Hymne

Le psaume du jour est le psaume 1 avec lequel nous avons prié le  jeudi 12 octobre, aussi nous vous proposons de prier aujourd’hui avec une hymne de la liturgie des heures.

La Tour du Pin — CNPL

Je fais silence en moi

Je lis et relis ce poème lentement, me laissant bercer par les mots. Je m’arrête sur telle ou telle expression. J’en goûte le chant. Je me laisse porter par les images.

Comme cet arbre aux couleurs d’automne qui flamboie dans le soleil.

Sans prononcer le moindre mot, de tout son être, il loue Dieu ; il est un hymne à sa gloire  et un chant pour son Nom.

Être.  Non pas faire… ou dire… ou paraître… Simplement être, vivre, être présent à la vie qui est donnée, donner à voir cette vie qui vient de Dieu. Rayonner de cette vie.

Je regarde la vie donnée dans tout ce qui est. Mystère de la vie qui traverse toute la création.

Je regarde particulièrement l’arbre, avec sa sève, ses racines cachées dans la terre qui le nourrissent, ses branches qui jouent avec le vent, ses oiseaux qui viennent s’y nicher ou chanter…

Trois impératifs à recevoir personnellement. D’abord celui de prendre soin de cette vie donnée ; la protéger, elle qui à la fois si forte et si fragile ; veiller sur ce bien précieux

Et ensuite la laisser s’exprimer, la laisser retentir comme un cri, la laisser chanter comme une musique, la laisser se diffuser comme une lumière…

Je regarde la vie autour de moi, en moi et j’en parle au Seigneur et laisse monter de mon cœur la prière qui me vient.

Je termine ce temps de prière en écoutant  l’ hymne chantée :

Prier avec l’Évangile du jour

Je me mets à l’écart, pour me préparer à la prière. Je me rends attentif au cadre dans lequel je m’installe. Si c’est un lieu familier, j’arrête mon regard sur les objets qui m’entourent, ayant, peut-être, perdu l’habitude de les voir, parce qu’ils sont mon environnement ordinaire. Je me rends sensible à ma respiration, sans la forcer. Et je dis « Seigneur, me voici », en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande la grâce de savoir me percevoir mon vrai désir.

Je lis l’Évangile du jour.

Évangile selon St Luc, 12, 13-21

Bourges
Le riche visite ses greniers

J’entends d’abord le premier dialogue, où un interlocuteur demande à Jésus d’arbitrer une affaire d’héritage. Il s’adresse à lui, comme à un rabbi, effectivement chargé de régler des différends juridiques…Mais Jésus n’est pas un « rabbi » ordinaire, il se situe différemment, d’où son refus de répondre à la requête.

Je vois alors Jésus se tourner vers la foule, pour, à partir d’une demande singulière, inviter à regarder notre attitude devant l’avoir. « La vie de quelqu’un (…) ne dépend pas de l’abondance. ». Cette mise en garde de Jésus résonne aujourd’hui, dans notre société de consommation, qui veut croître en suscitant sans cesse l’avidité de posséder de nombreux biens.

J’écoute maintenant la parabole racontée par Jésus. Elle met en scène un riche débordé par l’abondance dans laquelle il vit. Il va chercher les moyens de thésauriser plus encore, pour ne vivre que dans le souci du confort et de la satiété. « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».

Je suis maintenant sensible à la pointe de la parabole. Si nous pouvons chercher à tout posséder, la vie de nous appartient pas. Le Créateur, le maître de la vie, nous invite à « être riche en vue de Dieu ». Jésus, bien sûr, ne conteste

pas la justice à faire respecter dans la répartition d’un héritage, ni à contester qu’il soit légitime que chacun cherche à réunir les moyens d’une vie digne. Mais la parabole nous invite à déplacer la question, et à remettre notre vie quotidienne, dans la perspective du salut.

La suite de l’Évangile nous aide à prendre ce chemin dans la confiance. « Votre père sait ce dont vous avez besoin (…) Sois sans crainte, petit troupeau, car notre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Luc, 12, 30 et 32).

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui confier les inquiétudes qui traversent mon quotidien, tout en lui demandant d’entretenir en moi la confiance dans la recherche du  Royaume, déjà là.

Je m’adresse à ce Père « qui sait ce dont j’ai besoin », en disant notre Père…en intériorisant plus précisément deux versets : « Que ton règne vienne » et « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Je termine en traçant sur moi le signe de la croix.

Heureuse, bienheureuse Marie,

Vierge allaitante – Eglise saint Martin de Metz

Je me rends disponible  pour entendre le Seigneur me parler ; je fais silence en moi et me dispose à voir et à écouter.

Je contemple cette sculpture en pierre polychrome du 16ème siècle.

Je regarde les lignes, les couleurs, les postures… Quelle impression d’ensemble ?

Je regarde plus attentivement le décor : le drapé des rideaux  ouverts sur une sorte d’alcôve, formant  comme un sas nous introduisant à l’intérieur – la couleur chaude du mur éclairé d’une lumière vive qui vient baigner toute la scène –  le drapé du lit qui semble occuper toute la place – la position des personnages, Marie allongée donnant le sein à l’enfant , ses bras enveloppant le nouveau-né qui lui aussi entoure sa mère de ses petits bras potelés – les animaux qui se tiennent au pied du berceau tressé…

Devant cette scène intime, qui donne à voir la douceur de l’amour maternel, qu’est-ce que je ressens ? Quelle expérience me vient à l’esprit ?

Peut-être ai-je envie de m’exclamer «  Heureuse celle qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

«  Heureuse celle qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »  (Luc 11, 27)

Cette remarque, sous forme de béatitude, a été prononcée par une femme venue écouter Jésus, ce rabbi, qui parle  du Royaume de Dieu, de la prière, de la victoire sur le mal… C’est un homme qui parle avec autorité, qui guérit les malades… qui attire les foules.

J’imagine la foule venue écouter Jésus ; j’entends la voix de cette femme qui s’élève de son  milieu. Qu’est-ce qui la pousse à prendre ainsi la parole ?

Je laisse monter en  moi ma propre expérience : qu’est-ce qui provoque mon admiration ? Ai-je ressenti de la fierté devant un enfant qui grandit… qui réussit… ou quelqu’un qui me semble agir de manière juste… Qu’est-ce que j’ai exprimé alors ? Ai-je rendu grâce à Dieu ?

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 28)

J’entends maintenant la réponse de Jésus, son interpellation.

Tous, nous sommes à la recherche d’une vie bonne. Mais Jésus nous dit de chercher d’abord le Royaume de Dieu. Et le trésor qui comble tous nos désirs, c’est Jésus, Parole du Père.

Comment est-ce que je réagis à cette béatitude que donne Jésus ? Ai-je déjà expérimenté cette joie profonde ? Dans quelles circonstances ? Quand la Parole me parle personnellement ?…  Quand j’ai le sentiment d’être accordé à l’Evangile ? …

Je parle au Seigneur de ce que cette contemplation a fait naître.

Je peux terminer ce temps en me tournant  vers Marie, celle que tous les âges disent bienheureuse. Bienheureuse d’avoir donné naissance au Fils de Dieu, bienheureuse d’avoir  écouté la Parole de Dieu et d’avoir répondu Oui à son appel, bienheureuse d’avoir gardé toutes ces choses  dans son cœur…

Elle nous montre le chemin. Je lui demande d’intercéder auprès de son Fils pour m’aider être fidèle à sa Parole.

contempler le Bon Samaritain

L’Évangile de ce jour nous invite à réécouter la parabole du Bon Samaritain, que Jésus raconte, suite à la question d’un docteur de la loi : « et qui donc est mon prochain ? »

Les Berruyers peuvent contempler le vitrail du déambulatoire de la cathédrale de Bourges. Nous nous arrêtons, aujourd’hui, devant le vitrail du Bon Samaritain de la cathédrale de Sens.

Je me mets à l’écart et trace lentement le signe de la croix sur mon corps, pour me rendre proche du Christ. Je lui demande la grâce d’intérioriser, de manière renouvelée, ce récit très connu, qui j’ai sans doute entendu, déjà, à de multiples reprises.

Comme à Bourges, le vitrail de la cathédrale de Sens se lit de haut en bas (alors que le sens de lecture habituelle des vitraux est de bas en haut). Comme à Bourges, également, les trois scènes centrales inscrites ici, dans un losange, mettent en scène la parabole, tandis que les pétales qui l’entourent commentent la parabole par d’autres scènes de l’Écriture : la faute originelle, en haut ; le serpent d’airain et le veau d’or, au centre ; la passion, en bas.

Je contemple successivement chacun de ces trois registres.

Le voyageur, sorti de la ville représentée en haut, se fait agresser sur le chemin. Ce blessé est la figure du Christ, descendu du ciel, de la Jérusalem céleste.

« Lui, de condition divine
Ne retint pas jalousement
Le rang qui l’égalait à Dieu (…)
S’étant comporté comme un homme, 
Il s’humilia plus encore, 
Obéissant jusqu’à la mort… » 
            Épître aux Philippiens, 2, 5-8

La figuration de la faute originelle décrit la survenue du mal dans notre humanité, ce mal, cette violence dont le Christ lui-même sera victime. Le Christ descend pour me rejoindre, quand je descends, je chute, attiré par les forces du mal.

Le prêtre et le lévite aperçoivent le blessé, sans s’arrêter et « passent de l’autre côté ». Image ancienne, de toujours, sans doute, de l’indifférence si souvent dénoncée par le Pape François.

Les scènes figurant le buisson ardent, le veau d’or, puis le serpent d’airain décrivent la tension entre la Révélation et les infidélités du peuple.

Le Bon Samaritain accompagne le blessé vers l’auberge. Le Bon Samaritain est figure du Christ qui prend sur lui nos propres blessures, ainsi que l’évoquent les scènes de la Passion.

Je m’arrête sur ces deux dernières images. Au moment de la chute, l’ange, de son épée, chasse Adam et Eve du Paradis. Au pied de la croix, l’ange range son épée au fourreau…Le salut offert par le Christ promet la défaite du mal et de la violence.

Je prends maintenant le temps de m’adresser au Seigneur, pour lui confier ceux auprès desquels je peux me faire « Bon Samaritain », et pour lui demander d’être pour moi, « Bon Samaritain. »

         Je termine en m’adressant au Père de miséricorde qui nous a envoyé son Fils : « Notre Père… ». Puis je trace sur moi le signe de croix.

Psaume 18B

« plus savoureuses que le miel qui coule des rayons »

Dans ce psaume de louange, le psalmiste partage sa joie d’appartenir au Seigneur et médite sur la loi de ce dernier.

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur. –  Je  peux lui demander la grâce de me réjouir en sa présence.

 Je prends le temps de lire le psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

 Je peux  repérer plus particulièrement les deux champs lexicaux qui parcourent le psaume : celui de la loi ( droits, loi, charte, commandement, décisions, justes, équitables) et celui de la plénitude( redonne vie, réjouissent le cœur,limpide, clarifie le regard, pour toujours, savoureuses.)

 Je peux méditer ce psaume à partir de ces quelques pistes :

: Comment puis-je qualifier la loi du Seigneur ? Quelle assurance m’a-t-elle déjà donné ?

Qu’est-ce qui me réjouit aujourd’hui ?

Quelle(s) parole(s) du Seigneur m’a (ont)  aidé à clarifier mon regard ?

Quel est mon désir ?

Je rassemble mes pensées et je les confie au Seigneur en m’adressant à lui comme à un ami.

 Au lendemain de la fête de St François d’Assise, je peux terminer ce temps par la prière simple 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Méditer l’évangile de ce jour

L’évangile du jour nous invite à tourner notre regard vers un petit enfant. A une époque qui accordait peu d’attention aux jeunes enfants, les trouvant incapables de raison et trop instables…Jésus appelle à les considérer, à donner du prix à celui qui est méprisé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)

 

Photo de Séan Gorman sur Unsplash

Je m’installe dans un lieu calme pour me rendre disponible au Seigneur auquel je dis « me voici ».

Je me reconnais comme disciple en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande au Seigneur la grâce de retrouver ma simplicité d’enfant.

Je contemple ces photos d’enfants et m’arrête sur ce qu’elles suggèrent. Je peux aussi évoquer mentalement les enfants que je connais.

Photo 2 de Richard R  Schünemann sur Unsplash et Photo 3 de Annie Spratt sur Unsplash

 Je lis lentement l’évangile. Je m’installe parmi les disciples, partage peut-être la surprise de son geste inattendu. Je me mets à l’écoute de sa Parole.

Alors que le Christ vient, pour la seconde fois, d’annoncer sa passion, les disciples s’interrogent sur la première place…

« Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants… ». J’entends cet appel à la conversion. « Comme des enfants », invitation à retrouver la disponibilité qui ouvre à la nouveauté, à donner son consentement à se laisser conduire, à espérer dans un à-venir.

« Celui qui se fera petit comme cet enfant… ». Invitation à l’humilité, à la confiance.

Je prends maintenant le temps de m’adresser personnellement au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demande de désensabler en moi mes dispositions d’enfance, pour me laisser faire par le Christ.

         Et comme un enfant, je prie « Notre Père… »

         Je termine ce temps d’intimité avec le Seigneur en traçant sur moi le signe de croix.

Avec le Pape à Marseille

Marseille, le « sourire de la Méditerranée ».

Vendredi 22 et samedi 23 septembre, le Pape François a visité Marseille.

Relisons simplement quelques extraits de ses différents discours ou homélie. Et méditons dans nos coeurs, éclairés par la grâce de l’Esprit, comment cela retentit dans nos vies quotidiennes. En effet son message s’adresse à chacune et chacun d’entre nous .

Dans son homélie de samedi, il fait souvent référence à la Visite de Marie à Elisabeth. Quels tressaillements ses interpellations produisent-elles en moi?

« Je pense à tant de frères et sœurs noyés dans la peur, avec les espérances qu’ils portaient dans leur cœur. Devant un tel drame, les mots ne servent à rien, mais des actes. Mais avant cela, il faut de l’humanité : du silence, des larmes, de la compassion et de la prière. Je vous invite maintenant à un moment de silence à la mémoire de nos frères et sœurs : laissons-nous toucher par leurs tragédies. [Moment de silence]. »

Mathilde Langevin
cimetière marin en Tunisie

« Chers amis, nous sommes également à un carrefour : d’un côté la fraternité, qui féconde de bonté la communauté humaine ; de l’autre l’indifférence, qui ensanglante la Méditerranée. Nous sommes à un carrefour de civilisations

Le Ciel nous bénira si, sur terre comme sur mer, nous savons prendre soin des plus faibles, si nous savons surmonter la paralysie de la peur et le désintérêt qui condamne à mort, avec des gants de velours. »

« Chez ces deux femmes, Marie et Élisabeth, la visite de Dieu se dévoile à l’humanité : l’une est jeune et l’autre âgée, l’une est vierge et l’autre stérile, et pourtant elles sont toutes deux enceintes alors que c’est “impossible”. Telle est l’oeuvre de Dieu dans notre vie : Il rend possible même ce qui semble impossible, Il engendre la vie, même dans la stérilité. »

François-Xavier de Boissoudy

« L’expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c’est être “touché à l’intérieur”, avoir un frémissement intérieur sentir que quelque chose bouge dans son cœur, c’est le contraire d’un coeur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se blinde dans l’indifférence et devient imperméable, qui s’endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde,

Celui qui est né à la foi, en revanche, reconnaît la présence du Seigneur, comme l’enfant dans le sein d’Élisabeth. »

« Regardons Marie qui se dérange en se mettant en route et qui nous enseigne que Dieu est précisément comme cela : il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait “tressaillir”, comme avec Élisabeth.

Et nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées. »

Je remets tout cela dans les mains du Seigneur et demande la grâce d’accueillir ce déplacement et le courage de sortir de mon conformisme et de mes peurs, pour être de mieux en mieux son disciple, dans l’attention à chacun de mes frères.

Je peux prier Marie en chantant:

Prier avec le Christ de Péronne

Collage réalisé par des collégiens et leurs catéchistes,à Péronne (diocèse d’Amiens, 1982)

Je me dispose à la prière et me tourne vers le Seigneur.

Je contemple cette image du Christ. 

Constitué de couleurs chaudes, son  visage est lumineux. Ses traits donnent une impression de sérénité et de paix ; seules les pointes acérées sur sa tête évoquent la couronne d’épines. C’est bien le Christ – Jésus mort et ressuscité qui est ici représenté.

Ce visage est fait de multiples petits visages. Découpés dans les magazines des années 80, ils sont bien de chez nous. Jeunes ou vieux, sombres ou souriants, ils reflètent notre humanité dans sa diversité.

Qu’est-ce cette image provoque en moi ?

En contemplant ce Christ, y a-t-il une phrase de l’Ecriture qui me revient à la mémoire ?

Je lis quelques passages de l’Ecriture :

« Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ».

« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »

« C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. »

« vous êtes le corps du Christ  et vous êtes ses membres chacun pour sa part ».

« Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même.

Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.

 Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce

Je médite ces textes.  Quels mots, quelle phrase me parlent davantage ?

Ces mots peuvent questionner  ou conforter ma foi en Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde.

Ces mots peuvent questionner ou conforter mon espérance en une humanité enfin réconciliée en Lui et ma recherche de l’unité.

Ces mots peuvent questionner ma manière de vivre en disciple ; mon désir de Lui ressembler et ma volonté d’agir comme lui et de me faire proche de tous.

J’en parle au Seigneur

Je termine ce temps de prière par un Notre Père. Je peux aussi reprendre le chant « Visages de Dieu »

Au cours du Temps de la Création, méditons dans les marais de Bourges

Je choisis le lieu qui me convient pour un temps de prière. Je fais le geste du signe de croix pour signifier au Seigneur mon désir de me rendre disponible à sa présence.

Je lui demande la grâce de m’aider à être, à ma modeste place, l’intendant fidèle de la création qui nous est confiée.

Je prends le temps de m’arrêter sur quelques photos des marais de Bourges. Cette méditation est aussi invitation à une déambulation dans les marais. Occasion, aussi, de faire le point de mon état intérieur.

Du marécage au marais

La zone marécageuse située au pied de la cathédrale de Bourges a été aménagée au XVIIème siècle par des religieux.

Je considère leurs efforts pour assainir ces lieux et les organiser en délimitant chemins et coulants. Magnifique travail qui va transformer des terres insalubres et improductives, en des jardins nourriciers confiés aux maraichers.

Je rends grâce au Seigneur de nous confier la Création, pour en faire un lieu hospitalier à l’homme.

« Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. » (Gn, 2, 15)

Je peux voir, aussi, dans cette lutte contre un environnement sauvage, une évocation de ma vie intérieure, où j’ai à lutter contre le désordre pour trouver la paix.

Prendre le temps de contempler

Je contemple les paysages et l’activité humaine…

  • Les fleurs aux coloris variés.
  • Les légumes nourriciers.
  • Les diverses essences d’arbres.
  • Les jeux de lumière, variant avec les saisons et les heures du jour.
  • La subtile alliance de la terre et de l’eau.

Et moi, est-ce que je prends le temps de m’émerveiller et de rendre grâce devant la diversité de la Création ?De quels fruits puis-je rendre grâce dans ma vie spirituelle ?

La nature sauvage cherche à reprendre ses droits.

Je m’arrête maintenant sur ces parcelles en friche, retournant à l’état inculte.

Une image, aussi, de ma vie intérieure où s’affrontent ma volonté de maîtriser, de domestiquer et mon abandon à des tentations, des instincts, au laisser faire…

« Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Ro, 7, 19)

Des combats nouveaux

De nouvelles menaces apparaissent dans les marais : jussie invasive, moustique tigre, frelon asiatique…Autant de conséquences de la mondialisation.

Et moi, dans ce temps de la Création, partagé par toutes les églises chrétiennes, comment puis-je accroître le soin que je porte à la sauvegarde de la Maison commune.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur. Par le Fils, je dialogue avec le Créateur du ciel et de la terre. Je lui confie les turbulences de notre environnement, et lui dis où j’en suis de ma vie intérieure.

Je dis, pour terminer, cette prière œcuménique pour ce mois de la Création.

Je salue le Seigneur, lui rends grâce pour ce temps de méditation, par le signe de croix.

VACANCES – RENTREE

 

Je me mets en présence du Seigneur : Me voici devant toi Seigneur, tel que je suis à l’issue de ce temps de pause et de repos estival. Apporte-moi ta lumière, afin de relire cette période de ressourcement avec ton regard d’amour et de miséricorde. Au nom du Père, du Fils et de Saint-Esprit.

« Mettez-vous à l’écart et reposez-vous un peu. »

Je prends le temps de méditer cette Parole de Jésus dans l’Évangile de Marc ( 6, 31) et je me remémore ce que j’ai vu, fait, vécu ces dernières semaines d’été : ce qui a été beau, bon et source de joie mais aussi ce qui a été difficile, voire douloureux.

*Pour quoi ai-je envie de rendre grâce au Seigneur ?

* Pour quoi ai-je envie de lui demander pardon ?

* Quels mouvements intérieurs m’habitent lorsque je repense à ces moments ( joie, sérénité, tristesse, colère…)

* Quelle image de la Création me revient spontanément en tête ( eau, ciel, animaux, paysage, végétation…)

* Quelle a été ma relation à Dieu pendant ce temps de vacances ou de pause ?

* Quel(s) fruit(s) pour le temps de rentrée qui commence, m’ont apportés ces jours de repos ?

« Recommande tes œuvres à l’Éternel, et tes projets se réaliseront » ( Proverbes 3, 16)

Je pense à demain et me tourne vers ce qui m’attend avec la reprise des études, du travail et/ou des activités diverses.

* Quels changements ou difficultés, que je m’apprête à vivre, ai-je envie de remettre entre les mains du Seigneur ?

* Qu’est-ce qui me donne de l’élan ( nouveaux projets ou engagements, nouvelles rencontres…)

* Par rapport à l’année précédente, qu’est-ce que je souhaite changer ou mettre en place ? Suis-je prêt à revoir mes priorités ?

* Quel pas pourrais-je faire pour fortifier ma relation à Dieu ?

Pour conclure ma prière, je me place sous le regard bienveillant de Dieu et je m’adresse à lui comme à un ami. Je peux lui demander la grâce de m’accompagner tout au long de cette nouvelle année scolaire et pastorale, notamment dans mes missions et engagements au sein de l’Église.

             Je peux dire, pour terminer, cette prière pour la rentrée pastorale :