Prier avec l’actualité

je me dispose , le corps, le coeur, l’esprit. Je respire plusieurs fois profondément. Je me mets dans un coeur à coeur avec le Père.

Je lui demande la grâce, de me laisser toucher comme lui.

Je contemple maintenant, avec le regard du Père, ces photos de l’actualité.

Seigneur, comme toi, je pleure devant toutes ces souffrances infligées par des hommes à d’autres hommes. Je dépose sur ton coeur ma grande peine, mon impuissance et ma colère.

.Avec le Pape François, je crie:«Au nom de Dieu, je vous le demande: arrêtez ce massacre !» Je me rappelle tous ces innocents massacrés par Hérode et ta fuite en Egypte pour fuir la mort. Je me rappelle ta Passion et ta crucifixion .

Symbolic image on the subject of war refugees from Ukraine Pexels

Bénis-les, Seigneur ! Adoucis leurs souffrances ! Et je te rends grâce pour ta présence dans la fraternité et la compassion qui se déploient. Et je te supplie, adoucis le coeur des hommes! Et donne-moi la grâce de ne pas désespérer et d’entretenir le courage de manifester à mes frères ton amour!

Je prie avec le Pape Jean-Paul II

Prière pour la paix
Jean-Paul II à Hiroshima, Japon, 1981

A toi, Créateur de la nature et de l'humanité, de la vérité et de la beauté, je prie :
Entends ma voix, car c'est la voix
des victimes de toutes les guerres et de la violence entre les individus et les
nations.
Entends ma voix, car c'est la voix
de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront quand les gens feront
confiance aux armes et à la guerre.
Entends ma voix quand je te supplie d'instiller dans le cœur de tous les êtres
humains
la vision de la paix, la force de la justice et la joie de la fraternité.
Entends ma voix, car je parle pour les multitudes
dans tous les pays et à toutes les époques de l'histoire qui ne veulent pas la
guerre et sont prêts à emprunter le chemin de la paix.
Entends ma voix et accorde perspicacité et force afin que nous puissions
toujours répondre
à la haine avec amour, à l'injustice avec un dévouement total à la justice,
au besoin avec le partage de soi,
à la guerre avec la paix.
Ô Dieu, entends ma voix,
et accorde au monde ta paix éternelle. Amen 
Arcabas – La fuite en Egypte

psaume 137

Ce psaume  est une prière ; le psalmiste s’adresse au Seigneur.

Je regarde ce que fait le psalmiste et relève  les verbes d’action en ‘je’ : « je te rends grâce » – « je te chante » – « je me prosterne » – « je rends grâce à ton nom »

Et moi, aujourd’hui  qu’est-ce qui habite mon cœur ? Comment je peux m’adresser au Seigneur ? Suis-je dans l’action de grâce ?

Je regarde maintenant les verbes en ‘tu’ qui disent l’action de Dieu : « « tu as entendu » – « tu répondis à mon appel »  – « tu fis grandir en mon âme la force » – « ta droite me rend vainqueur ».

L’action bienfaisante de Dieu éprouvée dans le passé nourrit la foi et l’espérance du psalmiste. Il affirme que  l’amour du Seigneur est éternel.

Et moi de quelle action de Dieu en ma faveur puis-je faire mémoire ? Comment cela m’aide à le prier aujourd’hui dans la confiance ?

Quand je crie vers toi, Seigneur, tu réponds à mon appel.
N’arrête pas l’oeuvre de tes mains !

Fort de cette foi, je peux adresser au Seigneur ma demande pour aujourd’hui.

Je peux élargir ma prière à la dimension du monde et demander la paix en reprenant cette prière de Taizé pour l’Ukraine :

« Dieu d’amour, nous sommes déconcertés par les violences dans le monde, et en particulier à présent par les actes de guerre en Ukraine. Donne-nous de nous tenir en solidarité aux côtés de celles et ceux qui souffrent, et qui vivent aujourd’hui dans la peur et l’angoisse. Soutiens l’espérance de tous ceux qui, dans cette région du monde tant aimée, cherchent à faire prévaloir la justice et la paix. Envoie l’Esprit Saint, l’Esprit de paix, qu’il inspire les responsables des nations et tous les humains. »

Dieu et les champignons 

En ce temps de carême, cherchons Dieu comme on cherche…

des champignons !                

