Après le départ d’un.e ami.e très cher.e

Je viens d’apprendre le décès d’un.e très bon.ne ami.e, je le.la savais très malade et j’avais eu la chance de pouvoir aller la voir quelques jours auparavant. Mais je ne pensais pas que la maladie l’emporterait si vite.Elle était encore jeune, nous avions encore tant de choses à vivre ensemble, tant de beaux échanges , d’écoute attentive et affectueuse, de soutien mutuel à nous partager!

Je me sens abattue, sans voix; la vie s’est arrêtée ! Comme pour chacun de nous devant la perte, montent en moi des questions: pourquoi ? nous avons encore besoin d’elle… Sa maman âgée doit encore vivre ce deuil et se dire: ce n’est dans l’ordre des choses!

  • Je me tourne vers le Père, et avec les paroles d’un psaume j’exprime le désespoir que j’ai envie de confier au Seigneur.

Prions avec le psaume 87 en union avec nos frères qui sont dans le deuil et la tristesse.

Je le lis lentement à vois haute et forte peut-être, pour exprimer ma détresse. Et puis je reprends un verset, qui dit ce que j’ai envie de « crier » au Seigneur; comme tant de personnes en souffrance ont crié vers Jésus.

« Ouvre l’oreille à ma plainte », « je suis comme un homme fini », « enfermé, je n’ai pas d’issue » « à force de souffrir, mes yeux s’éteignent »  » Je t’appelle, Seigneur, tout le jour, » « ma compagne, c’est la ténèbre. »

  • Je me rappelle comment il.elle a été un messager du Père auprès de moi, comment il.elle a été disciple du Christ dans sa vie familiale, professionnelle et ecclésiale.
  • Et je veux maintenant confier mon ami.e au Père, je sais qu’elle était confiante en son amour et qu’elle était sûre d’être accueillie dans la paix. Sa confiance et sa foi en la vie éternelle m’émerveillent, m’éclairent, me réchauffent le coeur. Ils rassurent mes doutes et je suis assurée de la présence de mon amie dans ma vie encore maintenant; elle veille sur nous. je lui parle de mes soucis, de ce qui m’émerveille, comme je l’aurais fait lors d’un moment passé ensemble.

Je médite, avec la grâce de l’Esprit, comment cette amitié a nourri ma relation au Père et m’a donné des repères pour être un disciple fidèle. Et je peux rendre grâce. Avec le psaume 120

Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser, qu’il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour,ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera,au départ et au retour, maintenant, à jamais.

(François Cheng)

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