Méditation Saint Joseph

  • Seigneur, donne-moi de me disposer à t’accueillir, à être tout à toi pendant ce temps de prière.
  • Je contemple Joseph ! Dieu lui parle lors d’un songe, dans le silence de la nuit … peu de paroles de sa part…

Tout habité par la confiance qu’il fait au Seigneur, Joseph pose des actes. Il assume sa mission. Il se trouve acteur d’un évènement qui le dépasse mais il accepte pleinement d’y prendre part. Il vit et agit dans la foi.

Joseph connait les écritures et la Parole de Dieu habite son cœur, lui donnant de « comprendre » les évènements vécus avec Jésus.  Ce silence est tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa Sainte volonté et de confiance sans réserve à Sa Providence.

  • Je me laisse porter par ce silence, dans ce monde bruyant ! J’écoute ce que Dieu veut me dire, je me nourris de Sa Parole. Je Lui fais confiance.
  • Comme Joseph entendant l’ange, je me laisse déplacer…comment répondre au désir du Seigneur de me faire participer à Son projet ?

Je peux conclure avec :

“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.”

Beate Heinen

Prier devant la crèche

Alors que nous sommes à quelques jours de la fête de Noël, prions devant les crèches qui, partout dans le monde, nous rappellent la naissance de Jésus.

Après avoir fait silence en nous, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur qui nous enseigne à travers cette tradition.

  • Nous commençons par contempler, plusieurs crèches.

Nous nous arrêtons sur le décor. Il y en a de toutes sortes, ici un chalet enneigé ; là un village provençal…

Allemagne
Avignon

Nous regardons les nombreux personnages qui s’activent. Les santons de Provence représentent tous les métiers. Tous sont concernés par cette naissance, les plus jeunes comme les plus âgés, les riches comme les simples… Même les animaux participent à cette bonne nouvelle !

Eglise st François-Xavier – Paris

Nous contemplons enfin le cœur de nos crèches : le lieu de la naissance de l’enfant Jésus. Une naissance toute simple, avec un nouveau-né couché dans une mangeoire. Pourtant, au-delà des apparences, c’est un évènement inouï, comme l’indique la lumière de cette scène, l’étoile et l’ange messager de Dieu. Saurons-nous nous en réjouir ?

Assise
  • Devant ces crèches, prions le Seigneur pour que s’accomplisse son œuvre de salut. 

Nous prions pour notre monde en détresse. Je fais mémoire des lieux de violence, de souffrance d’injustice que je connais ; je supplie le Seigneur pour que vienne son règne de justice et de paix.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nos proches. Je fais mémoire des personnes qui autour de moi ont besoin de mon soutien : personnes malades, seules, âgées – migrants, personnes à la rue ou en difficulté économique – ceux qui ne trouvent pas de sens à leur vie… je supplie le Seigneur de tendresse de leur venir en aide.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nous-mêmes. Je confie au Seigneur mes doutes, mes difficultés, tout ce qui m’entrave et m’empêche de vivre. Que le Seigneur me donne sa Paix et sa Joie !

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour la création qui nous est donnée ; pour en rendre grâce et pour demander au Seigneur que nous sachions la préserver.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous terminons ce temps par un Notre Père et l’écoute du chant :

Prier avec le bienheureux Jean Tinturier

Samedi 13 décembre, ont été béatifié à Paris cinquante martyrs, morts en Allemagne, après avoir été condamnés par le régime nazi, en raison de l’action apostolique qu’ils menèrent auprès des ouvriers français requestionnés par le STO. Parmi eux, le séminariste vierzonnais, Jean Tinturier.

Alors qu’il était séminariste au Séminaire des Carmes, à Paris, Jean Tinturier doit partir pour le STO en 1943. Certains jeunes de sa génération s’interrogeaient pour savoir s’il était opportun et légitime de partir travailler pour l’industrie allemande. Jean décida de partir pour ne pas laisser ceux qui étaient partis sans soutien spirituel.

C’est donc en vue d’un apostolat qu’il partit vers l’Allemagne. Et il s’y employa dès son arrivée. Mais en décembre 1943, un décret est pris contre l’apostolat catholique français auprès des travailleurs requis en Allemagne. Surveillé de près par la Gestapo, il fut bientôt arrêté, puis interné à la prison de Gotha.

