Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur
Le grand livre de prière qu’est le Psautier, au cœur de la Bible, s’ouvre par une méditation sur la vie de l’homme. Il décrit le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira, tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : au jugement, les méchants ne se lèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.
Je m’installe confortablement et je me mets en présence du Seigneur : Seigneur, donne-moi la grâce de te suivre et de me détourner de ce qui m ‘éloigne de toi. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume lentement, en m’arrêtant sur les mots qui me touchent pour les laisser peu à peu m’imprégner.
« Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)
« Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)
Je peux goûter les deux images :
* « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau » : cette comparaison avec l’arbre évoque la solidité, la fécondité, la stabilité et la croissance. Elle peut symboliser notre enracinement dans le Christ.
Quels sont les points d’ancrage dans ma vie sur lesquels je peux m’appuyer ?
* « ils sont comme la paille balayée par le vent ? » : cette comparaison avec la paille évoque la légèreté, ce qui est éphémère et ne porte pas de fruit.
Qu’est-ce qui manque de solidité dans ma vie ? De quels attachements superficiels puis-je demander au Seigneur de me libérer ?
Pour terminer , je peux prier le psaume en m’adressant au Seigneur sous forme de demande :Seigneur, que je me plaise dans ta loi, que je sois comme un arbre planté près d’un ruisseau, que je me tienne près de toi sur le chemin des justes, et que je cherche à te suivre.
« Dès l’aurore, Jésus retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Un jour pendant que Jésus enseignait dans le temple de Jérusalem, une foule nombreuse se rassembla autour de lui pour écouter ses paroles de vie. Soudain des scribes et des pharisiens arrivèrent trainant avec eux une femme. Ils la placèrent au milieu, devant tout le monde et dirent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
La scène se passe donc dans le temple. C’est le lieu du culte, de la prédication, de la transmission de la foi. Jésus y enseigne et y est reconnu comme « maître ». Les scribes et les pharisiens, ceux qui viennent le mettre au défi le nomme « Maître ».
Jésus est reconnu dans son autorité à travers son enseignement. La femme, elle, est réduite à son adultère, elle est humiliée, trainée, rabaissée au niveau de la terre, de l’ « humus ». D’ailleurs, elle ne porte même pas de nom. Le tribunal populaire est en place.
Dans la loi de Moïse il est écrit que de telles femmes doivent être lapidées. Et toi, que dis-tu ? » Ils ne demandaient pas cela pour chercher la vérité mais pour mettre Jésus à l’épreuve afin d’avoir un prétexte pour l’accuser. Jésus resta silencieux. Il se baissa et se mit à écrire du doigt sur la terre.
Nous sommes dans le temple lieu où la loi de Moïse est annoncée. Les scribes et les pharisiens connaissent la loi, ils citent la loi de Moïse. Mais que dit cette loi en vérité? Dans le Lévitique Ch. 20, verset 10, il est écrit : « Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s’il commet un adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront punis à mort ».
Mais ici, où est l’homme ? Cette femme n’a pas agi seule et cependant elle est seule à être ciblée. Cette femme n’est finalement qu’un objet pour tendre un piège à Jésus, pas pour respecter la loi, car Jésus commençait à être dangereux pour les autorités juives. Et Jésus le comprend bien. Alors il prend du recul par rapport à la loi et aux accusateurs. Il se donne un temps de réflexion. Jésus ne répond pas à la question que lui posent les pharisiens puisque cette question en cache en vérité une autre qui n’est pas très honnête en fait …
Alors Jésus s’abaisse, au niveau de la femme dans « son humus » et se met à écrire sur la terre. Il se met à l’écart de ce tribunal populaire.
Mais comme ils insistaient et le pressaient de répondre, il se redressa et dit : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette la première pierre contre elle». Et s’étant de nouveau baissé il écrivait sur la terre. Alors un silence pesant envahit la foule
Mais ils insistent ces pharisiens. Ils n’ont peur de rien. Alors Jésus les renvoie à leur propre vie. Il utilise le mot « péché ». Jésus ne les place plus devant la loi, la loi de Moïse, mais devant Dieu. « Que celui qui est sans péché …. »
Et pour la deuxième fois, Jésus s’incline. Il ne porte aucun regard sur la femme, par discrétion, par humanité. Comme le souligne le livre de la Sagesse, « Dieu ferme les yeux sur nos péchés pour que nous nous repentions ». (Sg 11,23)
Mais, qu’écrit-il ? Je fais un rapprochement avec les tables de la loi données à Moïse. Dans le décalogue, c’est Dieu qui écrit sur des tables de pierre sur le mont Sinaï. C’est Dieu qui écrit les 10 commandements environ 1500 ans avant JC. Alors, si cette femme avait été jugée selon la loi que Dieu écrivit lui aussi avec son doigt, elle devait mourir.
Accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un depuis les plus âgés jusqu’au dernier. Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Alors s’étant relevé et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit ; « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a donc condamnée ? » Elle répondit : « Non Seigneur ! » .
Un silence pesant envahit la foule… La parole de Jésus porte du fruit. Le procès se déplace. Les accusateurs deviennent des accusés. Sans mots les scribes et les pharisiens quittent le tribunal. Sans doute les plus âgés avaient plus de choses à se faire pardonner. La femme, elle, est toujours là. Elle n’a pas bougé comme une chose. Aurait-elle pu partir ? Sans doute !
Pour la seconde fois Jésus se redresse. Pour la première fois dans la scène quelqu’un s’adresse à la femme. Elle n’est plus une chose mais une personne. « Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? lui demande Jésus. Personne ne t’a donc condamnée ? » Pour la première fois quelqu’un lui accorde le droit de parler. Elle répond : « Non Seigneur ! »
Et Jésus lui dit : « Je ne te condamne pas non plus, va et ne pèche plus. »
Jésus a décidé de sauver cette femme parce qu’il est venu pour sauver les pécheurs « Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs. ». « Je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir ». La loi de Moïse vient d’être accomplie, changée par la loi de l’amour, par la loi de la grâce et de la foi. Cette femme a été sauvée par la grâce de l’amour de Dieu parce que Jésus est venu porter tous les péchés du monde. Et cette fois c’est Jésus, le Christ qui vient écrire sur la terre une nouvelle loi devant la femme surprise en adultère. Jésus écrit sur la terre avec son doigt avant de juger la femme : c’est une loi de pardon, c’est une loi d’amour.
Près du Seigneur, est l’amour, près de lui, abonde le rachat.
Je me mets en présence du Seigneur et fais silence en moi. Je demande la grâce d’être tout orienté(e) vers lui et de grandir en espérance. J’écoute le psaume chanté :
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !
Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne.
J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attends le Seigneur, Israël.
Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.
« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur »: ce psaume est d’abord un cri vers le Seigneur !
Je reprends à mon compte les premiers versets du psaume.
A mon tour je m’adresse au Seigneur ; avec mes propres mots je peux crier vers le Seigneur, lui lancer un appel.
De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? Qu’est-ce qui me manque ou me désole ? Quelle situation difficile puis-je mettre sous le regard du Seigneur ? De quoi est-ce que je souhaite être libéré ?
Je m’adresse à Dieu en vérité et en toute confiance.
« J’espère le Seigneur de toute mon âme »: ce psaume est ensuite une attente dans l’espérance.
Je reprends les mots de la 2ème partie du psaume : j’espère – j’attends – je guette comme un veilleur… Cette espérance est fondée sur l’assurance que Dieu viendra à mon secours car « oui, près du Seigneur, est l’amour ».
Je fais mémoire des moments où la présence de Dieu s’est manifestée pour moi. Je prends appui sur cela pour lui redire ma confiance.
La semaine missionnaire mondiale (du 12 au 19 octobre) nous invite à partager cette espérance ; en cette année jubilaire, sa devise est « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples ».
Demandons au Christ la force, les mots, les gestes pour témoigner de cette espérance, et reprenons pour cela, la prière de la semaine missionnaire mondiale.
Ô Christ, notre Espérance, en cette année de grâce jubilaire pour toute l’Église, Tu nous appelles inlassablement à nous mettre en chemin sur tes pas. Rends-nous disponibles pour répondre à ton appel en tout lieu et toute circonstance.
Ô Christ, Consolateur, Toi qui veilles sans cesse sur notre humanité et ne souhaites oublier personne, donne-nous un esprit de service et de compassion.
Que l’amour débordant de ton cœur nous rende proches et attentionnés pour nos frères et sœurs, en particulier les personnes isolées, blessées, fragilisées, les minorités ethniques et nos frères chrétiens persécutés dans de nombreux pays. Ô Christ, Source d’eau vive, fais de nous des hommes et des femmes de prière qui gardent allumée l’étincelle de l’espérance. Donne-nous en particulier d’accueillir et d’accompagner les catéchumènes dont la foi brûlante est une bénédiction pour ton Église.
