Psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.

Le psaume 43/44 a été composé dans des circonstances difficiles traversées par l’Israël ancien, de ces circonstances qui ébranlent les certitudes les mieux établies. C’est la prière d’un être humain qui est confronté à l’éclipse de Dieu. 

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.  

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à percevoir sa Présence dans ma vie ou tout autre demande qui vient…

Je lis doucement le psaume …

  • Devant le mal qui déferle dans le monde, les évènements difficiles qui traversent ma vie, comment Seigneur puis-je dire « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » ?Comment accueillir ce qui semble être une absence de Ta part ?Moi aussi Seigneur, j’ai envie de Te dire « réveille-Toi ? M’as-Tu oublié(e) ?
  • MAIS
  • Seigneur je veux Te faire confiance, même dans la nuit de la Foi, je désire me laisse guider par Ta Parole et non par ce qui semble habiter mon cœur ?

Te faire confiance c’est Te dire oui chaque jour quelque soit ce que je traverse ! C’est Te dire oui Seigneur Tu es là avec moi-même si je ne ressens que vide et abandon !

  • Seigneur, je Te confie mon désir de toujours Te suivre.

Merci pour Ta Parole, point d’appui pour continuer de te dire « oui » quel que soit ce qui traverse ma vie…

Je peux lire le texte suivant : 

 Je me tourne vers Toi qui est mon Père, un Père qui n’abandonne jamais son enfant, et je dis « Notre Père….. »

Je conclus par un signe de croix

Prier avec un texte de saint Augustin

St Augustin par Philippe de Champaigne 17ème s

Je me mets en présence du Seigneur et lui demande la grâce de l’aimer davantage.

Je lis lentement ce passage qu’a écrit saint Augustin, pour parler de son expérience à la recherche de Dieu. Qu’est-ce qui rejoint ma propre expérience ?

Je relis pas à pas ce texte

« Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors »… « Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; »

Souvent nous nous  lamentons  de l’absence de Dieu, de son silence. Et si c’était nous qui n’étions pas attentifs à Sa présence? Et si c’était nous qui vivions à la superficie des choses, qui nous nous laissions distraire, qui ne prenions pas le temps de l’écoute de Celui qui nous connait plus que nous-mêmes ?

Je fais mémoire des moments privilégiés où j’ai fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je regarde aussi mes journées : qu’en est-il de ma vie intérieure ? Quelle place je donne à l’écoute de la Parole de Dieu ? A la prière ?

« sur la grâce des choses que tu as faites, je me ruais »… « elles me retenaient loin de toi, ces choses »

Les choses créées sont bonnes mais quelque fois nous nous y attachons  tellement que nous les considérons comme un dû et en oublions le donateur.

A la suite de saint Augustin, je peux me demander ce qui n’est pas à sa place dans ma vie. Ce à quoi j’attache trop d’importance ? Ce qui n’est pas au service de ma relation à Dieu mais qui au contraire me détourne de Lui ?

«  Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je brûle pour ta paix »»

Je regarde les mots employés par saint Augustin pour dire comment Dieu l’a rejoint ; c’est le langage des sens ; les 5 sens, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher sont évoqués. Je regarde  ce que cet éveil des sens intérieurs a produit chez lui.

Ai-je moi-même vécu des moments où le Seigneur m’a touché, où mon cœur est devenu tout brûlant ? Quel élan, cela a suscité en moi ?

Je parle au Seigneur et le prie : une action de grâce pour sa présence ? Un pardon pour tout ce qui m’éloigne de Lui ? Une demande pour l’aimer davantage en réponse à son amour?

Je termine ce temps en reprenant le refrain de Taizé : « Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

Psaume 71

Je me dispose à prier avec le psaume de ce jour. Je dépose dans les mains du Père ce qui occupe mon esprit et fais silence en moi.

Je lis une première fois ces trois strophes et me laisse rejoindre par la demande faite au Seigneur et la louange.

Je peux bien sûr tout simplement, transposer cette prière et la faire mienne aujourd’hui pour notre monde en souffrance. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur, là où je suis.?

