Psaume 101

Du ciel, le Seigneur regarde la terre. 

La liturgie de ce jour nous propose quelques versets du psaume 101, présenté dans la Bible comme « la prière du malheureux qui défaille et devant le Seigneur répand sa plainte. » L’extrait que nous prions aujourd’hui est la seconde partie du psaume. Après avoir exprimé la détresse de sa condition présence, le psalmiste partage son Espérance dans le retour du Seigneur répondant à sa prière. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je décide de prendre un temps pour rencontrer le Seigneur. Je sais, je crois qu’il m’attend. Je me dispose à cet échange, en me rendant présent à sa Présence.

Je demande la grâce de croire, sans cesse, que le seigneur est attentif à ma prière.

Je lis le psaume, lentement, m’arrêtant sur le verset, l’expression qui, aujourd’hui, me rejoint.

« Il se tournera vers la prière du spolié. » / « Le Seigneur s’est penché » / « Il regarde la terre pour entendre la plainte du captif ». Je contemple cette attention du Seigneur, qui, dans sa transcendance divine, me rejoint, dans mon humble condition.

« Le Seigneur rebâtira Sion. » / « le peuple à nouveau créé. » / « devant toi se maintiendra leur descendance. ». Croyant en Dieu créateur, je crois aussi que Dieu restaure, recrée chaque jour. Nous ne faisons pas seulement mémoire de la création originelle. Nous contemplons, chaque jour, une création renouvelée.

« Les nations. » / « Le peuple à nouveau recréé » / « Le rassemblement des royaumes et des peuples. ». Le Seigneur ne rejoint pas seulement chacun, personnellement, dans sa détresse, il restaure la paix, la concorde et la fraternité. Dans notre monde si déchiré, je m’efforce de partager l’espérance du psalmiste.

Cette seconde partie du psaume est un chant de louange. A mon tour, je m’adresse au Seigneur. Je Lui partage, comme le psalmiste, mes difficultés de ce jour, puis, relis les versets du psaume proposés ce jour, pour m’associer à la louange.

         Je peux aussi écouter le psaume, dans sa totalité.

En disant le Notre Père, je dis au Seigneur mon Espérance. « Que ton règne vienne… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

L’Evangile avec Sainte Bernadette

Nous sommes aujourd’hui à la veille de la fête de Sainte Bernadette Soubirous célébrée le 18 février. Née à Lourdes en 1844 dans une famille très pauvre, elle est privilégiée à l’âge de 14 ans de 18 apparitions de la Vierge Marie, à l’origine du pèlerinage à Lourdes.

Devenue Sœur de la Charité, à Nevers, elle y meurt le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans. L’Église l’a proclamée sainte le 8 décembre 1933, non pour avoir été favorisée des apparitions, mais pour la manière dont elle y a répondu.

Le chemin de Bernadette est un chemin évangélique. Dans sa vie simple et ordinaire à Nevers, elle apprend à mettre ses pas dans ceux de Jésus. Avec elle, mettons-nous à l’écoute de la Parole de Dieu, Parole pour nous aujourd’hui.

Je me dispose à la prière en faisant silence en moi et je me place avec confiance sous le regard aimant du Seigneur.

Je lui demande, qu’à l’exemple de Bernadette, il me donne la grâce de marcher humblement à la suite de Jésus et d’entrer toujours davantage dans la joie des béatitudes.

« Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » Lc 11, 28

Bernadette n’aime pas les grands discours. Elle est une femme de petits gestes bien concrets qui nous parlent de l’Évangile

Et moi, de quels moyens concrets je dispose dans ma vie pour mettre en pratique la Parole de Dieu ?

« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux. » Mt 5, 3

Bernadette ne souhaite pas attirer le regard. Elle est une femme au regard attentif : à travers la contemplation de Jésus, elle centre toujours davantage son regard sur la vie, les autres, le monde.

Et moi, ai-je le désir d’entrer dans une perspective autre de la vie, plus profonde, plus joyeuse, plus humaine et proche des autres ? Si oui, que puis-je mettre en œuvre pour y parvenir ?

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » Mt 5, 9

Bernadette ne garde rien pour elle. Elle est une femme aux bras ouverts : à travers Marie, elle a découvert un Dieu Père, passionné de donner la vie à chacun de nous . A son tour, elle ouvre généreusement les bras aux autres et apprend de Jésus à accueillir toutes les situations de la vie avec confiance.

Et moi, ai-je conscience de nous recevoir les uns les autres comme enfants aimés du Père et ai-je à cœur de partager cet amour avec celles et ceux qui m’ entourent ?

A la fin de ce temps de prière, je rassemble mes pensées et je m’adresse au Seigneur. Je peux lui rendre grâce pour le témoignage d’humilité et de foi simple et profonde de Bernadette.

Je termine en récitant la prière du Je vous salue Marie.

Aquero, extrait de la comédie musicale Bernadette de Lourdes   

Psaume 127

Ce psaume 127 fait partie des 15  »psaumes graduels », qui étaient chantés en marchant vers Jérusalem, pour les 3 grandes fêtes, Pâques, Pentecôte et Tentes (Souccot).

Je prends un temps à l’écart et m’installe confortablement. Je fais silence en moi et, en communion avec mes frères et sœurs juifs et chrétiens, je me rends disponible pour me mettre à l’écoute du Seigneur…

Je peux lui faire part de mon désir pour ce temps de prière…

Je lis et relis le psaume en étant attentif.ve aux images suggérées, aux mots, en les accueillant… Quels sont ceux qui me touchent, qui me rejoignent dans ce que je vis ? A quoi m’invitent-ils ?

« Heureux »

Sur les six versets, on trouve deux fois le mot « heureux », deux fois « bonheur » et deux fois « béni ».

Dieu veut notre bonheur…

Je fais mémoire de moments heureux… Dans ma vie, qu’est-ce qui est source de joie ? De quoi puis-je rendre grâce ?

Bonheur simple, promis à celui qui « marche selon ses voies »

Mais est-ce si aisé de suivre les voies de Dieu ? de lui être fidèle ? de lui faire confiance ?

Qu’en est-il pour moi ? Suis-je en route, avançant à sa suite sur des chemins de vie ? Quelles sont mes résistances ? Quelle aide puis-je demander au Seigneur ?

Image paisible du bonheur : profiter du fruit de son travail, entouré.e d’une famille féconde…

Et pour moi ? Quels sont mes choix de vie ? Mes engagements ? Est-ce que je les confie au Seigneur ? Sont-ils porteurs de fruit (« vigne généreuse… plants d’olivier ») ?

A la fin de ce temps de prière, je recueille ce qui monte en moi (action de grâce, demande, questionnement…) et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Puis je relis le psaume et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin en m’adressant au Père : Notre Père…

Méditons la pèche miraculeuse

Nous prenons le temps de méditer l’évangile entendu à la messe de ce dimanche. Je me dispose à prendre un temps avec le Seigneur. Je fais silence en moi, détendant chacun de mes membres. Je me mets à l’écoute de ma respiration. Je demande la grâce de percevoir que Jésus monte dans ma barque, au cœur de ma vie de tous les jours. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

J’accueille cet évangile, rejoignant les futurs disciples dans leur quotidien. J’associe à ma méditation tous ces peuples, qui, aujourd’hui encore, vivent de la pèche, profitant de l’abondance de la création.

 Je compose la scène : le cadre, les personnages, leurs mouvements, les paroles échangées.

Je me rends attentif à l’échange de quelques paroles.

…Une phrase que d’autres traductions restituent par « avance en profondeur ». J’entends cette double invitation de Jésus.

« Au large ». Oser m’aventurer au-delà de mon espace habituel. Oser la rencontre de l’inattendu. Je considère mon espace habituel, la tentation d’y rester confortablement installé, ou mon désir d’en sortir, de prendre, peut-être, un risque.

« En profondeur ». Une invitation à creuser mon propre désir, à explorer ce qui m’habite intérieurement. Je médite sur mon goût / mes craintes d’écouter les appels intérieurs, qui peuvent être rencontre du Christ

Je médite sur la confiance de Pierre. Selon son expertise professionnelle, toute nouvelle pèche est vaine. Pourtant l’appel de Jésus le pousse à défier ce qui paraît raisonnable.

Et moi, devant une situation, ne fais-je confiance qu’à ma raison, à ma prudence, ou suis-je prêt à risquer au-delà du rationnel ?

Je me tiens devant la pédagogie de Jésus. Il reconnaît la compétence de ces artisans pécheurs. Il les appelle à s’appuyer sur ces compétences et à rester pécheurs.

Mais son appel leur ouvre de nouveaux possibles. Ces pécheurs ce poissons sont invités à se faire pécheurs d’hommes. Occasion, pour moi, de m’arrêter sur mes propres compétences, et de me demander comment je peux les mettre au service de l’Église.

Je relis le texte, en me rendant attentif aux déplacements de ces hommes rencontrés et appelés par Jésus. « Laissant tout, ils le suivirent. »

Je prends maintenant un temps de dialogue intime avec Jésus, monté, à mes côtés, dans ma barque. Je lui parle de ma confiance en sa Parole. Je lui demande, pour cette semaine, d’être attentif à ses appels.

Je termine en disant le Notre Père.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 47

Dieu, nous revivons ton amour au milieu de ton peuple

Ce Psaume est destiné à célébrer les privilèges du peuple d’Israël, ses triomphes sur ses ennemis et l’extension du royaume de Dieu sur toute la terre. C’est avec raison que la plupart des commentateurs, le considèrent comme une prophétie concernant le règne du Messie, le Fils de Dieu fait homme.

Alors, ne chanterions-nous pas nous aussi, nous qui n’avons pas seulement un grand Roi à célébrer, mais un Sauveur divin, un Seigneur ressuscité, un Époux céleste aimant son Église et venant la chercher?

Combien de gloires réunies dans la même personne, gloires merveilleuses qui devraient dès à présent remplir nos bouches et nos cœurs du cantique éternel des vrais adorateurs!

Parcours spirituel dans la Cathédrale de Bourges

A l’occasion de l’année jubilaire, nous proposons un parcours spirituel dans la cathédrale, en 7 étapes. Que l’on peut vivre sur 1 semaine, à son rythme . Cliquez sur le lien pour ouvrir le document.

Vous pouvez scanner le QRCode et avoir les méditations sous la main dans la cathédrale.

https://issuu.com/claudemelin/docs/parcours_spirituel_ann_e_jub

Psaume 23

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, en faisant silence en moi. Je me présente à lui et me signe au nom du Père, du Fils et du. Saint Esprit. Je demande au Seigneur la grâce de me tenir dans une posture de chercheur.

Je lis le psaume lentement.

Je me tiens devant Dieu Créateur et considère ma responsabilité face à la création qui m’est confiée, en ces temps où la planète semble menacée.

Je m’arrête sur ce qui m’habite intérieurement. Mon désir de Dieu est-il « pur » ? Quelles peuvent être, aujourd’hui, les « idoles » qui me détournent du Seigneur.

Je me situe maintenant dans le peuple de Dieu, dans la communauté chrétienne que je fréquente habituellement. Comment suis-je aidé dans mon chemin de foi par les frères 

Je prends maintenant le temps d’un dialogue personnel avec le Seigneur. Je lui confie toute la Création, lui demande de me libérer de mes idoles, et lui confie, dans le peuple qui le cherche, ceux qui ont, aujourd’hui, particulièrement besoin de son secours.

         Je relis le psaume et m’unis au peuple de Dieu en disant « Notre Père… »

         Je fais le signe de croix.

Dietrich Bonhœffer, témoin de Jésus-Christ parmi ses frères

Dietrich Bonhoeffer 4 février 1906 Breslau /Wrocław – 9 avril 1945 camp de concentration de Flossenbürg

En cette fin de semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, au lendemain du Dimanche de la Parole de Dieu et en ce 80e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, prions avec un texte de ce pasteur luthérien, théologien, nourri de la Parole de Dieu et résistant au nazisme nom de sa foi.

Extrait « De la vie communautaire » Ed. Labor et fides

Je me dispose à accueillir ce temps de grâce. Je fais silence en moi et je prends le temps de lire ce texte lentement.

Quels mots me rejoignent et me touchent, éclairent et questionnent ma vie personnelle?

Je peux fermer les yeux, me rappeler de nombreuses scènes des Evangiles et contempler Jésus en références à ces mots.

Comment est-ce que je choisis d’être à sa suite dans les petits gestes de ma vie quotidienne?

Je réfléchis en moi-même et confie mes désirs et mes difficultés au Seigneur et lui demande sa grâce.

Je termine ce temps de prière avec l’un des derniers textes de Dietrich Bonhoeffer, à l’aube d’une nouvelle année alors qu’il est enfermé dans le camp de concentration de Flossenbürg.« Von guten Mächten »19 décembre 1944.Lettre à sa fiancée Maria von Wedemayer. La force de l’Epérance

Prions pour l’Unité des Chrétiens.

Dietrich Bonhoëffer

Ecoutons-le, c’est l’Hymne des générations.

Von guten Mächten treu und still umgeben
Behütet und getröstet wunderbar
So will ich diese Tage mit euch leben
Und mit euch gehen in ein neues Jahr.

Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.
Noch will das Alte unsre Herzen quälen

Noch drückt uns böser Tage schwere Last.
Ach Herr, gib unsern aufgescheuchten Seelen
Das Heil, für das du uns bereitet hast.
Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen

Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.
Doch willst du uns noch einmal Freude schenken
An dieser Welt und ihrer Sonne Glanz
Dann wolln wir des Vergangenen gedenken
Und dann gehört dir unser Leben ganz.

Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag.

Lass warm und hell die Kerzen heute flammen
Die du in unsre Dunkelheit gebracht
Führ, wenn es sein kann, wieder uns zusammen.
Wir wissen es, dein Licht scheint in der Nacht.

Von guten Mächten wunderbar geborgen
Erwarten wir getrost, was kommen mag.
Gott ist bei uns am Abend und am Morgen
Und ganz gewiss an jedem neuen Tag

Psaume 39

Je prends place devant le visage de ce Christ  et fais silence en moi. Je me dispose à la prière et fais le signe de croix.

Pour les chrétiens, Jésus a non seulement prié ce psaume mais il l’a accompli. Je lis lentement les versets du psaume 39 que propose la liturgie de ce jour, en pensant à la manière dont Jésus l’a vécu.

Je me mets à nouveau à l’écoute de ce psaume en prenant les strophes les unes après les autres: que me dit-il pour moi aujourd’hui ?

: j’entends l’appel à faire confiance au Seigneur qui veut pour moi la vie et à me mettre en chemin. L’appel à aller vers Lui ; à m’en remettre à lui ; à le servir.

j’entends l’appel à écouter sa Parole et à la mettre en pratique. L’appel à chercher à faire la volonté de Dieu en toutes circonstances.

j’entends l’appel à ne pas garder pour moi la bonne nouvelle du salut mais à l’annoncer, à la partager largement, en paroles et en actes.

: j’entends l’appel à chercher le Seigneur ; je lui demande la grâce de le louer pour ce qu’il est, en exultant de joie.

Je médite cela, puis je m’adresse au Seigneur avec mes propres mots ou avec les mots du psaume qui font écho en moi.

A la suite du Christ, je peux redire le refrain du psaume : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »

Je termine la prière en disant le Notre Père : « Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel » et en écoutant le psaume chanté :

Méditer les Noces de Cana

Charles Poerson, 1652

La liturgie de ce dimanche nous a donné de réentendre l’épisode des noces de Cana. Trois dimanches successifs nous offrent trois épiphanies du Christ : l’adoration des mages, le baptême de Jésus, puis les noces de Cana. Jésus adoré par les mages, signe de l’universalité du salut. Jésus, baptisé, qui rejoint notre humanité en se chargeant de son péché. Jésus qui nous invite aux noces du banquet éternel. Arrêtons-nous encore sur le récit de Cana que nous connaissons bien.

Je me prépare à ce temps de méditation, désireux de me rendre disponible à la Parole du Seigneur. Je fais silence en moi et m’efforce à la lecture du texte de me montrer attentif à la composition de la scène : que vois-je ? Qu’entends-je ? Je me mets en présence du Seigneur en faisant le signe de croix, puis le lis lentement le texte de l’évangile.

J’imagine la scène. Je vois la salle du banquet, la table dressée autour du couple des mariés, les divers protagonistes, les mariés, les divers invités, les serviteurs, le maître du repas, Jésus et ses disciples, Marie. Je peux aussi imaginer les odeurs du repas servi, les bruits de la fête. Je m’efforce de me situer dans la scène, invité moi-même à ce repas.

Je m’arrête sur les jarres.  « Il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des juifs ; chacune contenait deux à trois mesures. (C’est-à-dire environ cent litres) ». Une scène qui se situe donc au sein de la culture juive, dans l’observance des rites prescrits.

Je contemple Jésus incarné, inscrit dans sa culture, partageant la vie de ses contemporains. En même temps, le manque de vin suggère les limites de l’ancienne alliance…Le chiffre 6 (7-1) est le chiffre de l’incomplétude, quand le chiffre 7 dit la plénitude. Le signe donné par Jésus ouvre à la Nouvelle Alliance.

Et moi ? Ne suis-je pas parfois une jarre vide, en attente, en attente de la Parole qui me dynamise, en attente du vin eucharistique qui me donne vie ?

Je me mets maintenant à l’écoute du dialogue de Jésus et Marie.

Je contemple Marie, que Jean nomme toujours la mère de Jésus, attentive au soin à porter à chacun, sa douce observation à la réalité. Elle ne commande pas à Jésus, mais fait un constat…La réponse de Jésus peut surprendre par ce que nous percevons comme une forme de dureté…

Elle vise surtout à resituer le geste qu’il va poser, au-delà, d’un événement anecdotique, dans l’économie du salut, dont seul le Père peut fixer le déroulement. Marie invite alors à l’obéissance à son Fils. Dans la confiance, la mère se fait disciple fidèle.

Et moi ? Comment puis-je entendre, pour moi-même, cette parole : « tout ce qu’il me dit, fais-le… »

Je considère enfin les échanges de la fin du texte. « Il ne savait pas d’où venait ce vin » / « ceux qui servaient le savaient bien ».

Je me situe dans mon environnement où se côtoient des disciples du Christ, qui le connaissent, et d’autres qui ne le connaissent pas…

A quoi cela me provoque-t-il pour témoigner e l’Évangile ?

Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. « Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. ». Je peux rendre grâce pour la foi qui m’habite, mais aussi, peut-être présenter au Seigneur les doutes qui peuvent me traverser. M’inscrivant dans les pas de Marie, j’intercède pour ceux, qui dans mon entourage, sont dans le manque, et dans l’attente.

         Je termine en disant le Notre Père, puis trace sur moi le signe de la croix.