Psaume 1

Ce psaume se présente comme une méditation sur la vie de l’homme.

Je me mets à l’écart, en communion avec tous mes frères et sœurs en Christ et fais silence en moi.

Je lis le psaume, lentement, je peux le murmurer, me laissant rejoindre par les mots, la méditation qui m’est proposée…

Le 1er mot « heureux », résume tout le psautier : Dieu veut nous voir heureux…Il nous indique le bon chemin.

Deux catégories de comportements sont évoquées :

Celui du juste, qui se plaît dans la loi du Seigneur, et s’ajuste à Lui…

Celui du méchant, qui veut mener sa vie selon ses propres critères…

Chacun, au cours de sa vie, est tantôt l’un, tantôt l’autre…

Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau…image de vie et promesse de fécondité…

Le méchant est comme la paille…il ne fait pas le poids…

Le Seigneur connaît le chemin des justes…Il les accompagne sur le chemin, les guide vers le bonheur.

Le Seigneur ignore les méchants…

Je relis le psaume, puis parle au Seigneur de ce qui m’habite, comme un ami à un ami…je l’écoute aussi…

Et me relie à tous mes frères en disant « Notre Père… »

contempler le Bon Samaritain

L’Évangile de ce jour nous invite à réécouter la parabole du Bon Samaritain, que Jésus raconte, suite à la question d’un docteur de la loi : « et qui donc est mon prochain ? »

Les Berruyers peuvent contempler le vitrail du déambulatoire de la cathédrale de Bourges. Nous nous arrêtons, aujourd’hui, devant le vitrail du Bon Samaritain de la cathédrale de Sens.

Je me mets à l’écart et trace lentement le signe de la croix sur mon corps, pour me rendre proche du Christ. Je lui demande la grâce d’intérioriser, de manière renouvelée, ce récit très connu, qui j’ai sans doute entendu, déjà, à de multiples reprises.

Comme à Bourges, le vitrail de la cathédrale de Sens se lit de haut en bas (alors que le sens de lecture habituelle des vitraux est de bas en haut). Comme à Bourges, également, les trois scènes centrales inscrites ici, dans un losange, mettent en scène la parabole, tandis que les pétales qui l’entourent commentent la parabole par d’autres scènes de l’Écriture : la faute originelle, en haut ; le serpent d’airain et le veau d’or, au centre ; la passion, en bas.

Je contemple successivement chacun de ces trois registres.

Le voyageur, sorti de la ville représentée en haut, se fait agresser sur le chemin. Ce blessé est la figure du Christ, descendu du ciel, de la Jérusalem céleste.

« Lui, de condition divine
Ne retint pas jalousement
Le rang qui l’égalait à Dieu (…)
S’étant comporté comme un homme, 
Il s’humilia plus encore, 
Obéissant jusqu’à la mort… » 
            Épître aux Philippiens, 2, 5-8

La figuration de la faute originelle décrit la survenue du mal dans notre humanité, ce mal, cette violence dont le Christ lui-même sera victime. Le Christ descend pour me rejoindre, quand je descends, je chute, attiré par les forces du mal.

Le prêtre et le lévite aperçoivent le blessé, sans s’arrêter et « passent de l’autre côté ». Image ancienne, de toujours, sans doute, de l’indifférence si souvent dénoncée par le Pape François.

Les scènes figurant le buisson ardent, le veau d’or, puis le serpent d’airain décrivent la tension entre la Révélation et les infidélités du peuple.

Le Bon Samaritain accompagne le blessé vers l’auberge. Le Bon Samaritain est figure du Christ qui prend sur lui nos propres blessures, ainsi que l’évoquent les scènes de la Passion.

Je m’arrête sur ces deux dernières images. Au moment de la chute, l’ange, de son épée, chasse Adam et Eve du Paradis. Au pied de la croix, l’ange range son épée au fourreau…Le salut offert par le Christ promet la défaite du mal et de la violence.

Je prends maintenant le temps de m’adresser au Seigneur, pour lui confier ceux auprès desquels je peux me faire « Bon Samaritain », et pour lui demander d’être pour moi, « Bon Samaritain. »

         Je termine en m’adressant au Père de miséricorde qui nous a envoyé son Fils : « Notre Père… ». Puis je trace sur moi le signe de croix.

Psaume 18B

« plus savoureuses que le miel qui coule des rayons »

Dans ce psaume de louange, le psalmiste partage sa joie d’appartenir au Seigneur et médite sur la loi de ce dernier.

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur. –  Je  peux lui demander la grâce de me réjouir en sa présence.

 Je prends le temps de lire le psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

 Je peux  repérer plus particulièrement les deux champs lexicaux qui parcourent le psaume : celui de la loi ( droits, loi, charte, commandement, décisions, justes, équitables) et celui de la plénitude( redonne vie, réjouissent le cœur,limpide, clarifie le regard, pour toujours, savoureuses.)

 Je peux méditer ce psaume à partir de ces quelques pistes :

: Comment puis-je qualifier la loi du Seigneur ? Quelle assurance m’a-t-elle déjà donné ?

Qu’est-ce qui me réjouit aujourd’hui ?

Quelle(s) parole(s) du Seigneur m’a (ont)  aidé à clarifier mon regard ?

Quel est mon désir ?

Je rassemble mes pensées et je les confie au Seigneur en m’adressant à lui comme à un ami.

 Au lendemain de la fête de St François d’Assise, je peux terminer ce temps par la prière simple 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Méditer l’évangile de ce jour

L’évangile du jour nous invite à tourner notre regard vers un petit enfant. A une époque qui accordait peu d’attention aux jeunes enfants, les trouvant incapables de raison et trop instables…Jésus appelle à les considérer, à donner du prix à celui qui est méprisé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)

 

Photo de Séan Gorman sur Unsplash

Je m’installe dans un lieu calme pour me rendre disponible au Seigneur auquel je dis « me voici ».

Je me reconnais comme disciple en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande au Seigneur la grâce de retrouver ma simplicité d’enfant.

Je contemple ces photos d’enfants et m’arrête sur ce qu’elles suggèrent. Je peux aussi évoquer mentalement les enfants que je connais.

Photo 2 de Richard R  Schünemann sur Unsplash et Photo 3 de Annie Spratt sur Unsplash

 Je lis lentement l’évangile. Je m’installe parmi les disciples, partage peut-être la surprise de son geste inattendu. Je me mets à l’écoute de sa Parole.

Alors que le Christ vient, pour la seconde fois, d’annoncer sa passion, les disciples s’interrogent sur la première place…

« Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants… ». J’entends cet appel à la conversion. « Comme des enfants », invitation à retrouver la disponibilité qui ouvre à la nouveauté, à donner son consentement à se laisser conduire, à espérer dans un à-venir.

« Celui qui se fera petit comme cet enfant… ». Invitation à l’humilité, à la confiance.

Je prends maintenant le temps de m’adresser personnellement au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demande de désensabler en moi mes dispositions d’enfance, pour me laisser faire par le Christ.

         Et comme un enfant, je prie « Notre Père… »

         Je termine ce temps d’intimité avec le Seigneur en traçant sur moi le signe de croix.

Psaume 149

Le livre des psaumes en compte 150 ; les derniers, dont celui-ci fait partie, porte l’invitation à louer le Seigneur à son apothéose. La joie et l’allégresse donnent le ton et il s’agit de chanter, louer, danser, jouer à cause des merveilles de Dieu ; de proclamer ses merveilles car  ce qu’il fait pour son peuple a l’éclat de la victoire, du triomphe.

Pour entrer dans cette louange, nous pouvons relire le texte plusieurs fois

les fidèles, les humbles qui gardent confiance en Dieu. Pour eux, il est le créateur,  le Roi qui donne la victoire sur les ennemis ; il est celui qui a permis le retour à Jérusalem ; il est celui qui s’est choisi un peuple et qui aime ce peuple.

Je le lis une 1ère fois.

Ils louent le Dieu Créateur qui est Père et a envoyé son fils. En Jésus-Christ, ils reconnaissent le Roi selon le cœur de Dieu ; celui qui est proche des humbles et celui qui a vaincu le mal. Avec l’ensemble des fidèles, ils partagent la joie d’être aimés de Dieu et sauvés.

je lis le texte une 2e fois

Qu’est-ce qui me donne joie et allégresse ? Comment le Seigneur me montre-t-il son amour ?  Sur quoi le Seigneur m’a-t-il donné la victoire ?

Je lis à nouveau ce texte en méditant tel ou tel mot qui rejoint mon expérience

Je parle au Seigneur. Je proclame à mon tour les éloges de Dieu ?

Je termine ce temps de louange en chantant un Alléluia !

Avec le Pape à Marseille

Marseille, le « sourire de la Méditerranée ».

Vendredi 22 et samedi 23 septembre, le Pape François a visité Marseille.

Relisons simplement quelques extraits de ses différents discours ou homélie. Et méditons dans nos coeurs, éclairés par la grâce de l’Esprit, comment cela retentit dans nos vies quotidiennes. En effet son message s’adresse à chacune et chacun d’entre nous .

Dans son homélie de samedi, il fait souvent référence à la Visite de Marie à Elisabeth. Quels tressaillements ses interpellations produisent-elles en moi?

« Je pense à tant de frères et sœurs noyés dans la peur, avec les espérances qu’ils portaient dans leur cœur. Devant un tel drame, les mots ne servent à rien, mais des actes. Mais avant cela, il faut de l’humanité : du silence, des larmes, de la compassion et de la prière. Je vous invite maintenant à un moment de silence à la mémoire de nos frères et sœurs : laissons-nous toucher par leurs tragédies. [Moment de silence]. »

Mathilde Langevin
cimetière marin en Tunisie

« Chers amis, nous sommes également à un carrefour : d’un côté la fraternité, qui féconde de bonté la communauté humaine ; de l’autre l’indifférence, qui ensanglante la Méditerranée. Nous sommes à un carrefour de civilisations

Le Ciel nous bénira si, sur terre comme sur mer, nous savons prendre soin des plus faibles, si nous savons surmonter la paralysie de la peur et le désintérêt qui condamne à mort, avec des gants de velours. »

« Chez ces deux femmes, Marie et Élisabeth, la visite de Dieu se dévoile à l’humanité : l’une est jeune et l’autre âgée, l’une est vierge et l’autre stérile, et pourtant elles sont toutes deux enceintes alors que c’est “impossible”. Telle est l’oeuvre de Dieu dans notre vie : Il rend possible même ce qui semble impossible, Il engendre la vie, même dans la stérilité. »

François-Xavier de Boissoudy

« L’expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c’est être “touché à l’intérieur”, avoir un frémissement intérieur sentir que quelque chose bouge dans son cœur, c’est le contraire d’un coeur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se blinde dans l’indifférence et devient imperméable, qui s’endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde,

Celui qui est né à la foi, en revanche, reconnaît la présence du Seigneur, comme l’enfant dans le sein d’Élisabeth. »

« Regardons Marie qui se dérange en se mettant en route et qui nous enseigne que Dieu est précisément comme cela : il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait “tressaillir”, comme avec Élisabeth.

Et nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées. »

Je remets tout cela dans les mains du Seigneur et demande la grâce d’accueillir ce déplacement et le courage de sortir de mon conformisme et de mes peurs, pour être de mieux en mieux son disciple, dans l’attention à chacun de mes frères.

Je peux prier Marie en chantant:

Psaume 18

Par toute la terre s'en va leur message. (Ps 18, 5)

 Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

La liturgie du jour propose un court extrait du psaume 18 (19), invitant à une contemplation silencieuse. « Pas de voix qui s’entende ». Je prends ce temps de méditation.

Me mettant à l’écart, traçant sur moi le signe de la croix, je dis au Seigneur « me voici », et je lui demande la grâce de Le reconnaître dans ses œuvres.

         Je lis lentement le psaume.

Je prends le temps d’une longue évocation d’un paysage qui m’ouvre à l’émerveillement, laissant affluer à ma mémoire tout ce qui me parvient par les sens : ce que je vois, ce que je sens, ce que j’entends…

  • Une nuit étoilée « les cieux proclament sa gloire »
  • Une aube qui pointe « le jour au jour en livre le récit »
  • Un paysage marin, montagnard, campagnard…

Je peux aussi évoquer mentalement ce qui est mon paysage quotidien, en ville, peut-être…

Et je m’arrête à des détails que je vois trop souvent pour les remarquer.

Je considère maintenant que cet environnement est porteur de sens. Il révèle…C’est un « récit » qui délivre un « message », « une nouvelle » …Et moi, qu’est-ce que je comprends du Seigneur à travers les lieux où il m’est donné de vivre ?

Je relis le psaume, en m’arrêtant, sur le verset qui me rejoint aujourd’hui.

Je m’adresse au Seigneur pour lui confier mes intentions de ce jour. Je lui demande de m’aider à prendre soin de notre maison commune, qui est aussi le lieu de Sa révélation.

Je termine par le « Notre Père… » et clos ce temps de prière en traçant sur moi le signe de la croix.

Prier avec le Christ de Péronne

Collage réalisé par des collégiens et leurs catéchistes,à Péronne (diocèse d’Amiens, 1982)

Je me dispose à la prière et me tourne vers le Seigneur.

Je contemple cette image du Christ. 

Constitué de couleurs chaudes, son  visage est lumineux. Ses traits donnent une impression de sérénité et de paix ; seules les pointes acérées sur sa tête évoquent la couronne d’épines. C’est bien le Christ – Jésus mort et ressuscité qui est ici représenté.

Ce visage est fait de multiples petits visages. Découpés dans les magazines des années 80, ils sont bien de chez nous. Jeunes ou vieux, sombres ou souriants, ils reflètent notre humanité dans sa diversité.

Qu’est-ce cette image provoque en moi ?

En contemplant ce Christ, y a-t-il une phrase de l’Ecriture qui me revient à la mémoire ?

Je lis quelques passages de l’Ecriture :

« Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ».

« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »

« C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. »

« vous êtes le corps du Christ  et vous êtes ses membres chacun pour sa part ».

« Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même.

Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.

 Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce

Je médite ces textes.  Quels mots, quelle phrase me parlent davantage ?

Ces mots peuvent questionner  ou conforter ma foi en Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde.

Ces mots peuvent questionner ou conforter mon espérance en une humanité enfin réconciliée en Lui et ma recherche de l’unité.

Ces mots peuvent questionner ma manière de vivre en disciple ; mon désir de Lui ressembler et ma volonté d’agir comme lui et de me faire proche de tous.

J’en parle au Seigneur

Je termine ce temps de prière par un Notre Père. Je peux aussi reprendre le chant « Visages de Dieu »