Et puis dans ma prière de demande, je pourrais remplacer certains mots; par exemple : « Dieu, donne à mon coeur tes pouvoirs » ou bien « que je fasse droit aux malheureux ». Je scrute mon coeur et je me laisse éclairer par la contemplation du Christ qui vient dans notre monde. Comment prendre ma part là où je vis ? Auprès de qui ?

« Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront » ce verset m’évoque le voyage et l’adoration des mages devant l’enfant, le fils de Dieu incarné. Et je peux lire avec mon coeur et mon esprit et me laisser questionner par la méditation :

Merci à »La catéchèse par la Parole »

Et maintenant je partage au Seigneur ce que j’ai reçu, ce qui me questionne.

Et je termine cette rencontre en priant le Père comme Jésus nous l’a appris: Notre Père…

Epiphanie

Hier, nous avons célébré la fête de l’Épiphanie du Seigneur, qui donne de contempler un éclat particulier de la lumière de la Nativité. Elle nous invite à suive l’étoile qui guide chacun au cœur de la vie et invite à apporter ses richesses pour annoncer la bonne nouvelle du Salut à toutes les nations.

Je commence ce temps de prière en me rendant disponible au Seigneur. Je peux lui demander la grâce de me mettre en marche avec lui en ce début d’année .

Je lis ce récit lentement, en imaginant les lieux : Bethléem, et la maison où l’enfant et ses parents se trouvent ; Jérusalem, entourée de murs, et le palais luxueux du roi Hérode le Grand ;

le lointain pays d’où viennent les mages, des astrologues. Je contemple le chemin parcouru, l’étoile qui les guide, les lieux où ils s’arrêtent.

Je peux m’aider de ces trois pistes pour méditer ensuite ce passage d’Évangile :

Avec les mages, sortir de l’inquiétude.

Et moi, quelles sont mes inquiétudes  en cette nouvelle année qui commence? Je les confie à Dieu avec confiance.

Avec les mages, aller vers la paix.
 

Je prends le temps de contempler l’enfant avec Marie, sa mère et comme les mages, je me laisse habiter par la paix présente dans cette scène. Je présente au Seigneur tel ou tel moment de ma vie où j’ai pu goûter à cette paix.

Avec les mages, offrir des présents.

Je peux offrir à l’enfant ce qui est précieux pour moi aujourd’hui : qu’est-ce qui est éclat d’or dans mon cœur ?  Qu’est-ce qui est parfum apaisant autour de moi ? Qu’est ce qui est soulagement pour mes blessures ?

Je peux conclure ce temps par la prière de louange 

Le ciel raconte la gloire de Dieu.
La voûte céleste dit l’œuvre de ses mains.
Tout nous parle de la grandeur de Dieu.
Voici dans la nuit, une lumière pour nous conduire vers Jésus.
Comme les mages, laissons-nous guider par cette lumière pour trouver notre chemin jusqu'à lui.
Ouvrons nos yeux, ouvrons nos cœurs pour reconnaître les signes de sa royauté.
Comme les mages, laissons-nous surprendre par le mystère que Dieu vient nous dévoiler, pas à pas.
Avançons avec confiance et persévérance pour le découvrir au détour du chemin, dans l’émerveillement et la reconnaissance.
Comme les mages, inclinons-nous devant Jésus, en signe d'adoration.
Offrons-lui le meilleur de nous-mêmes pour que toute notre vie soit un chant d’amour qui rende gloire et honneur à Dieu, notre créateur.

Méditation Saint Joseph

  • Seigneur, donne-moi de me disposer à t’accueillir, à être tout à toi pendant ce temps de prière.
  • Je contemple Joseph ! Dieu lui parle lors d’un songe, dans le silence de la nuit … peu de paroles de sa part…

Tout habité par la confiance qu’il fait au Seigneur, Joseph pose des actes. Il assume sa mission. Il se trouve acteur d’un évènement qui le dépasse mais il accepte pleinement d’y prendre part. Il vit et agit dans la foi.

Joseph connait les écritures et la Parole de Dieu habite son cœur, lui donnant de « comprendre » les évènements vécus avec Jésus.  Ce silence est tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa Sainte volonté et de confiance sans réserve à Sa Providence.

