
En ce premier dimanche, avec le prophète Jérémie
« Voici venir des jours où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda «
Je me prépare à entrer dans ce temps, à accueillir la Vie .

En ce premier dimanche, avec le prophète Jérémie
« Voici venir des jours où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda «
Je me prépare à entrer dans ce temps, à accueillir la Vie .

Le jour se lève, je fais quelques pas dehors pour rejoindre la chapelle. Je laisse mes chaussures à l’extérieur et je pénètre en ce lieu à pas feutrés. Même si le sol est recouvert d'un revêtement, je sens la terre. Comme Moïse devant le Buisson ardent, se déchaussant avant de pénétrer sur une terre sacrée pour rencontrer son Dieu.
C'est encore la pénombre. J'allume les bougies posées devant chacune des icônes. Je m'assois sur l'une des stalles. Le silence m'accueille, la pénombre me reçoit, je me laisse envahir d'une présence, laissant peu à peu mes pensées s'évanouir. La paix vient remplir cet espace.
Quand le temps est venu, je m'approche de l'icône de saint Georges. Je m'incline devant et lui demande sa bénédiction. Georges a reçu le pouvoir de Dieu pour terrasser le dragon, pour tuer en nous le mal. Son icône est placée au plus près de la porte. Sa protection nous enveloppe dès le premier instant. Je trempe les doigts dans le bénitier, Je me dirige alors vers le chœur de la chapelle où trône un Christ couronné et revêtu d'une tunique unique aux franges dorées. Oui, c'est bien un roi qui est là, les bras ouverts, comme suspendu au-devant d'une croix cernée d'or.
Je m’incline respectueusement devant cet homme-Dieu. Bien vivant, tant il est paisible, bien vivant malgré les plaies sur ses membres, bien vivant puisque la croix ne l'a pas retenu ! Après ce temps d'éveil après ce temps où la respiration s’accorde à celle du Christ, je peux alors tracer ce signe dans sa verticalité et son horizontalité sur mon corps, signe d'amour, créateur du Père au Fils, signe d'amour de l'Esprit qui embrasse tout l'être. Le Christ me revêt de tout son amour. Je m'incline en prononçant les paroles qui ouvrent mes lèvres, puis surgit la louange du psaume 94 : Jean-Pierre Brunet

Daniel 3,57-88.56
Tout au long de la semaine, la liturgie propose à la place du psaume un extrait du cantique de Daniel.
Ce cantique est un chant de bénédiction qui invite toute la création à entrer dans la louange du Seigneur.
Dans un premier temps, je me laisse porter par cette prière litanique en l’écoutant en son entier, chantée par les moines de Tamié.

En cette fête de la sainte Cécile, patronne des musiciens, je peux prier à l’écoute d’un morceau de musique.
Je décide d’un lieu, d’un moment pour ce temps de prière et je mets en présence du Seigneur
Je peux lui dire mon désir de le trouver à travers cette création ou de lui rendre grâces pour la beauté, pour les dons des artistes…
J’écoute une première fois un enregistrement de l’Ode à la joie de Beethoven. J’écoute cette musique comme si c’était la première fois.
En silence, je me remémore ce qui me touche : le rythme, la mélodie, tel ou tel son instrumental… Que provoque en moi cette musique ?
Quel sentiment, quelle pensée, quelle image… ont surgi en moi durant cette écoute?
J’écoute une seconde fois un autre enregistrement de ce même passage, en regardant aussi les images de la flashmob ; je vois la vie qui circule, les musiciens et leurs instruments, les visages…
Après cette deuxième écoute, je peux m’adresser au Seigneur, lui dire ce qui m’habite : gratitude pour la beauté de l’œuvre… louange et action de grâces pour la joie qu’elle inspire… sentiment de communion… et tout autre prière qui me vient.
Je peux terminer en reprenant les mots du psaume 150
Alleluia ! Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance ;
Louez-le pour ses actions éclatantes, louez-le selon sa grandeur !
Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour !
Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant chante louange au Seigneur ! Alléluia !

