A l’occasion de l’année jubilaire, nous proposons un parcours spirituel dans la cathédrale, en 7 étapes. Que l’on peut vivre sur 1 semaine, à son rythme . Cliquez sur le lien pour ouvrir le document.
Vous pouvez scanner le QRCode et avoir les méditations sous la main dans la cathédrale.
Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur.
Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !
Je me dispose à la rencontre du Seigneur, en faisant silence en moi. Je me présente à lui et me signe au nom du Père, du Fils et du. Saint Esprit. Je demande au Seigneur la grâce de me tenir dans une posture de chercheur.
Je lis le psaume lentement.
« C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable dans les flots. «
Je me tiens devant Dieu Créateur et considère ma responsabilité face à la création qui m’est confiée, en ces temps où la planète semble menacée.
« L’homme au cœur pur, aux mains innocentes qui ne livre pas son âme aux idoles. ».
Je m’arrête sur ce qui m’habite intérieurement. Mon désir de Dieu est-il « pur » ? Quelles peuvent être, aujourd’hui, les « idoles » qui me détournent du Seigneur.
« Voici le peuple de ceux qui te cherchent ».
Je me situe maintenant dans le peuple de Dieu, dans la communauté chrétienne que je fréquente habituellement. Comment suis-je aidé dans mon chemin de foi par les frères
Je prends maintenant le temps d’un dialogue personnel avec le Seigneur. Je lui confie toute la Création, lui demande de me libérer de mes idoles, et lui confie, dans le peuple qui le cherche, ceux qui ont, aujourd’hui, particulièrement besoin de son secours.
Je relis le psaume et m’unis au peuple de Dieu en disant « Notre Père… »
Dietrich Bonhoeffer 4 février 1906 Breslau /Wrocław – 9 avril 1945camp de concentration de Flossenbürg
En cette fin de semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, au lendemain du Dimanche de la Parole de Dieu et en ce 80e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, prions avec un texte de ce pasteur luthérien, théologien, nourri de la Parole de Dieu et résistant au nazisme nom de sa foi.
Le premier service dont nous sommes redevables aux autres, c’est de les écouter.
De même que le commencement de notre amour pour Dieu consiste à écouter sa Parole, de même le commencement de l’amour du prochain consiste à apprendre à l’écouter.
Celui qui estime son temps trop précieux pour pouvoir le perdre à écouter les autres n’aura en fait jamais de temps pour écouter Dieu et le prochain; il n’aura plus de temps que pour lui-même....
Extrait « De la vie communautaire » Ed. Labor et fides
Je me dispose à accueillir ce temps de grâce. Je fais silence en moi et je prends le temps de lire ce texte lentement.
Quels mots me rejoignent et me touchent, éclairent et questionnent ma vie personnelle?
« Le premier service », « les autres – le prochain » , « notre amour pour Dieu », « écouter » « son temps pour … »
Je peux fermer les yeux, me rappeler de nombreuses scènes des Evangiles et contempler Jésus en références à ces mots.
Comment est-ce que je choisis d’être à sa suite dans les petits gestes de ma vie quotidienne?
Je réfléchis en moi-même et confie mes désirs et mes difficultés au Seigneur et lui demande sa grâce.
Je termine ce temps de prière avec l’un des derniers textes de Dietrich Bonhoeffer, à l’aube d’une nouvelle année alors qu’il est enfermé dans le camp de concentration de Flossenbürg.« Von guten Mächten »19 décembre 1944.Lettre à sa fiancée Maria von Wedemayer. La force de l’Epérance
Prions pour l’Unité des Chrétiens.
Entouré de bonnes puissances fidèles et silencieuses, protégés et consolés de façon merveilleuse, c’est ainsi que je veux vivre ces jours avec vous et j’entrerai avec vous dans une nouvelle année.
Merveilleusement gardés par des forces bienveillantes, nous attendons avec confiance ce qui peut arriver. Dieu est avec nous le soir et le matin et certainement à chaque jour nouveau.
Le passé veut encore tourmenter nos coeurs, le poids des mauvais jours nous pèse encore. Seigneur, donne à nos âmes troublées le salut dont elles ont besoin. le salut pour lequel tu nous as créés.
Et si tu nous tends la coupe amère de la douleur, pleine jusqu’à déborder, Nous la prenons avec reconnaissance, Car de ta main nous vient ce qui rend fort.
Mais veux-tu nous donner encore une fois la joie de ce monde et de son soleil, alors nous voulons nous souvenir du passé, et alors notre vie t’appartiendra entièrement.
Laisse aujourd’hui briller les bougies chaudes et paisible que tu as apportées dans nos ténèbres, Réunis-nous à nouveau, si cela est possible. Nous le savons, ta lumière brille dans la nuit.
Si le silence s’étend maintenant profondément autour de nous, fais-nous entendre le son plein de ce monde du monde qui s’étend invisiblement autour de nous, le chant de louange de tous tes enfants.
Dietrich Bonhoëffer
Ecoutons-le, c’est l’Hymne des générations.
Von guten Mächten treu und still umgeben Behütet und getröstet wunderbar So will ich diese Tage mit euch leben Und mit euch gehen in ein neues Jahr.
Von guten Mächten wunderbar geborgen Erwarten wir getrost, was kommen mag. Gott ist bei uns am Abend und am Morgen Und ganz gewiss an jedem neuen Tag. Noch will das Alte unsre Herzen quälen
Noch drückt uns böser Tage schwere Last. Ach Herr, gib unsern aufgescheuchten Seelen Das Heil, für das du uns bereitet hast. Von guten Mächten wunderbar geborgen Erwarten wir getrost, was kommen mag. Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag. Doch willst du uns noch einmal Freude schenken An dieser Welt und ihrer Sonne Glanz Dann wolln wir des Vergangenen gedenken Und dann gehört dir unser Leben ganz.
Von guten Mächten wunderbar geborgen Erwarten wir getrost, was kommen mag. Gott ist bei uns am Abend und am Morgen Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.
Lass warm und hell die Kerzen heute flammen Die du in unsre Dunkelheit gebracht Führ, wenn es sein kann, wieder uns zusammen. Wir wissen es, dein Licht scheint in der Nacht.
Von guten Mächten wunderbar geborgen Erwarten wir getrost, was kommen mag. Gott ist bei uns am Abend und am Morgen Und ganz gewiss an jedem neuen Tag
Je prends place devant le visage de ce Christ et fais silence en moi. Je me dispose à la prière et fais le signe de croix.
Pour les chrétiens, Jésus a non seulement prié ce psaume mais il l’a accompli. Je lis lentement les versets du psaume 39 que propose la liturgie de ce jour, en pensant à la manière dont Jésus l’a vécu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. »
« Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. »
J’annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.
Mais tu seras l’allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent ; toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » ceux qui aiment ton salut.
Je me mets à nouveau à l’écoute de ce psaume en prenant les strophes les unes après les autres: que me dit-il pour moi aujourd’hui ?
« Voici, je viens »
: j’entends l’appel à faire confiance au Seigneur qui veut pour moi la vie et à me mettre en chemin. L’appel à aller vers Lui ; à m’en remettre à lui ; à le servir.
« ta loi me tient aux entrailles »
j’entends l’appel à écouter sa Parole et à la mettre en pratique. L’appel à chercher à faire la volonté de Dieu en toutes circonstances.
« J’annonce la justice dans la grande assemblée »
j’entends l’appel à ne pas garder pour moi la bonne nouvelle du salut mais à l’annoncer, à la partager largement, en paroles et en actes.
« Tu seras l’allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent »
: j’entends l’appel à chercher le Seigneur ; je lui demande la grâce de le louer pour ce qu’il est, en exultant de joie.
Je médite cela, puis je m’adresse au Seigneur avec mes propres mots ou avec les mots du psaume qui font écho en moi.
A la suite du Christ, je peux redire le refrain du psaume : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »
Je termine la prière en disant le Notre Père : « Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel » et en écoutant le psaume chanté :
En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. »
Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
La liturgie de ce dimanche nous a donné de réentendre l’épisode des noces de Cana. Trois dimanches successifs nous offrent trois épiphanies du Christ : l’adoration des mages, le baptême de Jésus, puis les noces de Cana. Jésus adoré par les mages, signe de l’universalité du salut. Jésus, baptisé, qui rejoint notre humanité en se chargeant de son péché. Jésus qui nous invite aux noces du banquet éternel. Arrêtons-nous encore sur le récit de Cana que nous connaissons bien.
Je me prépare à ce temps de méditation, désireux de me rendre disponible à la Parole du Seigneur. Je fais silence en moi et m’efforce à la lecture du texte de me montrer attentif à la composition de la scène : que vois-je ? Qu’entends-je ? Je me mets en présence du Seigneur en faisant le signe de croix, puis le lis lentement le texte de l’évangile.
J’imagine la scène. Je vois la salle du banquet, la table dressée autour du couple des mariés, les divers protagonistes, les mariés, les divers invités, les serviteurs, le maître du repas, Jésus et ses disciples, Marie. Je peux aussi imaginer les odeurs du repas servi, les bruits de la fête. Je m’efforce de me situer dans la scène, invité moi-même à ce repas.
Je m’arrête sur les jarres. « Il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des juifs ; chacune contenait deux à trois mesures. (C’est-à-dire environ cent litres) ». Une scène qui se situe donc au sein de la culture juive, dans l’observance des rites prescrits.
Je contemple Jésus incarné, inscrit dans sa culture, partageant la vie de ses contemporains. En même temps, le manque de vin suggère les limites de l’ancienne alliance…Le chiffre 6 (7-1) est le chiffre de l’incomplétude, quand le chiffre 7 dit la plénitude. Le signe donné par Jésus ouvre à la Nouvelle Alliance.
Et moi ? Ne suis-je pas parfois une jarre vide, en attente, en attente de la Parole qui me dynamise, en attente du vin eucharistique qui me donne vie ?
Je me mets maintenant à l’écoute du dialogue de Jésus et Marie.
« - Ils n’ont plus de vin. - Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. - Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Je contemple Marie, que Jean nomme toujours la mère de Jésus, attentive au soin à porter à chacun, sa douce observation à la réalité. Elle ne commande pas à Jésus, mais fait un constat…La réponse de Jésus peut surprendre par ce que nous percevons comme une forme de dureté…
Elle vise surtout à resituer le geste qu’il va poser, au-delà, d’un événement anecdotique, dans l’économie du salut, dont seul le Père peut fixer le déroulement. Marie invite alors à l’obéissance à son Fils. Dans la confiance, la mère se fait disciple fidèle.
Et moi ? Comment puis-je entendre, pour moi-même, cette parole : « tout ce qu’il me dit, fais-le… »
Je considère enfin les échanges de la fin du texte. « Il ne savait pas d’où venait ce vin » / « ceux qui servaient le savaient bien ».
Je me situe dans mon environnement où se côtoient des disciples du Christ, qui le connaissent, et d’autres qui ne le connaissent pas…
A quoi cela me provoque-t-il pour témoigner e l’Évangile ?
Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. « Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. ». Je peux rendre grâce pour la foi qui m’habite, mais aussi, peut-être présenter au Seigneur les doutes qui peuvent me traverser. M’inscrivant dans les pas de Marie, j’intercède pour ceux, qui dans mon entourage, sont dans le manque, et dans l’attente.
Je termine en disant le Notre Père, puis trace sur moi le signe de la croix.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre coeur, mais écoutez la voix du Seigneur
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; + nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main.
Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.
Je me dispose pour ce temps de prière, je prends une ou deux grandes respirations et je fais silence en moi.
Me voici devant toi, Seigneur, avec mes lumières et mes ombres, mes désirs et mes craintes. Fais que je puisse t’aimer et aimer mes frères toujours davantage. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit
J’écoute et je relis lentement ce psaume, en le recevant pour moi. Je m’arrête sur un mot, une phrase qui me touchent particulièrement.
venez![…] allons jusqu’à lui en rendant grâce
J’entends cet appel à venir auprès du Seigneur pour lui rendre grâce. Je réfléchis en moi: quand est-ce que je quitte mes activités pour donner du temps au Seigneur ? Je contemple aussi ces derniers jours: je repère tous les instants de présence du Seigneur et je lui rends grâce.
nous sommes le peuple qu’il conduit
Je me remémore quelques passages de la Bible où je vois le peuple guidé par Dieu ou son envoyé. Ce verset est au présent et « nous » m’intègre dans ce peuple. Je réfléchis en moi-même : qu’est-ce que cela peut signifier, évoquer pour moi ? l’Eglise, le peuple des croyants, des chrétiens …
aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? [..]
Ne fermez pas votre coeur. »
Ce psaume m’interpelle, moi personnellement; et c’est aujourd’hui, sans attendre … Comment j’écoute sa parole ? Comment je la laisse me nourrir, me fortifier, me guider ? Ecouter, c’est-à-dire donner du temps et s’oublier, et aussi ouvrir son coeur . Je réfléchis en moi-même: que pourrais-je décider pour être davantage à l’écoute de la Parole?
Je relis maintenant lentement ce psaume et je ferme les yeux . Je m’adresse au Seigneur comme à un ami et lui confie mes désirs, mes difficultés et lui demande son aide.
Et je termine en m’adressant au Père: Notre Père qui es…
Alors que vient de s’ouvrir l’année sainte, je prends le temps de la prière pour entendre l’appel à devenir pèlerins d’espérance.
Je commence ce temps en faisant le signe de croix et je demande au Seigneur la grâce de désirer me mettre en marche.
En prenant appui sur le logo, je prends conscience des diverses dimensions de cet appel.
Je regarde le dessin
les personnages au centre, aux couleurs vives et variées ; ensemble ils dessinent comme une barque dont le mât est la croix qui se prolonge avec l’ancre. Cette barque n’est pas statique mais en mouvement : elle avance au-dessus des vagues.
J’entends l’invitation à une démarche communautaire, ecclésiale.
C’est ensemble que nous sommes appelés à nous mettre en marche ; à vivre des moments forts pour nourrir et fortifier notre vie à la suite du Christ, nous ancrer en Lui.
C’est ensemble que nous pourrons avancer dans la confiance, sûrs que, malgré les vicissitudes de l’histoire personnelle ou collective, le salut donné en Jésus-Christ, nous oriente, non pas vers une impasse mais vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
Je médite cela : où en suis-je de ma relation au Christ ? De ma foi en la victoire du Christ sur le mal et la mort ? De mon appartenance à l’Eglise ? De ma vie de baptisé ? Sur quel point j’aimerais avancer ?
Je regarde les mots employés
Jubilé 2025: un mot qui évoque la joie. Il s’agit de se réjouir. Ce mot prend racine dans un terme hébreu qui désigne la corne de bélier, instrument de musique pour convoquer le peuple à une cérémonie liturgique.
J’entends l’invitation à la louange.
Au son des instruments de musique, ensemble, prenons le temps de chanter le Dieu de l’univers. De reconnaitre ses dons et ses bienfaits. De l’acclamer.
Je médite cela: qu’est-ce qui, pour moi, est signe de la présence de Dieu et motif d’action de grâce ? Qu’est-ce qui me réjouit et m’invite à la reconnaissance ? Quels sont les mots ou les gestes qui me viennent pour exprimer ma louange au Seigneur?
Pèlerins d’espérance: les deux mots ont leur importance. L’année jubilaire est associée au pèlerinage : quitter ses habitudes pour se mettre en chemin vers l’essentiel. Elle est tournée vers l’espérance, une urgence pour notre temps où l’imprévisibilité de l’avenir suscite peur et découragement.
J’entends l’invitation à raviver mon espérance et à devenir, à mon tour porteur d’espérance.
Renouvelons notre attention à la vie spirituelle.Redécouvrons la patience et la persévérance, le sens de la gratuité. Alors nous pourrons être signes d’espérance pour ceux qui sont dans la détresse : les détenus, les malades, les jeunes, les migrants, les personnes âgées et les pauvres.
Je médite cela: sur quoi se fonde mon espérance ? Qu’est-ce qui me permet de la raviver ? De quoi aurais-je besoin pour entretenir cette grâce reçue au baptême ?Quels sont ceux vers qui je peux aller pour leur redonner l’espérance ?
Après ce temps de méditation, j’adresse au Seigneur ma prière avec les mots qui me viennent. Je termine en écoutant la prière du Jubilé
Père céleste, En ton fils Jésus-Christ, notre frère, Tu nous as donné la foi, Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.
Que ta grâce nous transforme, Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile, Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière, Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle, Lorsque les puissances du mal seront vaincues, Et ta gloire manifestée pour toujours.
Que la grâce du Jubilé, Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance, Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes Et répande sur le monde entier la joie et la paix De notre Rédempteur. À toi, Dieu béni dans l’éternité, La louange et la gloire pour les siècles des siècles. Amen
J’ai entendu et lu: « (Dans) espérance on peut reconnaître le R de Réveil ou Résurrection ou encore le C de Confiance, de la Confiance en Dieu.[…] Elle transcende les petits actes de la vie et témoigne de la proximité de Dieu dans l’aujourd’hui de nos vies.
Dieu proche de notre intime, Dieu en notre intime, Dieu portant notre souffrance, Dieu, souffrance de notre souffrance
Je laisse ces mots résonner en moi. Je les confronte à ma vie, mon quotidien. Comment est-ce que cela l’éclaire ?
Quelques extraits de la Bulle d’Indiction pour le Jubilé
« Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. […] L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5).
L’espérance, en effet, naît de l’amour et se fonde sur l’amour qui jaillit du Cœur de Jésus transpercé sur la croix[…] C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie.
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? […] Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » ( Rm 8, 35.37-39)
Je me laisse toucher, questionner par cette certitude, cette confiance absolue. Et moi, quel désir m’habite?
Je me tourne vers le Seigneur et lui confie mes questions, mes doutes et aussi mes actions de grâce.
