Méditation Saint Joseph

  • Seigneur, donne-moi de me disposer à t’accueillir, à être tout à toi pendant ce temps de prière.
  • Je contemple Joseph ! Dieu lui parle lors d’un songe, dans le silence de la nuit … peu de paroles de sa part…

Tout habité par la confiance qu’il fait au Seigneur, Joseph pose des actes. Il assume sa mission. Il se trouve acteur d’un évènement qui le dépasse mais il accepte pleinement d’y prendre part. Il vit et agit dans la foi.

Joseph connait les écritures et la Parole de Dieu habite son cœur, lui donnant de « comprendre » les évènements vécus avec Jésus.  Ce silence est tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa Sainte volonté et de confiance sans réserve à Sa Providence.

  • Je me laisse porter par ce silence, dans ce monde bruyant ! J’écoute ce que Dieu veut me dire, je me nourris de Sa Parole. Je Lui fais confiance.
  • Comme Joseph entendant l’ange, je me laisse déplacer…comment répondre au désir du Seigneur de me faire participer à Son projet ?

Je peux conclure avec :

“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.”

Beate Heinen

Psaume 97

La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

En ce jour de Noël, en ce jour de fête, je prends part à la joie en louant Seigneur. « Acclamez le Seigneur. ». Je demande au Seigneur la grâce de la joie.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, en m’arrêtant sur un mot, une expression, un verset.

« Un chant nouveau ». Je considère la nouveauté apportée par un « nouveau-né ». Un enfant naissant, héritier, bien sûr de son ascendance, de son peuple, mais aussi porteur d’à-venir…Comment ce nouveau-né est-il, pour moi, Bonne Nouvelle ?

« Sa main puissante », la « victoire » (mentionnée à trois reprises), le roi…Le psalmiste déploie le vocabulaire de la force. Pourtant, nous accueillons à Noël un petit enfant fragile et dépendant. Je médite sur le mystère de la Révélation : le choix de Dieu de révéler sa puissance, à travers la faiblesse.

Si le psalmiste évoque Israël, il chante aussi que la révélation concerne les « nations » et que la « terre entière » a vu la victoire du Seigneur. J’examine comment le salut est promis à tous, comment cet enfant qui vient va s’adresser à toute la famille humaine.

         Je relis le psaume, en louant le Seigneur.

         Puis je prends le temps d’un dialogue intime avec Dieu. Je peux rendre grâce pour tous les peuples de la terre qui accueillent le Sauveur. Je peux lui confier ce qui me retient, peut-être, dans mes habitudes, ma routine, et qui m’empêche de m’ouvrir à la nouveauté promise.

         M’unissant aux « nations » et à la « terre entière », je dis « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier devant la crèche

Alors que nous sommes à quelques jours de la fête de Noël, prions devant les crèches qui, partout dans le monde, nous rappellent la naissance de Jésus.

Après avoir fait silence en nous, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur qui nous enseigne à travers cette tradition.

  • Nous commençons par contempler, plusieurs crèches.

Nous nous arrêtons sur le décor. Il y en a de toutes sortes, ici un chalet enneigé ; là un village provençal…

Allemagne
Avignon

Nous regardons les nombreux personnages qui s’activent. Les santons de Provence représentent tous les métiers. Tous sont concernés par cette naissance, les plus jeunes comme les plus âgés, les riches comme les simples… Même les animaux participent à cette bonne nouvelle !

Eglise st François-Xavier – Paris

Nous contemplons enfin le cœur de nos crèches : le lieu de la naissance de l’enfant Jésus. Une naissance toute simple, avec un nouveau-né couché dans une mangeoire. Pourtant, au-delà des apparences, c’est un évènement inouï, comme l’indique la lumière de cette scène, l’étoile et l’ange messager de Dieu. Saurons-nous nous en réjouir ?

Assise
  • Devant ces crèches, prions le Seigneur pour que s’accomplisse son œuvre de salut. 

Nous prions pour notre monde en détresse. Je fais mémoire des lieux de violence, de souffrance d’injustice que je connais ; je supplie le Seigneur pour que vienne son règne de justice et de paix.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nos proches. Je fais mémoire des personnes qui autour de moi ont besoin de mon soutien : personnes malades, seules, âgées – migrants, personnes à la rue ou en difficulté économique – ceux qui ne trouvent pas de sens à leur vie… je supplie le Seigneur de tendresse de leur venir en aide.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nous-mêmes. Je confie au Seigneur mes doutes, mes difficultés, tout ce qui m’entrave et m’empêche de vivre. Que le Seigneur me donne sa Paix et sa Joie !

