Psaume 97

Le Seigneur a fait connaître son salut

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Je prends un temps avec le Seigneur. Faisant silence en moi, je suis attentif à ma respiration. J’inspire calmement et longuement, puis j’expire…Je goûte cet air qui me donne vie. Je demande au Seigneur la grâce de le louer en toutes circonstances.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume.

J’entends le psalmiste nous inviter à une louange fervente, à chanter, à acclamer…Suis-je assez enclin, dans ma prière, à cette disposition ?

         S’il est question de « victoire » et de « roi », le psalmiste n’évoque aucunement la force, mais souligne ce qui dit la présence de Dieu à notre monde avec une puissance de justice, de fidélité, d’amour…Que me disent, à moi, ces termes ?

Je repère aussi comment le psalmiste étend la faveur que le Seigneur donne à Israël au monde entier. « Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations » ; « acclamez le Seigneur, terre entière… ». Je contemple l’ensemble des continents où vivent des disciples du Christ et je rends grâce.

Je relis le psaume, et peux y repérer quelques expressions reprises dans le magnificat…Dans un monde difficile, je peux néanmoins chanter la façon dont le Seigneur me rejoint et fait pour moi des merveilles.

         Je peux méditer ce texte de Léon XIV, dans les dernières pages de son encyclique, Magnifique humanité.

« Le chant de Marie accompagne notre engagement. Devant Élisabeth qui lui annonce qu’elle est devenue la mère du Seigneur, Marie laisse éclater un hymne de louange et de joie. Son âme magnifie le Seigneur et son esprit exulte en Dieu son Sauveur, car Il a choisi pour son dessein de salut une jeune fille, pauvre et humble. Soudain, Marie voit toute l’histoire à travers le prisme de cette découverte. Rien n’a changé autour d’elle : la situation socio-politique de son époque reste la même, avec les Romains qui dominent sa terre et son peuple divisé et humilié. Et pourtant, tout a changé en elle, ce qui lui permet de voir l’invisible.

Dieu a déjà déployé la puissance de son bras, il a déjà dispersé les superbes, renversé les puissants, élevé les humbles, comblé de biens ceux qui ont faim et renvoyé les riches les mains vides. Il a déjà secouru Israël, son serviteur. Dieu « se range du côté des derniers. Il possède un projet qui est souvent caché sous l’apparence terne des événements humains, qui voient triompher “les superbes, les puissants et les riches”. Et pourtant, sa force secrète est destinée à se révéler à la fin » (Magnifique Humanité, n°243)

Je termine en disant, avec Marie, le Magnificat.

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seiogneur, Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

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