Son acte de condamnation, prononcé sans procès et en l’absence d’avocat, est ainsi formulé : « par son action catholique auprès de ses camarades français, pendant son temps de service obligatoire, a été un danger pour l’État et le peuple allemand. ».

Il fut transféré dans le camp de Flossenbourg, puis, en octobre 1944, dans le camp de Mauthausen, où il connut de terribles conditions de travail. Les détenus devaient tailler des blocs de granit dans une carrière puis les remonter, au péril de leur vie, par l’escalier de la mort…Malade, il fut hospitalisé au Revier, au milieu de 800 autres malades. Il y mourut d’une diphtérie foudroyante le 16 mars 1945.

Je me dispose à la prière, en choisissant de donner du temps au Seigneur. Je m’efforce de mettre de côté mes préoccupations présentes, pour me rendre disponible. Je demande au Seigneur la grâce de la confiance et de la persévérance.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Bienheureux et saints… Le calendrier chrétien évoque chaque jour des figures qui ont vécu, de façon particulière, leur foi chrétienne et leur relation au Seigneur. J’examine la place qu’ils ont dans ma prière. Est-ce que j’évoque leur intercession ? Est-ce que des figures sont, pour moi, des repères habituels ? Est-ce que j’évoque mon Saint Patron ?…

Jean Tinturier a écrit, lors de son séjour en Allemagne, des lettres à sa famille ou à ses amis. Nous en méditons quelques extraits.

Je considère les conditions rudes dans lesquelles Jean Tinturier se trouve, en Allemagne, et la façon dont il remet ces épreuves au Seigneur, tout en restant au service. Et moi, comment est-ce que je traverse les difficultés ? Suis-je paralysé par le découragement ? Suis-je capable de m’en remettre au Seigneur ? Est-ce que je reste disponible à l’engagement ?

Je prends le temps de laisser retentir en moi l’expression « je tâche de me fixer tout en Dieu. ». A quelle expérience cela peut-il me renvoyer dans ma propre vie ?

Dans l’église Notre Dame de Vierzon, un monument créé par le sculpteur Wilfrid Benz, rend hommage à Jean Tinturier. Il évoque l’escalier de la mort du camp de Mauthausen.      Les prisonniers devaient extraire des blocs de granit et les remonter par un escalier, au risque de leur vie.    L’artiste, par la croix, évoque la Passion à laquelle ces prisonniers participent.                                  La croix semble se pencher vers eux, signe que le Christ vient à leur rencontre, au creux de leur souffrance.

Jean Tinturier a traversé les épreuves difficiles d’un temps tragique de notre histoire. Mais l’appel à la sainteté concerne tous les disciples du Christ.

Dans son exhortation apostolique, la joie et l’allégresse, le Pape François évoque « la sainteté de la porte d’à côté, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. » (N°7). A qui puis-je penser dans mon entourage ? Qui, parmi mes proches, est « un reflet de la présence de Dieu » ? Je rends grâce.

Je prends maintenant le temps d’un dialogue avec le Seigneur comme un ami parle à un ami. Je peux lui présenter mes manques de confiance, ma difficulté, peut-être, à m’abandonner à lui. Je prie aussi pour les martyrs, d’aujourd’hui, ces nombreux chrétiens victimes de leur foi, dans tant de conflits.

Je termine en disant « Notre Père… » Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Solennité de l’Immaculée Conception

Aujourd’hui, la liturgie nous invite à contempler la Vierge Marie.

Je m’installe à l’écart, fais silence en moi et me dispose à une rencontre avec le Seigneur

Je demande l’aide de l’Esprit Saint pour entrer pleinement dans la méditation et la prière…entendre la Parole qui m’est adressée aujourd’hui et maintenant…

 Je contemple ce tableau attribué à Léonard de Vinci et exposé à la galerie des Offices de Florence.

Je regarde…

les couleurs, la façon dont elles se complètent ou s’opposent…

les lignes verticales, horizontales, comment elles se conjuguent…

la disposition des éléments représentés…

les personnages : leur position, leur attitude…

La scène se déroule dans un hortus conclusus, « jardin enclos » en latin, symbole depuis le Moyen Âge de la virginité de la Vierge. Toutefois, le jardin n‘est plus entouré de murs élevés, mais d’un simple muret bordé de plantations de pins et de cyprès, un motif courant dans la peinture italienne du XVème siècle. Le jardin s’ouvre, au niveau de la main de l’ange, sur un paysage fluvial et un port. On peut y voir une illustration de la symbolique mariale : Marie, qui conduit ceux qui se sont égarés au port du salut éternel.

L’ange Gabriel salue la Vierge Marie, un lys blanc dans sa main gauche, symbole de pureté. Entre lui et la Vierge, un lutrin. Marie fait face à l’ange. Surprise, elle lève la main. Vêtue habituellement de bleu et de rouge, sa robe se teinte ici de jaune : signe de royauté et de la vie qui prend chair en elle. Devant elle, un meuble étrange qui ressemble à la fois à un berceau et à un sarcophage. Il est posé sur des fleurs, signe de vie, et porte une coupe eucharistique, image de la résurrection.

Puis j’entre dans le message spirituel qui s’en dégage…Je m’imagine présent(e) dans cette scène…et laisse monter ce que cela suscite en moi…

L’ange Gabriel annonce à Marie le plan de Dieu à travers elle.

Le Seigneur nous rejoint dans notre vie, au fil des circonstances et des personnes que nous rencontrons… En ce début du temps de l’Avent, comment me disposer pour le reconnaître ?

Le Seigneur appelle Marie à une mission qui va l’engager toute entière. Il lui laisse toute liberté de sa réponse…

Puis-je faire mémoire d’un appel du Seigneur, passé ou présent ? Quelle a été ma réponse ? Pourquoi ? Comment ? Quel pas de plus pourrais-je faire pendant l’Avent ?

« Je suis la servante du Seigneur »

La foi est un « oui », un abandon confiant en Dieu qui fera ce qu’il a promis avec ce que nous sommes. Comme Marie, puis-je dire moi aussi « Je suis le serviteur/la servante du Seigneur » ? Qu’est-ce que cela fait naître en moi ?

En ce temps d’espérance et d’attente, je peux demander au Seigneur de me rendre accueillant(e) à l’appel et à la venue de son Fils…

Puis je me tourne vers Marie pour lui dire mes découvertes, la remercier, lui demander de m’accompagner sur mon chemin de disciple…Je vous salue, Marie…

Entrée en Avent. Méditer sur l’attente

Je me dispose à la prière, me retirant à l’écart. En ce début d’Avent, je peux allumer une bougie et en contempler la flamme vacillante et fragile. Je respire lentement et ouvre l’oreille de mon cœur. Je demande au Seigneur de me donner la grâce de l’attente. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Ce temps de l’Avent est, pour le croyant, temps de l’attente. Quel sens cela a-t-il pour moi ? Quelle fécondité de l’attente pour ma vie de foi ?

Je fais mémoire de situations quotidiennes où j’attends. Comment est-ce que je vis ces situations ? Patience ? Impatience ? Exaspération ? Résignation ? Lassitude ? Découragement ?…

Il peut être aussi des attentes douloureuses.

Je me remémore de pareils instants d’attente, où j’ai pu vivre l’angoisse, l’inquiétude…

Mais il est aussi des moments d’attente confiante, heureuse. Je me les remémore également.

Et moi, comment est-ce que j’aborde ce temps de l’Avent qui est temps de l’attente ? Quels mouvements est-ce que je perçois en moi ?

A mon tour, je m’imagine comme ce veilleur. Je suis dans la nuit, entouré de ténèbres, une obscurité qui peut m’insécuriser, m’inquiéter…Et pourtant, je sais que, selon le rythme de la nature, l’aube va venir. Cette certitude me rend fort, me donne patience, me rend attentif aux signes annonciateurs de la lumière qui vient…La promesse me tient dans l’Espérance.

Ainsi, le jour qui point me trouvera prêt, prêt à me lever, prêt à aller de l’avant, prêt à aller à la rencontre, prêt à agir, prêt à m’engager…

En ce premier dimanche de l’Avent, Matthieu nous redit :

Que puis-je envisager, pour ce temps de l’Avent, afin d’entretenir ma vigilance, pour ne pas vivre ces semaines dans une attente passive.

Je lis ce texte de Jean Debruynne, avant de m’adresser au Seigneur, dans un cœur à cœur.

Et je termine par le Notre Père, où, comme le guetteur veille l’aurore, je guette le Règne de Dieu : « Notre Père, que ton règne vienne… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier avec l’évangile du jour

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21,1-4)

Ignaz Dullinger

Je me dispose à la prière, prenant un temps de silence pour me rendre disponible au Seigneur. Je ferme les yeux pour me mettre, au creux de mon intériorité, à Son écoute. Je demande au Seigneur la grâce de l’attention. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le texte, en imaginant la scène. Jésus est au Temple, où il enseigne. Je vois la foule, le mouvement. J’entends la rumeur de ceux qui vont et viennent. J’entends aussi le bruit les offrandes, les pièces qui tombent dans le grand tronc, avec un bruit métallique. Puis je suis le regard de Jésus. D’abord les gens riches, un groupe sans doute reconnaissable à leurs vêtements de prix…Ils sont nombreux (« les gens riches »), et font preuve d’une générosité ostentatoire. (« leurs offrandes »).   Jésus arrête alors son regard sur une « veuve misérable », dont le veuvage est signifié par son vêtement.

Les veuves sont particulièrement démunies, puisqu’elles ne bénéficient plus du soutien de leur mari. La Bible appelle à de nombreuses reprises à « soutenir la veuve et l’orphelin ».  Les deux petites pièces de monnaie peuvent paraître dérisoires au regard des sommes importantes versées par les riches. Mais Jésus, dans sa déclaration, nous amène à déplacer notre jugement, à ne pas nous arrêter aux sommes versées, mais à la proportionnalité de l’engagement de chacun. « Cette veuve a mis plus que tous les autres… »

James Tissot

« Levant les yeux, il vit (…) il vit aussi… ». Au fil de l’évangile, Jésus est constamment attentif à celles et ceux qui l’entourent, et plus particulièrement attentif à ceux qui sont peu considérés, voire exclus. Et moi, sur quoi, sur qui est-ce que porte mon regard ? A quoi, à qui suis-je attentif ?

Le temps de l’avent est le temps des sollicitations de diverses associations. Comment est-ce que je perçois ces appels ? Quels sont les critères de discernement auxquels je recours pour décider des dons que je peux faire ?
 

« Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. ». L’engagement de cette pauvre veuve est considérable. Et moi, comment est-ce que j’accueille la radicalité des appels évangéliques ?
 

Je relis le texte de l’évangile, et je m’entretiens avec le Seigneur, avec confiance. Je peux rendre grâce pour la générosité qui continue de s’exercer dans un environnement social qu’on dit individualiste, pour tant de bénévoles qui s’engagent dans les associations caritatives. Et je présente au Seigneur mon désir de donner, de m’engager, avec ses limites, peut-être.

         Je termine en disant : « Notre Père… ».

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier avec une cantilène biblique

 A l’origine, la cantilène est un court poème chanté. Plus récemment elle a été utilisée pour  accueillir la Parole de Dieu avec tout son être :  c’est la rythmo-catéchèse. Le geste, la mélodie et le rythme facilitent l’inscription dans la mémoire des récits bibliques.

« Ces paroles que je te donne resteront dans ton cœur »

La rythmo-catéchèse s’inspire des travaux du père jésuite Marcel JOUSSE (1886-1961), anthropologue et ethnologue, pionnier de l’oralité et de l’“anthropologie du geste”.Originaire de la Sarthe, Marcel Jousse s’est intéressé dès son plus jeune âge à la transmission orale, au balancement corporel et à la musique.

Il avait observé que des paysannes illettrées connaissaient par cœur des passages de l’Évangile entendus à la messe, qu’elles transmettaient à leurs enfants en les berçant et en chantant.

Nous proposons de prier avec une de ces cantilènes : « Il était le plus petit »

Nous commençons ce temps par un signe de croix, car nous sommes là au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Et nous demandons au Seigneur de grandir dans une connaissance intérieure de Dieu, qui s’est fait petit pour rejoindre notre humanité.

J’écoute une première fois ce chant qui évoque le passage du choix de David comme roi d’Israël.

 Je  le reprends en chantant à mon tour les paroles.

Je regarde maintenant la vidéo qui met des gestes sur la mélodie

Je la regarde à nouveau en chantant et en intégrant la gestuelle de cette cantilène.

Je parle maintenant au Seigneur de ce que j’ai découvert.

Je Lui dis ce que provoque en moi cette préférence qu’il a  pour les plus petits.

Je lui adresse ma prière :peut-être une prière de louange pour ce qu’Il est … ou une action de grâce pour Jésus-Christ qui s’est identifié aux petits 

« En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25,40) ou encore une demande pour mieux vivre cette option préférentielle pour les pauvres que le pape Léon XIV appelle de ses vœux dans son exhortation apostolique « Dilexi te (« Je t’ai aimé ») :

« Dieu qui est pris de compassion pour la pauvreté et la faiblesse de l’humanité tout entière et qui, voulant relever et inaugurer un Règne de justice, de fraternité et de solidarité, a particulièrement à cœur ceux qui sont discriminés et opprimés, demandant à nous aussi, son Église, un choix décisif et radical en faveur des plus faibles. »

Je termine par un Notre Père

Prier avec des photos d’art: « Paix automnale »

En cet automne la nature nous comble de sa beauté et l’art du photographe s’emploie à la mettre en valeur. Nous vous proposons de prier avec l’une des photos présentées. Elles ont été réalisées en octobre et novembre de cette année dans les Tatras, la région de Sainte Croix et les Beskides en Pologne, par les photographes Janusz Wanczyk, Piotr Michalec, Krzysztof Baraniak.

Je choisis l’une d’elle et prends un temps de contemplation.

(sur un téléphone ou sur une tablette on peut agrandir la photo avec ses doigts. Sur le PC cliquer sur l’image)

Qu’est-ce que je ressens en moi?

Je repère les lignes, les oppositions, les couleurs, l’ombre et la lumière, leur masse, leur intensité,leur disposition les unes par rapport aux autres, la façon dont elles se complètent ou s’opposent.

Je repère les lignes verticales, horizontales, obliques ou courbes. Les traces de la vie humaine, leur proportion par rapport à l’ensemble.

Qu’est-ce qui me touche dans cette photo? Je laisse peu à peu monter en moi une émotion ou une pensée, issue de cette vision. Je l’identifie et j’accueille ce qui vient. J’entre dans le message spirituel qui s’en dégage.

Est-ce que je peux faire le lien avec un texte biblique, ou des paroles de l’Ecriture ou avec ma foi?

Je prends maintenant un temps de prière

Je me dispose pour ce temps de prière et fais silence en moi. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Je demande la lumière de l’Esprit Saint et la grâce d’une vraie rencontre avec le Seigneur.

Je regarde à nouveau la photo que j’ai choisie et je relis le passage de l’Ecriture (Evangile, psaume …) qu’elle a évoqué. Je goûte ce moment d’écoute du Seigneur qui parle à travers l’Ecriture, mais aussi à travers ce qui est créé.

Qu’est-ce que je peux en faire? Je laisse venir ce qui fait sens pour moi aujourd’hui.

Après ce temps de silence et d’écoute, je m’adresse à Dieu, au Père, à Jésus-Christ ou à l’Esprit pour lui dire ce que j’ai découvert, pour le remercier ou lui demander pardon, pour lui présenter une demande ou intercéder pour quelqu’un.

Je peux prier avec le psaume 8

Méditer l’évangile du dimanche 9 novembre

La liturgie du dimanche 9 novembre nous donne d’entendre proclamer l’évangile de St Jean, où Jésus purifie le Temple. Je peux me préparer à l’eucharistie dominicale en méditant cet évangile.

Je me dispose à la prière, en m’installant dans le silence, offrant du temps au Seigneur.

Je me présente à Lui. Me voici, disponible. Je demande la grâce de me laisser surprendre par le Christ.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le texte lentement.

El Greco
Breughel l’Ancien

Je me transporte, par l’imagination dans le cadre de ce récit. Je me représente le Temple, l’ampleur et le luxe du bâtiment récemment reconstruit par Hérode. J’y perçois l’agitation de la foule, du bétail nécessaire aux sacrifices, des changeurs permettant d’échanger la monnaie romaine en monnaie du Temple, pour acquérir les animaux. J’entends le bruit qui règne dans le sanctuaire.

Je vois alors Jésus agir, surpris, peut-être par sa violence. J’entends son indignation : « cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. ».

Et j’imagine la réaction scandalisée du public présent, par ce qu’ils estiment sans doute comme un geste de profanation du lieu le plus sacré de leur vie religieuse. Je vois aussi les disciples déconcertés qui ne comprendront le geste de Jésus qu’après sa résurrection.

Alors que les autres évangélistes situent cet épisode à la fin de leur récit, peu de temps avant la passion, St Jean le place au début de son évangile, pour en faire le signe de sa mission, de la nouveauté qu’il apporte.

Nous restons, nous-aussi, légitimement attachés à nos lieux de culte. Quand est-ce que j’y entre ?        Que viens-je y chercher ? Quel sens ont-ils pour ma foi ?

J’écoute le dialogue entre Jésus et ses interlocuteurs juifs. La déclaration de Jésus leur paraît insensée, incompréhensible ? Et moi, y-a-t-il des paroles du Christ qui me déconcertent ? Lesquelles ? Comment est-ce que je réagis alors ?
 

Les disciples ont eu besoin de temps pour comprendre et intérioriser les paroles du Christ. Je peux faire mémoire de mon cheminement de disciple, de mes progrès dans la foi.

Le Temple que Jésus annonce rebâtir en trois jours est « le sanctuaire de son corps. ». Nous entendrons cet évangile avant la liturgie eucharistique qui nous donne de communier au corps du Christ. Je considère le mystère de l’eucharistie, me tenant humblement devant ce mystère, le mystère étant ce que l’homme n’a jamais fini de comprendre.

         Je relis l’évangile puis je prends le temps d’une conversation avec le Seigneur. Je lui confie mon chemin de foi, fait de lumière, et, parfois, d’incompréhensions. Je m’en remets à lui pour qu’il ne cesse de me faire progresser dans mon chemin de disciple.

         Par l’Esprit et le Christ qui a purifié la maison du Père, nous disons : « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Découvrir « Dilexi te » « Sur l’amour envers les pauvres »

Le Pape Leon XIV vient nous éveiller avec sa 1e exhortation: »Dilexi te » (Je t’ai aimé), écrite à quatre mains avec le Pape François, qui l’a commencée dans les mois qui ont précédé sa mort.

Découvrons quelques extraits de ce texte fort. Ce ne sont que quelques « graines » pour donner le goût de lire ce document très interpellant, en entier.

Je me dispose à lire calmement et en profondeur ces paroles et demande la grâce de me laisser toucher et rejoindre.

QUELQUES PAROLES INDISPENSABLES

5.Nous ne sommes pas dans le domaine de la bienfaisance, mais dans celui de la Révélation : le contact avec ceux qui n’ont ni pouvoir ni grandeur est une manière fondamentale de rencontrer le Seigneur de l’histoire. À travers les pauvres, Il a encore quelque chose à nous dire... 8.À ce sujet, il y a un texte de l’Écriture Sainte d’où il faut toujours repartir.Il s’agit de la révélation de Dieu à Moïse dans le buisson ardent : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte. J’ai entendu son cri devant ses oppresseurs ;

oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer […].Maintenant va, je t’envoie » (Ex, 7-8.10).. 9. La condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église. Sur le visage meurtri des pauvres, nous voyons imprimée la souffrance des innocents et, par conséquent, la souffrance même du Christ.

le cri de la prière
  • « J’ai entendu son cri; je connais ses angoisses » dit Dieu à Moïse. Je peux me remémorer des événements où Dieu a entendu mon cri et où Il est venu me « délivrer » de mes angoisses et m’apporter la paix
  • je peux aussi m’interroger ; comment est-ce que j’entends le cri des personnes en souffrance et comment je m’efforce de connaître leur angoisse?

15. Même les chrétiens, en de nombreuses occasions, se laissent contaminer par des attitudes marquées par des idéologies mondaines ou par des orientations politiques et économiques qui conduisent à des généralisations injustes et à des conclusions trompeuses. Le fait que l’exercice de la charité soit méprisé ou ridiculisé,

comme s’il s’agissait d’une obsession de quelques-uns et non du coeur brûlant de la mission ecclésiale me fait penser qu’il faut toujours relire l’Évangile pour ne pas risquer de le remplacer par la mentalité mondaine. Il n’est pas possible d’oublier les pauvres si nous ne voulons pas sortir du courant vivant de l’Église qui jaillit de l’Évangile et féconde chaque moment de l’histoire.

Comment ces paroles me questionnent personnellement, dans ma vie personnelle et m’interrogent sur mon Eglise? Je demande la grâce de l’Esprit pour discerner.

