Psaume 49

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu’au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.

« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance.
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge, c’est Dieu !

« Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Je fixe un temps pour la rencontre, comme avec un ami.

Je m’installe confortablement, à l’écart; et je me mets sous le regard de Dieu, à son écoute.

Je lis le psaume.

Dans ce psaume, c’est Dieu qui parle… L’instant est solennel… (v. 1-2)

Je relis le texte, lentement, et me laisse rejoindre par celui-ci.

Que suscite-t-il en moi?

Je peux m’arrêter sur les versets 14-15.

Action de grâce…accomplis…tes vœux…tu me rendras gloire…

Invoque-moi…détresse…je te délivrerai…

A quoi m’invitent-ils? A leur écoute, je relis ma vie

Et je confie au Seigneur ce qui m’habite: action de grâce, confiance, demande… Je termine ma prière en m’adressant à Notre Père

Psaume 118

Je me dispose à rencontrer Dieu avec tout ce que je suis. Je me mets en présence. Je respire deux ou trois fois pour me rendre présent/e à ce moment. Je prends conscience que le Seigneur est là, tout près de moi. Je goûte ce moment avec lui. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon.

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !

Je lis à voix haute ou je chuchote le psaume et je le laisse résonner en moi. Je le relis en silence, en veillant à ce que ses paroles descendent au plus profond de moi.

Je reprends le psaume, strophe par strophe. Je peux simplement les répéter pour qu’elles se gravent dans mon cœur et ma mémoire. Ou encore je peux m’arrêter sur les images et les savourer avec mon imagination.

Je fais venir à ma mémoire des situations de ma vie ou des expériences spirituelles qui entrent en résonance avec les images et les paroles du psaume. Et je vois comment le Seigneur accomplit sa Parole.

Je termine avec des paroles du psaume ou d’autres paroles pour louer, remercier, demander…


Psaume 26

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Je me dispose à la prière. J’ouvre ma Bible pour lire le psaume du jour. J’allume une bougie. Je fais silence en moi. Je contemple la flamme, vivante dans sa fragilité. Signe de la présence chaleureuse du Seigneur sur ma route. Une flamme, peut-être discrète, mais qui se montre, se donne, si j’aiguise mon attention

Je lis le psaume lentement, m’installant dans le « je » du psalmiste. Ses mots deviennent les miens. Je m’arrête sur les expressions qui me rejoignent le plus, aujourd’hui.

Je présente au Seigneur les craintes qui m’habitent, ce jour.

J’éprouve ma propre foi : « j’ai demandé un chose au Seigneur, la seule que je cherche… ». Qu’en est-il du cœur de ma foi, de ma quête essentielle dans ma prière ?

Avec le psalmiste, je redis mon Espérance : « j’en suis sûr… »

Je peux maintenant réécouter le psaume dans une version chantée.

Je termine en disant le Notre Père, en reprenant la version qu’en donne l’évangile selon St Matthieu. (6, 6-13)

Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

 Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.

 Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Psaume 18

R/ Par toute la terre s’en va leur message. (cf. Ps 18, 5a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Je prends un temps à l’écart.

Je peux choisir le lieu de ma prière…près d’une fenêtre où apparaît le ciel…dans le jardin…ou en tout autre lieu (connecté) dans la nature…

Je respire profondément, lâche mes éventuelles tensions et me rend disponible…

Je lis le psaume une première fois.

Puis je le relis, lentement, paisiblement, en laissant surgir les images qu’il peut susciter…

Le psalmiste est en contemplation devant la gloire de Dieu telle qu’elle est révélée dans la nature…

La Création, au langage silencieux mais combien éloquent, fait connaître jusqu’au bout du monde la puissance et la sagesse de Dieu…Elle se plaît en Dieu, « sans parole, sans musique, sans texte »…

Je laisse monter en moi la louange, l’émerveillement…et je les chante au Seigneur, avec le chanteur, ou dans mon cœur…

Puis je termine ma prière en m’adressant au Père…

Psaume 1

Heureux est l’homme
     qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
     planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
     balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Seigneur Jésus, me voici présent pour toi. Je laisse mes préoccupations pour me tourner vers le Dieu d’amour. Je me prépare à vivre en coeur à coeur avec Dieu. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit

J’écoute maintenant ce psaume dit par Mickael Lonsdale:

Heureux est l’homme ; se plaît dans la loi du Seigneur; murmure sa loi

Je me rappelle de quelle loi le Seigneur me fait don . « Heureux… », le Seigneur veut pour moi, pour chacun de nous, le bonheur. Je médite ce que cela signifie, ce que cela recouvre, où cela rencontre mon désir.

comme un arbre planté près d’un ruisseau; donne du fruit..; jamais son feuillage ne meurt

Je peux entendre le bruit de l’eau, sentir la fraîcheur, contempler la vigueur du feuillage. Toutes ces images me rejoignent dans un mouvement de vie et me donnent du goût, celui de répondre à ce don avec reconnaissance.

Je peux m’arrêter sur un mot, une image , leur laisser le temps de résonner en moi, de me questionner, de m’éclairer.

Je relis lentement le psaume et parle au Seigneur du fruit de ma prière. Je peux rendre grâce ou lui faire une demande.

Je termine en disant: Notre Père …

Psaume 129

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Mon âme…veilleur qui guette l’aurore
  1. Je me dispose à la prière, en demandant au Seigneur de faire miennes les demandes du psalmiste.
  2.  Je lis le psaume, lentement, et me laisse rejoindre par un mot, une expression, un verset que je me redis plusieurs fois.
  3. Je relis le psaume une nouvelle fois. Je m’arrête sur ce qui est dit à la première personne : « je crie » ; « j’espère » ; « j’attends » … Et je prends le temps, aujourd’hui, de formuler les cris qui peuvent monter en moi. Puis je contemple la fidélité du Seigneur, toujours là pour écouter mes appels.
  4. Je termine en m’unissant à tous les baptisés qui, aujourd’hui, de par le monde disent ce même psaume en partageant la prière que le Christ nous a laissée. « Notre Père… »

Psaume 1

Heureux est l’homme
     qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
     planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
     balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Je fais silence en moi et me dispose à la rencontre…

Je peux lire la 1ère lecture de ce jour, en lien avec le psaume…

Puis je lis le psaume, autant de fois que nécessaire… 

Je peux regarder  sa structure:

« Heureux qui… » : les versets 1 à 3 développent  ce qui fait le vrai bonheur de ceux qui font la volonté de Dieu. « Mais ce  n’est pas le cas… » : le verset 4 oppose le sort de ceux qui vivent loin de Dieu. Le verset 6 « résume » l’alternative, le choix à faire…

Je repère des mots, des expressions qui me touchent…

C’est chaque jour que nous avons à choisir entre vie et bonheur ou mort et malheur …

Je laisse résonner les mots dans mon cœur…

Ils interrogent mon désir…

Est-ce que je veux vraiment demeurer avec le Seigneur et mettre mes pas dans les siens, ou suivre mes idoles? Porter du fruit ou me laisser aller loin de la source?

Ce choix est de chaque instant, invitation à la vigilance, à la persévérance, pour le bonheur…

Je fais mémoire de situations où je me suis sentie(e) « comme un arbre planté près d’un ruisseau », donnant du fruit…

Je rends grâce pour ce don reçu et partagé qui a produit paix, joie, élan, confiance, espérance…

Je confie au Seigneur ce qui m’habite…

En ce jour où nous fêtons Notre-Dame du Rosaire, je m’adresse à Marie:

La première en chemin…

Psaume 18

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Je me mets à l’écart.

Je me dispose à la prière et je demande au Seigneur  qu’Il me nourrisse de  sa Parole.

Je lis les versets qui me sont donnés, ils disent la Joie parfaite d’appartenir au Seigneur.

Ces mots se font miens, je les relie à ce qui fait ma vie aujourd’hui. Je les lis à nouveau, je les retiens un moment pour mieux les goûter. Ils prennent peu à peu la forme de l’accomplissement de la Parole.

Je contemple le chemin de plénitude qui s’ouvre à moi et me tient dans l’espérance.

Je discerne où est mon désir.

Dans ma prière, je peux demander au Seigneur de venir davantage pour que j’aille plus loin en Lui.

Psaume 149

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

  1. Je lis lentement ce psaume de louange, sensible à l’expression répétée de la joie : « joie pour son créateur » ; « allégresse pour son roi » ; « que les fidèles exultent » ; « criant leur joie ».
  2. « Joie pour son créateur » : en ce mois de la création, je repère dans le monde créé qui m’entoure, des occasions de me réjouir.
  3. « allégresse pour son Roi ». Je peux regarder comment Dieu « règne sur ma vie » (Seigneur, que ton règne vienne), conduit ma vie, comment je peux déceler chez autrui la présence de Dieu.
  4. Je confie au Seigneur celles et ceux qui, autour de moi, peinent, aujourd’hui, à trouver la joie.
  5. Je peux terminer ma prière en disant, avec Marie, le Magnificat. Marie est toute à sa joie d’avoir été visitée par l’Esprit, puis d’avoir rendu visite à Élisabeth, pour la servir.

« Mon âme exalte le Seigneur,

 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

 Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

 Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

On peut aussi écouter cette version du magnificat chantée, sur des images de Ein Karem, où Marie a visité Elisabeth.