
Septembre, un peu partout ce sont les vendanges. Si je le peux, je prends ce temps de méditation devant une vigne, sinon je me rends présent par l’imagination à cette réalité.
Je me pose et fais silence et je me tourne vers le Seigneur. Je lui demande d’entendre ce qu’il a à me dire dans ce temps de prière. Je prends conscience que je suis là en Sa présence, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Je prends le temps de contempler les grappes de raisin,
qui vont être cueillies puis travaillées pour devenir du vin. Ils sont dons de Dieu et fruits du travail des viticulteurs. Je considère le soin pris pour que la vigne donne du fruit, la taille, les traitements… Je regarde l’abondance des grappes ; je goûte par l’imagination les grains sucrés…
Contempler ainsi la vigne dans la nature peut nous enseigner pour notre vie spirituelle. Déjà, dans l’Ancien Testament, il est question de la vigne du Seigneur : la vigne, c’est son peuple dont il prend soin et dont il attend de beaux fruits. Dans l’Evangile, Jésus regardant la vigne, se révèle comme étant la vraie vigne, qui fait la joie de Dieu :
« Je suis la vigne, vous êtes les sarments ».
Et il nous invite ainsi à rester branchés sur lui, pour donner beaucoup de fruits:
« celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là portera du fruit en abondance car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » Jn 15, 5
Je considère ma vie avec le Christ. Où et quand suis-je en Sa présence ? Est-ce que je puise en Lui la sève de ma vie ? Est-ce que cette relation retentit sur ma vie concrète ? Est-ce que je porte du fruit en vue du Royaume de Dieu ? Qu’est-ce qui serait à émonder pour en porter davantage ?

Je regarde maintenant le fruit de la vigne, le vin.
Le vin est symbole de la joie
« Il réjouit le cœur de l’homme » dit le Ps 104,15.
L’Ancien Testament le considère comme un bien précieux, qui rend la vie agréable, à condition d’en user avec sobriété. Avec Jésus, le vin devient signe de la Nouvelle Alliance. Le récit des noces de Cana parle du bon vin tant attendu et donné par le Christ. Ce bon vin est le symbole des temps messianiques et de la joie promise.
Pour les chrétiens, avant de boire le vin nouveau dans le Royaume du Père, le vin renvoie à la Cène et au repas eucharistique.
« De même, après le repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. » Prière eucharistique n°2
La communion au corps et au sang du Christ, nous unit ainsi au Christ qui a donné sa vie pour notre salut.
Je considère ma relation à l’Eucharistie. Est-elle l’occasion de rendre grâces ? Est-elle pour moi source de joie et d’espérance ? Est-elle un moment d’union avec le Christ ? Est-elle le lieu où je retourne à la source pour mieux vivre en chrétien dans le quotidien de ma vie ?
Je parle au Seigneur de ce que cette méditation suscite en moi.
J’écoute le chant : La terre a donné son fruit
Et je termine en disant un Notre Père.