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu’au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.
« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance.
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge, c’est Dieu !
« Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »
Je fixe un temps pour la rencontre, comme avec un ami.
Je m’installe confortablement, à l’écart; et je me mets sous le regard de Dieu, à son écoute.
Je lis le psaume.
Dans ce psaume, c’est Dieu qui parle… L’instant est solennel… (v. 1-2)
Je relis le texte, lentement, et me laisse rejoindre par celui-ci.
Que suscite-t-il en moi?
Je peux m’arrêter sur les versets 14-15.
Action de grâce…accomplis…tes vœux…tu me rendras gloire…
Invoque-moi…détresse…je te délivrerai…
A quoi m’invitent-ils? A leur écoute, je relis ma vie
Et je confie au Seigneur ce qui m’habite: action de grâce, confiance, demande… Je termine ma prière en m’adressant à Notre Père

Nous venons de célébrer le 11 Novembre, occasion de prier pour nos parents et grands-parents qui ont participé à cette guerre, et, peut-être, en ont été victimes. Occasion, aussi de prier pour la paix.
Je prends connaissance du texte du pape François
Pape François, 1er janvier 2014. Premier message du Pape François pour la journée mondiale pour la paix.
La fraternité éteint la guerre
7. Dans l’année qui vient de s’écouler, beaucoup de nos frères et sœurs ont continué à vivre l’expérience déchirante de la guerre, qui constitue une grave et profonde blessure portée à la fraternité.
Nombreux sont les conflits qui se poursuivent dans l’indifférence générale. Á tous ceux qui vivent sur des terres où les armes imposent terreur et destructions, j’assure ma proximité personnelle et celle de toute l’Église. Cette dernière a pour mission de porter la charité du Christ également aux victimes sans défense des guerres oubliées, à travers la prière pour la paix, le service aux blessés, aux affamés, aux réfugiés, aux personnes déplacées et à tous ceux qui vivent dans la peur. L’Église élève aussi la voix pour faire parvenir aux responsables le cri de douleur de cette humanité souffrante, et pour faire cesser, avec les hostilités, tout abus et toute violation des droits fondamentaux de l’homme.
Pour cette raison, je désire adresser un appel fort à tous ceux qui, par les armes, sèment la violence et la mort : redécouvrez votre frère en celui qu’aujourd’hui vous considérez seulement comme un ennemi à abattre, et arrêtez votre main ! Renoncez à la voie des armes et allez à la rencontre de l’autre par le dialogue, le pardon, et la réconciliation, pour reconstruire la justice, la confiance et l’espérance autour de vous ! « Dans cette optique, il apparaît clair que, dans la vie des peuples, les conflits armés constituent toujours la négation délibérée de toute entente internationale possible, en créant des divisions profondes et des blessures déchirantes qui ont besoin de nombreuses années pour se refermer. Les guerres constituent le refus concret de s’engager pour atteindre les grands objectifs économiques et sociaux que la communauté internationale s’est donnée ».
circulation, comme actuellement, on pourra toujours trouver de nouveaux prétextes pour engager les hostilités. Pour cette raison, je fais mien l’appel de mes prédécesseurs en faveur de la non-prolifération des armes et du désarmement de la part de tous, en commençant par le désarmement nucléaire et chimique.
Mais nous ne pouvons pas ne pas constater que les accords internationaux et les lois nationales, bien que nécessaires et hautement souhaitables, ne sont pas suffisants à eux seuls pour mettre l’humanité à l’abri du risque de conflits armés. Une conversion des cœurs est nécessaire, qui permette à chacun de reconnaître dans l’autre un frère dont il faut prendre soin, avec lequel travailler pour construire une vie en plénitude pour tous. Voilà l’esprit qui anime beaucoup d’initiatives de la société civile, y compris les organisations religieuses, en faveur de la paix. Je souhaite que l’engagement quotidien de tous continue à porter du fruit et que l’on puisse parvenir à l’application effective, dans le droit international, du droit à la paix, comme droit humain fondamental, condition préalable nécessaire à l’exercice de tous les autres droits.
Je m’arrête sur quelques passages du texte, pour les méditer
« Dans l’année qui vient de s’écouler, beaucoup de nos frères et sœurs ont continué à vivre l’expérience déchirante de la guerre » (…) Nombreux sont les conflits qui se poursuivent dans l’indifférence générale. »
J’évoque des pays où la guerre fait rage tout en demandant pardon pour l’indifférence de beaucoup de médias, pour propre indifférence peut-être : le Yémen, l’Éthiopie, le Soudan, l’Ukraine, les nouvelles menaces dans les Balkans, l’Afghanistan, la Syrie, l’interminable conflit israélo-palestinien…
« Je désire adresser un appel fort à tous ceux qui, par les armes, sèment la violence et la mort. ».
Je prie pour les décideurs politiques qui entraînent au conflit. Je demande au Seigneur de faire taire en eux la haine, la soif du pouvoir, la convoitise.
Et je rends grâce pour celles et ceux qui travaillent à la paix, et secourent les blessés, comme toutes les victimes collatérales des conflits.
« Je fais mien l’appel de mes prédécesseurs en faveur de la non-prolifération des armes et du désarmement de la part de tous. ».
Dans la proximité de la prochaine campagne électorale française, je prie pour que les choix pour une nécessaire politique de défense privilégient la défense de la paix. Je prie pour que les dirigeants soient éclairés.
« Une conversion des cœurs est nécessaire, qui permette à chacun de reconnaître dans l’autre un frère dont il faut prendre soin. »
Je fais mémoire des rivalités, des jalousies qui peuvent m’habiter. Je demande au Seigneur de ne jamais cesser de me convertir à la fraternité.
Je me tiens devant le Christ et dis la prière de St François.
“Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.”

les « 3e jeudis de la MP » le 18 novembre

Je me dispose à rencontrer Dieu avec tout ce que je suis. Je me mets en présence. Je respire deux ou trois fois pour me rendre présent/e à ce moment. Je prends conscience que le Seigneur est là, tout près de moi. Je goûte ce moment avec lui. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon.
Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.
Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !
Je lis à voix haute ou je chuchote le psaume et je le laisse résonner en moi. Je le relis en silence, en veillant à ce que ses paroles descendent au plus profond de moi.
Je reprends le psaume, strophe par strophe. Je peux simplement les répéter pour qu’elles se gravent dans mon cœur et ma mémoire. Ou encore je peux m’arrêter sur les images et les savourer avec mon imagination.
Je fais venir à ma mémoire des situations de ma vie ou des expériences spirituelles qui entrent en résonance avec les images et les paroles du psaume. Et je vois comment le Seigneur accomplit sa Parole.
Je termine avec des paroles du psaume ou d’autres paroles pour louer, remercier, demander…
« Tous Saints », c’est ce à quoi l’Eglise nous invite en ce début novembre. C’est ce que nous rappelle sans cesse le pape François, c’est aussi ce que nous dit Madeleine DELBREL. Madeleine DELBREL que nous avons découverte et fêtée à la Maison de la Parole le 21 octobre dernier.
« Les saints qui sont déjà parvenus en la présence de Dieu gardent avec nous des liens d’amour et de communion. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez les parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire.
Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté militante. C’est cela souvent, la sainteté de « la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression « la classe moyenne de la sainteté ». Pape François « La joie et l’allégresse ».

« Il y a des gens que Dieu prend et met à part.
Il y en a d’autres qu’il laisse dans la masse, qu’il ne « retire pas du monde ». Ce sont des gens qui font un travail ordinaire, qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires. Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires. Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires. Ce sont des gens de la vie ordinaire. Les gens qu’on rencontre dans n’importe quelle rue.
Ils aiment leur porte qui s’ouvre sur la rue, comme leurs frères invisibles aiment la porte qui s’est refermée définitivement sur eux.
Nous autres, gens des rues, croyons de toutes nos forces que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté. Nous croyons que rien de nécessaire ne nous manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné. » Madeleine DELBREL « Nous autres, gens des rues »

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.
J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »
Je me dispose à la prière. J’ouvre ma Bible pour lire le psaume du jour. J’allume une bougie. Je fais silence en moi. Je contemple la flamme, vivante dans sa fragilité. Signe de la présence chaleureuse du Seigneur sur ma route. Une flamme, peut-être discrète, mais qui se montre, se donne, si j’aiguise mon attention
Je lis le psaume lentement, m’installant dans le « je » du psalmiste. Ses mots deviennent les miens. Je m’arrête sur les expressions qui me rejoignent le plus, aujourd’hui.
Je présente au Seigneur les craintes qui m’habitent, ce jour.
J’éprouve ma propre foi : « j’ai demandé un chose au Seigneur, la seule que je cherche… ». Qu’en est-il du cœur de ma foi, de ma quête essentielle dans ma prière ?
Avec le psalmiste, je redis mon Espérance : « j’en suis sûr… »
Je peux maintenant réécouter le psaume dans une version chantée.
Je termine en disant le Notre Père, en reprenant la version qu’en donne l’évangile selon St Matthieu. (6, 6-13)
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.