Psaume 47

Dieu, nous revivons ton amour au milieu de ton peuple

Ce Psaume est destiné à célébrer les privilèges du peuple d’Israël, ses triomphes sur ses ennemis et l’extension du royaume de Dieu sur toute la terre. C’est avec raison que la plupart des commentateurs, le considèrent comme une prophétie concernant le règne du Messie, le Fils de Dieu fait homme.

Alors, ne chanterions-nous pas nous aussi, nous qui n’avons pas seulement un grand Roi à célébrer, mais un Sauveur divin, un Seigneur ressuscité, un Époux céleste aimant son Église et venant la chercher?

Combien de gloires réunies dans la même personne, gloires merveilleuses qui devraient dès à présent remplir nos bouches et nos cœurs du cantique éternel des vrais adorateurs!

Parcours spirituel dans la Cathédrale de Bourges

A l’occasion de l’année jubilaire, nous proposons un parcours spirituel dans la cathédrale, en 7 étapes. Que l’on peut vivre sur 1 semaine, à son rythme . Cliquez sur le lien pour ouvrir le document.

Vous pouvez scanner le QRCode et avoir les méditations sous la main dans la cathédrale.

https://issuu.com/claudemelin/docs/parcours_spirituel_ann_e_jub

Dietrich Bonhœffer, témoin de Jésus-Christ parmi ses frères

Dietrich Bonhoeffer 4 février 1906 Breslau /Wrocław – 9 avril 1945 camp de concentration de Flossenbürg

En cette fin de semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, au lendemain du Dimanche de la Parole de Dieu et en ce 80e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, prions avec un texte de ce pasteur luthérien, théologien, nourri de la Parole de Dieu et résistant au nazisme nom de sa foi.

Extrait « De la vie communautaire » Ed. Labor et fides

Je me dispose à accueillir ce temps de grâce. Je fais silence en moi et je prends le temps de lire ce texte lentement.

Quels mots me rejoignent et me touchent, éclairent et questionnent ma vie personnelle?

Je peux fermer les yeux, me rappeler de nombreuses scènes des Evangiles et contempler Jésus en références à ces mots.

Comment est-ce que je choisis d’être à sa suite dans les petits gestes de ma vie quotidienne?

Je réfléchis en moi-même et confie mes désirs et mes difficultés au Seigneur et lui demande sa grâce.

Je termine ce temps de prière avec l’un des derniers textes de Dietrich Bonhoeffer, à l’aube d’une nouvelle année alors qu’il est enfermé dans le camp de concentration de Flossenbürg.« Von guten Mächten »19 décembre 1944.Lettre à sa fiancée Maria von Wedemayer. La force de l’Epérance

Prions pour l’Unité des Chrétiens.

Dietrich Bonhoëffer

Ecoutons-le, c’est l’Hymne des générations.

Von guten Mächten treu und still umgeben
Behütet und getröstet wunderbar
So will ich diese Tage mit euch leben
Und mit euch gehen in ein neues Jahr.

Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.
Noch will das Alte unsre Herzen quälen

Noch drückt uns böser Tage schwere Last.
Ach Herr, gib unsern aufgescheuchten Seelen
Das Heil, für das du uns bereitet hast.
Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen

Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.
Doch willst du uns noch einmal Freude schenken
An dieser Welt und ihrer Sonne Glanz
Dann wolln wir des Vergangenen gedenken
Und dann gehört dir unser Leben ganz.

Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.

Lass warm und hell die Kerzen heute flammen
Die du in unsre Dunkelheit gebracht
Führ, wenn es sein kann, wieder uns zusammen.
Wir wissen es, dein Licht scheint in der Nacht.

Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag

Méditer les Noces de Cana

Charles Poerson, 1652

La liturgie de ce dimanche nous a donné de réentendre l’épisode des noces de Cana. Trois dimanches successifs nous offrent trois épiphanies du Christ : l’adoration des mages, le baptême de Jésus, puis les noces de Cana. Jésus adoré par les mages, signe de l’universalité du salut. Jésus, baptisé, qui rejoint notre humanité en se chargeant de son péché. Jésus qui nous invite aux noces du banquet éternel. Arrêtons-nous encore sur le récit de Cana que nous connaissons bien.

