Prier sur une œuvre de Fanny Ferré

Le palais Jacques Cœur de Bourges propose actuellement une exposition de la sculptrice Fanny Ferré. ( jusqu’au 5 octobre). Nous nous arrêtons sur la scène présentée dans la cour du palais, évoquant le départ de migrants.

Je me dispose à un moment de prière. Je me retire pour un moment de silence, désireux de me tourner vers le Seigneur. « Seigneur, me voici ». Je demande la grâce de l’attention à l’autre. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je contemple d’abord, calmement, l’œuvre, attentif aux personnages, à leur expression. Détermination. Épuisement. Intériorisation. Regard tourné vers les cieux. Crainte. Expression de révolte.

Je m’arrête aussi sur les vestiges d’une vie passée, les poteries, la vannerie, les animaux domestiques : cheval, cochon, volaille, chien…Traces d’une vie rurale que les personnages quittent.

Je considère maintenant le cadre dans lequel l’œuvre est exposée : le palais Jacques Cœur. La stabilité d’un monument qui a traversé les siècles, face au mouvement erratique de la migration. La solidité de la pierre qui se fait l’écrin d’une œuvre fragile de poterie. Une maison, où une famille était installée. Le linteau d’une des portes représente la vie domestique, près d’une cheminée, d’un foyer…

Et le hasard de la programmation fait que l’exposition a lieu en même temps que des travaux. Les barrières dd chantier ne peuvent pas ne pas évoquer tant de barrières, de murs construits pour arrêter les mouvements de migration.

Dans un premier temps, je fais mémoire des déplacements que j’ai pu connaître, dans ma propre vie, ou qu’ont pu connaître mes ascendants. Même si je n’ai pas vécu, à proprement parler, une « migration », j’ai sans doute expérimenté un départ, la nécessité de m’adapter à un nouvel environnement…

A quels abandons cela m’a-t-il conduit ? Quels mouvements m’ont-ils alors traversé ? Quelles perspectives nouvelles ont-elles pu s’ouvrir ?

Dans un second temps, je prends la mesure des phénomènes migratoires contemporains, que les raisons en soient économiques, politiques ou climatiques.

Que puis-je dire de mes réactions ? Ma compassion, mes craintes, mes éventuels engagements ?

Dans un troisième temps, je considère les Écritures. Je me souviens ce cette prière juive, dans le Deutéronome. « Mon père était un araméen errant qui descendit en Égypte » (Dt, 26,5).

Je me souviens aussi de l’appel fait à Abraham : « quitte ton pays. » (Gn, 12,1). Et j’entends Jésus nous dire : « le Fils de l’homme, lui, n’a pas où reposer sa tête. » (Mt, 8,20)

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui dire mon goût / mes craintes du changement, mon désir de m’installer…Je peux lui confier tous les migrants de notre temps.

En pensant aux épreuves des migrants aujourd’hui, je prie avec les mots de St Paul :

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 84

La gloire du Seigneur habitera notre terre

Je prends un temps à l’écart…

Je me prépare à rencontrer le Seigneur, en communion avec toute l’Eglise… Je peux faire mémoire de la foule des croyants qui ont prié avec ce psaume…

Je m’installe, respire profondément et trace sur moi le signe de la Croix…

Je peux demander une grâce au Seigneur…
 

Je lis le psaume lentement, une première fois.

Composé sans doute après le retour d’exil à Babylone, ce psaume balance entre espérance et attente, confiance et incertitude.

Les v 2-4 font mémoire du pardon de Dieu.

Les v 5-7 demandent la miséricorde divine

Les v 8-10 appellent à la confiance, à l’écoute de la Parole

Les v 11-14 disent le temps de l’espérance

Je relis le psaume en étant attentif.e aux mots, aux images utilisées, aux demandes exprimées. Je reste sur ce qui me parle, sans me soucier d’aller plus loin.
 

Le verbe « revenir » est employé cinq fois, dans des mouvements différents…

Le sujet de ce psaume est le pardon de Dieu… le Dieu juste condamne le péché, tout péché, mais le Dieu d’amour pardonne au pécheur…

Il nous rappelle l’importance de la mémoire des actions passées de Dieu pour nourrir notre foi en ses promesses futures…

Je peux faire mémoire de l’action de Dieu dans ma vie passée et présente, de son pardon, du don de sa grâce…

J’en parle à Jésus, comme un ami se confie à son ami…

Et je redis ma confiance au Père, dans la paix et la joie de l’Esprit Saint : « Notre Père… »

Retournez-vous, voici l’Esprit !

En ces jours de la Pentecôte, remémorons-nous quelques manifestations de l’Esprit .

Dans le vent

Dans le feu:

Dans la nuée et la lumière

Kim en Joong-Pentecôte-Eglise de St Genest

Avec l’eau

Jésus à la Samaritaine: « celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » Jn 4, 14

Je prends maintenant, un temps avec la Parole; je choisis parmi ces extraits proposés, celui qui me rejoint et je me dispose à l’accueillir, à l’entendre pour moi . Je fais silence en moi, je respire calmement , profondément; et lis le passage entier et prends place avec Jésus. Et je me laisse faire par l’Esprit.

Dans ma vie, aujourd’hui, qui est l’Esprit Saint pour moi ? Est-ce que je perçois sa présence? Comment est-ce que je sens que l’Esprit Saint est à l’oeuvre dans ma vie? Comment et où m’envoie t-il à la suite de Jésus ?

Pour conclure je peux prier et chanter cette hymne de Didier Rimaud « Ouvrez vos coeurs au souffle de Dieu »

Ouvrez vos cœurs au souffle de Dieu, 
Sa vie se greffe aux âmes qu’il touche ;
Qu’un peuple nouveau
Renaisse des eaux
Où plane l’Esprit de vos baptêmes !
– Ouvrons nos cœurs au souffle de Dieu,
Car il respire en notre bouche
Plus que nous-mêmes !

Offrez vos corps aux langues du Feu :
Que brûle enfin le cœur de la terre !
Vos fronts sont marqués
Des signes sacrés :
Les mots de Jésus et de Victoire !
– Offrons nos corps aux langues du Feu
Pour qu’ils annoncent le mystère
De notre Gloire.
Livrez votre être aux germes d’Esprit 
Venus se joindre à toute souffrance :
Le Corps du Seigneur
Est fait des douleurs
De l’homme écrasé par l’injustice.
– Livrons notre être aux germes d’Esprit
Pour qu’il nous donne sa violence
À son service.

Tournez les yeux vers l’hôte intérieur,
Sans rien vouloir que cette présence ;
Vivez de l’Esprit
Pour être celui
Qui donne son Nom à votre Père.
– Tournons les yeux vers l’hôte intérieur,
Car il habite nos silences
Et nos prières !

Psaume 15

Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge

Je me dispose à la prière, entrant dans le silence, m’installant confortablement. Je m’ouvre à la présence du Seigneur et demande la grâce de sentir l’Esprit Saint prier en moi.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, entrant dans la joie de l’action de grâce. « Mon cœur exulte, mon âme est en fête »

Je m’arrête maintenant sur quelques versets du psaume.

Le psalmiste, David, selon la tradition, évoque à deux reprises : « mon Dieu ». « Garde-moi, mon Dieu. » / « Tu es mon Dieu. ». Je n’entends pas ce possessif comme une appropriation, mais comme l’assurance d’une proximité, d’une connaissance intime.

« Il est à ma droite (…) à sa droite éternité de délices. ». Je considère la joie de la certitude d’avoir une place près de Dieu. N’y-a-t-il pas là l’annonce de la Parole de Jésus en Jean que nous avons récemment réentendue : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ;

sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. (Jn, 14, 2-3).

« Tu m’apprends le chemin de la vie. ». Dans la dynamique de Pâques, je me centre sur la résurrection. « Tu ne peux m’abandonner à la mort ». Je me confie à Jésus qui nous a dit : « je suis le chemin, la vérité, la vie. » (Jn, 14,6).

Je m’unis aux croyants du monde entier en disant « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier avec la Visitation

Visitation de Vittore Carpaccio – 1504 – Galerie Franchetti Ca’d’Oro à Venise

Ces jours-ci la liturgie a invité à prier avec le texte de Luc (Lc1, 39-56) faisant le récit de la visite de Marie à sa cousine Elisabeth. Nous prenons maintenant un temps de prière autour de cet évènement en s’appuyant sur ce tableau de Vittore Carpaccio, peintre né à Venise en 1465.

Nous faisons silence et marquons le début de la prière en faisant le signe de croire. Demandons la grâce de nous laisser enseigner par ce mystère contemplé.

Contemplons l’œuvre d’art.

Que ressentons-nous au premier regard ? Puis nous regardons la composition du tableau, les lignes, les formes, les couleurs. Nous regardons ce qui est représenté : le cadre, les 2 femmes au centre, les autres personnages, les animaux, les détails.

Qu’est-ce qui est étonnant ? Qu’est-ce que cela me dit de ce mystère ?

Je médite sur l’universalité et l’actualité du message évangélique. C’est toute la création qui est concernée. Comment ce récit de la Visitation rejoint-il ma vie aujourd’hui encore ?

Faisons place à ce récit dans notre vie

Tout au long des siècles, des peintres se sont approprié cette scène évangélique. Comme par exemple,  Maurice Denis à la fin du 19ème siècle. Autre temps, autre lieu, autre représentation. Mais la même Bonne nouvelle à partager : Dieu s’est fait chair ; il habite parmi nous.

Visitation de Maurice Denis 1894 – Musée de st Petersbourg

A notre tour, comment pouvons-nous rendre vivant ce récit ici et maintenant ?

Comme Marie et Elisabeth, suis-je en relation avec le Seigneur ?… Suis-je à l’écoute de sa Parole dans le concret de ma vie ?… M’arrive-t-il de partager avec d’autres ce que le Seigneur a fait pour moi ?… Y a-t-il des rencontres qui ont été pour moi des visitations ?… Avec qui puis-je  converser sur ce qui est important pour moi ?… De quelle bonne nouvelle suis-je le porte parole ?… Comment je fais advenir l’enfant de Dieu que je suis ? … Qui pourrais-je visiter en ce jour ?…Je parle au Seigneur de ce qui me rejoint dans ces pistes de méditation, en me laissant porter par la musique de Vivaldi (Magnificat) :

Psaume 46

C’est le rêve de Dieu : que tous les peuples, que tous les hommes soient dans la joie parce qu’ils ont reçu la bonne nouvelle : Dieu est avec vous, les noirs, les jaunes, les blancs, les Péruviens et les Antillais, les Chinois et les Javanais, les Eskimos et les Sénégalais…

Saint Paul suggère que le Seigneur reviendra quand tous les hommes l’auront reconnu comme Fils du Dieu vivant… Isaïe le prophétisait déjà six-cents ans avant la venue du Messie : « Toutes les nations marcheront vers sa lumière… »

Quand tous chanteront le  psaume 46 à l’unisson et battront des mains en rythme, les vieillards et les enfants, les hommes et les femmes, les petits et les grands, les gros

et les maigres, les timides et les extravertis, les riches et les pauvres, les intelligents et les simples, alors le Royaume de Dieu sera inauguré sur la terre.

Frère Philippe VERDIN

Se préparer à célébrer l’Ascension

En contemplant un vitrail de l’église St Bonnet (Bourges)

Je m’installe au calme, pour prendre un temps avec le Seigneur, en de début de semaine, où nous fêterons l’Ascension. Je dépose mes préoccupations du jour auprès du Seigneur et lui demande la grâce de me sentir habité de Sa présence. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je contemple ce vitrail de la Renaissance, dû à Jean Lescuyer, dans l’église St Bonnet de Bourges.

Ce vitrail, bien approprié au temps liturgique que nous vivons, articule la résurrection et l’ascension.

Le premier registre est consacré au tombeau vide…profondeur sombre du rocher au centre d’un paysage qui donne place, néanmoins, à la végétation. Un ange se tient à l’entrée du tombeau vide,

devant des gardes armés, mais déconcertés et impuissants. L’un dort encore, sur la droite. Un autre, au sol, épée à la main, scrute le ciel. A gauche, un autre garde endormi, appuyé sur sa hallebarde. Un dernier, debout, arme au sol.

Le second registre évoque la résurrection. Le Christ y apparaît dans une posture dynamique, inscrit dans une mandorle rayonnante. La croix est l’étendard de la victoire sur la mort. « Ô mort où est ta victoire ? Ô mort, où est-il ton aiguillon ? » (1 Co, 15,55) De part et d’autre, deux scènes liées, dans l’évangile, à la résurrection. A droite, les femmes au tombeau.

A gauche, les deux pèlerins d’Emmaüs, qui reconnaissent le Christ, à la fraction du pain, « mais il avait disparu de devant eux. » (Lc, 24, 31). Une présence retrouvée, à vivre désormais dans l’absence. Le Christ ressuscité se tient dans un mouvement ascendant, qui est déjà, le signe de l’ascension. Au sommet des deux lancettes de gauche et de droite, les anges évoquent déjà le monde céleste.

Le troisième registre est une représentation très originale de l’ascension. Les apôtres, troublés et déconcertés, se tiennent les yeux tournés vers le ciel, certains levant les bras comme pour retenir le Christ. Ils sont douze, comme si Judas avait déjà été remplacé. Quant à Jésus, nous n’apercevons plus que ses pieds et ses jambes, son torse et son visage étant déjà dans la nuée. De part et d’autre se tiennent deux anges qui semblent

s’adresser aux apôtres. « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » (Ac, 1, 9-11)

Nous voilà au cœur de la foi, comme nous le proclamons dans le credo : « Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures,
et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. »

Je considère les divers mystères évoqués par le verrier…

Je me tiens, d’abord, devant le tombeau vide, comme les gardes, comme les femmes arrivant au tombeau.

M’arrive-t-il de vivre l’absence du Seigneur, la confrontation à une forme de silence de Dieu ?

Je contemple ensuite le Christ ressuscité, à jamais présent. Les pèlerins d’Emmaüs retrouvent Jésus par sa Parole, puis par le pain rompu de l’eucharistie, où le Christ se rend « réellement présent ».

Et moi, comment est-ce que je vis la présence du Seigneur dans sa Parole et dans les sacrements ?

Je médite maintenant le mystère de l’ascension, Jésus qui n’est plus parmi nous, mais qui reste présent d’une manière renouvelée. J’intériorise quelques paroles du Christ :

Le dernier verset de l’évangile de Matthieu. « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint esprit et leur apprenant à observer tout e que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde ». (Mt, 28, 19).

Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (Jn, 14,2-3)

Je m’adresse au Seigneur, simplement, me tenant comme son enfant. Je peux rendre grâce pour sa présence à mes côtés, lui partager les moments plus difficiles où je me sens seul, et lui présenter celles et ceux qui, aujourd’hui, ont particulièrement, besoin de sa présence.

Nous partageons cette prière proposée par les évêques de France.

Notre fête de ce jour
monte vers Toi, Dieu notre Père.
Tous nos silences,
nos chants et nos paroles,
sont tendus vers Toi
et participent à la louange
de toute la création.
Tu as rappelé à Toi
Ton Fils Jésus-Christ
par qui nous fut donné
Ton Salut.
Il retourne aujourd’hui
partager ta gloire.
Dans ce mouvement
Qui l’entraîne avec Lui,
pour que soit donné
Ton souffle à notre humanité.
Ainsi nous pénétrons
dans le mystère de ton Fils.
Nos yeux ne peuvent plus voir,
mais nous savons que son retour
est déjà commencé ;
Sa disparition crée en nous
le vide de l’amour,
Mais nous savons que par notre amour
nous lui redonnons son visage.
Par cet amour nous demeurons en Lui
et par lui nous demeurons en toi.
Il nous rassemble en ce jour
Et c’est par son Esprit
Que notre communion acclame Ta gloire.

Prière extraite du livre « Reste avec nous » de François Chagneau

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 95

Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !

Je prends un temps à l’écart, dans un cadre paisible…

Je laisse aller mes préoccupations et me mets en présence du Seigneur… Il m’attend…

Je lui demande la grâce de le contempler et de l’aimer…

En communion avec mes frères et sœurs chrétiens, je lis le psaume une première fois, puis le relis en étant attentif.ve au rythme des phrases, aux mots, aux images utilisées…

Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâce. Il célèbre la grandeur de Dieu et invite toute la terre à louer et proclamer sa gloire.

Le mot « Seigneur » revient 11 fois. Les verbes sont en majorité à l’impératif :

« chantez…proclamez…bénissez…racontez…rendez…adorez…allez dire… »

Le psalmiste invite la terre entière (v 1) à louer Dieu sauveur (v 2), Dieu créateur (v5, 11-12), Dieu saint (v 9), Dieu d’Espérance (v 13).

Je relis le psaume, lentement, me laissant imprégner de la joie du psalmiste…

Cette joie, fruit de l’Esprit, me rejoint-elle dans ma vie ? transforme-t-elle mon quotidien ? est-elle source de force dans les difficultés ?