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour la création qui nous est donnée ; pour en rendre grâce et pour demander au Seigneur que nous sachions la préserver.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous terminons ce temps par un Notre Père et l’écoute du chant :

Es-tu celui qui doit venir ?

Hymne pour le temps de l’Avent :

Je me dispose à ce temps de prière, de rendez-vous avec le Seigneur.

Je vais lire lentement, en silence ou bien en murmurant, chuchotant ces versets d’hymne, m’arrêter, méditer les mots qui me rejoignent, le redire pour moi, comme prière personnelle.

Prisoner
Es-tu celui qui doit venir 
Visiter nos prisons,
libérer nos mains
Éclairer nos visages
d’un bonheur sans déclin ?

Tu es l’Autre que nous attendons, 
Jésus, notre semblable,
Tu es le plus proche voisin,
l’Emmanuel dans nos prisons

Es-tu celui qui doit venir
Traverser notre nuit,
libérer nos yeux
Et donner aux aveugles
un soleil sans déclin ?

Tu es l’Autre que nous attendons, 
Jésus, notre lumière,
Tu es notre unique matin,
l’Emmanuel dans notre nuit.


Es-tu celui qui doit venir
Nous tracer le chemin,
libérer nos pas
Relancer notre marche
à ton rythme divin ?

Tu es l’Autre que nous attendons,
Jésus, guide fidèle,
Tu es le témoin de nos pas,
l’Emmanuel sur nos chemins.

Es-tu celui qui doit venir
Et qui vient chaque jour
libérer nos vies
Ranimer notre souffle
au passage du tien ?

Tu es l’Autre que nous attendons, 
Jésus, Sève du monde,
Tu es le Vivant qui revient,
l’Emmanuel, Dieu-avec-nous.

Prier avec le bienheureux Jean Tinturier

Samedi 13 décembre, ont été béatifié à Paris cinquante martyrs, morts en Allemagne, après avoir été condamnés par le régime nazi, en raison de l’action apostolique qu’ils menèrent auprès des ouvriers français requestionnés par le STO. Parmi eux, le séminariste vierzonnais, Jean Tinturier.

Alors qu’il était séminariste au Séminaire des Carmes, à Paris, Jean Tinturier doit partir pour le STO en 1943. Certains jeunes de sa génération s’interrogeaient pour savoir s’il était opportun et légitime de partir travailler pour l’industrie allemande. Jean décida de partir pour ne pas laisser ceux qui étaient partis sans soutien spirituel.

C’est donc en vue d’un apostolat qu’il partit vers l’Allemagne. Et il s’y employa dès son arrivée. Mais en décembre 1943, un décret est pris contre l’apostolat catholique français auprès des travailleurs requis en Allemagne. Surveillé de près par la Gestapo, il fut bientôt arrêté, puis interné à la prison de Gotha.

Son acte de condamnation, prononcé sans procès et en l’absence d’avocat, est ainsi formulé : « par son action catholique auprès de ses camarades français, pendant son temps de service obligatoire, a été un danger pour l’État et le peuple allemand. ».

Il fut transféré dans le camp de Flossenbourg, puis, en octobre 1944, dans le camp de Mauthausen, où il connut de terribles conditions de travail. Les détenus devaient tailler des blocs de granit dans une carrière puis les remonter, au péril de leur vie, par l’escalier de la mort…Malade, il fut hospitalisé au Revier, au milieu de 800 autres malades. Il y mourut d’une diphtérie foudroyante le 16 mars 1945.

Je me dispose à la prière, en choisissant de donner du temps au Seigneur. Je m’efforce de mettre de côté mes préoccupations présentes, pour me rendre disponible. Je demande au Seigneur la grâce de la confiance et de la persévérance.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Bienheureux et saints… Le calendrier chrétien évoque chaque jour des figures qui ont vécu, de façon particulière, leur foi chrétienne et leur relation au Seigneur. J’examine la place qu’ils ont dans ma prière. Est-ce que j’évoque leur intercession ? Est-ce que des figures sont, pour moi, des repères habituels ? Est-ce que j’évoque mon Saint Patron ?…

Jean Tinturier a écrit, lors de son séjour en Allemagne, des lettres à sa famille ou à ses amis. Nous en méditons quelques extraits.

Je considère les conditions rudes dans lesquelles Jean Tinturier se trouve, en Allemagne, et la façon dont il remet ces épreuves au Seigneur, tout en restant au service. Et moi, comment est-ce que je traverse les difficultés ? Suis-je paralysé par le découragement ? Suis-je capable de m’en remettre au Seigneur ? Est-ce que je reste disponible à l’engagement ?

Je prends le temps de laisser retentir en moi l’expression « je tâche de me fixer tout en Dieu. ». A quelle expérience cela peut-il me renvoyer dans ma propre vie ?

Dans l’église Notre Dame de Vierzon, un monument créé par le sculpteur Wilfrid Benz, rend hommage à Jean Tinturier. Il évoque l’escalier de la mort du camp de Mauthausen.      Les prisonniers devaient extraire des blocs de granit et les remonter par un escalier, au risque de leur vie.    L’artiste, par la croix, évoque la Passion à laquelle ces prisonniers participent.                                  La croix semble se pencher vers eux, signe que le Christ vient à leur rencontre, au creux de leur souffrance.

Jean Tinturier a traversé les épreuves difficiles d’un temps tragique de notre histoire. Mais l’appel à la sainteté concerne tous les disciples du Christ.

Dans son exhortation apostolique, la joie et l’allégresse, le Pape François évoque « la sainteté de la porte d’à côté, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. » (N°7). A qui puis-je penser dans mon entourage ? Qui, parmi mes proches, est « un reflet de la présence de Dieu » ? Je rends grâce.

Je prends maintenant le temps d’un dialogue avec le Seigneur comme un ami parle à un ami. Je peux lui présenter mes manques de confiance, ma difficulté, peut-être, à m’abandonner à lui. Je prie aussi pour les martyrs, d’aujourd’hui, ces nombreux chrétiens victimes de leur foi, dans tant de conflits.

Je termine en disant « Notre Père… » Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

« Je bénirai ton nom toujours et à jamais ! » (Ps 144)

Le psaume 144 est un psaume de louange ; nous pouvons l’entendre comme une réponse  aux paroles du prophète Isaïe que propose la 1ère lecture de ce jour.

En ce temps de l’Avent, de nombreux textes tirés du prophète Isaïe. Le livre d’Isaïe, écrit à divers moments de l’histoire du peuple, est donc composé de plusieurs parties. Aujourd’hui, voici un extrait du 2nd Isaïe (ch. 40 à 55), livre écrit pendant l’exil du peuple d’Israël à Babylone au 6ème siècle av JC.

Le Perugin – vers 1497

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Le prophète fait parler le Seigneur. Après la chute de Jérusalem en 587 av. JC, le peuple d’Israël est déporté à Babylone ; il a tout perdu, sa terre, son roi et son Temple. Le Seigneur s’adresse alors à lui.

J’entends  les mots de réconfort adressés à ce peuple en détresse : « ne crains pas » – « je viens à ton aide » – « ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël »

Je médite  cela.

Effectivement, le peuple d’Israël pourra revenir sur sa terre grâce à la victoire de Cyrus, roi de Perse, sur Nabuchodonosor.

Je laisse résonner les mots : « ton rédempteur, c’est le Saint d’ « Israël » – « dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange » – « les pauvres et les malheureux… je ne les abandonnerai pas »

Comment ce texte me parle-t-il de Jésus-Christ ?

Nous nous apprêtons à fêter la naissance de Jésus ; qui est-il pour moi ? Est-il le rédempteur annoncé par le prophète ? Le Saint d’Israël ? L’Emmanuel qui se fait petit parmi les petits ?

Quels mots, quelles phrases me touchent plus particulièrement ?

Comment la présence du Seigneur à mes côtés se manifeste-t-elle ? Comment m’aide-t-il ? De quelle peur me délivre-t-il ?

Qu’est-ce qui me donne force pour vaincre l’adversité ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Qu’est-ce qui fait reverdir les zones désertiques de mon existence ?

J’en rends grâce au Seigneur.

Solennité de l’Immaculée Conception

Aujourd’hui, la liturgie nous invite à contempler la Vierge Marie.