DIEU CHOISIT LES PAUVRES

16. Dieu est amour miséricordieux et son projet d’amour, qui s’étend et se réalise dans l’histoire,consiste avant tout à descendre parmi nous afin de nous libérer de l’esclavage, des peurs, du péché et du pouvoir de la mort. Le regard miséricordieux et le coeur rempli d’amour, il s’est tourné vers ses créatures, prenant soin de leur condition humaine, et donc de leur pauvreté. 19. L’Évangile montre en effet que cette pauvreté touchait tous les aspects de la vie du Christ. Dès son entrée dans le monde, Jésus fait l’expérience des difficultés liées au rejet. L’évangéliste Luc, racontant l’arrivée à Bethléem de Joseph et de Marie, alors sur le point d’accoucher, observe avec regret : « Il n’y avait pas de place pour eux dans le logement » (Lc 2, 7)

Jésus naît dans d’humbles conditions ; dès sa naissance, il est couché dans une mangeoire ; et très tôt, pour le sauver de la mort, ses parents fuient en Égypte (cf.Mt 2, 13-15). Au début de sa vie publique, il est chassé de Nazareth […]Il n’y a pas de lieu accueillant, même pour sa mort : ils le conduisent hors de Jérusalem pour le crucifier (cf.Mc15, 22). C’est à cette condition que l’on peut résumer de manière claire la pauvreté de Jésus. Il s’agit de la même exclusion qui caractérise la définition des pauvres : ils sont les exclus de la société

Je prends le temps maintenant de contempler en imagination, avec ma mémoire, ces épisodes de la vie de Jésus. Et je peux les associer avec des scènes que je peux voir ou dont j’ai connaissance dans le monde où je vis et aussi tout près de moi. Quels sentiments m’habitent? Je me laisse interroger et toucher.

Arcabas – Fuite en Egypte

23. Je me demande souvent pourquoi, malgré cette clarté des Écritures à propos des pauvres, beaucoup continuent à penser qu’ils peuvent tranquillement les exclure de leurs préoccupations. Mais restons dans le domaine biblique et essayons de réfléchir à notre relation avec les derniers de la société, et à leur place fondamentale dans le peuple de Dieu.

UNE ÉGLISE POUR LES PAUVRES

36. l’Église « reconnaît l’image de son fondateur pauvre et souffrant,elle s’efforce de soulager leur misère et en eux c’est le Christ qu’elle veut servir ». Ayant en effet été appelée à se configurer aux derniers, en son sein « aucun doute ni aucune explication, qui affaiblissent ce message si clair, ne doivent subsister […]

Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres ». Nous en trouvons de nombreux témoignages tout au long de l’histoire bimillénaire des disciples de Jésus.

Giotto
El albanil borracho

UNE HISTOIRE QUI CONTINUE

97. Il incombe donc à tous les membres du Peuple de Dieu de faire entendre, même de différentes manières, une voix qui réveille, qui dénonce, qui s’expose même au risque de passer pour des “idiots”.[…] 98. La conversion spirituelle, l’intensité de l’amour de Dieu et du prochain, le zèle pour la justice et pour la paix, le sens évangélique des pauvres et de la pauvreté, sont requis de tous, et tout spécialement des pasteurs et des responsables. Le souci de la pureté de la foi ne va pas sans le souci d’apporter, par une vie théologale intégrale, la réponse d’un témoignage efficace de service du prochain, et tout particulièrement du pauvre et de l’opprimé

100. nécessité de considérer les communautés marginalisées comme des
sujets capables de créer leur propre culture, plutôt que comme des
objets de bienfaisance. Cela implique que ces communautés ont le droit de vivre l’Évangile, de célébrer et de communiquer la foi selon les valeurs présentes dans leurs cultures. L’expérience de la pauvreté leur donne la capacité de reconnaître des aspects de la réalité que d’autres ne réussissent pas à voir, et c’est pourquoi la société a besoin de les écouter. Il en va de même pour l’Église qui doit évaluer positivement leur manière “populaire” de vivre la foi. 112. Il convient de rappeler que la religion, en particulier la religion chrétienne, ne peut se limiter à la sphère privée comme si elle n’avait pas à se préoccuper des problèmes touchant la société civile et les événements qui intéressent les citoyens.

Ces paroles sont « bousculantes » ! Comment est-ce que je les accueille ? Quelle grâce de conversion dois-je demander ?

Je parle maintenant au Seigneur comme à un ami et lui partage mes désirs et aussi ce qui m’est difficile. Je lui exprime ma demande de pardon.Je lui confie tout ce qui m’habite.Je peux lui demander son aide. Il connaît ma pauvreté.

Et je termine en priant le Père.