Ô Christ, Fils bien-aimé du Père, que nos communautés chrétiennes puisent dans la grâce du Mystère Pascal et de tes Sacrements la force de l’Esprit Saint pour devenir à ta suite missionnaires de l’espérance parmi les peuples. Amen
La semaine du 12 au 19 octobre est la semaine missionnaire mondiale. Nous relisons des extraits du message du Pape François, qui, dans le cadre de l’année jubilaire, avait choisi le thème « Missionnaires de l’Espérance parmi les peuples. ».
Je me dispose à la prière, en me rendant attentif à ce que je perçois. Que vois-je dans le lieu que j’ai choisi pour ma prière, quels sons me parviennent…Je prends aussi conscience des préoccupations qui m’habitent. Puis je dépose le tout auprès du Seigneur, désireux de me rendre disponible. Je demande la grâce de me tenir dans l’Espérance.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis des extraits du message du Pape François.
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Pour la Journée mondiale des missions de l’Année jubilaire 2025, dont le message central est l’espérance (cf. Bulle Spes non confundit, n. 1), j’ai choisi cette devise : « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples ». Elle rappelle à chaque chrétien et à l’Église, communauté des baptisés, la vocation fondamentale d’être, à la suite du Christ, des messagers et des bâtisseurs d’espérance. Je souhaite à tous un temps de grâce avec le Dieu fidèle qui nous a fait renaître dans le Christ ressuscité « pour une vivante espérance » (cf. 1 P 1)
À travers ses disciples, envoyés à tous les peuples et accompagnés mystiquement par Lui, le Seigneur Jésus poursuit son ministère d’espérance pour l’humanité. Il se penche encore sur chaque personne pauvre, affligée, désespérée et rongée par le mal, pour verser « sur ses plaies l’huile de la consolation et le vin de l’espérance » (Préface “Jésus le bon Samaritain”).
Face à l’urgence de la mission de l’espérance aujourd’hui, les disciples du Christ sont appelés en priorité à se former pour devenir des “artisans” d’espérance et des restaurateurs d’une humanité souvent distraite et malheureuse. À cette fin, il faut renouveler en nous la spiritualité pascale que nous vivons à chaque célébration eucharistique et surtout durant le Triduum pascal, centre et sommet de l’année liturgique.
Nous sommes baptisés dans la mort et la résurrection rédemptrice du Christ, dans la Pâque du Seigneur qui marque le printemps éternel de l’histoire. Nous sommes alors “des personnes du printemps”, avec un regard toujours rempli d’espérance à partager avec tous, parce que dans le Christ « nous croyons et savons que la mort et la haine ne sont pas les dernières paroles » sur l’existence humaine
Les missionnaires de l’espérance sont des hommes et des femmes de prière, parce que « la personne qui espère est une personne qui prie », comme le soulignait le vénérable Cardinal Van Thuan
Renouvelons donc la mission de l’espérance à partir de la prière, surtout celle faite de la Parole de Dieu et en particulier des Psaumes, qui sont une grande symphonie de prière dont le compositeur est l’Esprit Saint (cf. Catéchèse, 19 juin 2024). Les Psaumes nous éduquent à espérer dans l’adversité, à discerner les signes d’espérance et à avoir un constant désir “missionnaire” que Dieu soit loué par tous les peuples (cf. Ps 41, 12 ; 67, 4).
En priant, nous gardons allumée l’étincelle de l’espérance, allumée par Dieu en nous, pour qu’elle devienne un grand feu qui illumine et réchauffe tout autour, y compris par des actions et des gestes concrets inspirés de la prière.l
« Le Seigneur Jésus poursuit son ministère d’espérance pour l’humanité. Il se penche encore sur chaque personne pauvre… ». Je peux faire mémoire de récits évangéliques, où je contemple Jésus secourir diverses personnes vulnérables.
« Nous sommes alors “des personnes du printemps”, avec un regard toujours rempli d’espérance à partager avec tous ». Face aux tribulations du monde, aux difficultés que je perçois dans mon environnement proche, quels signes d’Espérance puis-je repérer ? Quels signes d’Espérance puis-je donner ? Je peux méditer deux haïkus japonais qui peuvent m’aider à devenir une « personne de printemps ». « Et pourtant, les cerisiers sont en fleur. » / « Je marche sur le toit de l’enfer et j’aperçois une fleur. »
« La personne qui espère est une personne qui prie ». Je considère ma prière. Quelle place y tient l’Espérance ?