  • Je me laisse porter par ce silence, dans ce monde bruyant ! J’écoute ce que Dieu veut me dire, je me nourris de Sa Parole. Je Lui fais confiance.
  • Comme Joseph entendant l’ange, je me laisse déplacer…comment répondre au désir du Seigneur de me faire participer à Son projet ?

Je peux conclure avec :

“Je vous salue, Joseph,
Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.”

Beate Heinen

Psaume 97

La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

En ce jour de Noël, en ce jour de fête, je prends part à la joie en louant Seigneur. « Acclamez le Seigneur. ». Je demande au Seigneur la grâce de la joie.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, en m’arrêtant sur un mot, une expression, un verset.

« Un chant nouveau ». Je considère la nouveauté apportée par un « nouveau-né ». Un enfant naissant, héritier, bien sûr de son ascendance, de son peuple, mais aussi porteur d’à-venir…Comment ce nouveau-né est-il, pour moi, Bonne Nouvelle ?

« Sa main puissante », la « victoire » (mentionnée à trois reprises), le roi…Le psalmiste déploie le vocabulaire de la force. Pourtant, nous accueillons à Noël un petit enfant fragile et dépendant. Je médite sur le mystère de la Révélation : le choix de Dieu de révéler sa puissance, à travers la faiblesse.

Si le psalmiste évoque Israël, il chante aussi que la révélation concerne les « nations » et que la « terre entière » a vu la victoire du Seigneur. J’examine comment le salut est promis à tous, comment cet enfant qui vient va s’adresser à toute la famille humaine.

         Je relis le psaume, en louant le Seigneur.

         Puis je prends le temps d’un dialogue intime avec Dieu. Je peux rendre grâce pour tous les peuples de la terre qui accueillent le Sauveur. Je peux lui confier ce qui me retient, peut-être, dans mes habitudes, ma routine, et qui m’empêche de m’ouvrir à la nouveauté promise.

         M’unissant aux « nations » et à la « terre entière », je dis « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier devant la crèche

Alors que nous sommes à quelques jours de la fête de Noël, prions devant les crèches qui, partout dans le monde, nous rappellent la naissance de Jésus.

Après avoir fait silence en nous, nous nous mettons à l’écoute du Seigneur qui nous enseigne à travers cette tradition.

  • Nous commençons par contempler, plusieurs crèches.

Nous nous arrêtons sur le décor. Il y en a de toutes sortes, ici un chalet enneigé ; là un village provençal…

Allemagne
Avignon

Nous regardons les nombreux personnages qui s’activent. Les santons de Provence représentent tous les métiers. Tous sont concernés par cette naissance, les plus jeunes comme les plus âgés, les riches comme les simples… Même les animaux participent à cette bonne nouvelle !

Eglise st François-Xavier – Paris

Nous contemplons enfin le cœur de nos crèches : le lieu de la naissance de l’enfant Jésus. Une naissance toute simple, avec un nouveau-né couché dans une mangeoire. Pourtant, au-delà des apparences, c’est un évènement inouï, comme l’indique la lumière de cette scène, l’étoile et l’ange messager de Dieu. Saurons-nous nous en réjouir ?

Assise
  • Devant ces crèches, prions le Seigneur pour que s’accomplisse son œuvre de salut. 

Nous prions pour notre monde en détresse. Je fais mémoire des lieux de violence, de souffrance d’injustice que je connais ; je supplie le Seigneur pour que vienne son règne de justice et de paix.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nos proches. Je fais mémoire des personnes qui autour de moi ont besoin de mon soutien : personnes malades, seules, âgées – migrants, personnes à la rue ou en difficulté économique – ceux qui ne trouvent pas de sens à leur vie… je supplie le Seigneur de tendresse de leur venir en aide.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour nous-mêmes. Je confie au Seigneur mes doutes, mes difficultés, tout ce qui m’entrave et m’empêche de vivre. Que le Seigneur me donne sa Paix et sa Joie !

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous prions pour la création qui nous est donnée ; pour en rendre grâce et pour demander au Seigneur que nous sachions la préserver.

