Toussaint

Prions avec un texte de Madeleine Delbrêl

Je commence par déterminer le moment, le lieu et la durée de ma prière.

Je m’arrête un instant pour « considérer comment Dieu me regarde » et m’accueille… Je m’offre à lui tel que je suis en ce moment pour le rencontrer.

Je prends le temps de lire ce texte, lentement, à haute voix pour l’écouter et l’entendre.

« Il y a des lieux où souffle l'Esprit mais il y a un Esprit qui souffle en tous lieux. 
 Il y a des gens que Dieu prend et met à part.
Il y en a d’autres qu’il laisse dans la masse, qu’il ne « retire pas du monde ».
Ce sont des gens qui font un travail ordinaire, qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires.
Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires.
Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires.
Ce sont les gens de la vie ordinaire.
Les gens que l’on rencontre dans n’importe quelle rue.
Ils aiment leur porte qui s’ouvre sur la rue, comme leurs frères invisibles au monde aiment la porte qui s’est refermée sur eux.
Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté.
Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné. »

Madeleine Delbrêl, « La sainteté des gens ordinaires », tome VII des Œuvres Complètes 2009 – Nouvelle Cité – Nous autres gens des rues, p24)

Je laisse les mots et les images résonner et faire écho en moi.Je laisse venir en moi des lieux et des visages de ma vie actuelle et du monde aujourd’hui…et je les présente au Seigneur avec ce que cela fait naître en moi.

Puis je parle à Dieu comme un ami parle à un ami.Je peux lui demander une grâce pour vivre ce qu’il m’appelle à vivre aujourd’hui.

Je redis le Notre Père, en communion avec toute l’Église.

En écho à ce texte, je peux laisser éclairer les Béatitudes, que je vais entendre à la messe de la Toussaint,  par les extraits de l’Exhortation Apostolique du Pape François « Gaudete et exultate » sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel.

Bourges- Cathédrale St Etienne – Tympan du Jugement Dernier

Psaume 143

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m’entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.

Je me mets à l’écart pour écouter la Parole. Après avoir tracé sur moi le signe de la croix, je fais silence, puis lis lentement le psaume du jour qui me met en lien avec les chrétiens du monde entier.

Ce psaume évoque le roi David et ses combats, menés avec l’aide du Seigneur, pour sauver son peuple. Je peux l’accueillir en pensant à mes propres combats spirituels.

Je relis d’abord les deux premières strophes qui m’invitent à contempler la force que me donne le Seigneur, « mon rocher » ; « mon allié » ; « ma forteresse » ; « ma citadelle » ; le bouclier…Ne nous laissons pas déconcerter par ce vocabulaire guerrier. Méditons sur nos combats intérieurs, spirituels où nous pouvons percevoir l’aide du Seigneur.

Je relis maintenant la troisième strophe, qui s’adresse directement au Seigneur, pour une action de grâces. La contemplation se fait relation. « Pour toi… »  A mon tour, je rends grâce au Seigneur, avec le « chant nouveau » de mes mots d’aujourd’hui.

Par cette action de grâce, je peux dire, « Notre Père, que ton nom soit sanctifié… ».

Avec une oeuvre d’art

Je me dispose à un temps à l’écart. 

Je m’installe confortablement.  Je prends le temps de faire le calme en moi,  et dépose toutes les préoccupations qui m’encombrent…

Je demande la grâce de m’ouvrir à la contemplation, en présence de Dieu, dans la lumière de l’Esprit Saint.

Je contemple cette œuvre du peintre Pierre Renard, qu’il qualifie lui-même de peinture instinctive:  » Dans une gestuelle instinctive et virevoltante je crée des éruptions exaltées et des plages de silence. Il ne faut pas peindre ce que l’on voit, il faut peindre ce que l’on ressent. La peinture doit toujours être la ligne du cœur prolongée, et pour chacun l’occasion d’un voyage dans son imaginaire. » 

Je regarde:

Les couleurs: sombres ou claires…mates ou lumineuses…franches ou douces…la façon dont elles se complètent ou  s’opposent… 

Les lignes: verticales, horizontales, obliques…leur disposition les unes par rapport aux autres…leur harmonisation avec les couleurs…

Le tableau dans son ensemble: sa disposition…l’atmosphère qui s’en dégage…

J’observe:

Quel sentiment, quelle émotion suscite-t-il en moi? Louange…espérance…supplication…autre…

Peut-être y vois-je une représentation plus figurative? Laquelle? 