Trouver Dieu, pardonnez-moi, c’est un peu comme trouver des champignons…

Pour trouver des champignons, il faut d’abord les chercher. Celui qui ne cherche pas Dieu ne le trouvera jamais. Dans certains cas cependant, le hasard, si hasard il y a, fait bien les choses.  Mais ceci est exceptionnel. C’est vrai pour les champignons, c’est vrai pour Dieu.

Pour que la récolte soit bonne, il faut  d’abord se lever tôt. Il faut marcher. La cueillette demande un véritable effort. On ne trouve pas Dieu dans la richesse, la mollesse et les plaisirs.

Pour trouver des champignons, il faut y croire. Il faut en avoir envie, il faut se mettre dans les conditions voulues pour que l’opération réussisse. Pour trouver Dieu, c’est pareil !

Beaucoup de gens vous diront : « Cette année on n’en trouve  pas beaucoup … et puis nous n’avons pas eu le temps. »  Comme d’autres diront « Chercher Dieu mais pourquoi faire ? ça ne rapporte rien ! Et puis, on verra cela plus tard ! »

La comparaison la plus frappante entre Dieu et les champignons (pardon, je vous choque) est certainement la découverte. Au début on en trouve peu, mais par habitude on continue de chercher. Dieu on y croit un peu, mais ça ne nous accroche pas tellement. Et puis d’un seul coup, au moment où on s’y attend le moins, il y en a partout, c’est tout jaune, le ramasseur n’en croit pas ses yeux.

Idem avec Dieu ! Dieu est là. Il s’adresse à vous par les évènements et les hommes, vous sentez vraiment sa présence et c’est alors qu’on se trouve vraiment petit …

Je pousserai encore plus loin ma comparaison … Lorsque  vous prenez le chemin du retour avec un sac bien garni mais avec beaucoup de lassitude, de nouveaux champignons se présentent devant vous. Vous ne pouvez pas les laisser. Cette fois ce n’est pas vous qui les cherchez, mais ce sont  eux qui se mettent au travers de votre chemin. Pour Dieu, c’est pareil : au moment où vous ne pensez plus à lui, c’est Lui qui vient à vous.

Remercions Dieu pour sa présence. Et aussi de ses champignons !

Bonne cueillette

Bon carême !

Les Russes et les Ukrainiens prient en slavon, leur langue liturgique. Je vous propose de reprendre avec eux Gospodi pomiluj (Seigneur aie compassion !). 

Belle entrée en Carême

Hymne

Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.

«Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu, nous récolterons, si nous ne perdons pas courage. Ainsi donc, lorsque nous en avons l’occasion, travaillons au bien de tous» (Gal 6, 9-10a). À l’approche du Carême, le pape François écrit un message autour du verset de l’Épître aux Galates.

Revenez à moi de tout votre coeur

avec l’évangile de ce jour

Je me dispose pour accueillir la Parole de Dieu et je demande au Seigneur « qu’Il éveille mon oreille pour que j’écoute comme un disciple. »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (10, 17-27)

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. 
» L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse.   Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »  Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !  Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »  De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Jésus et le jeune homme riche – Heinrich Karl Hofmann (1889)

Je contemple Jésus dans la relation de pauvreté qui l’unit à son Père, dans le chemin d’Alliance nouvelle qu’il ouvre, dans la disponibilité intérieure et le dépouillement qu’il suggère. Je le contemple dans l’élan de Vie, le chemin de Lumière auxquels il appelle…

Je regarde le jeune homme riche, son empressement à rencontrer Jésus, son questionnement puis son soudain endurcissement, son enfermement dans son chemin de ténèbres et sa tristesse…

Je regarde les disciples, en chemin avec Jésus, ouverts à un nouveau commencement, riches de leur pauvreté…

Chemins de vie, de mort, chemins de lumière, de ténèbres… Pour moi, qu’en est-il de mon pèlerinage ? Où sont mes idoles, où est ma pauvreté ? Ma vie est-elle sur le chemin du retour vers le Père, engagée à la suite du Christ, avec Lui ?

Je contemple l’espérance donnée… par la toute-puissance d’amour du Père et la possibilité d’y répondre en laissant la volonté du Christ me transformer…

Suis-je prêt(e) à laisser le Seigneur réorienter ma vie, à consentir à avancer dans la Rencontre, avec le désir d’aimer cette pauvreté que j’ai choisie ?

Comme sur le jeune homme riche, Jésus pose sur moi son regard de tendresse. Il me désigne aujourd’hui, un chemin de liberté…Chaque jour, Jésus m’appelle à entrer dans son amour.

Dans ma prière, je peux demander à l’Esprit Saint qu’il vienne façonner mon cœur de fils/fille adoptif/ve et d’entrer dans la relation qui unit le Christ à son Père.

En chemin à la suite de Jésus, je peux faire mienne la prière des disciples :Notre Père… Que ta volonté soit faite… Amen

avec l’évangile du jour

La guérison d’un épileptique

Après la transfiguration, Jésus et les trois disciples redescendent de la montagne.

Dans une foule nombreuse, les disciples débattent avec les scribes de leur incapacité à guérir l’enfant possédé qu’un père leur présente.

A une époque, où la maladie (nous reconnaissons dans le récit les symptômes de l’épilepsie), est considérée comme un signe de possession, la guérison opérée par Jésus prend la forme d’un exorcisme.

         Après la guérison, Jésus prend ses disciples à part, pour leur expliquer les raisons de leur impuissance.

Évangile selon St Marc, 9, 14-29

En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne ; en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »
    Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »Il répondit :

« Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ?Tout est possible pour celui qui croit. » Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »
    Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.
    Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »

Je me dispose pour la prière. Je fais silence en moi pour me rendre disponible à la Parole

Je lis le texte lentement

Je contemple Jésus opérer un acte libérateur. Expulsant l’esprit impur qui habite cet enfant en le coupant du monde, par la cécité et la surdité, il rend cet enfant à la vie, il le ressuscite. « Jésus, lui saisissant la main, le releva et il se mit debout. ».

  • Et moi, de quel mal ai-je besoin d’être libéré par le Christ ?

J’écoute le dialogue de Jésus et du Père de l’enfant. « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ?
Tout est possible pour celui qui croit. »
    Aussitôt le père de l’enfant s’écria :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »

  • Et moi, quelle est ma foi ? Je fais mienne la prière du père.

J’écoute le dialogue de Jésus et de ses disciples. « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. » 

  • Et moi, quand ai-je aussi un sentiment d’impuissance ? Comment, dans ces moments, est-ce que je m’en remets à la prière ?

Je m’adresse au Seigneur, lui confiant, dans une intercession, celles et ceux qui ont besoin de son secours, et lui demandant de faire grandir en moi la foi.

Merci Seigneur pour le don de la foi, qui me donne ce bonheur de te connaître et de vivre avec toi. Je te demande pardon pour toutes les fois où je cherche des sécurités en dehors de toi. Je te demande pardon pour toutes les fois où je m’inquiète et me décourage, comptant sur mes propres forces pour m’en sortir au lieu de me tourner vers toi avec confiance. Seigneur, aide-moi à exercer ma foi en saisissant les petites occasions du quotidien, et viens au secours de mon manque de foi.

Le Seigneur a répondu à la demande de ses disciples « Seigneur apprends-nous à prier » (Luc, 11, 1), en leur donnant le Notre Père.

C’est pourquoi, avec tous les chrétiens, nous disons : Notre Père…

avec sainte Bernadette

Cette semaine nous fêtons sainte Bernadette. C’est à  Bernadette Soubirous (1844-1879), une petite fille pauvre de Lourdes, qu’est apparue à 18 reprises en 1858 une « Dame vêtue de blanc » se présentant comme l’ « Immaculée Conception ». En 1866 Bernadette quitta Lourdes pour entrer chez les Sœurs de la Charité de Nevers où elle prit le nom de s. Marie-Bernard.

Canonisée en  1933, elle a laissé en plus des récits autographes des Apparitions un ‘Carnet de notes intimes’ dans lequel on trouve des prières, des pensées, des extraits des lectures et des notes prises lors de retraites.

Avec ses mots, prions le Seigneur par l’intercession de la vierge Marie.

Bernadette a connu la pauvreté. C’est seulement à l’âge de 14 ans qu’elle a appris à lire et à écrire. Elle a même dit : « C’est parce que j’étais la plus pauvre et la plus ignorante que la Sainte Vierge m’a choisie. » Et elle dit aussi « Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne. »

Prions pour toutes les personnes qui connaissent la pauvreté et l’exclusion. Nous pensons à ceux que nous connaissons qui vivent une certaine pauvreté et nous élargissons notre prière à ceux qui n’ont pas de toit,  ni de quoi manger, aux enfants privés d’éducation… Qu’ils trouvent aide et considératio

Bernadette a aimé être au service des malades. Lorsqu’elle fait le choix des Sœurs de la Charité de Nevers, elle dit : « J’aime soigner les pauvres et les malades, je resterai chez les sœurs de Nevers. » De santé précaire, elle a elle-même fait de nombreux séjours à l’infirmerie.

Prions pour les malades et les souffrants. Nous faisons mémoire des personnes de notre entourage atteintes de maladie ou de handicap et qui ont besoin de notre soutien et de notre prière. Puis nous élargissons notre prière à tous les pèlerins  qui se rassemblent à Lourdes. Qu’ils trouvent réconfort et paix

Bernadette a choisi la vie religieuse.  « Je suis venue ici me cacher ».Le lendemain de son arrivée à Nevers, on lui demande de faire une dernière fois le récit des apparitions. Puis, pendant 13 ans à Nevers, elle va vivre une vie simple et ordinaire, dans l’humilité, la patience et la charité.

Prions pour les religieuses.  Rendons grâces pour les congrégations présentes dans nos diocèses et leur mission.  Reprenons l’intention universelle du mois de février du Saint-Père : « Prions pour les religieuses et les consacrées, en les remerciant pour leur mission et leur courage, afin qu’elles continuent à trouver de nouvelles réponses aux défis de notre temps. »

Bernadette a choisi de suivre Jésus. Elle dit : «   Jésus vint sur terre pour être mon modèle. A l’exemple de Jésus, je veux me mettre à sa suite et marcher généreusement sur ses traces ».

Prions pour nous-mêmes. Demandons la grâce de suivre le Christ à notre tour et de pouvoir faire nôtre les mots de Bernadette : « Jésus seul pour But… Jésus seul pour Maître…Jésus seul pour Guide…Jésus seul pour Joie… Jésus seul pour Richesse…Jésus seul pour Ami. »

Bernadette a mis en pratique la devise  gravée sur le fronton du couvent de saint Gildard : « Ubi caritas, deus est ». Elle écrit : « Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant. » Et en mourant : « Je n’oublierai personne ».

Terminons ce temps de prière en demandant d’aimer davantage et en chantant :« Aimer, c’est tout donner »

avec le psaume 131

R/ Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l’arche de ta force ! 

Souviens-toi, Seigneur, de David,
de sa promesse au Puissant de Jacob :
« J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur. »

Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la demeure de Dieu, 
prosternons-nous aux pieds de son trône.

Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !
Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

A la suite du psalmiste nous pouvons demander à Dieu de nous souvenir de nous tout au long de cette semaine

Seigneur, je te prie ce matin pour le bon déroulement de cette semaine.
Parce que tu es tout puissant,
parce que tu es mon Dieu et mon Père,
tu connais les évènements de cette semaine
et tu m’appelles à la confiance et à la foi :
tu as hâte de vivre cette semaine  avec moi
et de me donner toutes les grâces que tu as prévues aujourd’hui.
Avec cette nouvelle semaine,
tu fais une création nouvelle,
et je te bénis pour cela Seigneur, pour cette opportunité
de grandir,
de progresser,
d’avancer vers toi dans l’amour et la vérité.

Prières d’Eglise

Prières connues par cœur… que l’on peut parfois se surprendre à « réciter » au lieu de prier… Aujourd’hui, arrêtons-nous sur la prière que Jésus lui-même nous a apprise: Notre Père

Mt 6, 7-13
 Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : 
Notre Père, qui es aux cieux, 
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, 
que ta volonté soit faite 
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, 
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes 
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, 
mais délivre-nous du Mal.

Je me retire à l’écart, fais silence en moi et me prépare à lire un dialogue « surprenant », proposé par Guy Gilbert….

– Notre Père qui es aux cieux…
– Qui ?
– Qu’est-ce que c’est ?
– Tu m’as appelé !
– Ah non ! Non, non. Je ne t’ai pas appelé : Je prie…’Notre Père qui es aux cieux…’
– Là, tu l’as encore fait !
– Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
– Tu m’as appelé. Tu as dit :’Notre Père’. Me voici. A quoi penses-tu ?
– Oh, rien, je…, à rien du tout, je, je prie. Je ne fais rien de mal non ?
– Non, continue ta prière.
– ‘Que ton nom sois sanctifié…’
– Que veux-tu dire par-là ?
– Eh bien je veux dire que…, je ne sais pas, moi, ce que je veux dire, je... ça fait juste partie de la prière, c’est tout.
– Mon nom est différent des autres noms. Mon nom est ‘Je suis’ ! Cela ne te dit rien ?
– Non ! J’y avais jamais vraiment pensé. ‘Que ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.’
Que fais-tu pour que mon règne vienne ?
– Ce que je fais, moi ?….Mais, rien du tout…D’ailleurs, il me semble que ce ne serait pas mal si Tu venais diriger toutes choses ici-bas, comme tu les diriges là-haut !
– Tu sais, Mon règne a déjà commencé. Mon royaume est en ceux qui suivent les traces de mon Fils. Es-tu sûr de marcher dans ses pas ?
– Écoute, Seigneur je ne suis pas plus méchant que toutes ces personnes qui vont à l’église tous les dimanches.
– Comment veux-tu que Ma volonté soit faite si ceux qui la demandent ne commencent pas par l’accomplir ?
– Oh je sais, j’ai des problèmes à mettre en pratique les enseignements de ton Fils, mais je ne suis pas un saint.
– Moi aussi je sais.
– Tu sais ? Alors, tu sais peut être que j’aimerai me débarrasser de toutes ces choses qui me gênent et qui m’empêchent d’être vraiment libre !
Continue ta prière.
– ‘Donne-nous notre pain de ce jour’
– Pries-tu chaque jour ? Prends-tu un moment dans chacune de tes 24 heures pour Moi ? C’est ça le pain du jour. L’Amour que tu me demandes de te donner pour aujourd’hui.
– Ah bon !
– Prier est un acte dangereux. Tu pourrais finir par être changé, tu sais. Mais tu n’as pas fini avec ta prière. Continue.
– J’peux pas.
– Tu as peur ?
– Je sais ce que tu vas me dire.
– Essaie donc tu verras…
– …’Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.’
– Tu penses à ceux qui t’ont fait du mal ?
– Voilà, je savais que tu allais me parler d’eux. Mais Seigneur, ils m’ont fait beaucoup de mal, Tu comprends ? Et moi, j’ai juré de me venger…
– Et ta prière ?
– Ça c’est une question d’habitude c’est tout.
Tu es franc au moins. Mais ce n'est pas facile de porter la haine en soi, n’est-ce pas ?
– Ah non, ce n’est pas facile. Mais je vais te dire ; une fois que je me serai vengé, j’irai beaucoup mieux.
– Ça n’ira pas mieux, au contraire. Tu es déjà tellement triste… Je peux changer tout ça.
– Toi…Toi, Tu peux ? Et comment ?
– Pardonne-leur comme un jour, Moi, j’ai pardonné.
– Non, Seigneur je ne peux pas leur pardonner, vraiment je ne peux pas.
– Que disais-tu dans ta prière ?
– … D’accord, Je vais essayer de leur pardonner. Mais tu pourrais essayer de leur parler à eux aussi…Je ne sais pas si eux Te prient chaque matin.
– Ça c’est leur problème. Finis ta prière.
– ‘Ne nous soumets pas à la tentation.. mais délivre-nous du Mal.’
– C’est ce que je ferai. Mais toi éloigne-toi du Mal. Apprends à vivre dans Mon Amour.
– Amen.
– Ce mot veut dire que tout ce que tu me demandes, je te l’accorderai absolument. A condition que tu ne récites pas machinalement la plus belle prière que mon Fils t’a laissée. Mets tout ton cœur dans chaque mot et vis-les.

Et moi? Où en suis-je? Ai-je quelque chose à modifier?

J’en parle avec Jésus, comme un ami avec son ami…

Puis je m’adresse à Notre Père