prier avec l’Hymne des Laudes

Puisqu’il est avec nous
Tant que dure cet âge,
N’attendons pas la fin des jours
Pour le trouver…
Ouvrons les yeux,
Cherchons sa trace et son visage,
Découvrons-le qui est caché
Au cœur du monde comme un feu !

Puisqu’il est avec nous
Pour ce temps de violence,
Ne rêvons pas qu’il est partout
Sauf où l’on meurt…
Pressons le pas,
Tournons vers lui notre patience,
Allons à l’homme des douleurs
Qui nous fait signe sur la croix !



Puisqu’il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N’espérons pas tenir debout
Sans l’appeler…
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse ;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés !

Puisqu’il est avec nous
Comme à l’aube de Pâques,
Ne manquons pas le rendez-vous
Du sang versé…
Prenons le pain,
Buvons la coupe du passage :
Accueillons-le qui s’est donné
En nous aimant jusqu’à la fin !

D. Rimaud

Antienne

Mon Dieu, tu ne rejettes pas le cœur qui se tourne vers toi.

Prier avec les psaumes

Psaume 145

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Marco Rupnik

Je me dispose à recevoir la Parole du Seigneur et vient à Lui tel (le) que je suis : Me voici Seigneur.

Je peux dire ce psaume à voix haute lentement.

Je repère toutes les actions du Seigneur exprimées au présent, sa fidélité, sa bonté, sa sollicitude pour ceux qui souffrent…

Quand m’est-il donné de reconnaître la présence agissante du Seigneur, ici et maintenant, en moi, dans ceux qui m’entourent ?

J’en fais mémoire et j’en rends grâce.

Je peux lui confier une situation qui me préoccupe, lui demander son aide pour que, là où je suis, je collabore à son œuvre de paix, de justice et d’amour.

« Seigneur des vivants, tu n’as pas compté sur les puissants mais au contraire sur les bras cassés que nous sommes, pour en faire rien de moins que tes messagers.

Ce sont les petits, les invisibles, les très ordinaires, les étrangers que tu as choisis pour déposer dans leurs mots ta voix, ta parole de feu, cette voix qui délivre et relève.

Que mon chant t’enveloppe de gratitude et de reconnaissance. »

Sœur Anne Lécu

Et je peux terminer ma prière en chantant avec Marie, le Magnificat.

Psaume 105

Chantez et jouez pour lui, Redites sans fin ses merveilles. Glorifiez-vous de son nom très saint : Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance, Recherchez sans trêve sa face. Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, De ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, Les fils de Jacob qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : Ses jugements font loi pour l’univers.

Je lis le psaume lentement et me laisse rejoindre par les mots qui me touchent aujourd’hui.

Je prends le temps de laisser ces mots m’habiter dans le silence.

Des mots reviennent : « merveilles », « cherchez » … Je peux rendre grâce des merveilles qui m’ont été données aujourd’hui, ou dans le passé. Je peux demander au Seigneur de me faire progresser dans Sa recherche.

Comme « fils de Jacob qu’Il a choisi », sûr de l’écoute du Seigneur, fort de Son alliance je lui confie, personnellement, ma prière d’aujourd’hui.

Je relis le psaume, ou, si je préfère, peux l’entendre chanter.

Dans la descendance d’Abraham et de Jacob, fils d’un même père, je dis « Notre Père… »

L’appel à la sainteté

Dans son exhortation apostolique sur la sainteté, le pape François médite l’Évangile des Béatitudes et nous propose cette formulation.

Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !

Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté !

Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !

Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté !

Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté !

Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, c’est cela la sainteté !

Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !

Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté !

Pape François La joie et l’allégresse.

En ce temps de la Toussaint, je prends le temps de me poser, de me reposer dans le Seigneur. Je fais silence en moi pour réentendre cet appel à la sainteté.

Je lis le texte lentement, je me rends attentif à chacun des termes repris de l’Évangile et employés par le pape François avec des verbes d’action. L’appel à la sainteté est une invitation à agir, à se faire porteur, en actes, de la Bonne Nouvelle.

Je m’arrête d’abord sur les termes qui font le plus écho en moi. Et je m’interroge…Pourquoi est-ce ce mot, ces mots qui me retiennent ? Est-ce pour moi l’indication d’un chemin facile, ou, au contraire, le rappel d’une exigence avec laquelle j’ai du mal ?

Le pape François nous rappelle aussi combien le prochain nous aide à percevoir les chemins de sainteté. Il est « une sainteté de « la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, « la classe moyenne de la sainteté. » (La joie et l’allégresse, n° 7).

Je prends le temps de contempler mon entourage, de faire mémoire, en cette journée des défunts, de celles et ceux qui m’ont quitté.

Et je rends grâce de la présence de Dieu que les vivants et les morts me révèlent, des voies de sainteté qu’ils m’ouvrent.

Je peux reprendre le texte sous la forme d’une prière de demande : « aide-moi, Seigneur à être pauvre de cœur, à réagir avec une humble douceur… ».         

Je termine en disant le Notre Père, en communion avec tous les croyants, « fils du Père » qui nous appelle à la sainteté

Prier avec Sainte Bernadette

« Jésus, venez croître en moi, malgré mes résistances .« 

« Jésus est mon modèle. Jésus est ma force. Jésus est ma vraie consolation . »

« Esprit saint, qui nous faites sentir ce que nous sommes; faites-nous connaître, aimer et demander ce que nous devons être. »

« Pourquoi moi, si ce n’est pour vous ? Alors, si c’est moi, ce n’est que pour vous »

« Elle me regardait comme une personne qui parle à une autre personne »

« Je ne vous promets pas le bonheur de ce monde, mais celui de l’autre monde »

1e Lettre de Paul aux Thessaloniciens 1 Th1, 1-5b

Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.

    À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse,  nous nous souvenons que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père.
    Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui.
    En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

Je me dispose à la rencontre du Seigneur à travers les paroles de Ste Bernadette et le texte de Paul.

Et je prends un instant pour méditer dans mon coeur.

Quelle parole me touche, me rejoint aujourd’hui, me questionne ou m’éclaire ? J’en parle au Seigneur.

Je rends grâce pour le témoignage simple et plein de foi de Bernadette et je prie avec sa prière :

Jésus seul pour But,

Jésus seul pour Maître,

Jésus seul pour Modèle,

Jésus seul pour Guide,

Jésus seul pour Joie,

Jésus seul pour Richesse,

Jésus seul pour Ami !

Prier avec une oeuvre d’art

Prenez le temps de contempler avant de recevoir le texte d’accompagnement !

Oeuvres de Bénédicte de Dinechin, exposées à la Maison de la Parole jusqu’au 16 octobre. Entrée libre tous les jours de 15h00 à 18h00.

Texte proposé par Bénédicte de Dinechin lors du vernissage de l’exposition à Bourges

L’Eglise propose sept sacrements : le baptême, l’eucharistie, la pénitence, la confirmation, le sacrement des malades, l’ordre et le mariage.

Ils sont tous gratuits. A mon sens, il en existe un huitième, encore plus gratuit que les autres, puisqu’il n’est même pas nécessaire d’être baptisé pour en bénéficier.

 C’est le sacrement de la Beauté.

Dieu est infinie beauté, au point que les séraphins, premiers dans l’ordre de la hiérarchie céleste, doivent être munis de trois paires d’ailes ignifugées pour contempler sa présence : une paire pour protéger le visage, une pour voler, la troisième pour protéger les pieds.

Pour qui veut bien la voir, la beauté de l’univers est le reflet,le murmure de la beauté de Dieu. Elle a pour fonction et pour effet d’élever l’âme des humains, créés à l’image de Dieu et appelés à sa ressemblance.

Il est dit des anachorètes, des pères du désert, qu’ils inhalaient la Parole et exhalaient la prière. C’est ce que fait chaque artiste, à sa façon, croyant ou non ;

ça n’a aucune importance qu’il soit croyant. Dieu se fout qu’on croie en lui. Il est Personne, pas concept. Il a tendance à préférer qu’on le croie.

L’artiste inspire, inhale la beauté du monde…plutôt un tout petit morceau d’elle, et l’expire, l’exhale par la réalisation de son oeuvre. Dieu étant source et destination de tout amour et de toute beauté, chaque artiste lui rend hommage, même à son insu. C’est lui le ministre du huitième sacrement, tout aussi médiocre qu’il soit à titre personnel, ce qu’il partage avec tous les ministres de tous les cultes…

Etre artiste ne se décide pas. Ce n’est pas du registre du développement personnel. On ne se met pas à la peinture ou à la sculpture, on est pris, attrapé par elle.

Francois Varry, sculpteur

(écrit à l’occasion de la bénédiction d’une petite vierge, et transmis par facebook par un autre sculpteur Nicolas Bouriot )

Prier avec des extraits du psaume 26

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
 (Ps 26, 13)

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Je me dispose à rencontrer et écouter le Seigneur. Je cherche à me mettre à l’écart, à me désencombrer de mes préoccupations, à faire silence.

Je lis lentement le psaume, à haute voix, et laisse pénétrer en moi cette Parole.

Je me mets en communion avec tous ces croyants dispersés de par le monde qui vont lire ce même psaume, ce jour.

Je prends conscience que ce psaume traverse les âges depuis le peuple juif, et que, comme tous les psaumes, il fut prière de Jésus.

« C’est ta face, seigneur, que je cherche » …Je prends le temps de laisser venir à moi des images de Jésus, qui, pour les chrétiens, se fait visage de Dieu. Je m’arrête sur telle œuvre d’art que j’ai pu contempler, sur un visage du Christ en croix…Je crois aussi que le visage du prochain, et surtout des petits, me révèle « la face du Seigneur ».

Je relis lentement le psaume, et adresse ma prière au Seigneur. Selon ce que je vis, aujourd’hui, je peux dire « Pitié ! réponds-moi » ou « Tu restes mon secours (…) j’en suis sûr, je verrai les bontés du seigneur ».

Prier avec un chant

L’eau vive de ton puits, où la trouverai-je? Ce qui manque à ma vie, donne-le moi.    Bis

Pour la trouver, je vais creuser
Le grand désir au fond de moi.
Tout un désert à traverser
Le silence à chaque pas.

Pour la trouver, je vais laisser
Ce qui me gêne pour aimer.
Mauvais regards et préjugés,
Un défi à relever.

Pour la trouver, je vais offrir
Mes pauvretés et mes talents.
Un univers à découvrir,
Une vie comme un présent.

Pour la trouver, je vais partir
Quitter les chemins balisés.
Changer de cap pour accueillir
Un marcheur à mes côtés.

Je me mets en présence du Seigneur

Comme le psalmiste, je peux redire au Seigneur : « Mon âme a soif de toi » (ps 62)

Je peux me remémorer aussi la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob (Jean 4) et entendre la parole de Jésus : « Si tu connaissais… qui est celui qui te demande à boire, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive ».

Quelle est cette recherche d’ « eau vive » qui habite l’être humain et qui le laisse sans repos ?

Le chant parle d’actions à mener pour trouver cette eau vive.

Je les relève : creuser le désir – traverser le désert et marcher en silence – laisser ce qui me gêne pour aimer – offrir mes pauvretés et mes talents, accueillir la vie comme un présent– partir, quitter, changer de cap.

Qu’est-ce qui résonne pour moi aujourd’hui ? Qu’est-ce qui rejoint ce dont j’ai besoin ?

A la fin le chant parle d’« Accueillir un marcheur à mes côtés ».

Jésus est Celui qui est venu marcher à nos côtés. Vivant, il continue d’être avec nous. 

Comment je vis cette foi en sa présence ? Comment j’entretiens ma relation avec Lui ?

Je peux lui parler comme à un ami et Lui dire ce que je cherche, ce qui me manque….

Je termine ma prière en prenant le refrain de Taizé :

« Mon âme se repose en paix sur Dieu seul : de lui vient mon salut. Oui, sur Dieu seul mon âme se repose, se repose en paix. »

Prier avec le temps des récoltes

En ce temps où les vendanges commencent, relisons la finale du livre d’Amos. (9, 13-15). Le livre d’Amos est surtout consacré à la dénonciation des infidélités d’Israël et à un appel à la conversion. Il s’achève par cet oracle de restauration et de salut

Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où se suivront de près laboureur et moissonneur, le fouleur de raisins et celui qui jette la semence. Les montagnes laisseront couler le vin nouveau, toutes les collines en seront ruisselantes.

Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront ; ils planteront des vignes et en boiront le vin ; ils cultiveront des jardins et en mangeront les fruits.

 Je les planterai sur leur sol, et jamais plus ils ne seront arrachés du sol que je leur ai donné. Le Seigneur ton Dieu a parlé.

Alors que bien des inquiétudes marquent cette rentrée, la nature généreuse s’offre à notre récolte. Sans renier la nécessaire lucidité sur les difficultés de l’aujourd’hui, je prends le temps de contempler les fruits de la fin de l’été. Je peux en choisir un, que j’aime particulièrement, réellement ou mentalement…Je le prends en main, m’arrête sur les nuances de sa couleur, sur son parfum, sa saveur et je rends grâce pour les dons de la nature.

Je relis lentement le texte d’Amos. Je suis sensible à l’expression du futur qui dit la promesse ; je m’arrête sur ce qui suggère l’abondance, la satiété ; je contemple l’action conjointe de Dieu (qui s’exprime en disant « je «) et des hommes (désignés par le « ils ») qui collaborent à ce travail de restauration. Dieu a l’initiative mais a besoin de notre collaboration.

Puis j’évoque devant le Seigneur ce qui a besoin d’être restauré en moi, et dans mon environnement.

Je termine par le Notre Père en insistant sur la demande « que ton règne vienne ».

Prier avec un témoignage

« Elle m’a regardée comme une personne » (sainte Bernadette de Lourdes )

Un modeste tract apposé sur un panneau sous le porche de l’église annonce le témoignage du Père Jean-Philippe Chauveau, prêtre de la Communauté saint-Jean, ainsi que la présentation de son dernier livre : « Qui leur jettera la première pierre ? »

Le Père Jean-Philippe possède un langage à l’image de sa vie – rude.

Direct, il relate, sans fard, son itinéraire : problème familial avec l’alcool, divorce des parents, placement à l’âge de 5 ans chez des « bonnes » sœurs, où le dressage fait office d’éducation. Il réintègre le domicile paternel où vit maintenant une nouvelle épouse mais le  climat violent, le manque de tendresse, le dénigrement permanent, lui font préférer la rue et ses dangers. A 12 ans, il est violé par un homme rencontré au fil de ses errances.

Dénoncé par sa grand-mère paternelle qui approuvait tous les choix de son fils, Jean-Philippe est envoyé en maison de correction, pendant 2 ans, ce qui ne lui fait pas oublier son rêve de devenir danseur , mais le refus de son père qui crie au scandale, l’oriente vers un apprentissage pour devenir cuisinier. La vie familiale étant toujours trop lourde, il quitte la maison à l’âge de 17 ans et trouve un emploi chez Peugeot.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (psaume 21)

Jurga

C’est là que Jean-Philippe rencontre son « premier vrai chrétien », qui témoigne réellement de ce en quoi il croit… La foi qu’il avait laissée de côté grandit en lui. Lors d’un pèlerinage à Lisieux, il vit une vraie rencontre avec Marie. Son regard abîmé sur et par les hommes avait besoin d’elle pour qu’il renoue avec Jésus.

Ayant surmonté avec l’aide d’encouragements divers tout ce qui l’entravait, il rejoint une communauté naissante « Venez et voyez » et est ordonné prêtre en1982 à Paray-le-Monial.

« Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée »

Sa première mission le conduit à accompagner des toxicomanes et il s’avoue parfois désemparé face à des situations hors normes. Puis il fonde l’Institution Saint-Jean Espérance à Pellevoisin en 1987, lieu d’accompagnement  de jeunes, désireux de sortir de la drogue

Nommé Vicaire à la paroisse sainte Cécile à Boulogne-Billancourt, il rejoint « Aux captifs, la libération » association humanitaire au service des personnes de la rue et des personnes en situation de prostitution.

Aux captifs la libération-Bernardins

En 2016, il fonde la Maison fraternelle Magdalena et dans le cadre des « Tournées du Coeur » se rend, la nuit, avec des bénévoles et au volant d’un camping-car, à la rencontre des personnes prostituées transgenres du bois de Boulogne. Il y offre un lieu d’écoute autour d’un café. La Maison Magdalena invite celles qui en font la demande, à  ré-apprendre à vivre dignement en ayant un projet de vie

« Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir »

Max Ernst La ville petrifiee

Le « Padre » comme on l’appelle, se dit être un résilient par grâce. Son sourire, son authenticité, sa joie d’annoncer l’Amour gratuit de Dieu et de transmettre l’Espérance lui gardent un dynamisme certain et contagieux puisque de nombreux bénévoles l’ont rejoint, hommes et femmes, sur différents terrains, au Nom du Christ.

Tous nos cris d’hommes, l’angoisse face à la souffrance, la révolte devant l’absurdité du monde ou le silence de Dieu, tous ces cris d’hommes nous apprennent que même au plus noir de notre révolte, Dieu est présent et crie avec nous…

Après lecture de ce témoignage et après avoir écouté ce chant, je me dispose à la prière et je me laisse conduire par tout ce qui a pu faire écho en moi pour m’adresser au Seigneur :

Seigneur, je te rends grâce pour ton regard de tendresse posé sur chacun(e) de nous et pour les rencontres providentielles qui mènent à te connaître et qui peuvent changer nos vies.

Seigneur, accorde-moi la grâce de me présenter à toi dans ma vérité, sous ton regard aimant et miséricordieux.

Je te remercie pour ta patience et la possibilité de répondre à ton appel au-delà de la blessure secrète de mon cœur.

Dispose mon cœur à l’écoute fraternelle, accorde-moi d’offrir une présence en ton nom, sans rien attendre

Tu es venu me chercher.

Passé de l’ombre à ta lumière,

j’ai mis mon espoir en toi...

prier avec le psaume 144

Chaque jour je te bénirai,
 je louerai ton nom toujours et à jamais.
 Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
 à sa grandeur, il n’est pas de limite.

D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
 on proclamera tes exploits.
 Je redirai le récit de tes merveilles,
 ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

On dira ta force redoutable ;
 je raconterai ta grandeur.
 On rappellera tes immenses bontés ;
 tous acclameront ta justice.

Chaque jour je te bénirai,…
je raconterai ta grandeur.


Seigneur, je veux faire silence au milieu de cette vie agitée pour reconnaître ta présence fortifiante à chaque instant de mes journées  et te bénir. 
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Claire Bazil

Inspire-moi les mots et la manière de témoigner de toute cette tendresse que tu me donnes et que tu donnes à chacun