Je me laisse porter par la contemplation…

Evoque-t-elle quelque chose de ma foi? De Dieu? Voire un passage de la Bible?

Je peux, si je le souhaite, méditer l’un des passages de la Parole suivants:

Isaïe 40, 28-29, 31

28 Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux extrémités de la terre, il ne se fatigue pas, ne se lasse pas. Son intelligence est insondable.

29 Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible.

31 mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.

Rm 15: 13

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint.

Michée 7:7

07 « Moi, Jérusalem, je veux guetter le Seigneur, attendre Dieu mon Sauveur ; lui, mon Dieu, m’entendra.

Puis je m’adresse à Dieu, au Père, à Jésus ou à l’Esprit Saint, dans la confiance…Je lui confie un merci, une action de grâce ou une demande…

Je termine par un « Notre Père » en communion avec mes frères et sœurs chrétiens.

Psaume 32

Noirlac -Jeux de lumières de nuit-juillet 2021
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d’âge en âge.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Je choisis un espace et un temps pour me mettre à l’écart…

Je lis ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi.

Je m’arrête sur ce qui me touche…

Le psalmiste m’invite à la louange. Une louange débordante, qui s’adresse à Dieu, nous parle de Lui… Dieu fidèle, Dieu d’amour, Dieu de justice…

Et pour moi, qui est Dieu? Que représente-t-il?

Le Seigneur est un Dieu qui parle. Sa Parole est créatrice. Elle est aussi Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit…

Et moi? Quel effet a la Parole du Seigneur sur ma vie? Qu’est-ce qu’elle produit? Quelle place je lui donne? Quel temps je lui accorde? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’Il me fait…et je lui parle comme à un ami…

Je termine ma prière en m’adressant au Père… Notre Père…

Litanie du Sacré-Coeur

Le 16 octobre, nous fêtons Ste Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690).

Cette religieuse visitandine de Paray-le-Monial  eut des visions de Jésus lui montrant son cœur : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ». 

Soutenue par st Claude La Colombière, un prêtre jésuite, elle donna un élan à la dévotion du Sacré-Cœur, comme le Seigneur lui avait demandé.

A notre tour, nous prions le Sacré-Coeur, en prenant appui sur la litanie composée par Didier Rimaud sj.  

Je fais silence en moi et me mets sous le regard du Seigneur.

Je lis lentement le texte.

1.	Nom de Jésus, le nom du Bien-Aimé,
Le nom du Premier-Né, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, brûlé de tant d’amour,
Meurtri par le péché, pitié pour nous !

2.	Nom de Jésus, le nom du vrai Pasteur,
Le nom du Prince-Agneau, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, repos des cœurs blessés,
Et grâce des pécheurs, pitié pour nous !

3.	 Nom de Jésus, plus beau que tous les noms,
Le nom qui nomme Dieu, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, qui dis le cœur de Dieu,
Plus grand que notre cœur, pitié pour nous!

4.	Nom de Jésus, le nom des baptisés,
Seul nom des justifiés, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, le cœur de l’Homme Dieu,
Le cœur de Dieu en croix, pitié pour nous !

5.	Nom de Jésus, qui blesses notre cœur
Et creuses tout désir, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, qui calme toute soif
Et combles toute faim, pitié pour nous !
6.	Nom de Jésus, puissance de Salut
Qui marques notre front, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, qui mènes vers la joie,
Qui gardes dans la paix, pitié pour nous !

7.	Nom de Jésus, soleil en plein minuit,
Fraîcheur en plein été, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, printemps en plein hiver,
Fontaine en plein désert, pitié pour nous ! 

