Je me dispose à la prière. Je choisis un moment et un lieu favorables. En ce temps de chaleur, je viens chercher près du Seigneur la fraicheur d’une oasis pour me désaltérer à Sa Parole.
Je prends le temps de chasser mes préoccupations et me présente simplement au Seigneur. « Seigneur, me voici ». Je demande la grâce de me laisser toucher par les paraboles, pour mieux intérioriser qui est le Seigneur.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis lentement cette page d’évangile.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (13,31-35)
En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole :« Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole :« Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.
Depuis deux dimanches, la liturgie nous propose des paraboles du Royaume. Ce terme de « royaume » a pu susciter des incompréhensions, au temps de Jésus, certains l’accusant de vouloir se faire roi, au sens politique du terme.
Dans le Notre Père que nous disons chaque jour, nous prions : « que ton règne vienne. ». Je m’arrête sur ces deux mots : « royaume », « règne » …Que signifient-ils pour moi ?

Je prends maintenant le temps d’imaginer les gestes quotidiens évoqués par Jésus dans ces deux paraboles. Je vois le semeur jeter la petite graine de moutarde, qui se perd en terre. Je considère la patience du semeur, qui attende que la nature fasse son œuvre. Puis je contemple la croissance, peut- être, inattendue de cette plante potagère, qui se fait hospitalière pour une vie débordante.

J’imagine maintenant le geste ancestral de la ménagère qui se saisit de quelques grammes de levain qui se perdent dans la farine abondante. Là-encore, je perçois l’attente de la ménagère, jusqu’à ce que toute la pâte ne gonfle…Que me disent ces paraboles sur la puissance du Seigneur, sur la force de sa Parole, discrète, d’abord, mais pourtant capables de transformer, de faire croître. Je considère cela.

« J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde. ». Le Seigneur ne veut pas jalousement garder un pouvoir caché, occulte, mais prend le temps de la pédagogie, avec la bienveillante patience du maître, avec la recherche de moyens accessibles à tous. Je peux faire mémoire de pas que j’ai progressivement accomplis dans la foi. Comment est-ce que je grandis dans la foi ? Comment la foi reçue peut-elle faire lever la pâte de ma vie ?

Je relis cet évangile, et je me tourne vers le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je lui rends grâce pour son souci de me rejoindre. Je peux aussi lui confier des questions, des incompréhensions…Je confie au Seigneur ceux qui ont besoin d’être rejoints par sa Parole. Je lui demande de m’aider à être un artisan de son Royaume.
Je termine par le « Notre Père »
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.