Prier avec l’évangile du jour, le Bon Samaritain

Je me mets à l’écart, pour me rendre disponible à la Parole du Seigneur. Je dispose mon cœur à l’écoute en vivant quelques minutes en silence. Je prends le temps de faire, en moi, le vide de mes préoccupations habituelles pour que la Parole puisse trouver un espace. Je demande la grâce d’une attention renouvelée devant un texte très connu.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le texte, lentement.

Nous nous centrons sur la parabole, et pensons, pour ceux qui le connaissent au vitrail du Bon Samaritain de la cathédrale de Bourges. Chacun peut aussi le retrouver sur le site des amis de la cathédrale de Bourges : https://www.amis-cathedrale-bourges.com/visite-de-la-cath%C3%A9drale/vitraux-xii-et-xiii/vitrail-bon-samaritain/

         Nous nous rendons attentif à un choix du maître verrier. Il a donné le même visage au blessé, au Bon Samaritain et au Christ.

   Ainsi, en un raccourci saisissant, le maître verrier suggère que nous pouvons contempler le Christ dans le blessé, le pauvre, comme dans toute personne qui s’engage pour soulager la souffrance, la précarité.

Je peux alors examiner ces deux voies proposées à notre foi :

Quels sont autour de moi, les personnes fragiles qui peuvent, pour moi, m’aider à rencontre le Christ ? Suis-je assez attentif aux personnes vulnérables ?

Qui sont, autour de moi, les personnes engagées, souvent dans la discrétion, pour être présentes et aidantes auprès des personnes en situation de précarité, de souffrance ? Je considère aussi mes propres engagements.

Le vitrail du Bon Samaritain est le seul qui, dans la cathédrale, se lit de haut en bas. Volonté pour le maître verrier de suggérer la « descente du Christ » en notre humanité, ce que chante l’hymne de l’épître aux Philippiens, que nous avons entendu récemment

Il ne retint pas jalousement
le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,
    il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort,
et la mort de la croix. (Ph, 2, 6-8)

A droite du vitrail du Bon Samaritain, dans la cathédrale, se trouve le vitrail du Fils Prodigue, qui lui, se lit de bas en haut pour nous décrire la montée du Fils vers le Père.https://www.amis-cathedrale-bourges.com/visite-de-la-cath%C3%A9drale/vitraux-xii-et-xiii/vitrail-fils-prodigue/

Dieu qui descend vers nous dans le mystère de l’incarnation…et qui invite chacun à monter vers Lui.

Je considère ce double mouvement de notre foi. Comment suis-je attentif à la présence de Dieu, dans notre monde, dans mon environnement, dans ma propre vie ? Quels moyens est-ce que je prends pour répondre à l’invitation que le Seigneur me fait de me tourner, de monter vers Lui ?
 

Je prends maintenant le temps de m’adresser au Seigneur comme un ami parle à un ami. Je peux rendre grâce pour les paraboles qui me rejoignent, présenter au

Seigneur ceux, qui dans mon entourage, connaissent la fragilité, présenter mes propres vulnérabilités. Je prie aussi pour tous ceux qui s’engagent pour le service du prochain. Je lui demande de m’aider à lutter contre l’indifférence.

Je termine en me confiant à celui qui se fait Père, Tout Autre et tout proche. « Notre Père… »

               Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

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