8.	Nom de Jésus, plus clair que n’est le jour,
Plus doux que n’est le miel, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, étoile du chemin,
Rocher qui donnes l’eau, pitié pour nous !

9.	Nom de Jésus, la perle de grand prix,
Trésor qui passe tout, loué sois-tu !
Cœur de Jésus, violent comme est l’amour,
Puissant comme est le feu, pitié pour nous !

Je prends le temps de la louange pour le Christ qui a aimé jusqu’à l’extrême et a donné sa vie.

Pour cela, je regarde la 1ère partie de chaque strophe : « Nom de Jésus ». Je regarde ce qui est apposé à ce nom. Quelle est l’expression qui retient mon attention ? Qu’évoque-t-elle pour moi ? Après avoir donné chair à cette expression, je peux la faire mienne ? Je peux aussi louer le Seigneur avec mes propres mots.

Forts de cette confiance en l’amour du Christ, je lui  demande d’avoir pitié de moi.

Je regarde la 2ème partie des strophes et ce qui est apposé au « Cœur de Jésus ». Je prends le temps  de laisser monter ce que chaque expression évoque pour moi. Je reste sur ce qui me touche. De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? J’adresse ma prière au Christ qui m’aime de tout son cœur.

Pour terminer,  j’écoute cette litanie chantée en me laissant porter par la poésie de ses mots

Psaume 97

Je me dispose à ce temps de prière. Je me concentre sur ma respiration, je la ralentis . Je fais silence en moi et me prépare à accueillir la prière du Peuple de Dieu et à la faire mienne.

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.

J’écoute ce psaume

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Ce psaume célèbre le retour d’exil du peuple d’Israël, de 70 ans à « Babylone ». Nous ne sommes pas concrètement dans le même contexte. Mais cette Parole a quelque chose à me dire.

Quelles paroles me touchent après une première lecture? Je la répète plusieurs fois.

La victoire de notre Dieu est chantée plusieurs fois. Je contemple mon quotidien, mon environnement. Je demande la grâce de repérer les merveilles qu’a faites le Seigneur dans ma vie et autour de moi, que je puisse les chanter moi aussi.

« Le Seigneur a révélé sa justice aux nations » J’entends ce verset, et regarde la situation de nombreux peuples de la terre aujourd’hui. Comment suis-je artisan de paix et de justice ?

« il s’est rappelé son amour en faveur de la maison d’Israël » Comment est-ce que je nourris ma confiance dans l’amour du Seigneur?

Et je redis maintenant ce psaume lentement ou je l’écoute à nouveau et peux chanter le refrain.

Je termine en disant la prière que le Seigneur nous a apprise: Notre Père ..

Elans et pesanteurs

Niki de St Phalle (1930-2002) est connue pour ses « nanas » qui sont un hymne coloré à la vie. Ici, l’une de ses créations installée dans le jardin du Luxembourg, à Paris, dans un paysage automnal.

Je me dispose à la contemplation en me mettant à l’écart et je demande la grâce de repérer en moi tout ce qui me dynamise et entretient ma vitalité, comme autant de signes de la présence de l’Esprit

Je prends le temps d’accueillir cette œuvre, aux couleurs chatoyantes dans cet environnement naturel automnal, aux couleurs plus sobres. Belle alliance de la création humaine et de la nature dont la beauté nous est offerte.

 Je m’arrête sur le contraste entre la pesanteur de cette femme aux formes lourdes et la légèreté du mouvement. Elle danse la vie, dans un équilibre élégant, solidement installée sur son socle et prête à s’élever comme le suggère les formes évidées, au-dessus de ses épaules, qui semblent la tirer vers le ciel. Et moi, quels sont mes enracinements ? Contribuent-ils à mon équilibre ou me retiennent-ils dans mes élans ? Quelles sont les aspirations qui m’entraînent ? Comment puis-je y percevoir le souffle de l’Esprit ?