Ou au contraire, est-ce que me sens, aujourd’hui, loin de cette joie ? Pourquoi ?

De quelles situations puis-je faire mémoire ? A quoi cela m’invite-t-il ?

Je recueille ce qui monte en moi (action de grâce, supplication) et j’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami…

Je relis le psaume en entier, et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin…

Et je termine en m’adressant à Notre Père…

Ro 15, 13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. »

Le message premier

La paix soit avec vous, tous !

Nous célébrons le début du pontificat de Léon XIV et accueillons son message pour l’Eglise.Que le Seigneur le bénisse et que l’Esprit nous inspire et nous soutienne avec lui.

Je me dispose à ce temps de prière en communion avec tous les Chrétiens qui ouvrent cette nouvelle page de l’Eglise. Je fais silence en moi.

Je lis et laisse résonner en moi ces paroles des premières interventions de Léon XIV.

Je reçois ces mots, ils me concernent et m’appellent. Je les médite. Dans ma vie, dans mon quotidien là où je suis, dans mes engagements, ma famille, ma vie professionnelle, amicale que peuvent-ils évoquer concrètement? Quels pas faire ? Comment entretenir et nourrir notre âme de disciple ?

Je me rappelle la manière qu’avait Jésus de regarder, d’écouter, de parler.

Je contemple certains de ses gestes et me laisse inspirer et bousculer par lui.

Quelles paroles de Jésus ai-je envie de garder comme fil rouge ?

« Sans peur » est repris souvent dans ces premières paroles; en effet nous sommes en communion avec nos frères, nous prions ensemble et nous nous soutenons. Nous sommes le corps du Christ.Quelle « mission » pour moi et avec ceux de ma paroisse? de mon mouvement?

Je peux prier en chantant:

REFRAIN
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Un instrument de ta paix !
1
Là où se trouve la haine, que je mette l’amour !
Là où se trouve l’offense, que je dise le pardon !
2
Là où se trouve la discorde, que je fasse l’union !
Là où se trouve l’erreur, que j’annonce la vérité !
3
Là où se trouve le doute, que j’éveille la foi !
Là où tout est désespoir, que je chante l’espérance !
4
Là où se trouve la tristesse, que j’apporte la joie !
Là où se trouvent les ténèbres, que je mette la lumière !

Prier avec le Psaume 88 (89)

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

Je me mets à l’écart pour prendre un temps avec le Seigneur, pour me rendre disponible à l’écoute de sa Parole, qui me rejoint, aujourd’hui, à travers les mots d’un psaume que Jésus a prié. Je fais silence en moi, déposant mes préoccupations auprès du Seigneur et demande la grâce de la fidélité.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume lentement, à haute voix si cela est possible, pour en faire une expression de louange.

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur ;
Il me dira : “Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !” »

Je « rumine » le texte en étant attentif aux mots que le psalmiste répète :

  • L’amour.
  • La fidélité. (Sans fin, d’âge en âge, pour toujours, stable…)
  • La croissance. (Fortifiera, accroît).

Je m’arrête maintenant sur la fidélité (un mot qui a la même racine que foi). Est-ce que je fais, personnellement, l’expérience de la fidélité du Seigneur ? Puis-je faire mémoire d’événements, de situations où j’ai éprouvé cette fidélité ?

Je considère alors ma propre fidélité au Seigneur. Comment est-ce que je la vis ? Suis-je assidu dans ma relation au Seigneur ? Quels sont les moyens que j’utilise ? M’arrive-t-il de connaître des périodes de doute ?
 

J’examine l’évocation de David, dont descendra Jésus, mais qui ouvre aussi mon propre chemin de serviteur. Entre Dieu et son serviteur s’installe une fidélité réciproque : le serviteur reçoit sans cesse sa force du Seigneur,

et l’annonce fidèlement : « tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut. ». Et moi, comment est-ce que je ressens en moi la force du Seigneur ? Et moi, aujourd’hui, comment est-ce que j’annonce son amour ?

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui rendre grâce de Sa fidélité, lui présenter, peut-être, mes propres infidélités. Je lui présente celles et ceux qui ont, aujourd’hui, besoin de Sa force.

Je relis le psaume.

Je termine en disant « Notre Père… »

Au nom de Père, du Fils et du Saint Esprit.