Prier avec la Visitation

Visitation de Vittore Carpaccio – 1504 – Galerie Franchetti Ca’d’Oro à Venise

Ces jours-ci la liturgie a invité à prier avec le texte de Luc (Lc1, 39-56) faisant le récit de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth. Nous prenons maintenant un temps de prière autour de cet évènement en s’appuyant sur ce tableau de Vittore Carpaccio, peintre né à Venise en 1465.

Nous faisons silence et marquons le début de la prière en faisant le signe de croire. Demandons la grâce de nous laisser enseigner par ce mystère contemplé.

Contemplons l’œuvre d’art.

Que ressentons-nous au premier regard ? Puis nous regardons la composition du tableau, les lignes, les formes, les couleurs. Nous regardons ce qui est représenté : le cadre, les 2 femmes au centre, les autres personnages, les animaux, les détails.

Qu’est-ce qui est étonnant ? Qu’est-ce que cela me dit de ce mystère ?

Je médite sur l’universalité et l’actualité du message évangélique. C’est toute la création qui est concernée. Comment ce récit de la Visitation rejoint-il ma vie aujourd’hui encore ?

Faisons place à ce récit dans notre vie

Tout au long des siècles, des peintres se sont approprié cette scène évangélique. Comme par exemple,  Maurice Denis à la fin du 19ème siècle. Autre temps, autre lieu, autre représentation. Mais la même Bonne nouvelle à partager : Dieu s’est fait chair ; il habite parmi nous.

Visitation de Maurice Denis 1894 – Musée de st Petersbourg

A notre tour, comment pouvons-nous rendre vivant ce récit ici et maintenant ?

Comme Marie et Elisabeth, suis-je en relation avec le Seigneur ?… Suis-je à l’écoute de sa Parole dans le concret de ma vie ?… M’arrive-t-il de partager avec d’autres ce que le Seigneur a fait pour moi ?… Y a-t-il des rencontres qui ont été pour moi des visitations ?… Avec qui puis-je  converser sur ce qui est important pour moi ?… De quelle bonne nouvelle suis-je le porte parole ?… Comment je fais advenir l’enfant de Dieu que je suis ? … Qui pourrais-je visiter en ce jour ?…Je parle au Seigneur de ce qui me rejoint dans ces pistes de méditation, en me laissant porter par la musique de Vivaldi (Magnificat) :

Psaume 46

C’est le rêve de Dieu : que tous les peuples, que tous les hommes soient dans la joie parce qu’ils ont reçu la bonne nouvelle : Dieu est avec vous, les noirs, les jaunes, les blancs, les Péruviens et les Antillais, les Chinois et les Javanais, les Eskimos et les Sénégalais…

Saint Paul suggère que le Seigneur reviendra quand tous les hommes l’auront reconnu comme Fils du Dieu vivant… Isaïe le prophétisait déjà six-cents ans avant la venue du Messie : « Toutes les nations marcheront vers sa lumière… »

Quand tous chanteront le  psaume 46 à l’unisson et battront des mains en rythme, les vieillards et les enfants, les hommes et les femmes, les petits et les grands, les gros

et les maigres, les timides et les extravertis, les riches et les pauvres, les intelligents et les simples, alors le Royaume de Dieu sera inauguré sur la terre.

Frère Philippe VERDIN

Se préparer à célébrer l’Ascension

En contemplant un vitrail de l’église St Bonnet (Bourges)

Je m’installe au calme, pour prendre un temps avec le Seigneur, en de début de semaine, où nous fêterons l’Ascension. Je dépose mes préoccupations du jour auprès du Seigneur et lui demande la grâce de me sentir habité de Sa présence. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je contemple ce vitrail de la Renaissance, dû à Jean Lescuyer, dans l’église St Bonnet de Bourges.

Ce vitrail, bien approprié au temps liturgique que nous vivons, articule la résurrection et l’ascension.

Le premier registre est consacré au tombeau vide…profondeur sombre du rocher au centre d’un paysage qui donne place, néanmoins, à la végétation. Un ange se tient à l’entrée du tombeau vide,

devant des gardes armés, mais déconcertés et impuissants. L’un dort encore, sur la droite. Un autre, au sol, épée à la main, scrute le ciel. A gauche, un autre garde endormi, appuyé sur sa hallebarde. Un dernier, debout, arme au sol.

Le second registre évoque la résurrection. Le Christ y apparaît dans une posture dynamique, inscrit dans une mandorle rayonnante. La croix est l’étendard de la victoire sur la mort. « Ô mort où est ta victoire ? Ô mort, où est-il ton aiguillon ? » (1 Co, 15,55) De part et d’autre, deux scènes liées, dans l’évangile, à la résurrection. A droite, les femmes au tombeau.

A gauche, les deux pèlerins d’Emmaüs, qui reconnaissent le Christ, à la fraction du pain, « mais il avait disparu de devant eux. » (Lc, 24, 31). Une présence retrouvée, à vivre désormais dans l’absence. Le Christ ressuscité se tient dans un mouvement ascendant, qui est déjà, le signe de l’ascension. Au sommet des deux lancettes de gauche et de droite, les anges évoquent déjà le monde céleste.

Le troisième registre est une représentation très originale de l’ascension. Les apôtres, troublés et déconcertés, se tiennent les yeux tournés vers le ciel, certains levant les bras comme pour retenir le Christ. Ils sont douze, comme si Judas avait déjà été remplacé. Quant à Jésus, nous n’apercevons plus que ses pieds et ses jambes, son torse et son visage étant déjà dans la nuée. De part et d’autre se tiennent deux anges qui semblent

s’adresser aux apôtres. « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » (Ac, 1, 9-11)

Nous voilà au cœur de la foi, comme nous le proclamons dans le credo : « Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures,
et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. »

Je considère les divers mystères évoqués par le verrier…

Je me tiens, d’abord, devant le tombeau vide, comme les gardes, comme les femmes arrivant au tombeau.

M’arrive-t-il de vivre l’absence du Seigneur, la confrontation à une forme de silence de Dieu ?

Je contemple ensuite le Christ ressuscité, à jamais présent. Les pèlerins d’Emmaüs retrouvent Jésus par sa Parole, puis par le pain rompu de l’eucharistie, où le Christ se rend « réellement présent ».

Et moi, comment est-ce que je vis la présence du Seigneur dans sa Parole et dans les sacrements ?

Je médite maintenant le mystère de l’ascension, Jésus qui n’est plus parmi nous, mais qui reste présent d’une manière renouvelée. J’intériorise quelques paroles du Christ :

Le dernier verset de l’évangile de Matthieu. « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint esprit et leur apprenant à observer tout e que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde ». (Mt, 28, 19).

Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (Jn, 14,2-3)

Je m’adresse au Seigneur, simplement, me tenant comme son enfant. Je peux rendre grâce pour sa présence à mes côtés, lui partager les moments plus difficiles où je me sens seul, et lui présenter celles et ceux qui, aujourd’hui, ont particulièrement, besoin de sa présence.

Nous partageons cette prière proposée par les évêques de France.

Notre fête de ce jour
monte vers Toi, Dieu notre Père.
Tous nos silences,
nos chants et nos paroles,
sont tendus vers Toi
et participent à la louange
de toute la création.
Tu as rappelé à Toi
Ton Fils Jésus-Christ
par qui nous fut donné
Ton Salut.
Il retourne aujourd’hui
partager ta gloire.
Dans ce mouvement
Qui l’entraîne avec Lui,
pour que soit donné
Ton souffle à notre humanité.
Ainsi nous pénétrons
dans le mystère de ton Fils.
Nos yeux ne peuvent plus voir,
mais nous savons que son retour
est déjà commencé ;
Sa disparition crée en nous
le vide de l’amour,
Mais nous savons que par notre amour
nous lui redonnons son visage.
Par cet amour nous demeurons en Lui
et par lui nous demeurons en toi.
Il nous rassemble en ce jour
Et c’est par son Esprit
Que notre communion acclame Ta gloire.

Prière extraite du livre « Reste avec nous » de François Chagneau

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Le message premier

La paix soit avec vous, tous !

Nous célébrons le début du pontificat de Léon XIV et accueillons son message pour l’Eglise.Que le Seigneur le bénisse et que l’Esprit nous inspire et nous soutienne avec lui.

Je me dispose à ce temps de prière en communion avec tous les Chrétiens qui ouvrent cette nouvelle page de l’Eglise. Je fais silence en moi.

Je lis et laisse résonner en moi ces paroles des premières interventions de Léon XIV.

Je reçois ces mots, ils me concernent et m’appellent. Je les médite. Dans ma vie, dans mon quotidien là où je suis, dans mes engagements, ma famille, ma vie professionnelle, amicale que peuvent-ils évoquer concrètement? Quels pas faire ? Comment entretenir et nourrir notre âme de disciple ?

Je me rappelle la manière qu’avait Jésus de regarder, d’écouter, de parler.

Je contemple certains de ses gestes et me laisse inspirer et bousculer par lui.

Quelles paroles de Jésus ai-je envie de garder comme fil rouge ?

« Sans peur » est repris souvent dans ces premières paroles; en effet nous sommes en communion avec nos frères, nous prions ensemble et nous nous soutenons. Nous sommes le corps du Christ.Quelle « mission » pour moi et avec ceux de ma paroisse? de mon mouvement?

Je peux prier en chantant:

REFRAIN
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Un instrument de ta paix !
1
Là où se trouve la haine, que je mette l’amour !
Là où se trouve l’offense, que je dise le pardon !
2
Là où se trouve la discorde, que je fasse l’union !
Là où se trouve l’erreur, que j’annonce la vérité !
3
Là où se trouve le doute, que j’éveille la foi !
Là où tout est désespoir, que je chante l’espérance !
4
Là où se trouve la tristesse, que j’apporte la joie !
Là où se trouvent les ténèbres, que je mette la lumière !

« Jubilez ! » … Prier avec un chant

J’entre dans la prière ; je me mets en présence du Seigneur et lui demande de pouvoir entrer dans la louange.

J’écoute ce chant interprété par l’ensemble Resurrexit.

Je reprends les paroles de ce chant pour les méditer.

« Je suis la lumière de monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. » Jean 8, 12

En ce temps pascal, je fais venir à ma mémoire les instants de lumière, les petits gestes qui donnent vie, les moments de paix et de joie partagés. Alleluia 

Trinité miséricordieuse

« Je ne suis pas venu pour juger le monde, je suis venu sauver le monde »Jean 12,47

En ce temps pascal, je goûte la joie d’être sauvé. Je laisse remonter les paroles de réconciliation, les gestes de pardon et de miséricorde, tout ce qui construit la paix. Alleluia !

« Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » Jean 13,34

En ce temps pascal, je me souviens de ce que le Seigneur a fait pour moi, dans son amour. Je me réjouis pour tous ceux qui donnent de l’affection, du réconfort, du temps, de l’argent, de la solidarité… à ceux qui en ont besoin. Alleluia 

Je termine ce temps en reprenant une prière de saint Léon 1er le Grand (pape de 440 à 461) : 

« Mes bien-aimés, rendons grâce à Dieu le Père par son Fils, dans l’Esprit-Saint, à lui qui, poussé par l’immense miséricorde dont il nous a aimés, a eu pitié de nous ; Et, comme nous étions morts dans nos péchés, il nous a rendu la vie dans le Christ, pour que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains… Souviens-toi qu’arraché à la puissance des ténèbres, tu as été transporté dans la lumière du Royaume de Dieu. Par le sacrement du baptême, tu es devenu le temple de l’Esprit Saint. »

Je confie ma vie au Seigneur pour qu’il la sanctifie et je confie le pape Léon XIV, en ce début de pontificat,  pour qu’il aide l’Eglise à être source  de joie pour le monde.

Prier avec Saint Etienne

La liturgie de la semaine nous fait réentendre, dans les Actes des Apôtres, la vie d’Etienne, le Patron de la cathédrale de Bourges. Nous pouvons, à cette occasion, méditer devant quelques images de la cathédrale.

         Je me dispose à la prière, désireux de rencontrer le Seigneur au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je me tourne vers lui, comme Etienne, sous l’impulsion de l’Esprit Saint et murmure « me voici ». Je demande la grâce de suivre le Christ.

Je me tiens devant ce haut relief du portail St Etienne de la façade ouest de la cathédrale. Sept hommes (qu’on ne nomme pas encore des diacres, mais qui en sont l’origine) sont appelés, par deux apôtres, pour répondre aux services nécessaires dans la première Église.Etienne, « homme rempli de foi et de l’Esprit Saint » (Ac, 6, 5) est l’un des leurs.

Je peux considérer les divers ministres, les laïcs engagés qui, aujourd’hui, servent l’Église et prier pour que l’Église d’aujourd’hui se montre inventive pour assumer les besoins du monde contemporain, en vue de l’annonce de la Parole, et du service de la charité, la « diaconie ».

Je contemple maintenant une scène du vitrail consacré à St Etienne, dans la chapelle de la Bonne Mort, première des chapelles du côté sud.

Etienne annonce vigoureusement la Parole, devant les docteurs de la Loi juive. « Cet individu ne cesse de tenir des propos contre ce saint lieu et contre la Loi. » (Ac, 6, 13).

Le paysage suggère, sur la gauche, par un arbre mort, la Loi insuffisante pour le salut, tandis qu’au centre s’élève l’arbre vert et abondant en fruits de la Nouvelle Alliance.
 

Et moi, aujourd’hui, quelles paroles est-ce que j’ose prononcer dans une société peu préparée à recevoir l’évangile ?

Revenant au portail de la façade, je considère quelques scènes du martyr d’Etienne.

Alors que les bourreaux brandissent des pierres pour le lapider, je m’arrête sur le visage d’Etienne tout entier tourné vers le Christ. « Tout rempli de l’Esprit Saint, il fixa son regard vers le ciel ; il vit alors la gloire de Dieu t Jésus debout à la droite de Dieu. » (Ac, 7,55). Et moi, dans les épreuves que je peux traverser, est-ce que je garde mon regard fixé sur le Christ ?

J’examine un instant la foule, tournant des regards haineux vers Etienne, préparant de quoi le frapper. Et moi, mon regard est-il toujours pur ? Ne suis-je pas tenté, parfois, de régler des comptes ?

         Je me tourne maintenant vers la grande verrière surmontant le chœur.

Etienne, sur la droite, présente la cathédrale à Marie portant Jésus dans ses bras. Etienne se fait notre intercesseur vers le Christ.

« Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Ac, 7,59) s’écrie-t-il au moment de sa mort. Je peux alors méditer sur la place des saints dans ma vie de foi. Comment m’aident-ils à me tourner vers le Christ ?

Je prends maintenant un temps de dialogue avec le Seigneur. Je lui rends grâce pour sa présence, lui présente, peut-être, les pierres qu’il m’arrive d’avoir envie de lancer. Je lui confie aussi ceux qui ont, aujourd’hui, besoin de son secours, recourant, si je le souhaite, à l’intercession de Marie ou d’un saint.

Faisant mémoire de la demande d’Etienne, reprise de celle du Christ en croix, « Seigneur ne leur impute pas ce péché » (Ac, 7, 60), je dis cette prière de St Anselme de Canterbury (1033-1109).

« Étienne, et vraiment Étienne parce que vraiment couronné (Stephanos signifie « couronne » en grec), dis à Celui qui t’aime et que tu aimes : Seigneur, ne lui compte pas ces péchés (Ac 7, 60). Dis-Lui, pour le pauvre qui te supplie, ce que tu as dit pour le peuple qui t’a mis à mort. Que parle seulement ta charité, et je suis certain que Dieu très bienveillant pardonnera tous mes péchés. Car Il est miséricordieux, mon Créateur, et moi malheureux, sa créature, et toi l’ami bien-aimé de Celui qui est béni dans les siècles (Rm 1, 25). Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Homme bienheureux, quelle espérance tu donnes aux pécheurs,

tes amis, quand ils entendent dire que tu as montré pareille sollicitude pour des impies, tes ennemis ! Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Comment répondra-t-il, quand il est invoqué, celui qui excusait ainsi, quand il était provoqué ! De quelle bienveillance couvera-t-il les humbles, lui qui est maintenant glorifié, celui qui secourait ainsi les superbes alors qu’il était humilié ! Avec quelle promptitude délivrera-t-il les affligés, celui qui, aujourd’hui libéré avec puissance, hier venait ainsi en aide à ceux qui l’affligeaient ! Eux se pressaient d’ôter ton âme, toi tu t’efforçais de rendre vie à leur âme. Amen. »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
 

Prier avec le pape François

Le pape François nous a quittés mais il nous laisse de nombreux écrits. Prions aujourd’hui avec la Prière pour notre terre qui clôture la lettre encyclique sur l’écologie intégrale, « Laudato si’ » (2015).

  • « Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures »

Je laisse venir toutes les créatures qui sont  dans mon environnement et qui me parle de Dieu… le ciel et son immensité, la nature qui m’entoure avec sa flore et sa faune, les personnes qui comptent pour moi, les œuvres d’art, les belles réalisations, les lieux de paix et de fraternité….

De tout cela je m’émerveille et je rends grâce à Dieu !

MERCI !

  • « Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde
    et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. »

Je laisse venir  tout ce qui défigure la création : dans son l’environnement et sa biodiversité, mais aussi les conditions de vie inhumaines, les relations de violence entre les humains … Je regarde, dans ce que je vis ce qui n’est pas ajusté au projet d’amour de Dieu ;  et comment, d’une certaine manière je participe à cette destruction.

PARDON !

  • « Répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté. Inonde-nous de paix… Aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. »
Arbre de paix

Je me tourne vers demain avec tout ce qui fait ma vie. Quel petit pas, quel petit geste je pourrais poser pour incarner mon désir de justice, d’amour et de paix ?

Qu’est-ce qui pourrait permettre une relation plus harmonieuse avec Dieu, avec moi-même, avec les autres, avec la terre ?

S’IL TE PLAIT !

Je peux terminer ce temps de prière en bénissant Dieu avec le chant ‘Laudato si’

Départ vers la Lumière

Prions pour le Pape François et rendons grâces !

Que dans la mort je ne m’endorme pas! Illumine mes yeux, Seigneur, éveille-moi!

Va tranquille et en paix, ô mon âme bénie,
car tu as un bon Guide sur la route.
Pars sans crainte, car Celui qui t’a créée,
t’a aussi sanctifiée.
Il t’aime d’un tendre amour comme une
mère aime ses enfants,
et Toi, Seigneur, béni sois-tu de m’avoir
créée !
Ainsi soit-il.

Vendredi et samedi saints

Marc Chagall-Crucifixion blanche

Contemplons et prions avec le Christ, mais n’oublions pas cette large bande lumineuse qui rejoint notre terre en passant par la Croix.

crypte de la Cathédrale de Bourges

Ecoutons Isabelle Le Bourgeois: la Résurrection passe par une étape forte, la descente de Jésus au plus profond de nos enfers.

« On ne peut pas parler de la résurrection sans prendre le temps de s’arrêter sur le samedi saint, c’est intimement lié. Le samedi saint, c’est le moment durant lequel Jésus descend aux enfers. Il en ramène ce qu’il y a de plus infernal en nous, d’impossible à vivre et à assumer seul. Ce que nous ne pouvons pas assumer ni récupérer nous-mêmes, il va le chercher et le remonter

Se situer au bon endroit.

Croire en cela me permet de me situer au bon endroit avec ceux que je reçois. Je ne suis pas celle qui les sauve, même si l’on traverse les enfers ensemble.

Je suis confrontée, par ce chemin avec eux, à l’enfer et aux questions qui en découlent : jusqu’où va la capacité de l’âme à descendre ? Jusqu’où va le malheur humain ? Et comment en sortir ?

La Résurrection consiste à accepter que ce passage-là nous réhabilite dans la vie pleinement car nous sommes alors libérés de nos enfers personnels. Ce mouvement extraordinaire m’emplit de gratitude, d’admiration… il est essentiel dans ma foi et dans l’accompagnement que je propose en tant que psychanalyste. Ce Christ descendant pour nous, j’en suis témoin dans mon écoute. Il n’y a de véritable vie possible, en continuité, ou de retour à la vie complète, qu’à partir du moment où l’on a traversé l’enfer… Quand je vois des gens se relever, je me réjouis car je crois qu’ils le sont en vérité. » (I. Le Bourgeois, le Dieu des abîmes)