Je contemple maintenant les couleurs…Le bleu, évocation de l’espace, à l’image du ciel, de la mer…Le jaune, évocation de dynamisme et de mouvement…Le rouge, évocation de la passion, de l’amour, de la souffrance aussi…Et les multiples couleurs des « ailes » qui suggèrent la diversité de ce qui me pousser, m’entraîner. Et moi, que puis-je dire, aujourd’hui de la couleur de ma vie spirituelle ?

Je regarde enfin les haltères colorés que tente de soulever cette femme. Et moi, qu’ai-je à porter aujourd’hui ? En suis-je capable ? Le poids est-il excessif ? De quelle aide aurai-je besoin ?

Dans un temps de dialogue avec le Seigneur, je me présente comme cette femme, rendant grâce pour les élans qui m’habitent pour Le rejoindre, demandant Son secours pour les pesanteurs de ma vie.

Je termine, devant cette sculpture qui se fait hymne de la vie en mouvement, en disant cette prière du Cardinal Newman à l’Esprit.

Conduis-moi toujours plus avant ! 
Conduis-moi, douce Lumière, 
A travers les ténèbres qui m'encerclent. 
Conduis-moi, toi, toujours plus avant ! 
Garde mes pas : je ne demande pas à voir déjà ce qu'on doit voir là-bas :
 Un seul pas à la fois, c'est bien assez pour moi.

 Je n'ai pas toujours été ainsi et je n'ai pas toujours prié
 Pour que tu me conduises toi, toujours plus avant. 
J'aimais choisir et voir mon sentier ; 
Mais maintenant : conduis-moi, toi, toujours plus avant ! 

Si longuement ta puissance m'a béni : 
Sûrement encore elle saura me conduire toujours plus avant, 
Par la lande et par le marécage, sur le rocher abrupt et le flot du torrent, 
Jusqu'à ce que la nuit s'en soit allée, 
Et que dans le matin sourient ces visages d'anges 
Que j'avais aimés, il y a bien longtemps, 
Et que j'avais perdus pour un temps. 

Benedictus-Cantique de Zacharie

La liturgie nous propose aujourd’hui de prier le benedictus, cette action de grâces de Zacharie, lors de la circoncision de Jean Baptiste.

L’Église reprend ce cantique chaque matin, à l’office des Laudes, quand le soleil se lève à l’orient. Manière d’accueillir, pour l’aujourd’hui qui s’ouvre, la puissance d’amour du Seigneur qui ne cesse de s’offrir jour après jour.

Je me dispose à ce temps de prière, en accueillant la lumière de cette journée, l’air que je respire, les bruits ou le silence qui m’entourent. Puis je me retire de cet environnement pour me rassembler en moi-même et écouter le cantique, ce cantique dit chaque matin par l’Église universelle. Je demande la grâce de m’unir à l’Église par la prière partagée.

Je lis le cantique à haute voix, lentement.

 « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,
Comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :
Salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,
Amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,
Serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,
Afin que, délivrés de la main des ennemis,
Nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
Pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,
Grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut,
Pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »

Je m’arrête aux termes que le cantique répète. « Sauver », « salut », « amour », « tendresse » …Je médite, les signes que je perçois, aujourd’hui, dans ma vie de cet amour qui me sauve.

J’entends les évocations de l’histoire du peuple : les prophètes, David, Abraham… Je prends le temps de me situer dans la longue histoire de la révélation et je rends grâce pour tous les témoins de la foi.

Je médite le verset « pour que nous le servions dans la justice et la sainteté… ». Quel est, aujourd’hui, mon engagement pour servir le Seigneur ? Quelles grâces reçues et quels obstacles sur mon chemin de sainteté ?

Je rassemble, dans un échange intime avec le Seigneur, ma prière de ce jour. Action de grâce, demandes, intercession…et je termine en disant la prière reçue du Seigneur, rejoignant encore la prière de toute l’Église.

Prier avec les fruits d’automne

Au début de ce temps de prière, je me mets en présence du Seigneur en faisant le signe de croix.

Je me dispose à l’écouter et lui demande la grâce  d’être témoin de son amour.