Je m’installe à l’écart, fais silence en moi et me dispose à une rencontre avec le Seigneur

Je demande l’aide de l’Esprit Saint pour entrer pleinement dans la méditation et la prière…entendre la Parole qui m’est adressée aujourd’hui et maintenant…

 Je contemple ce tableau attribué à Léonard de Vinci et exposé à la galerie des Offices de Florence.

Je regarde…

les couleurs, la façon dont elles se complètent ou s’opposent…

les lignes verticales, horizontales, comment elles se conjuguent…

la disposition des éléments représentés…

les personnages : leur position, leur attitude…

La scène se déroule dans un hortus conclusus, « jardin enclos » en latin, symbole depuis le Moyen Âge de la virginité de la Vierge. Toutefois, le jardin n‘est plus entouré de murs élevés, mais d’un simple muret bordé de plantations de pins et de cyprès, un motif courant dans la peinture italienne du XVème siècle. Le jardin s’ouvre, au niveau de la main de l’ange, sur un paysage fluvial et un port. On peut y voir une illustration de la symbolique mariale : Marie, qui conduit ceux qui se sont égarés au port du salut éternel.

L’ange Gabriel salue la Vierge Marie, un lys blanc dans sa main gauche, symbole de pureté. Entre lui et la Vierge, un lutrin. Marie fait face à l’ange. Surprise, elle lève la main. Vêtue habituellement de bleu et de rouge, sa robe se teinte ici de jaune : signe de royauté et de la vie qui prend chair en elle. Devant elle, un meuble étrange qui ressemble à la fois à un berceau et à un sarcophage. Il est posé sur des fleurs, signe de vie, et porte une coupe eucharistique, image de la résurrection.

Puis j’entre dans le message spirituel qui s’en dégage…Je m’imagine présent(e) dans cette scène…et laisse monter ce que cela suscite en moi…

L’ange Gabriel annonce à Marie le plan de Dieu à travers elle.

Le Seigneur nous rejoint dans notre vie, au fil des circonstances et des personnes que nous rencontrons… En ce début du temps de l’Avent, comment me disposer pour le reconnaître ?

Le Seigneur appelle Marie à une mission qui va l’engager toute entière. Il lui laisse toute liberté de sa réponse…

Puis-je faire mémoire d’un appel du Seigneur, passé ou présent ? Quelle a été ma réponse ? Pourquoi ? Comment ? Quel pas de plus pourrais-je faire pendant l’Avent ?

« Je suis la servante du Seigneur »

La foi est un « oui », un abandon confiant en Dieu qui fera ce qu’il a promis avec ce que nous sommes. Comme Marie, puis-je dire moi aussi « Je suis le serviteur/la servante du Seigneur » ? Qu’est-ce que cela fait naître en moi ?

En ce temps d’espérance et d’attente, je peux demander au Seigneur de me rendre accueillant(e) à l’appel et à la venue de son Fils…

Puis je me tourne vers Marie pour lui dire mes découvertes, la remercier, lui demander de m’accompagner sur mon chemin de disciple…Je vous salue, Marie…

Psaume 117

Ce psaume est une invitation à l’action de grâce et à la confiance au Seigneur qui délivre de l’épreuve

Seigneur, je me présente à toi en ce jour et je te demande la grâce de la confiance en ton salut. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis lentement le psaume, en m’arrêtant sur les mots ou les versets qui ont du goût pour moi, que je peux répéter.

« Rendez-grâce au Seigneur. »

Je relis le début de ma semaine. De quoi puis-je rendre grâce ?

« Tu es pour moi le Salut. »

Je peux faire mémoire d’une épreuve ou d’une situation difficile que j’ai traversée en mettant ma confiance dans le Seigneur. Comment sa présence à mes côtés m’a aidé à la surmonter ?

«  Béni soit au nom du Seigneur. »

En ce début d’Avent, nous sommes dans une attente active de la venue du Sauveur. Quels moyens et actions ai-je envie de mettre en place pour vivre intérieurement ce temps de préparation ? Je peux demander au Seigneur de me guider sur ce chemin vers Noël.

A partir de ce qui a bougé en moi pendant la méditation de ce psaume, je parle à Dieu comme cela me vient ,avec confiance et simplicité. Je peux lui adresser mes demandes ou lui confier mes désirs.             Je peux terminer par la prière du Magnificat

Entrée en Avent. Méditer sur l’attente

Je me dispose à la prière, me retirant à l’écart. En ce début d’Avent, je peux allumer une bougie et en contempler la flamme vacillante et fragile. Je respire lentement et ouvre l’oreille de mon cœur. Je demande au Seigneur de me donner la grâce de l’attente. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Ce temps de l’Avent est, pour le croyant, temps de l’attente. Quel sens cela a-t-il pour moi ? Quelle fécondité de l’attente pour ma vie de foi ?