Je me prépare à ce temps de méditation, désireux de me rendre disponible à la Parole du Seigneur. Je fais silence en moi et m’efforce à la lecture du texte de me montrer attentif à la composition de la scène : que vois-je ? Qu’entends-je ? Je me mets en présence du Seigneur en faisant le signe de croix, puis le lis lentement le texte de l’évangile.

J’imagine la scène. Je vois la salle du banquet, la table dressée autour du couple des mariés, les divers protagonistes, les mariés, les divers invités, les serviteurs, le maître du repas, Jésus et ses disciples, Marie. Je peux aussi imaginer les odeurs du repas servi, les bruits de la fête. Je m’efforce de me situer dans la scène, invité moi-même à ce repas.

Je m’arrête sur les jarres.  « Il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des juifs ; chacune contenait deux à trois mesures. (C’est-à-dire environ cent litres) ». Une scène qui se situe donc au sein de la culture juive, dans l’observance des rites prescrits.

Je contemple Jésus incarné, inscrit dans sa culture, partageant la vie de ses contemporains. En même temps, le manque de vin suggère les limites de l’ancienne alliance…Le chiffre 6 (7-1) est le chiffre de l’incomplétude, quand le chiffre 7 dit la plénitude. Le signe donné par Jésus ouvre à la Nouvelle Alliance.

Et moi ? Ne suis-je pas parfois une jarre vide, en attente, en attente de la Parole qui me dynamise, en attente du vin eucharistique qui me donne vie ?

Je me mets maintenant à l’écoute du dialogue de Jésus et Marie.

Je contemple Marie, que Jean nomme toujours la mère de Jésus, attentive au soin à porter à chacun, sa douce observation à la réalité. Elle ne commande pas à Jésus, mais fait un constat…La réponse de Jésus peut surprendre par ce que nous percevons comme une forme de dureté…

Elle vise surtout à resituer le geste qu’il va poser, au-delà, d’un événement anecdotique, dans l’économie du salut, dont seul le Père peut fixer le déroulement. Marie invite alors à l’obéissance à son Fils. Dans la confiance, la mère se fait disciple fidèle.

Et moi ? Comment puis-je entendre, pour moi-même, cette parole : « tout ce qu’il me dit, fais-le… »

Je considère enfin les échanges de la fin du texte. « Il ne savait pas d’où venait ce vin » / « ceux qui servaient le savaient bien ».

Je me situe dans mon environnement où se côtoient des disciples du Christ, qui le connaissent, et d’autres qui ne le connaissent pas…

A quoi cela me provoque-t-il pour témoigner e l’Évangile ?

Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. « Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. ». Je peux rendre grâce pour la foi qui m’habite, mais aussi, peut-être présenter au Seigneur les doutes qui peuvent me traverser. M’inscrivant dans les pas de Marie, j’intercède pour ceux, qui dans mon entourage, sont dans le manque, et dans l’attente.

         Je termine en disant le Notre Père, puis trace sur moi le signe de la croix.

Prier avec le logo du Jubilé

Alors que vient de s’ouvrir l’année sainte, je prends le temps de la prière pour entendre l’appel à devenir pèlerins d’espérance.

Je commence ce temps en faisant le signe de croix et je demande au Seigneur la grâce de désirer me mettre en marche.

En prenant appui sur le logo, je prends conscience des diverses dimensions de cet appel.

Je regarde le dessin 

les personnages au centre, aux couleurs vives et variées ; ensemble ils dessinent comme une barque dont le mât est la croix qui se prolonge avec l’ancre. Cette barque n’est pas statique mais en mouvement : elle avance au-dessus des vagues.

C’est ensemble que nous sommes appelés à nous mettre en marche ; à vivre des moments forts pour nourrir et fortifier notre vie à la suite du Christ, nous ancrer en Lui.

C’est ensemble que nous pourrons avancer dans la confiance, sûrs que, malgré les vicissitudes de l’histoire personnelle ou collective, le salut donné en Jésus-Christ, nous oriente, non pas vers une impasse mais  vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle.

Je regarde les mots employés

Jubilé 2025: un mot qui évoque la joie. Il s’agit de se réjouir. Ce mot prend racine       dans un terme hébreu qui désigne la corne de bélier, instrument de musique  pour convoquer le peuple à une cérémonie liturgique.

Au son des instruments de musique, ensemble,  prenons le temps de chanter le Dieu de l’univers. De reconnaitre ses dons et ses bienfaits. De l’acclamer.

Pèlerins d’espérance: les deux mots ont leur importance. L’année jubilaire est associée au pèlerinage : quitter ses habitudes pour se mettre en chemin vers l’essentiel. Elle est tournée vers l’espérance, une urgence pour notre temps où l’imprévisibilité de l’avenir suscite peur et découragement. 

Renouvelons notre attention à la vie spirituelle. Redécouvrons la patience et la persévérance, le sens de la gratuité. Alors nous pourrons être signes d’espérance pour ceux qui sont dans la détresse : les détenus, les malades, les jeunes, les migrants, les personnes âgées et les pauvres.

Après ce temps de méditation, j’adresse au Seigneur ma prière avec les mots qui me viennent. Je termine en écoutant la prière du Jubilé

Espérance

Avec le Réseau Mondial de Prière

  • Je laisse ces mots résonner en moi. Je les confronte à ma vie, mon quotidien. Comment est-ce que cela l’éclaire ?

Quelques extraits de la Bulle d’Indiction pour le Jubilé

« Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. […] L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5).

L’espérance, en effet, naît de l’amour et se fonde sur l’amour qui jaillit du Cœur de Jésus transpercé sur la croix[…] C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie.

« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? […] Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.

J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » ( Rm 8, 35.37-39)

  • Je me laisse toucher, questionner par cette certitude, cette confiance absolue. Et moi, quel désir m’habite?
  • Je me tourne vers le Seigneur et lui confie mes questions, mes doutes et aussi mes actions de grâce.

Quelques infos:

Le Réseau mondial de prière du Pape, une participation à la dynamique du Cœur de Jésus (https://www.prieredupapefrance.net/)

Notre mission est de prier et de relever les défis de l’humanité et de la mission de l’Église, exprimés à travers les intentions de prière du Pape[…]Ce parcours conduit notre cœur à être profondément uni au Cœur de Jésus, dans une mission de compassion pour le monde. (

Et une application: « Click to pray » pour prier chaque jour : ouvrir sa journée avec un extrait de la Parole; et le soir regarder sa journée et faire le point sous le regard du Père. Une aide pour reconnaître la présence de Dieu dans sa vie et s’ouvrir davantage à l’Espérance.

Fête de la Sainte Famille

Raphaël

Je me dispose à la prière, en décidant de prendre un temps pour le Seigneur. Je quitte mes occupations de ce jour et me présente au Seigneur. « Me voici », en faisant le signe de croix. Pour faire silence en moi, je prends le temps de percevoir la vie de tout mon corps, mon souffle, les battements de mon cœur…Je rends grâce pour cette vie qui m’habite, que m’ont transmise mes parents.

Je prends le temps de contempler cette toile de Raphaël.

Le cadre :

un paysage paisible, la lumière de l’horizon, les végétaux offrant de la douceur aux pieds de Marie et Joseph,

le palmier offrant son ombre, la solidité des pierres sur lesquelles Marie est assise.

Les personnages, habillés de vêtements aux couleurs harmonieuses, l’intimité d’une scène familiale.

Marie qui présente Jésus à Joseph, tout en le retenant délicatement une main sur son ventre, un doigt dans la fine écharpe qui le relie à elle.

Jésus, tourné vers Joseph, dans un intense échange de regards, Jésus qui serre ses mains dans celles de Joseph, tenant des fleurs, comme une offrande.

Joseph, agenouillé devant Jésus contemplant l’enfant, dans le souvenir du message de l’ange. « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (Mt, 1, 10). Joseph, en chemin, bâton à la main. Sommes-nous, ici, dans une halte sur la route de la fuite en Égypte ?

Je médite sur la Sainte Famille. Je rends grâce pour la disponibilité de Marie. Je rends grâce pour l’attentive présence de Joseph, sa façon de vivre un silence habité. Je contemple Jésus, venu, pour le salut du monde. Je m’arrête sur l’harmonie de cette scène qui associe l’humanité de Marie, de Joseph, de Jésus incarné et la divinité du Christ conçu de l’Esprit.

La liturgie nous a fait, récemment, réentendre la généalogie du Christ.

A mon tour, je m’arrête sur ma généalogie, sur mes origines. Tout n’est pas toujours simple dans la filiation. Mais je m’arrête sur ce que je dois à mes parents, et je rends grâce.

L’évangile de dimanche nous a fait contempler la scène de Jésus au Temple.

A mon tour, je considère comment j’ai pu, à partir de mon éducation, construire mon autonomie et prendre mes propres voies. Que puis-je dire de mon chemin de croissance? « Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » (Lc, 2,52)

Les fêtes de fin d’année sont souvent l’occasion de retrouvailles familiales.

Qu’y ai-je vécu ? Quelles joies ? Quelles difficultés, peut-être ?

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je lui confie ma famille, les familles que je connais et qui peuvent vivre des difficultés…

Je termine en disant la prière du pape François dans son encyclique Amoris Laetitia (n°325)

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté́ dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !

Je fais le signe de croix.





Joseph et Jésus – François-Xavier de Boissoudy

Prier devant le vitrail de la Nativité

Cathédrale de Chartres

Alors que la fête de Noël est toute proche, je prends un temps de prière en contemplant ce vitrail de Chartres. Je me dispose et fais silence en moi et  je demande la grâce d’accueillir la joie de Noël.

Je  prends d’abord le temps de l’observation. Je regarde attentivement ce vitrail, sa composition, les objets, les personnages, leurs attitudes… Qu’est-ce qui me frappe ? Qu’est-ce attire mon attention ou me semble bizarre dans cette interprétation de la naissance de Jésus ?

Peu de liens entre cette représentation et l’étable de Bethléem ! Le maître verrier va au-delà pour nous faire entrer dans le mystère de l’Incarnation.

Le vitrail est composé de 3 parties qui se superposent.

En haut, l’on peut voir : des rideaux bleu et blanc ouverts, avec au centre une lampe et à droite une étoile qui brille dans la nuit.

Les rideaux et la lampe évoquent le Temple de Jérusalem, avec le saint des saints, le lieu de la présence de Dieu,   séparé par un rideau, où seul le grand prêtre entrait pour offrir l’encens.

Avec la naissance de Jésus, Dieu est venu habiter notre terre ; désormais le ciel et la terre sont reliés, le rideau qui les séparait est maintenant ouvert.

C’est une bonne nouvelle, une lumière dans notre nuit… telle l’étoile qui brille et éclaire.

Au centre, nous pouvons voir l’enfant Jésus  couché et au-dessus de lui, l’âne et le bœuf.

Comme dans les crèches traditionnelles, l’âne et le bœuf sont bien là. Mais la mangeoire avec  sa paille est absente. Ici l’enfant Jésus  est  couché sur une sorte d’autel. Ses langes ressemblent plutôt à un linceul avec ses bandelettes et l’enfant porte une auréole crucifère. 

Une manière d’évoquer qui est cet enfant :  le Sauveur, celui qui sera vainqueur de la mort par sa résurrection ; celui qui, le soir de la Cène,  avant de donner sa vie, se fait nourriture. D’ailleurs Bethléem signifie « maison du pain ».

La dernière partie du vitrail donne à voir Marie et Joseph.

Joseph, habillé de brun,  se tient à droite, les yeux fermés ; la tête dans la main.  Une attitude symbolique dans l’iconographie pour exprimer une sorte de perplexité devant les évènements qui viennent de se passer et qui le dépassent infiniment.

Marie, elle, a les yeux bien ouverts et de sa main droite, elle montre son fils. Elle est couchée, parallèlement à Jésus et porte des vêtements bleus  comme lui. Sa couche n’est pas celle d’une étable mais un lit richement sculpté, avec des constructions, des tours, des arcades… Certes Marie donne naissance à Jésus, mais ici elle est aussi mère de l’Eglise chargée d’annoncer Jésus-Christ et de transmettre la vie de Dieu au monde.

Je médite ce mystère

Avec Joseph, j’en mesure la grandeur ;

Avec Marie, je goûte la joie de la naissance d’un enfant. Je me réjouis de l’amour de Dieu si grand qu’il vient partager notre humanité. J’entre dans l’espérance d’un temps nouveau.

Comment ce mystère me rejoint-il personnellement ? Que provoque-t-il en moi ? A quoi cela m’invite-t-il ?

Je laisse monter la prière qui me vient…  à Jésus, ou à Marie, ou à Joseph.

Je termine ce temps en m’associant à toute la création qui chante la gloire de Dieu, en écoutant « les anges dans nos campagnes »

Psaume 70 – « Maintenant que j’ai vieilli, ne m’abandonne pas ! »

Ce psaume est le cri d’un homme affaibli par la vieillesse.il rappelle la fidélité de Dieu, il est sûr de son amour, de son appui dès sa jeunesse…Prière personnelle (« je », « moi » …), prière de supplication (v.2), dans la confiance, prière de louange…

Je m’installe confortablement, et fais silence en moi… je lis lentement le psaume, plusieurs fois, laissant résonner en moi les mots, les images suggérées, les demandes… Je médite ce psaume… Comment me rejoint-il ?

A l’âge qui est le mien aujourd’hui, je regarde mon chemin à la suite du Christ… ma confiance…ma persévérance…mes découragements…mes supplications…est-Il pour moi « ma forteresse et mon roc », mon appui, mon soutien ?

Puis-je faire mémoire des bienfaits du Seigneur tout au long de ma vie ? dans la détresse ? mais aussi dans la joie ? dans l’espérance ?

Je contemple sa fidélité, l’éternité de son amour, sa justice qui est miséricorde et tendresse… « tu as résolu de me sauver » (v.3) « tu m’as choisi dès le ventre de ma mère » (v.6)

« …jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. » (v.17)Je regarde ma vie de foi… qu’en est-il de mon témoignage ? de mes engagements ?A quoi cela m’invite-t-il, en cette 3ème semaine de l’Avent ?

Je confie au Seigneur ce qui me traverse, comme à un ami…

Je termine ce temps de prière dans la louange et l’action de grâce…

A la Mi-Temps, rependre souffle !

Nous terminons notre 2e étape sur notre Chemin d’Avent et à mi-parcours je prends le temps d’une pause pour contempler ce chemin parcouru. Ce temps d’Avent est le moment idéal pour renouveler ma foi,mon espérance et mon amour, réfléchir à mes relations avec moi-même, avec les autres et avec Dieu.

Je me dispose et prends le temps de remettre dans les mains du Seigneur mes préoccupations, mes attentes pour me rendre disponible

Claude Viallat – Aigues Mortes

Je fais remonter à ma mémoire les paroles entendues lors du 1er dimanche de l’Avent et qui m’ont mis.e en route; de Paul dans sa Lettre aux Thessaloniciens (3, 12-4,2)

  • « Que le Seigneur vous donne un amour de plus en plus intense à l’égard de tous les hommes »
  • « qu’il affermisse votre coeur »
  • « Frères..Faites-donc de nouveaux progrès..oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. »
  • Et dans l’Evangile de Luc (21, 25-28.34-36): « Restez éveillés et priez en tout temps:ainsi vous aurez la force…de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

Il y a deux semaines, j’avais des désirs, pour vivre ce chemin de « conversion », ce chemin vers Noël.

Où en suis-je aujourd’hui? Comment est-ce que je me sens pour continuer à me préparer le coeur pour accueillir la joie, la confiance, l’espérance données par la naissance de Jésus dans notre monde?

Quelle(s) image(s), dans celles proposées, pourraient symboliser mon ressenti, mes moments de grâce, mes difficultés. Je les confie au Seigneur, il connait le fond de mon coeur, mes désirs profonds et il pose sur moi un regard de tendresse.

Je me laisse toucher par la parole de Paul aux Philippiens de ce dimanche :

Je rumine pour moi, l’un ou l’autre extrait de cette lettre, je les laisse rejoindre ma vie, mon quotidien, mon agenda à venir. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur ? Quelle aide, quelle grâce lui demander pour reprendre mon chemin et me disposer à l’accueillir le coeur et l’esprit grand ouverts et remplis d’espérance.

Et je peux prier avec ce chant de Taizé.

Seigneur, tu gardes mon âme, ô Dieu tu connais mon coeur, conduis-moi sur les chemins d’éternité