Je regarde ces fruits d’automne.

J’observe leurs  couleurs vives ; leurs formes diverses ;  je les nomme; je me remémore leur saveur…

Je vois la diversité et la profusion de ces fruits qui, gorgés d’eau et de soleil, sont arrivés à maturité ; j’imagine les différents arbres qui les ont portés, leurs branches ployant sous les fruits… le temps de la cueillette…

Je laisse monter mon action de grâces pour tous ces fruits, toutes ces bonnes choses qu’offre la nature.

Je me souviens de paroles de Jésus parlant de fruits

L’évangile est plein d’images de la nature ; Jésus prend appui sur elles pour faire comprendre quelque chose de la vie spirituelle. Il parle de semences et de moissons, de vigne, de figuier …

« Je suis la vigne, vous êtes les sarments : celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera du fruit en abondance car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » Jn 15, 5

Afin de porter du fruit, est-ce que je ressens le besoin de rester ‘branché’ sur le Christ ? Quels  moyens que je prends pour cela ?

« Supposez qu’un arbre soit bon, son fruit sera bon ; supposez-le malade, son fruit sera malade : c’est au fruit que l’on reconnait l’arbre. » (Mt 12, 33).

Le fruit est un repère. Qu’est-ce qui, autour de moi, procure paix, joie,  davantage de vie ?  Quels  gestes, actions, paroles  porteurs de solidarité, de fraternité, de réconciliation me reviennent en mémoire ?

« Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. Il dit alors au vigneron : ‘voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le. Pourquoi  faut-il encore qu’il épuise la terre ?’ Mais l’autre lui répond : «’Maître, laisse le encore cette année, le temps que je bêche tout autour et que je mette du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas’. » Lc 13,6-9

A ses disciples, Jésus  dit l’urgence de la conversion. Qu’est-ce qui en moi est à convertir  pour que là où je suis-je puisse porter davantage de fruits ?

Je parle au Seigneur de ce que j’ai découvert à travers cette méditation et lui adresse ma prière.

Je termine ce temps en écoutant le chant de Didier Rimaud : « la gloire de Dieu notre père »

Enfin en ce mois  d’octobre dédié à la mission, je prie pour que l’Eglise porte du fruit et je m’associe à la prière du pape  François :

« Prions pour que l’Eglise, fidèle à l’Evangile et courageuse dans son annonce, soit un lieu de solidarité, de fraternité et d’accueil.

Qu’elle vive de plus en plus la synodalité. »

Psaume 137

Arcabas
Refrain ; Je te chante, Seigneur, en présence des anges .

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne. ]

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force. ]
Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

Aujourd’hui, nous fêtons les Saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël.

J’entre dans la prière en faisant le signe de la croix

Je me mets en présence du Seigneur et je lui demande son aide : que tout mon être se tourne vers lui pour m’associer à la louange des archanges et de toute la création.

 Je lis lentement le psaume, en laissant raisonner en moi les paroles qui me touchent plus particulièrement.

Le psaume 137 est une invitation à la louange. Il exalte la grandeur de Dieu. Je peux repérer les expressions d’hommage envers le Seigneur et les faire miennes pour cette journée.

 «  Je te chante, Seigneur, en présence des anges. » ( V3)

Les Saints archanges que nous fêtons aujourd’hui sont des envoyés de Dieu auprès des Hommes.

Je fais mémoire des messagers de la Bonne Nouvelle que le Seigneur a placé sur mon chemin et je rends grâce pour ces rencontres qui ont marqué, enrichi ou éclairé ma vie spirituelle.

 « Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité » (V5)

Dieu est présent dans ma vie et me comble de grâces mais j’ai parfois du mal à le reconnaître. J’ouvre mon cœur aux dons reçus de lui chaque jour en étant conscient de son action en moi. Je le loue pour tous ses bienfaits et lui exprime ma gratitude.

Je termine en laissant monter la prière qui me vient et en parlant au Seigneur comme à un ami.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était, et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen