Psaume 47

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut,
le redoutable, le grand roi sur toute la terre,

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.

Les chefs des peuples se sont rassemblés :
c’est le peuple du Dieu d’Abraham.
Les princes de la terre sont à Dieu
qui s’élève au-dessus de tous.

Ce psaume est un chant de joie pour le Seigneur.

En entrant en prière je demande la grâce de faire de la place dans ma propre histoire pour la présence de Dieu. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, Amen.

Je contemple ce peuple en fête, parmi les chants, les acclamations et les cris de joie.Peut-être ai-je vécu des célébrations qui donnent un avant-goût de cette fête où Dieu est pleinement présent au milieu des siens. J’en fais mémoire.

La fête dans la bible, comme dans l’histoire, marque souvent un moment de vie retrouvée : la paix après la guerre, le fils prodigue retrouvé …Comment ces différents moments de fête résonnent-ils en moi ?

La cause de la fête dans ce psaume, c’est simplement la présence de Dieu qui avance au milieu du peuple, et l’héritage promis, une terre où tous vivront heureux. C’est comme un horizon de paix et de salut. Je peux confier à Dieu ces endroits dans ma vie qui ont besoin de ce salut.

Je relis en faisant mien ce psaume. J’entre dans ce temps de fête, avec tout ce que je suis. Je prends  un temps de prière personnelle

Je recueille ce avec quoi je repars dans l’ordinaire de ma vie, ce goût de la fête qui me reste, et je confie aussi au Seigneur tout ce qui dans mon histoire attend encore le salut.

Je termine ce temps en priant le Père . Notre Père

Psaume 95

R/ Racontez à tous les peuples
les merveilles du Seigneur !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Je me dispose à la prière, et lis ce psaume lentement…Un psaume écrit au retour d’exil. Après un long temps d’épreuve, et au retour dans la Terre Promise désolée, et marquée encore par les destructions, le psalmiste appelle pourtant à chanter les merveilles du Seigneur.

Le psalmiste invite à raconter, à proclamer…Que puis-je dire de la façon dont je peux partager les merveilles dont je suis témoin, exprimer l’espérance qui est en moi…

            Je relis une dernière fois le psaume.

            Je conclus ma prière en disant le magnificat, avec Marie qui a su dire oui à l’inattendu, à l’inouï.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit
en Dieu, mon Sauveur!
Il s’est penché
sur son humble servante;
désormais, tous les âges
me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles;
Saint est son nom!
Son amour s’étend d’âge en âgesur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de bien les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race,
à jamais.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Psaume 102

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits.

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse. R

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches.

Comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière. R

Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent,
est de toujours à toujours,
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
pour ceux qui gardent son alliance. R

Je me mets à l’écart pour prier ; je mets de côté ce qui me préoccupe pour me tourner entièrement vers le Seigneur. Je fais le signe de croix.

Je lis une première fois le psaume en son entier.

Puis je m’arrête sur quelques versets.

« N’oublie aucun de ses bienfaits »

Je mobilise ma mémoire et me retourne sur mon passé : quels ont été les bienfaits du Seigneur dans ma vie ?

Je me tourne vers l’Esprit Saint pour qu’il m’aide à voir sa présence.

Quand ai-je senti son aide, sa présence réconfortante ? Quels sont les bienfaits que je reçois en ce moment ? De quoi puis-je rendre grâce dans ce que je vis ?

« Le Seigneur est tendresse et pitié »

Je mobilise mon intelligence. Quels sont les mots qu’emploie le psalmiste pour parler de Dieu ? Comment ces mots rejoignent ce que Jésus révèle de son Père dans l’Evangile ?

Je me tourne vers l’Esprit saint pour qu’il m’éclaire et me fasse entrer dans la louange.

Quels termes rejoignent l’image que j’ai du Seigneur ? Je dis au Seigneur ce qu’Il est pour moi. Puis-je le louer pour ce qu’Il est ?

« Amour … justice… pour ceux qui gardent son alliance »

Je mobilise mon cœur pour raviver l’alliance avec le Seigneur. Comment mieux vivre cette alliance dans la réalité de ma vie ?

Je me tourne vers l’Esprit Saint pour qu’il me mette en mouvement.

Accueillir la tendresse du Père ?… Avoir le même regard de tendresse pour ceux avec qui je vis ?… Je dis au Seigneur ce que je désire.

Pour terminer la prière je peux reprendre le refrain qui commence et termine ce psaume (dans sa version complète) : « Bénis le Seigneur ô mon âme ! »

Psaume 127

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Au début de ce temps de prière, je prends conscience de la présence du Seigneur qui me précède et m’attend. Je me dispose intérieurement à recevoir sa Parole et lui demande la grâce de la joie.

Je lis une première fois ce psaume à voix haute et laisse résonner en moi les exclamations de joie, d’allégresse qui le parcourent.

Puis je reprends certains versets :

« Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! … Aimer fidèlement le Seigneur, le louer et le servir en marchant à sa suite : voilà la source de la vraie joie, une joie qui m’est promise.

« Heureux es-tu ! A toi, le bonheur ! » Je prends conscience de cet appel au bonheur véritable et réfléchis en moi-même : où est-ce que je trouve ma joie ? Quelle place pour le Seigneur ? En quoi marcher selon ses voies me donne-t-il de la joie ?

« Tu te nourriras du travail de tes mains… Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, Et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. »

Quelle que soit ma situation familiale, professionnelle, j’entends la promesse qui m’est faite : Dieu veut mon bonheur véritable, une vie féconde et simple.