Je fais mémoire de situations quotidiennes où j’attends. Comment est-ce que je vis ces situations ? Patience ? Impatience ? Exaspération ? Résignation ? Lassitude ? Découragement ?…

Il peut être aussi des attentes douloureuses.

Je me remémore de pareils instants d’attente, où j’ai pu vivre l’angoisse, l’inquiétude…

Mais il est aussi des moments d’attente confiante, heureuse. Je me les remémore également.

Et moi, comment est-ce que j’aborde ce temps de l’Avent qui est temps de l’attente ? Quels mouvements est-ce que je perçois en moi ?

A mon tour, je m’imagine comme ce veilleur. Je suis dans la nuit, entouré de ténèbres, une obscurité qui peut m’insécuriser, m’inquiéter…Et pourtant, je sais que, selon le rythme de la nature, l’aube va venir. Cette certitude me rend fort, me donne patience, me rend attentif aux signes annonciateurs de la lumière qui vient…La promesse me tient dans l’Espérance.

Ainsi, le jour qui point me trouvera prêt, prêt à me lever, prêt à aller de l’avant, prêt à aller à la rencontre, prêt à agir, prêt à m’engager…

En ce premier dimanche de l’Avent, Matthieu nous redit :

Que puis-je envisager, pour ce temps de l’Avent, afin d’entretenir ma vigilance, pour ne pas vivre ces semaines dans une attente passive.

Je lis ce texte de Jean Debruynne, avant de m’adresser au Seigneur, dans un cœur à cœur.

Et je termine par le Notre Père, où, comme le guetteur veille l’aurore, je guette le Règne de Dieu : « Notre Père, que ton règne vienne… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Cantique

À lui, haute gloire, louange éternelle ! 

Et vous, le givre et la rosée, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur.

Et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les nuits et les jours, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur.

Et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur.

Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Le livre de Daniel est composé de deux grandes parties : les chapitres 1 à 6 du livre sont des récits édifiants qui racontent un conflit entre un souverain et des opposants.

Le cantique se trouve au chapitre 3. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit édifier une statue de lui-même en or et ordonna à tous ses sujets de venir l’adorer. Les chaldéens ont dénoncé trois juifs qui ont refusé d’adorer la statue.

Ananias, Azarias et Misaël, convoqués, réitèrent leur refus, au nom de leur foi. Le roi ordonne qu’ils soient jetés dans la fournaise, mais Dieu va protéger les jeunes gens. Cette protection divine suscite aux trois jeunes gens ce cantique (v.51-90) dont sont extraits ces versets pour la liturgie de ce jour.

Je m’installe confortablement. Je respire profondément et fais silence en moi. Le Seigneur m’attend, je viens à sa rencontre… Je peux lui demander la grâce d’être pleinement à son écoute…ou toute autre grâce…

Je lis lentement le Cantique une première fois…

Puis je le relis en faisant mémoire de son origine : l’ordre d’adorer une statue, le refus des juifs au nom de leur foi, leur confiance en Dieu au-delà de la menace du châtiment, le salut accordé…

« (…) Le feu ne les toucha pas du tout, et ne leur causa ni douleur ni dommage. » (v. 50b)

… la louange…

« Puis, d’une seule voix, les trois jeunes gens se mirent à louer, à glorifier et à bénir Dieu (…) » (v. 52-56) et « Toutes les œuvres du Seigneur (…) » (v. 57-90).

Je relis à nouveau le Cantique, fruit du salut accordé dans la confiance totale en Dieu…

Qu’est-ce que cette histoire me dit ? Quelle résonance en moi ? dans ma vie ? quel appel ? Où en suis-je de ma confiance dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ? Dans les temps marquants comme dans le quotidien ?

Suis-je prêt(e) à confesser ma foi ? Quel est mon regard sur notre terre ? Je me souviens peut-être de temps de contemplation dans la paix et la louange…conscient(e) de la merveille qu’est la création…

Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Je lui confie mes demandes…

Avec Lui, je me tourne vers le Père en disant lentement et en pesant bien chaque mot, Notre Père…