Je prends un temps de dialogue avec le Seigneur. Je prie pour les situations difficiles dont je suis témoin.
Je lui confie les personnes fragiles que je connais. Je lui confie l’Église pour qu’elle travaille inlassablement à se faire artisan d’Espérance.
Je termine en disant la prière préparée pour la semaine missionnaire mondiale.
Ô Christ, notre Espérance, en cette année de grâce jubilaire pour toute l’Église, Tu nous appelles inlassablement à nous mettre en chemin sur tes pas. Rends-nous disponibles pour répondre à ton appel en tout lieu et toute circonstance.
Ô Christ, Consolateur, Toi qui veilles sans cesse sur notre humanité et ne souhaites oublier personne, donne-nous un esprit de service et de compassion.
Que l’amour débordant de ton cœur nous rende proches et attentionnés pour nos frères et sœurs, en particulier les personnes isolées, blessées, fragilisées, les minorités ethniques et nos frères chrétiens persécutés dans de nombreux pays. Ô Christ, Source d’eau vive, fais de nous des hommes et des femmes de prière qui gardent allumée l’étincelle de l’espérance. Donne-nous en particulier d’accueillir et d’accompagner les catéchumènes dont la foi brûlante est une bénédiction pour ton Église.
Ô Christ, Fils bien-aimé du Père, que nos communautés chrétiennes puisent dans la grâce du Mystère Pascal et de tes Sacrements la force de l’Esprit Saint pour devenir à ta suite missionnaires de l’espérance parmi les peuples. Amen
Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.
Le psautier s’ouvre par une Béatitude : « Heureux est l’homme qui… » Aujourd’hui, nous sommes invités à prier avec ce psaume, méditation sur la vie de l’homme…
Je prends un temps à l’écart, dans le calme, et éloigne de moi les préoccupations de ce jour…je respire profondément, calmement et, faisant le signe de Croix, me tourne vers le Seigneur…
Que ce temps, Seigneur, soit un moment privilégié avec Toi, à ton écoute…éclaire mon cœur et mon esprit…
Je lis le psaume une première fois, attentif.ve à son sens, à sa structure, aux mots, aux tournures…
Deux chemins sont évoqués :
celui des pécheurs et celui des justes…sorte « d’alternative » : Heureux le juste qui n’entre pas… ne suit pas… ne siège pas avec les méchants…se plaît dans la loi du Seigneur, la murmure… Malheureux le méchant…le pécheur…celui qui ricane…
« Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra. » (v.6)
Deux images sont suscitées :
L’arbre, planté près d’un ruisseau, solide, enraciné dans la terre et l’eau, qui donne du fruit… La paille, reste de moisson, qui ne « fait pas le poids », abandonnée au vent qui la balaie…
Je relis le psaume en le murmurant, me laissant rejoindre par lui… Qu’est-ce que cela évoque pour moi ? Qu’est-ce qui me touche ? Ce qui a du goût pour moi ?Quels points de vigilance ? Quels appels ?
Quel est mon désir ? Est-ce que je veux mettre mes pas dans les siens ou suivre mes idoles ? Persévérer ou me laisser aller ? Que vais-je garder en mon cœur ?
Je parle au Seigneur de ce qui m’habite, comme à un ami… Je peux lui demander la grâce de son aide… « Le Seigneur connaît le chemin des justes… »
Puis je termine en union avec mes frères, en priant « Notre Père… »
« Oui, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, maison d’Israël ! » Jérémie 18,6
Je me mets en présence du Seigneur, lui qui est à l’origine de toutes choses. Le psalmiste le dit :
« C’est toi qui a créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère » (Ps 138,13)
Je lui demande la lumière de son Esprit pour entrer davantage dans le mystère de ma relation au Père.
Je regarde d’abord cette boule de terre d’argile. Au creux de la main, elle est comme une masse informe. Mais elle détient en elle des potentialités, en particulier grâce à son élasticité. Comme l’argile dans la main du potier, nous sommes dans la main de Dieu, avec tout ce qui fait notre chair.
