Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21,1-4)

« En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis :cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence :elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Je me dispose à la prière, prenant un temps de silence pour me rendre disponible au Seigneur. Je ferme les yeux pour me mettre, au creux de mon intériorité, à Son écoute. Je demande au Seigneur la grâce de l’attention. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le texte, en imaginant la scène. Jésus est au Temple, où il enseigne. Je vois la foule, le mouvement. J’entends la rumeur de ceux qui vont et viennent. J’entends aussi le bruit les offrandes, les pièces qui tombent dans le grand tronc, avec un bruit métallique. Puis je suis le regard de Jésus. D’abord les gens riches, un groupe sans doute reconnaissable à leurs vêtements de prix…Ils sont nombreux (« les gens riches »), et font preuve d’une générosité ostentatoire. (« leurs offrandes »). Jésus arrête alors son regard sur une « veuve misérable », dont le veuvage est signifié par son vêtement.
Les veuves sont particulièrement démunies, puisqu’elles ne bénéficient plus du soutien de leur mari. La Bible appelle à de nombreuses reprises à « soutenir la veuve et l’orphelin ». Les deux petites pièces de monnaie peuvent paraître dérisoires au regard des sommes importantes versées par les riches. Mais Jésus, dans sa déclaration, nous amène à déplacer notre jugement, à ne pas nous arrêter aux sommes versées, mais à la proportionnalité de l’engagement de chacun. « Cette veuve a mis plus que tous les autres… »

« Levant les yeux, il vit (…) il vit aussi… ». Au fil de l’évangile, Jésus est constamment attentif à celles et ceux qui l’entourent, et plus particulièrement attentif à ceux qui sont peu considérés, voire exclus. Et moi, sur quoi, sur qui est-ce que porte mon regard ? A quoi, à qui suis-je attentif ?

Le temps de l’avent est le temps des sollicitations de diverses associations. Comment est-ce que je perçois ces appels ? Quels sont les critères de discernement auxquels je recours pour décider des dons que je peux faire ?

« Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. ». L’engagement de cette pauvre veuve est considérable. Et moi, comment est-ce que j’accueille la radicalité des appels évangéliques ?
Je relis le texte de l’évangile, et je m’entretiens avec le Seigneur, avec confiance. Je peux rendre grâce pour la générosité qui continue de s’exercer dans un environnement social qu’on dit individualiste, pour tant de bénévoles qui s’engagent dans les associations caritatives. Et je présente au Seigneur mon désir de donner, de m’engager, avec ses limites, peut-être.
Je termine en disant : « Notre Père… ».
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.































