En ce temps-là, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : ‘Pourquoi le détachez-vous ?’, vous répondrez : ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ » Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? » Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus. À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! » Mais il prit la parole en disant « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »
Un climat de joie
Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem.
A l’approche de la Ville sainte, c’est un mouvement de liesse et de joie qui accompagne Jésus.
Je regarde les couleurs vives de cette enluminure, les fleurs et les rameaux verts fraîchement coupés qui jonchent le sol.
Je regarde les mouvements des personnages à droite de l’arbre qui s’inclinent et déposent leurs vêtements comme un tapis en signe de respect.
Une manière d’honorer et d’acclamer celui qui vient. Je peux entendre les paroles de louange qui accompagne ces gestes « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
L’intronisation d’un roi
Jésus sait ce qu’il l’attend et c’est lui-même qui a préparé son entrée triomphale dans la ville royale.
Tout ce qui se passe évoque l’intronisation d’un roi, mais la monture choisie, un ânon, n’est pas le glorieux coursier des guerriers mais une simple monture. Ce choix accomplit la prophétie de Zacharie (9,9-10) annonçant la venue d’un messie humble et pacifique.
Je regarde la partie gauche de l’enluminure : Jésus, entouré de ses disciples qui font bloc avec lui, s’avance solennellement en direction de Jérusalem. La tête avancée de l’ânon ouvre le passage.
Je regarde Jésus faire le geste de bénédiction ; il est le roi messianique de la paix. Je peux entendre l’acclamation : « Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »
Je considère cette entrée triomphale de Jésus dans la ville où il va souffrir et être glorifié. Un moment de révélation de l’identité de Jésus. Un moment de communion et de joie. Je prends place dans la scène. Puis-je m’associer à cette louange ? J’adresse au Seigneur ma prière.
Je peux terminer ce temps en acclamant à mon tour le Christ Sauveur
Entrons dans la compréhension de ce texte et dans la prière à l’aide de Lukas Cranach (peintre allemand du XVe-XVIe siècles) et Marko Ivan Rupnik (prêtre jésuite slovène, mosaïste contemporain).
Au début de ce temps de prière, je me place sous ton regard d’amour, Seigneur.Je dépose dans tes mains tout ce qui fait ma vie. Dispose-moi à accueillir ta miséricorde.
Evangile de Jean 8, 1- 11
Quant à Jésus, il s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Je peux maintenant exprimer au Seigneur la prière qui monte de mon coeur, demande, action de grâce … Et terminer en disant: Notre Père …
Relisons l’Evangile entendu ce dimanche: Luc 15, 1-3. 11-32
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’
Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »
Contemplons et méditons avec des extraits du vitrail
je peux chanter cet amour infini du Père qui me relève
Et je termine ce temps en priant avec la prière de Saint François d’Assise
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant que l’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve soi-même,
c’est en pardonnant que l’on obtient le pardon,
c’est en mourant que l’on ressuscite à la Vie.
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué. »
Je me dispose à la prière. Je fais silence en moi, dépose auprès du Seigneur ce qui m’agite et me préoccupe. Je prends le temps d’écouter ma respiration, de prendre conscience de l’air que j’inspire, comme un don…Je m’installe dans la position qui favorise pour moi la paix intérieure et l’écoute.
Je lis le psaume lentement, me sentant invité à entrer dans un mouvement : « venez… »
Je m’arrête sur l’expression « acclamons notre rocher » et je rends grâce du soutien que m’apporte la présence du Seigneur.
« Adorons le Seigneur qui nous a faits ». Je fais mémoire de Dieu Créateur, sûr qu’il n’abandonne pas sa création.
« Ne fermez pas votre cœur » …Je peux m’arrêter sur les résistances, l’indifférence qui peuvent m’habiter et demande au Seigneur la grâce de l’attention et de la disponibilité. Je peux m’aider du chant « écoute la voix du Seigneur » …
Je relis le psaume, puis me remets au Seigneur, en disant « Notre Père… »
En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t‑il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis.” » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.” C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »
basilique « san Vitale » de Ravenne
« En ces jours-là, Moïse était berger. Il mena son troupeau sur une haute montagne. »
Moïse, qui est né du peuple hébreu, qui a été élevé à la cour de Pharaon, a dû prendre la route de l’exil après avoir tué un garde qui maltraitait un hébreu, un frère.
Au début de ce récit, Moïse est berger pour son beau-père, Jethro. Moïse a mené son troupeau d’abord dans la vallée puis, il s’est lancé dans l’ascension de cette montagne, l’Horeb, montagne verdoyante dont l’herbe est bonne pour les moutons. Mais une montagne rude aussi, caillouteuse, escarpée. La montagne c’est le lieu de la présence de Dieu. C’est sur une montagne, le Sinaï que Dieu lui donnera un jour, les tables de la loi : les 10 commandements. Plus tard, Jésus révèlera le Père sur des montagnes : quand il paraitra transfiguré au mont Tabor devant Pierre, Jacques et Jean, quand il annoncera le message du Père : les béatitudes. Heureux ! Bienheureux êtes-vous ! C’est sur la montagne que la bible nous dit la présence de Dieu. Le lieu de la rencontre.
Et moi, où est ma montagne ? Où est le lieu de ma rencontre avec Dieu ? Le lieu où je prends conscience de sa présence ? Et en particulier en ce temps de carême où je me prépare à rencontrer le Christ ressuscité ?
« L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer ».
Sur les pentes de la montagne, Moïse est encerclé par le feu. Contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre, le feu ne se présente pas sous la forme d’un unique buisson enflammé, mais comme de multiples petites flammes apparaissant de tous côtés. Ce détour qu’a fait Moïse a comme décentré le feu. C’est Moïse qui est maintenant encerclé. Par leur aspect insaisissable, ces langues de feu nous font penser à celles de la Pentecôte qui sont le signe de la présence de l’Esprit de Dieu. Pour la mission que Dieu va lui confier, Moïse n’ira pas seul. Dieu sera avec lui. Il bénéficiera de l’assistance de l’Esprit Saint.
« Oui, j’ai vu la misère de mon peuple…dit Dieu … j’ai entendu ses cris… Maintenant donc, va je t’envoie ». Moïse n’ira pas seul. L’Esprit sera avec lui.
Et moi, en ce temps de carême vers qui suis-je envoyé ? Non je ne suis pas seul. L’Esprit Saint est avec moi. Alors osons !
Dieu appela Moïse du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. »
Cet homme vêtu comme un dignitaire romain, sandales aux pieds, c’est Moïse. Si l’’artiste prend soin de nous montrer Moïse en train de dénouer sa sandale c’est pour nous dire, certes, que la terre qu’il foule est une terre sainte, mais aussi que c’est pour nous aider à comprendre que pour s’élever sur ce sentier, il faut d’abord apprendre à se dépouiller. Jésus dira en son temps au jeune homme riche «Va, vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et puis, viens et suis-moi ! »
Ce temps de carême est le temps de la prière, du jeune mais aussi du partage. Où en suis-je sur ce chemin ?
Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : « Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous » Ils vont me demander quel est son nom. Que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Celui qui m’a envoyé vers vous c’est : Je-Suis »
Même si Dieu cherche à se faire connaître, il restera toujours un mystère pour l’homme. C’est pourquoi l’artiste refuse à nous montrer son visage : il nous en laisse voir seulement la main. Cette main de Dieu tendue vers l’humanité
Cette main est celle de Dieu dont on ne voit pas la face. Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.
Mais Dieu est souvent là où on ne l’attend pas. Dieu surprend Moïse, il l’oblige à se retourner, à se convertir, à lever la tête, à regarder encore plus haut. Moïse porte son regard vers le ciel d’où la main divine sort de la nuée. L’artiste a multiplié dans cette image les signes de la présence de Dieu tout en refusant de nous donner Dieu « à voir ». Cette expérience que fait Moïse ne peut être qu’intérieure.
En ce temps de carême est-ce que je prends le temps de la prière. Est-ce que je prends le temps de tourner mon visage vers Celui qui est, Celui dont on ne voit pas la face mais Celui qui nous a donné son Fils.
Terminions notre méditation en disant: « Notre Père … »
je me dispose , le corps, le coeur, l’esprit. Je respire plusieurs fois profondément. Je me mets dans un coeur à coeur avec le Père.
Je lui demande la grâce, de me laisser toucher comme lui.
Je contemple maintenant, avec le regard du Père, ces photos de l’actualité.
Seigneur, comme toi, je pleure devant toutes ces souffrances infligées par des hommes à d’autres hommes. Je dépose sur ton coeur ma grande peine, mon impuissance et ma colère.
.Avec le Pape François, je crie:«Au nom de Dieu, je vous le demande: arrêtez ce massacre !» Je me rappelle tous ces innocents massacrés par Hérode et ta fuite en Egypte pour fuir la mort. Je me rappelle ta Passion et ta crucifixion .
Symbolic image on the subject of war refugees from Ukraine Pexels
Bénis-les, Seigneur ! Adoucis leurs souffrances ! Et je te rends grâce pour ta présence dans la fraternité et la compassion qui se déploient. Et je te supplie, adoucis le coeur des hommes! Et donne-moi la grâce de ne pas désespérer et d’entretenir le courage de manifester à mes frères ton amour!
Je prie avec le Pape Jean-Paul II
Prière pour la paix
Jean-Paul II à Hiroshima, Japon, 1981
A toi, Créateur de la nature et de l'humanité, de la vérité et de la beauté, je prie :
Entends ma voix, car c'est la voix
des victimes de toutes les guerres et de la violence entre les individus et les
nations.
Entends ma voix, car c'est la voix
de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront quand les gens feront
confiance aux armes et à la guerre.
Entends ma voix quand je te supplie d'instiller dans le cœur de tous les êtres
humains
la vision de la paix, la force de la justice et la joie de la fraternité.
Entends ma voix, car je parle pour les multitudes
dans tous les pays et à toutes les époques de l'histoire qui ne veulent pas la
guerre et sont prêts à emprunter le chemin de la paix.
Entends ma voix et accorde perspicacité et force afin que nous puissions
toujours répondre
à la haine avec amour, à l'injustice avec un dévouement total à la justice,
au besoin avec le partage de soi,
à la guerre avec la paix.
Ô Dieu, entends ma voix,
et accorde au monde ta paix éternelle. Amen
Ce psaume est une prière ; le psalmiste s’adresse au Seigneur.
Je regarde ce que fait le psalmiste et relève les verbes d’action en ‘je’ : « je te rends grâce » – « je te chante » – « je me prosterne » – « je rends grâce à ton nom »
Et moi, aujourd’hui qu’est-ce qui habite mon cœur ? Comment je peux m’adresser au Seigneur ? Suis-je dans l’action de grâce ?
Je regarde maintenant les verbes en ‘tu’ qui disent l’action de Dieu : « « tu as entendu » – « tu répondis à mon appel » – « tu fis grandir en mon âme la force » – « ta droite me rend vainqueur ».
L’action bienfaisante de Dieu éprouvée dans le passé nourrit la foi et l’espérance du psalmiste. Il affirme que l’amour du Seigneur est éternel.
Et moi de quelle action de Dieu en ma faveur puis-je faire mémoire ? Comment cela m’aide à le prier aujourd’hui dans la confiance ?
Quand je crie vers toi, Seigneur, tu réponds à mon appel.
N’arrête pas l’oeuvre de tes mains !
Fort de cette foi, je peux adresser au Seigneur ma demande pour aujourd’hui.
Je peux élargir ma prière à la dimension du monde et demander la paix en reprenant cette prière de Taizé pour l’Ukraine :
« Dieu d’amour, nous sommes déconcertés par les violences dans le monde, et en particulier à présent par les actes de guerre en Ukraine. Donne-nous de nous tenir en solidarité aux côtés de celles et ceux qui souffrent, et qui vivent aujourd’hui dans la peur et l’angoisse. Soutiens l’espérance de tous ceux qui, dans cette région du monde tant aimée, cherchent à faire prévaloir la justice et la paix.Envoie l’Esprit Saint, l’Esprit de paix, qu’il inspire les responsables des nations et tous les humains. »
En ce temps de carême, cherchons Dieu comme on cherche…
des champignons !
Trouver Dieu, pardonnez-moi, c’est un peu comme trouver des champignons…
Pour trouver des champignons, il faut d’abord les chercher. Celui qui ne cherche pas Dieu ne le trouvera jamais. Dans certains cas cependant, le hasard, si hasard il y a, fait bien les choses. Mais ceci est exceptionnel. C’est vrai pour les champignons, c’est vrai pour Dieu.
Pour que la récolte soit bonne, il faut d’abord se lever tôt. Il faut marcher. La cueillette demande un véritable effort. On ne trouve pas Dieu dans la richesse, la mollesse et les plaisirs.
Pour trouver des champignons, il faut y croire. Il faut en avoir envie, il faut se mettre dans les conditions voulues pour que l’opération réussisse. Pour trouver Dieu, c’est pareil !
Beaucoup de gens vous diront : « Cette année on n’en trouve pas beaucoup … et puis nous n’avons pas eu le temps. » Comme d’autres diront « Chercher Dieu mais pourquoi faire ? ça ne rapporte rien ! Et puis, on verra cela plus tard ! »
La comparaison la plus frappante entre Dieu et les champignons (pardon, je vous choque) est certainement la découverte. Au début on en trouve peu, mais par habitude on continue de chercher. Dieu on y croit un peu, mais ça ne nous accroche pas tellement. Et puis d’un seul coup, au moment où on s’y attend le moins, il y en a partout, c’est tout jaune, le ramasseur n’en croit pas ses yeux.
Idem avec Dieu ! Dieu est là. Il s’adresse à vous par les évènements et les hommes, vous sentez vraiment sa présence et c’est alors qu’on se trouve vraiment petit …
Je pousserai encore plus loin ma comparaison … Lorsque vous prenez le chemin du retour avec un sac bien garni mais avec beaucoup de lassitude, de nouveaux champignons se présentent devant vous. Vous ne pouvez pas les laisser. Cette fois ce n’est pas vous qui les cherchez, mais ce sont eux qui se mettent au travers de votre chemin. Pour Dieu, c’est pareil : au moment où vous ne pensez plus à lui, c’est Lui qui vient à vous.
Remercions Dieu pour sa présence. Et aussi de ses champignons !
Bonne cueillette
Bon carême !
Les Russes et les Ukrainiens prient en slavon, leur langue liturgique. Je vous propose de reprendre avec eux Gospodi pomiluj (Seigneur aie compassion !).