Et je peux prier: Prions pour que le Jubilé qui s’ouvre nous renforce dans la foi, en nous aidant à reconnaître le Christ ressuscité au milieu de nos vies et nous transforme en pèlerins de l’Espérance chrétienne.
Notre mission est de prier et de relever les défis de l’humanité et de la mission de l’Église, exprimés à travers les intentions de prière du Pape[…]Ce parcours conduit notre cœur à être profondément uni au Cœur de Jésus, dans une mission de compassion pour le monde. (
Et une application:« Click to pray » pour prier chaque jour : ouvrir sa journée avec un extrait de la Parole; et le soir regarder sa journée et faire le point sous le regard du Père. Une aide pour reconnaître la présence de Dieu dans sa vie et s’ouvrir davantage à l’Espérance.
La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne !
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez !
Frochaux- Exultation
Le Dieu Créateur et Maître de toutes choses, a défié nos vues humaines en se faisant humble et proche.
Dieu : Roi d’humilité
« Le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu ». « Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde ». Dieu se donne au monde en Jésus Christ qui est sa vraie Image. Il quitte son trône royal pour venir dans la misère du monde.
Il naît d’ailleurs dans une crèche, un lieu dégoûtant qui n’abrite que les animaux. Voilà ce dont Dieu est capable. Un Dieu qui fonde sa grandeur sur la petitesse et le service désintéressé. Il est la Lumière qui brille pour tous. Voyez-vous !
Dieu : Maître de la proximité.
Dieu aurait pu étendre sa main puissante pour balayer tout le mal du monde. Mais, il a choisi de venir vers l’homme, de s’insérer dans le monde pour cheminer avec les siens.
« Et le verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ». A bien des manières, Dieu a parlé aux hommes. Mais aujourd’hui, il se donne entièrement en Jésus Christ.
Je me dispose à la prière, en décidant de prendre un temps pour le Seigneur. Je quitte mes occupations de ce jour et me présente au Seigneur. « Me voici », en faisant le signe de croix. Pour faire silence en moi, je prends le temps de percevoir la vie de tout mon corps, mon souffle, les battements de mon cœur…Je rends grâce pour cette vie qui m’habite, que m’ont transmise mes parents.
Je prends le temps de contempler cette toile de Raphaël.
Le cadre :
un paysage paisible, la lumière de l’horizon, les végétaux offrant de la douceur aux pieds de Marie et Joseph,
le palmier offrant son ombre, la solidité des pierres sur lesquelles Marie est assise.
Les personnages, habillés de vêtements aux couleurs harmonieuses, l’intimité d’une scène familiale.
Marie qui présente Jésus à Joseph, tout en le retenant délicatement une main sur son ventre, un doigt dans la fine écharpe qui le relie à elle.
Jésus, tourné vers Joseph, dans un intense échange de regards, Jésus qui serre ses mains dans celles de Joseph, tenant des fleurs, comme une offrande.
Joseph, agenouillé devant Jésus contemplant l’enfant, dans le souvenir du message de l’ange. « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (Mt, 1, 10). Joseph, en chemin, bâton à la main. Sommes-nous, ici, dans une halte sur la route de la fuite en Égypte ?
Je médite sur la Sainte Famille. Je rends grâce pour la disponibilité de Marie. Je rends grâce pour l’attentive présence de Joseph, sa façon de vivre un silence habité. Je contemple Jésus, venu, pour le salut du monde. Je m’arrête sur l’harmonie de cette scène qui associe l’humanité de Marie, de Joseph, de Jésus incarné et la divinité du Christ conçu de l’Esprit.
La liturgie nous a fait, récemment, réentendre la généalogie du Christ.
A mon tour, je m’arrête sur ma généalogie, sur mes origines. Tout n’est pas toujours simple dans la filiation. Mais je m’arrête sur ce que je dois à mes parents, et je rends grâce.
L’évangile de dimanche nous a fait contempler la scène de Jésus au Temple.
A mon tour, je considère comment j’ai pu, à partir de monéducation, construire mon autonomie et prendre mespropres voies. Que puis-je dire de mon chemin decroissance? « Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » (Lc, 2,52)
Les fêtes de fin d’année sont souvent l’occasion de retrouvailles familiales.
Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je lui confie ma famille, les familles que je connais et qui peuvent vivre des difficultés…
Je termine en disant la prière du pape François dans son encyclique Amoris Laetitia (n°325)
Jésus, Marie et Joseph en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai, en toute confiance nous nous adressons à vous. Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques. Sainte Famille de Nazareth, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri. Sainte Famille de Nazareth, fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté́ dans le projet de Dieu. Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !