Psaume 48

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)

Voici le destin des insensés
et l’avenir de qui aime les entendre :
troupeau parqué pour les enfers
et que la mort mène paître.

Dans la mort, s’effaceront leurs visages :
pour eux, plus de palais !
Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c’est lui qui me prendra.

Ne crains pas l’homme qui s’enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
aux enfers il n’emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s’est béni lui-même :
« On t’applaudit car tout va bien pour toi ! »
Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

Je me dispose à la prière, puis je lis le psaume du jour, en répétant, entre chaque strophe, le refrain proposé.

Le psalmiste, comme nous aujourd’hui, peut-être, s’indigne des injustices de son temps, des palais habités par certains, du luxe de certaines demeures, face à la pauvreté de beaucoup d’autres. Il exprime durement comment ce train de vie les prive du Royaume de Dieu. En regard, le psalmiste offre sa vie simple et juste : « Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort : c’est lui qui me prendra. »

Je relis le psaume, lentement. Face aux injustices, à mes propres attachements aux biens matériels, comment est-ce que je remets ma vie entre les mains de Dieu ? Comment est-ce que j’essaie de garder un cœur de pauvre, pour y laisser toute sa place au Seigneur, pour avoir part au Royaume ?

Dans l’Espérance de la résurrection, je termine en redisant le « je crois en Dieu ».

Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre ;
et en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit-Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.

Psaume 131

R/ Le Seigneur Dieu lui donnera
le trône de David, son père. (Lc 1, 32)

Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :

« Jamais je n’entrerai sous ma tente,
j’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »
Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

« Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »

Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
« Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré. »

« Une demeure pour le puissant de Jacob »

Je fais mémoire du passage du livre de Samuel (2 S 7, 1-17) auquel fait allusion ce psaume. David, alors qu’il est roi et s’est fait construire un palais à Jérusalem, fait le projet de construire une maison pour le Seigneur (le Temple). Mais le prophète Natan lui fait dire que c’est d’abord le Seigneur qui  lui fera une maison (une dynastie). C’est Dieu qui choisit Sion (Jérusalem) et la lignée de David pour se révéler aux nations.

Et moi ? Quels sont les projets que je forme pour le Seigneur ? Qu’est-ce que j’aimerais faire pour lui ? Ai-je pris le temps auparavant de voir ce que le Seigneur fait pour moi ?

« C’est un homme issu de toi  que je placerai sur ton trône »

Je peux contempler Jésus, le Messie issu de la lignée de David. « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père » dit l’ange à Marie au sujet de l’enfant qui va naitre, comme le rapporte Luc dans son prologue.Jésus est le Nouveau Temple qui est présence de Dieu ; il est venu habiter parmi nous.

Je considère cette venue de Jésus, Fils de Dieu et Fils de David, en notre humanité.

« elle est le séjour qu’il désire »

Ainsi parle le psalmiste de Sion.  Mais Sion préfigure la Jérusalem céleste, telle que la décrit l’Apocalypse.En attendant sa venue, c’est le temps de l’Eglise qui invite chacun à accueillir Jésus qui vient faire en nous sa demeure.

Je parle au Seigneur de ce qui m’habite après cette méditation et je demeure avec Lui.

Je peux terminer en écoutant le chant « tu fais ta demeure en nous Seigneur »

Psaume 55

Rendons grâce pour la présence du Seigneur

Pitié, mon Dieu ! Des hommes s’acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s’acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.

Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes.
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.

Dieu est pour moi

Je me dispose à la prière, en demandant à Dieu d’avoir foi dans son appui constant.

Je lis le psaume, lentement, à voix haute. Je m’arrête sur le verset qui me rejoint, aujourd’hui. Je le répète plusieurs fois, intérieurement.

Le psalmiste crie sa douleur et ses peurs. Nos « ennemis » ne sont pas nécessairement extérieurs. Ils peuvent être nos propres tensions intérieures, nos habituelles tentations…Je peux prendre un temps pour m’examiner et remettre mon être, tel qu’il est, au Seigneur.

Puis le psalmiste dit sa confiance dans la présence du Seigneur à ses côté. « Dieu est pour moi. ». A mon tour, je m’empare des paroles du psaume pour rendre grâce de cette présence et/ ou lui demander son aide ou son secours.

Dans cette prière de supplication, je demande l’intercession de Marie, qui prie pour nous… « Je vous salue, Marie… »

Pour me tenir dans l’action de grâce, je peux écouter ce chant de la Communauté de l’Emmanuel.

Psaume 43

Maintenant tu nous humilies,  tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.

Tu nous fais plier devant l’adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

Tu nous exposes aux sarcasmes de nos voisins,
aux rires, aux moqueries de l’entourage.

Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?
  • Prenons le temps de lire ce psaume lentement même s’il nous parait difficile à entendre. Je souligne les mots qui me touchent ou qui m’interrogent.
  • Je peux ensuite lire  l’évangile de ce jour (Marc 1,40-45). Il s’agit d’un lépreux qui vient auprès de Jésus pour  implorer sa guérison.  (voir le tableau ci-joint)

En m’aidant de ce psaume, je peux mettre d’autres mots qui pourraient être ceux du lépreux. Ainsi je réécris ce psaume

  • Dans un troisième temps, je m’interroge sur ma vie. Qu’ai-je à demander au Seigneur aujourd’hui. Je peux maintenant écrire mon propre psaume.

Je termine par un « Notre Père » qui me permet de mettre toute ma confiance en ce Dieu qui est Père et qui  ne veux que notre bonheur.

Psaume 71

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

Il les rachète à l’oppression, à la violence ;
leur sang est d’un grand prix à ses yeux.
On priera sans relâche pour lui ;
tous les jours, on le bénira.

Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !

Je choisis un temps et un lieu. Je m’installe confortablement, relâche les tensions de mon corps et respire profondément.

Puis je lis le psaume.

Ce psaume fait partie des psaumes royaux, prières pour le roi ou prières du roi. Attribué à Salomon, roi juste et pacifique, il appelle le roi idéal de l’avenir, portrait anticipé du Christ (Is 11, 4-5)

Je relis le psaume, repère les mots qui se répètent (tous, justice, nom…) et me laisse toucher par cette évocation…

Je peux terminer avec un « Notre Père » : « …que ton règne vienne… »

Oraison: Dieu qui seul fais des merveilles, quand tu donnas à ton Fils, né de Marie, le Royaume de David, les pauvres de Bethléem en reçurent l’annonce, et les rois lointains vinrent adorer le Messie. Fais que son règne arrive sur la terre: qu’il apporte la paix aux hommes que tu aimes, et le justice aux malheureux. Que tous les peuples soient bénis en lui!

Psaume 95

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice, 
et les peuples selon sa vérité !

Je me dispose à ce temps de rencontre avec le Seigneur et je lui demande la grâce d’ouvrir mon esprit à la louange.

Je prie ce psaume avec les moines de Tamié .(Il suffit de cliquer sur le symbole)

Psaume 29

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, tu m’as guéri.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes,
     mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
Tu as changé mon deuil en une danse,
que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Je prends le temps d’entrer en prière, de me préparer pour une rencontre avec le Seigneur. J’observe les mouvements intérieurs qui sont les miens ce jour : joie, peine, fatigue, enthousiasme…Et je me présente, tel que je suis au Seigneur.

Je lis le psaume, lentement, me laissant rejoindre par un mot, une expression, un verset, que je prends le temps de redire, de réentendre. Pourquoi, aujourd’hui, est-ce là que je m’arrête.

Je perçois les tensions psychologiques qui traversent le psalmiste. « Je descendais dans la fosse » ; « le soir viennent le larmes » ; « j’ai crié, j’ai supplié » / « au matin viennent les cris de joie ». Cette expérience humaine de connaître des « hauts et des bas » se fait expérience spirituelle, rencontre du Seigneur :

  • Tu m’as relevé.
    • Tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre.
    • Tu as changé mon deuil en une danse.

A mon tour, je m’adresse au Seigneur, et, selon ce que je suis aujourd’hui, je lui adresse mon cri ou mon action de grâce.

Je relis le psaume et peux aussi l’écouter dans une version chantée.

En ce temps de l’Avent, où nous attendons la Lumière qui éclairera les ténèbres, je me tourne vers le Seigneur en lui disant « Notre Père… »

Psaume 144

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d'amour ;

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres,

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Je prends un temps à l’écart…temps de rencontre avec le Seigneur…

Je fais mémoire de tous ceux qui avant moi, et Jésus lui-même, ont prié avec les psaumes…avec ce psaume…

Je le lis une ou plusieurs fois…lentement…

Je peux remarquer des mots répétés: « œuvres » (v.9 et 10)… »règne » (v. 11, 12,13)…

Le Seigneur désire instaurer avec nous et pour nous un règne…règne universel (« pour tous, pour toutes ses œuvres » v.9) et éternel… (« toujours et à jamais »  v 1… »éternel », « pour les âges des âges » v 13)…règne de tendresse, de pitié, d’amour et de bonté…

Je regarde les verbes…au futur:

« je t’exalterai », « je bénirai » (v 1)

« ils diront », ils parleront, ils annonceront » (v 11-12)

Ce psaume de louange, de bénédiction, suscite l’action de grâce, mais aussi la parole…

Le verset 8 proposé en antienne évoque la présentation de Dieu lui-même au Sinaï (Ex 34,6)…tendresse, pitié, amour sont des qualités de Père…

Je peux alors choisir l’une ou l’autre piste de relecture suivante:

  • Quel est le « portrait » que je me fais de Dieu, consciemment et surtout inconsciemment, dans ma façon de vivre, de prier, d’agir?
  • Quelle place tient dans ma vie la louange? L’annonce?

Je peux en parler à Jésus, comme un ami avec son ami…

Pour conclure ma prière, je peux relire ce psaume en répétant l’antienne entre chaque strophe…et faire mienne cette louange…avant de m’adresser à Notre Père….

Psaume 118

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes !

Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! »

Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.
Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire 

Béni soit au nom du Seigneur
celui qui vient !
De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons !

Je fais silence pour me mettre à l’écoute de ce psaume.

Je le lis une première fois. Je suis sensible à son rythme joyeux, marqué par l’usage du point d’exclamation. Je m’efforce d’entrer dans la joie que le psalmiste a à rendre grâce, et à demander le salut.

En ce temps de l’Avent, nous attendons « celui qui vient ». Dans son « amour éternel », le Seigneur est déjà venu à la rencontre de son peuple. Je peux faire mémoire de quelques épisodes bibliques…Je peux aussi faire mémoire de moments, où, dans ma vie, j’ai perçu la présence et la proximité de Dieu.

Mais j’ai sans cesse besoin de renouveler ma confiance et d’appeler le secours du Seigneur : « Donne, Seigneur, donne le salut ». Quelle est l’aide que je demande, aujourd’hui, au Seigneur.

Je relis le psaume lentement et récapitule ma prière. De quoi puis-je rendre grâce puisque déjà, « tu m’as exaucé » ? Quelle prière puis-je formuler pour m’appuyer sur le secours du Seigneur ?

Je termine en disant « je vous salue, Marie… »

Cantique de Daniel

Daniel 3,57-88.56

Tout au long de la semaine, la liturgie propose à la place du psaume un extrait du cantique de Daniel. 

Ce cantique est un chant de bénédiction qui invite toute la création à entrer dans la louange du Seigneur.

Dans un premier temps, je me laisse porter par cette prière litanique en l’écoutant en son entier, chantée par les moines de Tamié.