« Tu sais de quoi nous sommes pétris… Jésus, homme au milieu des hommes. » (Kyrie)
Je présente au Seigneur ce terreau qui est le mien : mon corps, mon hérédité, mon tempérament, mon histoire, mon environnement, mes capacités et mes limites… Je m’offre à lui avec tout ce que je suis.
Je regarde les mains du potier. Elles façonnent l’argile, à la fois avec délicatesse et fermeté. Ceux qui ont fait l’expérience de travailler ainsi la terre savent ce que cela demande d’attention, d’écoute, de patience pour mener à bien ce modelage. Est-ce que cela évoque pour moi la manière dont le Seigneur me façonne à son image ?
« Comme un souffle fragile, ta parole se donne. Comme un vase d’argile, ton amour nous façonne. » (Chant « Comme un souffle fragile »)
Je fais mémoire de moments où j’ai senti l’amour du Seigneur, où je peux dire qu’il était à mes côtés… Je me souviens de paroles qui ont eu de l’importance pour l’orientation de ma vie… de scènes d’Evangile qui m’ont guidé.e… des attitudes du Christ qui m’ont attiré.e …
Je regarde maintenant le pot presque achevé. Je contemple la régularité de sa forme, la pureté de ses lignes, l’harmonie de ses courbes… Je considère son utilité.
« Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres, toute mon âme le sait. » (Ps 138,14)
Je prends conscience d’être crée par Dieu par amour; d’être appelé à me laisser façonner par lui, pour devenir une créature nouvelle, unifiée, harmonieuse… pour devenir fils ou fille de Dieu à l’image du Christ, le Fils bien-aimé.
Je regarde enfin l’atelier du potier avec toutes ses créations. Elles sont diverses de forme, de couleur… Chaque pièce est unique ; chaque pièce a sa place spécifique ; chaque pièce a son utilité…
« Nous sommes le corps du Christ, chacun de nous est un membre de ce corps. Chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier. » (Chant « Dieu nous a tous appelés »)
Je m’adresse au Seigneur pour lui dire ce que cette méditation suscite en moi. Dans la confiance, je mets des mots sur ce qui m’habite en vérité.
Et je termine en reprenant la prière des enfants de Dieu : Notre Père
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur.
La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.
Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.
La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :
plus désirables que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.
Je me dispose à rencontrer le Seigneur. Me tenant à l’écart, choisissant de me rendre disponible, je fais le calme en moi. Je suis attentif à ma respiration, percevant ce souffle dont le Créateur a animé l’homme, selon le livre de la Genèse. A travers mon souffle, je me sens habité par le don de la vie. Je demande la grâce de désirer écouter la Loi du Seigneur.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume, lentement.
Je m’arrête sur quelques termes : loi, charte, précepte, commandement…Je laisse consonner ces mots en moi. Que m’évoquent-ils, spontanément ? Obligation, contrainte, interdit, règle…ou cadre sécurisant, protection de ma propre liberté, maîtrise féconde, orientation…
Je me mets alors à l’écoute du regard du psalmiste sur la loi du Seigneur. Il la dit parfaite, sûre, droite, limpide, juste, équitable…Je médite aussi sur les fruits du Seigneur, pour moi : don de la vie, sagesse, joie, clarté du regard…
Puis je considère la fin du psaume, qui, cette fois fait appel à des images…je vois la beauté, l’éclat d’une masse d’or fin…je goûte la saveur du miel…je suis sensible à l’abondance associée aux décisions du Seigneur : masse d’or fin, miel qui coule des rayons…
J’examine maintenant ma relation à la Loi du Seigneur. Que me demande-t-il ? Quel chemin sa Loi me trace-t-elle ? A quoi suis-je appelé par sa Loi ? Cette Loi du Seigneur suscite-t-elle en moi un élan ou, au contraire des résistances.
Je relis le psaume, en entier. Je peux aussi l’écouter.
Dans un dialogue paisible avec le Seigneur, je me confie à Lui. Je lui demande de me redire sans cesse sa Loi, de me donner le goût de la suivre, de la faire partager.
Je me joins à la prière de toute l’Église en disant « Notre Père… »
J’arrête un peu ou ralentis le temps de temps en temps et prends un moment de contemplation. J’en choisis un adapté à mon agenda.
Krzysztof Baraniak – Carpathes – sep 2025
Qu’est-ce que la contemplation ?
