D’âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge !
Je me mets à l’écart pour aller à la rencontre du Seigneur. Je décide, dans le temps qui s’écoule, hors de moi, de prendre un temps choisi, d’arrêter le cours de mes occupations habituelles. Je me tourne vers le Seigneur et lui demande la grâce de revenir à l’essentiel qu’est la perception de sa présence.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Le lis le psaume.
Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.
Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;
dès le matin, c’est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

Je m’arrête sur quelques expressions du psalmiste : « Mille ans sont comme hier » « C’est un jour qui s’en va » « Une herbe changeante : Elle fleurit le matin, elle change ; Le soir, elle est fanée, desséchée ».
Et j’interroge ma propre perception du temps. Le temps qui fuit… « Tempus fugit », lit-on souvent sur les cadrans solaires de la Renaissance. Comment est-ce que je me situe : nostalgie, regrets, inquiétude… ?

Puis je considère comment le Seigneur, pour moi, vient rencontrer le temps qui est le mien. « Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? » / « Que nous passions nos jours dans la joie et les chants » / « Que vienne sur nous la douceur du Seigneur, notre Dieu. ». Comment dans « l’impermanence » de ma vie, est-ce que je perçois la constance et la fidélité du Seigneur ?
Je relis le psaume, et je m’adresse au Seigneur, pour lui confier mon temps présent, en repérant dans ma journée ce qui a, déjà, saveur d’éternité. .
Je termine ce temps en disant le Notre Père. Je m’arrête sur la demande : « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour »
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.