« Viens Seigneur, viens nous sauver »

Nous terminons ce temps par un Notre Père et l’écoute du chant :

Es-tu celui qui doit venir ?

Hymne pour le temps de l’Avent :

Je me dispose à ce temps de prière, de rendez-vous avec le Seigneur.

Je vais lire lentement, en silence ou bien en murmurant, chuchotant ces versets d’hymne, m’arrêter, méditer les mots qui me rejoignent, le redire pour moi, comme prière personnelle.

Prisoner
Es-tu celui qui doit venir 
Visiter nos prisons,
libérer nos mains
Éclairer nos visages
d’un bonheur sans déclin ?

Tu es l’Autre que nous attendons, 
Jésus, notre semblable,
Tu es le plus proche voisin,
l’Emmanuel dans nos prisons

Es-tu celui qui doit venir
Traverser notre nuit,
libérer nos yeux
Et donner aux aveugles
un soleil sans déclin ?

Tu es l’Autre que nous attendons, 
Jésus, notre lumière,
Tu es notre unique matin,
l’Emmanuel dans notre nuit.


Es-tu celui qui doit venir
Nous tracer le chemin,
libérer nos pas
Relancer notre marche
à ton rythme divin ?

Tu es l’Autre que nous attendons,
Jésus, guide fidèle,
Tu es le témoin de nos pas,
l’Emmanuel sur nos chemins.

Es-tu celui qui doit venir
Et qui vient chaque jour
libérer nos vies
Ranimer notre souffle
au passage du tien ?

Tu es l’Autre que nous attendons, 
Jésus, Sève du monde,
Tu es le Vivant qui revient,
l’Emmanuel, Dieu-avec-nous.

Prier avec le bienheureux Jean Tinturier

Samedi 13 décembre, ont été béatifié à Paris cinquante martyrs, morts en Allemagne, après avoir été condamnés par le régime nazi, en raison de l’action apostolique qu’ils menèrent auprès des ouvriers français requestionnés par le STO. Parmi eux, le séminariste vierzonnais, Jean Tinturier.

Alors qu’il était séminariste au Séminaire des Carmes, à Paris, Jean Tinturier doit partir pour le STO en 1943. Certains jeunes de sa génération s’interrogeaient pour savoir s’il était opportun et légitime de partir travailler pour l’industrie allemande. Jean décida de partir pour ne pas laisser ceux qui étaient partis sans soutien spirituel.

C’est donc en vue d’un apostolat qu’il partit vers l’Allemagne. Et il s’y employa dès son arrivée. Mais en décembre 1943, un décret est pris contre l’apostolat catholique français auprès des travailleurs requis en Allemagne. Surveillé de près par la Gestapo, il fut bientôt arrêté, puis interné à la prison de Gotha.

Son acte de condamnation, prononcé sans procès et en l’absence d’avocat, est ainsi formulé : « par son action catholique auprès de ses camarades français, pendant son temps de service obligatoire, a été un danger pour l’État et le peuple allemand. ».

Il fut transféré dans le camp de Flossenbourg, puis, en octobre 1944, dans le camp de Mauthausen, où il connut de terribles conditions de travail. Les détenus devaient tailler des blocs de granit dans une carrière puis les remonter, au péril de leur vie, par l’escalier de la mort…Malade, il fut hospitalisé au Revier, au milieu de 800 autres malades. Il y mourut d’une diphtérie foudroyante le 16 mars 1945.

Je me dispose à la prière, en choisissant de donner du temps au Seigneur. Je m’efforce de mettre de côté mes préoccupations présentes, pour me rendre disponible. Je demande au Seigneur la grâce de la confiance et de la persévérance.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Bienheureux et saints… Le calendrier chrétien évoque chaque jour des figures qui ont vécu, de façon particulière, leur foi chrétienne et leur relation au Seigneur. J’examine la place qu’ils ont dans ma prière. Est-ce que j’évoque leur intercession ? Est-ce que des figures sont, pour moi, des repères habituels ? Est-ce que j’évoque mon Saint Patron ?…

Jean Tinturier a écrit, lors de son séjour en Allemagne, des lettres à sa famille ou à ses amis. Nous en méditons quelques extraits.

