je demande l’intercession de Marie, qui prie pour nous… « Je vous salue, Marie… »

Pour me tenir dans l’action de grâce, je peux écouter ce chant de la Communauté de l’Emmanuel.

Une prière offerte

Nous vous proposons une prière reçue d’un ami diacre à Bourges, prière que nous pouvons faire nôtre.

Dansent les couleurs

De l'automne au printemps
lorsque le temps de prière matinale vient,
assis sur une des stalles de la chapelle
un phénomène lumineux me recouvre.

À travers mes paupières fermées
je saisis le toucher de ces rayons solaires.
En maintenant cette position je perçois
au fil des secondes qui s'écoulent
des mouvements d'ombre qui passent sur mes yeux.

Mystère de perception
pensées agitées
projection d'idées
mon esprit est prompt à chercher la raison.

Et si je m'abandonnais
à ces mouvements de lumières
sur mon visage
comme une danse du silence.
Je devine des densités différentes,
des rouges et des jaunes,
des vertes et des violets,
quatre couleurs mêlées.

Quatre,
les points cardinaux,
la Trinité d'amour et moi.
Oui c'est bien cette réalité que je vis à cette seconde...

Et la danse des couleurs
qui sautillent comme des rockeurs
et qui prend la volupté de la valse lente
le tempo est grâce de Dieu.

Rien ne m’échappe si je me laisse conduire
tout mon champ visuel loue la création.
Par cette lumière, je ressens de la chaleur.
Comment cela peut-il se faire ?
Cette question empruntée à Marie devant l'ange,
je la saisis avec mon esprit et mon intelligence.
Accepter l'inattendue de Dieu dans ma vie,
se laisser éclairer et saisir Sa lumière.