Pour saint Ignace, cette idée est étroitement liée à une autre question: qu’est-ce que la vie ? La contemplation signifie apprendre à observer la vie. Non seulement la vivre, mais la percevoir avec un cœur éveillé.C’est une invitation à contempler avec émerveillement la plénitude de la journée et à observer attentivement chaque instant.
Nous nous posons alors deux questions : « Qu’ai-je vécu ? » et « Comment l’ai-je vécu ? »Cela ouvre un espace pour redécouvrir la journée et y reconnaître ce qui était particulièrement important et significatif à ce moment-là.
Je m’installe dans une position confortable. Je détends mes muscles et laisse mon esprit se calmer. Je respire profondément plusieurs fois. Et je demande à Dieu de m’aider à sentir sa présence en moi et dans ma vie. Ainsi, je me mets entièrement en sa présence et je m’y plonge. Le verset du Psaume 139 peut m’y aider : « Tu me cherches et tu me connais. »
Arvo Pärt -Da Pacem Domine
À travers cet examen, j’essaie de ressentir la vivacité et la plénitude de la présence de Dieu à un moment ou à un autre de la journée.
Je demande au Saint-Esprit de m’éclairer afin que je puisse voir ma journée avec les yeux avec lesquels Dieu la voit. Je lui demande de me rendre capable de considérer ma vie comme il la considère.
Je laisse défiler toute la journée devant moi. Les moments de prière. Le travail. Les pauses. Je prends conscience de ce qui s’est passé autour de moi, mais aussi de ce qui s’est passé en moi.
Avec Dieu, j’observe comment mon état intérieur a évolué au cours de la journée. Comment est-ce que je me sentais le matin au réveil? Sous la douche, au petit-déjeuner, en m’habillant ? Comment était-ce ensuite pendant les temps de prière, au travail, pendant les différentes pauses ?
Quels sentiments et attitudes intérieures m’ont accompagné.e ?
Je choisis le moment le plus fort de cette journée et j’en parle à Dieu.Quel effet ce moment a-t-il eu sur moi ? Et où était Dieu dans tout cela ?
Burtin Bénédicte de Dinechin
Quelle attitude intérieure caractérise ma prière et ma méditation ? Est-ce que je tourne en rond autour de moi-même, de mes problèmes, de mon propre moi ? Ai-je tendance à m’évaluer ou à me comparer aux autres ? Ou est-ce que je tourne mon regard intérieur vers Dieu et écoute ce qu’il me dit ? Est-ce que je ressens de la tension ? De la pression ? Peut-être aussi de l’ennui ou de l’agitation ?
Où suis-je porté par la présence de Dieu ? Comment puis-je réagir à ces sentiments ?
Maintenant, avec Dieu, je tourne mon regard vers l’avenir, vers demain. Je me demande : comment est-ce que je veux vivre la journée à venir ?
Je demande à Dieu la grâce et la vertu dont j’ai besoin pour y parvenir avec son aide. Si j’ai le sentiment d’être appelé à quelque chose, je peux faire une petite promesse pour le lendemain.Et je demande à Dieu de m’aider à tenir cette promesse.
À la fin de l’examen, je fais un petit geste, comme je le ferais dans mes prières, pour terminer la journée avec gratitude et remettre doucement tout ce qui s’est passé entre les mains de Dieu.
Je termine en priant :Seigneur, tu gardes mon âme.
Le Psaume149 qui nous est donné aujourd’hui est un hymne de louange qui célèbre la victoire de Dieu et nous appelle à chanter et à danser pour l’honorer tout en soulignant l’importance de la justice divine.
Alléluia ! Chantez au Seigneur un chant nouveau, louez-le dans l'assemblée de ses fidèles ! En Israël, joie pour son créateur ; dans Sion, allégresse pour son Roi !
Les versets suivants appellent à la louange en utilisant des instruments de musique comme le tambourin et la harpe. La louange de Dieu doit être joyeuse.
Dansez à la louange de son nom, jouez pour lui, tambourins et cithares ! Car le Seigneur aime son peuple, il donne aux humbles l'éclat de la victoire.
Israël est appelé à se réjouir en son créateur et célébrer son roi. Les fils de Sion sont encouragés à exprimer leur joie à travers la danse et la musique ce qui montre l’importance de la célébration communautaire dans la foi.
Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l'heure du triomphe. Qu'ils proclament les éloges de Dieu, tenant en main l'épée à deux tranchants.
Ces versets mettent en avant la relation entre la louange et la justice. Dieu se réjouit de son peuple et leur donne la force pour exécuter le jugement sur les oppresseurs. Cela nous rappelle notre responsabilité de défendre les principes de justice dans le monde.
Tirer vengeance des nations, infliger aux peuples un châtiment, charger de chaînes les rois, jeter les princes dans les fers,
Le psaume évoque aussi que Dieu dans sa justice prend plaisir à son peuple et glorifie le malheureux.
leur appliquer la sentence écrite, c'est la fierté de ses fidèles. Alléluia !
Ce psaume 149 est donc un puissant mélange de louange et de justice. Il nous invite à célébrer Dieu avec enthousiasme tout en restant conscients de notre rôle dans l’établissement de la justice divine. Il encourage une attitude de louange constante tant en public qu’en privé et souligne l’importance de la communauté dans l’adoration de Dieu. Ce psaume peut nous servir d’inspiration pour exprimer la joie et la reconnaissance dans notre vie quotidienne de croyant ?
Alléluia ! Chantez au Seigneur un chant nouveau, louez-le dans l'assemblée de ses fidèles ! En Israël, joie pour son créateur ; dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom, jouez pour lui, tambourins et cithares ! Car le Seigneur aime son peuple, il donne aux humbles l'éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux, criant leur joie à l'heure du triomphe. Qu'ils proclament les éloges de Dieu, tenant en main l'épée à deux tranchants.
Tirer vengeance des nations, infliger aux peuples un châtiment, charger de chaînes les rois, jeter les princes dans les fers,
leur appliquer la sentence écrite, c'est la fierté de ses fidèles. Alléluia !
En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »
Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »Luc 7, 36-50
M’installant au calme, pour un temps d’écoute de la Parole, je prends le temps de faire silence en moi. Attentif à ma respiration, j’inspire et j’expire plusieurs fois, sans forcer mon souffle. Je dépose mes préoccupations et me rends disponible. « Seigneur, me voici. Je sais que tu vas m’accueillir tel que je suis. ». Je demande la grâce de me présenter simplement et confiant devant Jésus. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
La liturgie de jeudi dernier nous a donné de relire ou réentendre l’évangile de la pécheresse pardonnée. (St Luc, 7, 36-50)
Ph de Champaigne
Je prends le temps de lire cette longue page d’évangile. Devant ce texte très riche, je suis attentif aux différents personnages, à leur posture, à leurs paroles.
J’imagine la femme pécheresse. « Elle se tenait derrière lui, près de ses pieds… ». Je suis sensible à une forme de discrétion (« derrière lui ») et d’humilité (« près de ses pieds ».) En même temps, les gestes qu’elle pose, publiquement, témoigne d’une forme d’audace tout en soulignant son grand respect pour Jésus.
Tout en sachant sa condition, tout en portant son péché, elle ose s’approcher et toucher Jésus. Et moi, comment est-ce que j’aborde Jésus ? Est-ce que j’ose m’approcher de Lui ? De quels signes de respect et de reconnaissance suis-je prêt à témoigner publiquement ?
BOUTS, Dieric the Elder (b. ca. 1415, Haarlem, d. 1475, Leuven)
J’imagine maintenant Simon le Pharisien. Je perçois, à travers ses paroles, son étonnement, sa réprobation, son mépris pour cette femme et le jugement qu’il porte. Et moi, que puis-je dire du regard que je porte sur autrui ? Suis-je libre du tout jugement hâtif ? Est-ce que j’échappe à la tentation de l’exclusion, de la stigmatisation ?
James Tissot
Je regarde maintenant et j’écoute les paroles de Jésus. Je m’arrête un instant sur la façon dont il introduit son propos. « Simon, j’ai quelque chose à te dire. »…
Et moi, dans ma prière, est-ce que je me rends disponible à ce que Jésus veut me dire. Puis-je entendre pour moi cette phrase de Jésus : « j’ai quelque chose à te dire. »
Puis je laisse retentir en moi le cœur de cette page évangélique.
« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. »
Puis-je intérioriser, pour moi, cette affirmation de Jésus. « Mes péchés, mes nombreux péchés sont pardonnés parce que j’ai montré beaucoup d’amour ? »
Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je lui partage ma facilité à m’adresser à lui, mes peurs, peut-être, ma difficulté à témoigner publiquement de ma foi…
Je termine en disant le Notre Père, m’arrêtant plus longuement sur la demande de pardon.