Je considère les conditions rudes dans lesquelles Jean Tinturier se trouve, en Allemagne, et la façon dont il remet ces épreuves au Seigneur, tout en restant au service. Et moi, comment est-ce que je traverse les difficultés ? Suis-je paralysé par le découragement ? Suis-je capable de m’en remettre au Seigneur ? Est-ce que je reste disponible à l’engagement ?

Je prends le temps de laisser retentir en moi l’expression « je tâche de me fixer tout en Dieu. ». A quelle expérience cela peut-il me renvoyer dans ma propre vie ?

Dans l’église Notre Dame de Vierzon, un monument créé par le sculpteur Wilfrid Benz, rend hommage à Jean Tinturier. Il évoque l’escalier de la mort du camp de Mauthausen.      Les prisonniers devaient extraire des blocs de granit et les remonter par un escalier, au risque de leur vie.    L’artiste, par la croix, évoque la Passion à laquelle ces prisonniers participent.                                  La croix semble se pencher vers eux, signe que le Christ vient à leur rencontre, au creux de leur souffrance.

Jean Tinturier a traversé les épreuves difficiles d’un temps tragique de notre histoire. Mais l’appel à la sainteté concerne tous les disciples du Christ.

Dans son exhortation apostolique, la joie et l’allégresse, le Pape François évoque « la sainteté de la porte d’à côté, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. » (N°7). A qui puis-je penser dans mon entourage ? Qui, parmi mes proches, est « un reflet de la présence de Dieu » ? Je rends grâce.

Je prends maintenant le temps d’un dialogue avec le Seigneur comme un ami parle à un ami. Je peux lui présenter mes manques de confiance, ma difficulté, peut-être, à m’abandonner à lui. Je prie aussi pour les martyrs, d’aujourd’hui, ces nombreux chrétiens victimes de leur foi, dans tant de conflits.

Je termine en disant « Notre Père… » Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

« Je bénirai ton nom toujours et à jamais ! » (Ps 144)

Le psaume 144 est un psaume de louange ; nous pouvons l’entendre comme une réponse  aux paroles du prophète Isaïe que propose la 1ère lecture de ce jour.

En ce temps de l’Avent, de nombreux textes tirés du prophète Isaïe. Le livre d’Isaïe, écrit à divers moments de l’histoire du peuple, est donc composé de plusieurs parties. Aujourd’hui, voici un extrait du 2nd Isaïe (ch. 40 à 55), livre écrit pendant l’exil du peuple d’Israël à Babylone au 6ème siècle av JC.

Le Perugin – vers 1497

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Le prophète fait parler le Seigneur. Après la chute de Jérusalem en 587 av. JC, le peuple d’Israël est déporté à Babylone ; il a tout perdu, sa terre, son roi et son Temple. Le Seigneur s’adresse alors à lui.

J’entends  les mots de réconfort adressés à ce peuple en détresse : « ne crains pas » – « je viens à ton aide » – « ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël »

Je médite  cela.

Effectivement, le peuple d’Israël pourra revenir sur sa terre grâce à la victoire de Cyrus, roi de Perse, sur Nabuchodonosor.

Je laisse résonner les mots : « ton rédempteur, c’est le Saint d’ « Israël » – « dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange » – « les pauvres et les malheureux… je ne les abandonnerai pas »

Comment ce texte me parle-t-il de Jésus-Christ ?

Nous nous apprêtons à fêter la naissance de Jésus ; qui est-il pour moi ? Est-il le rédempteur annoncé par le prophète ? Le Saint d’Israël ? L’Emmanuel qui se fait petit parmi les petits ?

Quels mots, quelles phrases me touchent plus particulièrement ?

Comment la présence du Seigneur à mes côtés se manifeste-t-elle ? Comment m’aide-t-il ? De quelle peur me délivre-t-il ?

Qu’est-ce qui me donne force pour vaincre l’adversité ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Qu’est-ce qui fait reverdir les zones désertiques de mon existence ?

J’en rends grâce au Seigneur.