Psaume 18

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Je me mets à l’écart.

Je me dispose à la prière et je demande au Seigneur  qu’Il me nourrisse de  sa Parole.

Je lis les versets qui me sont donnés, ils disent la Joie parfaite d’appartenir au Seigneur.

Ces mots se font miens, je les relie à ce qui fait ma vie aujourd’hui. Je les lis à nouveau, je les retiens un moment pour mieux les goûter. Ils prennent peu à peu la forme de l’accomplissement de la Parole.

Je contemple le chemin de plénitude qui s’ouvre à moi et me tient dans l’espérance.

Je discerne où est mon désir.

Dans ma prière, je peux demander au Seigneur de venir davantage pour que j’aille plus loin en Lui.

Psaume 149

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

  1. Je lis lentement ce psaume de louange, sensible à l’expression répétée de la joie : « joie pour son créateur » ; « allégresse pour son roi » ; « que les fidèles exultent » ; « criant leur joie ».
  2. « Joie pour son créateur » : en ce mois de la création, je repère dans le monde créé qui m’entoure, des occasions de me réjouir.
  3. « allégresse pour son Roi ». Je peux regarder comment Dieu « règne sur ma vie » (Seigneur, que ton règne vienne), conduit ma vie, comment je peux déceler chez autrui la présence de Dieu.
  4. Je confie au Seigneur celles et ceux qui, autour de moi, peinent, aujourd’hui, à trouver la joie.
  5. Je peux terminer ma prière en disant, avec Marie, le Magnificat. Marie est toute à sa joie d’avoir été visitée par l’Esprit, puis d’avoir rendu visite à Élisabeth, pour la servir.

« Mon âme exalte le Seigneur,

 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

 Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

 Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

On peut aussi écouter cette version du magnificat chantée, sur des images de Ein Karem, où Marie a visité Elisabeth.

Psaume 150

Frères Van Eyck, polyptique de l’Agneau mystique, Gand

Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !

Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !

Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !

Les Psaumes, prière de toujours du Peuple de Dieu, nous donnent à entendre, chaque jour, les cris d’angoisse des hommes et/ou leurs cris de joie dans l’action de grâce.

Le psaume de ce jour nous invite à la louange, suite aux recommandations de Paul aux Colossiens, entendues dans la première lecture.

« Par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
   Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »

Je lis le psaume lentement, attentif à la répétition, « louez-le », et à la diversité des instruments évoqués, comme autant de façons diversifiées de louer. Je m’efforce d’entendre le son de chacun de ces instruments.

Je peux choisir ce qui, aujourd’hui, peut me porter à la louange ; je cherche quel peut être aujourd’hui, l’instrument de ma louange :

  • En ce mois de la création, je peux contempler la nature, tous les fruits donnés en cet automne qui s’annonce.
  • Je peux, autour de moi, louer pour un visage rencontré, un événement…
  • Je peux, dans la révélation biblique, faire mémoire des « actions éclatantes » du Seigneur.
  • …

Je peux ainsi exprimer mon propre psaume de louange : « Seigneur, je te loue pour… »

En même temps, des difficultés vécues ces jours-ci peuvent rendre difficile ma louange. Je les partage au Seigneur, comme un ami parle à un ami, je peux formuler une prière d’intercession…Que cela ne m’empêche pas de continuer à ouvrir les yeux sur ce qui reste bon autour de moi…et peut, malgré tout, susciter ma louange.

Je relis le psaume.

Je termine en disant le Notre Père, la prière que le Christ nous a laissée, « offrant ainsi par Lui, mon action de grâce à Dieu le Père. »

Psaume 138

François Xavier de Boissoudy « Laisser entrer la lumière »

Je me dispose  pour ce temps de proximité avec le Seigneur et je lui demande la grâce de me laisser regarder en vérité.

Je lis le psaume et je suis attentif (ve) à ce qu’il éveille en moi.

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Étonnantes sont tes œuvres,
toute mon âme le sait.
Mes os n’étaient pas cachés pour toi
quand j’étais façonné dans le secret.

Le Seigneur sait…Le Seigneur voit…

Devant sa Grandeur immense qui dépasse le psalmiste, celui-ci entre en louange.

Il est présent à la Présence  aimante et sans limite du Seigneur, dans tout ce qui fait sa vie. Il accueille le mystère qui fait  de lui l’intime du Créateur.

Il contemple les Merveilles du Seigneur de la Vie, Maître de son histoire  et  rend gloire à son Nom, par Jésus-Christ.

Que suscitent ces paroles en moi ?Suis-je conscient(e) de la présence du Seigneur à chaque instant ?

A-t-elle changé mon regard sur le sens donné à mon existence ? Comment est-ce que je reçois ce fait d’être intégré(e) dans un tel projet qui est au-delà de la compréhension humaine ?

Pour prolonger le temps de contemplation de ces mots goûtés dans tout ce qui est révélé de la puissance de Dieu, je laisse la musique et les images qui l’accompagnent guider ma prière, avec mes propres mots.

« Une grande phrase, infiniment lente, du violoncelle, magnifie avec amour et révérence l’éternité de ce Verbe puissant et doux, « dont les années ne s’épuiseront point ». Majestueusement, la mélodie s’étale, en une sorte de lointain tendre et souverain. « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ».  (Olivier Messiaen)

Psaume 110

Je choisis un endroit calme, à l’écart, et me mets en présence du Seigneur.

Je fais silence en moi, autant que je peux.

Je lis le psaume, plusieurs fois si nécessaire, afin de me l’approprier…

De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent
.

Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.

Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains,
sécurité, toutes ses lois,
établies pour toujours et à jamais,
accomplies avec droiture et sûreté !

Je fais moi aussi mémoire des actions du Seigneur dans ma propre vie…passée…présente…dans les grands évènements…dans le quotidien…

Parfois je l’ai reconnu… Parfois, Il était là et je ne le savais pas…

Que dirais-je de Lui? Est-ce que je me laisse instruire par ses œuvres?

Je lui parle, comme à un ami…et je rends grâce au Père…Notre Père…

Oraison De tout cœur nous te rendons grâce, ô notre Père, pour l’œuvre que tu accomplis dans le Christ : il est ta Parole qui a créé le monde, le Fils bien-aimé qui nous délivre, le pain rompu pour l’Alliance éternelle. Donne-nous assez d’amour et de sagesse pour comprendre tes signes en ce temps et faire mémoire de tes merveilles, en disant avec ceux qui maintiennent ta louange : Dieu de tendresse et de pitié, Dieu de droiture et de sûreté, Saint ! Redoutable est ton nom !

Psaume 84

Ce psaume a été écrit au retour de l’exil du peuple d’Israël qui, revenant sur la Terre Promise, espère une vie nouvelle, plus belle.

Je me mets en présence du Seigneur en traçant lentement sur mon corps le signe de croix, Au nom du Père…

Et, comme m’y invite le psaume, je me mets à l’écoute et demande la grâce de me tourner vers Dieu avec tout mon être pour recevoir sa Parole.

Je lis ce psaume une 1ère fois, laisse résonner en moi et goûte les mots qui reviennent, paix, vérité, justice…

Puis je reprends ce psaume à la lumière de ma foi au Christ qui est amour et vérité, proche de ceux qui l’aiment. Je rends grâce pour tous les petits gestes d’amour et de vérité dont je suis témoin.

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Le Christ qui est Parole de Dieu « J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? « Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple… »

Je me souviens que Jésus ressuscité salue ses disciples par cette parole « la paix soit avec vous » Aujourd’hui, c’est à moi avec mon cœur parfois divisé, au monde meurtri par la violence que cette parole s’adresse. La paix est-elle d’abord pour moi un don de Dieu à demander humblement ? Comment je l’accueille ?

 » justice et paix s’embrassent ;
et du ciel se penchera la justice ». La justice marchera devant lui… »

Une paix qui ne peut se construire sans justice.

Je contemple Jésus, le seul Juste, qui a tracé le chemin et m’appelle jour après jour à le suivre. Quel petit geste poser aujourd’hui pour mettre mes pas dans les siens ?

« Le Seigneur donnera ses bienfaits… « 

Reconnaissant que Dieu est la source de tous les dons, de tout ce qui est essentiel à ma vie, je me tourne vers lui en confiance et lui partage simplement le fruit de ma prière, ce que j’ai découvert de Lui, de moi, ce que ce psaume a éveillé en moi…et je conclus mon temps de prière avec cette oraison du psautier

Tu as tant aimé notre terre, Seigneur, que tu as fait germer en elle ta justice, Jésus, fruit de Marie et don du ciel. Par lui, plein de grâce et de vérité, ta gloire a demeuré chez nous. Puisqu’il est venu à nous pour que nous revenions à toi, fais-nous voir son amour et donne-nous sa paix.

Psaume 127

Je me mets en présence du Seigneur. Je lui demande la clairvoyance sur ce qui est source de bonheur
Je lis le psaume

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es- tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Je laisse résonner la promesse de bonheur de la part du Seigneur en restant sur  les mots qui reviennent : « heureux » – « bonheur » – « béni » (v 1-2 et 4-5)

Ai-je déjà éprouvé ce bonheur? Dans quelles circonstances ?

Je regarde les images employées pour évoquer ce bonheur : les fruits du travail… la vigne généreuse… les fils rassemblés… les plants d’olivier…

Qu’est-ce que ces images évoquent en moi ?

Je considère maintenant celui à qui s’adresse cette promesse : « celui qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ».

La crainte du Seigneur, ce n’est pas la peur de Dieu, mais le sens de sa grandeur ; l’humilité, le respect et l’émerveillement devant ce qu’Il est.

M’est-il arrivé d’être dans cette attitude ?

Marcher selon les voies de Dieu… pour le psalmiste la Loi et les commandements ; pour nous aujourd’hui prendre le chemin que nous montre Jésus-Christ, qui est venu accomplir la Loi.

Y a-t-il des circonstances où je me suis senti(e) ajusté(e) à la volonté du Seigneur ?

Est-ce que je perçois un lien entre les moments de bonheur ressentis et ma juste relation à Dieu et à sa volonté?

Je termine ma prière en rendant grâce au Seigneur… en lui demandant sa bénédiction… en lui confiant mon désir de suivre davantage son Fils…

Psaume 32

Je choisis un espace et un temps pour me mettre à l’écart…

Je lis ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi.

Je m’arrête sur ce qui me touche…

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il amasse, il retient l’eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.

Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

Le psalmiste m’invite à la louange. Une louange débordante, qui s’adresse à Dieu, nous parle de Lui… Dieu fidèle, Dieu d’amour, Dieu de justice…

Et pour moi, qui est Dieu? Que représente-t-il?

Le Seigneur est créateur de toute chose… de l’univers visible et invisible…

Je contemple la Création…terre… mers… montagnes… ciel… tous les peuples… tout cela est dans la main de Dieu…

« Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint. »

Le Seigneur est un Dieu qui parle. Sa Parole est créatrice. Elle est aussi Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit…

Et moi? Quel effet a la Parole du Seigneur sur ma vie? Qu’est-ce qu’elle produit? Quelle place je lui donne? Quel temps je lui accorde? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’Il me fait…et je lui parle comme à un ami…

Je termine ma prière en m’adressant au Père… Notre Père…

Psaume 15

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

J’entre dans ce temps de prière en ouvrant grand mon cœur au Seigneur et je lui demande la grâce de la confiance.

Je lis lentement et à haute voix le psaume et goûte les mots, reprends ceux qui me touchent, les laisse résonner en moi.

Puis je reprends ces versets :

« Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge »

Appel à l’aide de celui qui s’en remet entièrement à Dieu pour tenir dans la vie difficile.

Que m’évoque « le refuge » ? Un lieu pour fuir le monde, ses crises, sa violence, mes propres ambiguïtés, mes peurs… ? Ou bien la maison sûre, l’abri où je refais mes forces comme celui qui, en montagne, s’abrite un temps pour se reposer avant de poursuivre sa route ?

Le Seigneur est-il le lieu de mon repos ?

« Je bénis le Seigneur qui me conseille…Je garde le Seigneur devant moi sans relâche… »

Cet abandon au Seigneur ouvre à une relation forte, intime dans laquelle la confiance ne cesse de grandir.

Qu’en est-il de ma relation au Seigneur ?  Est-ce que j’en prends soin ? Comment je la nourris ?

Je peux demander au Seigneur de me conseiller pour que je vive toujours plus sous son regard et que je puisse goûter la vie en plénitude qu’il veut pour moi, la joie promise dans les derniers versets de ce psaume.

Notre Père…