Je regarde ma vie, rends grâce pour les bienfaits reçus et me réjouis des fruits qu’elle porte. Je peux me demander comment la rendre plus féconde encore pour que grandisse la joie.

Je termine mon temps de prière en m’adressant au Seigneur.

Avec mes mots, je lui dis ce qui me donne de la joie, lui exprime ma reconnaissance pour son action dans ma vie, mon désir de le suivre de plus près.

Je peux lui confier ceux qui me sont chers, lui demander de les bénir, rendre grâce pour chacune  et chacun…

Notre Père qui es aux cieux…

Psaume 47

Je demande la grâce au Seigneur de me disposer à la louage .

Après avoir lu, murmuré le psaume 47, je laisse remonter un mot, un verset. Où rejoint-il ma vie ? Quelle lumière sur ce que je vis, sur ce que le monde vit ?

Je prends le temps de regarder ces derniers jours et je découvre la présence du Seigneur en moi, autour de moi, dans le monde.Où ai-je expérimenté l’amour de Dieu pour moi et pour le monde ?

Je termine ce temps de prière en redisant profondément ce psaume.

Psaume 23

Mur des Lamentations-Jérusalem

Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

Dans le silence et la paix trouvés après m’être isolé.e  et mis.e en présence du Seigneur, je lis le psaume lentement en donnant du poids à chaque mot.

Je laisse monter les images qui viennent à moi puis  les mots qui répondent, aujourd’hui, à cette question posée par le psalmiste : « Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? »

Sous le regard aimant et miséricordieux du Seigneur, j’examine en vérité, mon engagement dans ma relation au Seigneur et je nomme et dépose les intentions et les actes qui ont blessé cette relation.

Je lui demande humblement son aide, heure après heure, jour après jour, et je lui redis :« Seigneur, sans toi je ne peux rien faire… »

Je lui demande la grâce d’aimer vraiment, de répondre aux besoins, à la peine, à la joie de qui croise mon chemin quotidien, celle de trouver le mot juste…

En toute confiance, sûr.e de son amour pour qui l’appelle, je récite la prière qui rassemble tous ses enfants : « Notre Père… »

Psaume 39

Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.

Avant de lire le psaume, je prends le temps de me mettre en silence et demande la grâce de percevoir la volonté du Seigneur :

  • « Tu as ouvert mes oreilles ». Je me mets en position d’écoute, m’essayant de faire taire tous les bruits extérieurs.
  • « Ta loi me tient aux entrailles ».  Je me mets à l’écoute de ce que je vis intérieurement.
  • « je ne retiens pas mes lèvres ». Je choisis la façon de lire ce psaume, en chuchotant, en proclamant…

Je lis le psaume.

Je reçois cette parole qui m’est personnellement adressée, dans un dialogue entre un « tu » et un « je » :

         « Tu as ouvert mes oreilles. »

         « Alors j’ai dit « me voici »

         « Dans le livre est écrit pour moi,

             Ce que tu veux que je fasse… »

Je partage, dans la prière, cette parole avec celles et ceux avec, pour lesquels je prie.

         « La grande assemblée »

         « Tu seras l’allégresse et la joie

           De tous ceux qui te cherchent. »

Je termine par le Notre Père, en m’arrêtant plus longuement sur « que ta volonté soit faite… »

Psaume 94

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
 acclamons notre Rocher, notre salut !
 Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
 par nos hymnes de fête acclamons-le !

 Oui, le grand Dieu, c’est le Seigneur,
 le grand roi au-dessus de tous les dieux :
 il tient en main les profondeurs de la terre,
 et les sommets des montagnes sont à lui ;
 à lui la mer, c’est lui qui l’a faite,
 et les terres, car ses mains les ont pétries.

 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
 adorons le Seigneur qui nous a faits.
 Oui, il est notre Dieu ; †
 nous sommes le peuple qu’il conduit,
 le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

 « Quarante ans leur génération m’a déçu,
 et j’ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
 il n’a pas connu mes chemins.
 Dans ma colère, j’en ai fait le serment :
 Jamais ils n’entreront dans mon repos. »

Je me dispose à l’écoute de ce psaume en faisant silence intérieurement et en portant mon attention sur mon souffle

Je le lis lentement en étant attentif aux nombreux verbes qui invitent à se tourner vers Dieu

« Acclamons notre Rocher…Allons jusqu’à lui…

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur… »

J’entre dans cette louange de reconnaissance devant mon Créateur et Sauveur ; avec mes mots, j’exprime au Seigneur ma joie de lui appartenir, ma reconnaissance devant son salut, son œuvre de création et re-création qui s’opère en moi, autour de moi.

« Aujourd’hui  écouterez-vous sa parole ? »

J’entends l’interrogation centrale dans ce psaume, l’urgence de l’écoute aujourd’hui :

Une parole qui n’est pas dans le bruit du tonnerre mais comme « un souffle de fin silence » Comment vais-je aujourd’hui me disposer à cette écoute ?

Je demande au Seigneur qu’il me rende attentif (ve) à tout ce que sera ma journée pour que j’y discerne ce qu’il veut me dire et l’accueille dans un cœur large et généreux.

Je termine ce temps de prière en m’adressant à « Notre Père » je dis avec plus d’attention ces expressions de louange «  que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel… »

« Dieu qui nous as faits et qui as fait le monde, nous venons te rendre grâce pour tout ce que ta main nous donne, car ton Christ est le rocher qui nous sauve, et nous sommes le peuple qu’il conduit. Ne permets pas que notre cœur s’égare et se ferme à la reconnaissance. Donne-nous d’écouter ta Parole et de pouvoir entrer dans ton repos. » Oraison du psautier liturgique