
Voici que nous avons vécu, ces derniers jours, une vague de chaleur et de sécheresse intenses. Que cette expérience, parfois difficile à vivre, soit aussi l’occasion de setourner vers le Créateur !
Je fais silence en moi et me mets à l’écoute du Seigneur ; comment me parle-t-il à travers ces évènements ?
- Avec la création toute entière.
Ces derniers jours ont été épuisants. Et nous avons fait l’expérience en regardant les plantes griller ou se flétrir, les animaux à la recherche de la fraîcheur et de l’eau, les rivières s’assécher… que ce ne sont pas uniquement les êtres humains qui ont souffert du dérèglement climatique. C’est la création toute entière.
«Laudato si ‘, mi Signore » chantait st François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence… »
C’est ainsi que commence l’encyclique du Pape François. Et il nous rappelle au § 86 que c’est
« l’ensemble de l’univers, avec ses relations multiples, (qui) révèle mieux l’inépuisable richesse de Dieu. »
Et au §91 : « Le sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains. »
Relation à la création, relation aux autres, tout est lié. Et moi ? Où en suis-je personnellement ? Est-ce que je me soucie de la terre et de ses habitants ? Comment ? Est-ce que je compatis ? Est-ce que j’agis pour préserver notre maison commune et pour bâtir une vie harmonieuse entre tous ?
J’en parle au Seigneur, créateur de toutes choses.

J’en parle au Seigneur, créateur de toutes choses
Chaleur et sécheresse nous ont fait prendre conscience aussi de notre manque et de notre fragilité. Tous nous avions besoin d’eau et avons pu nous sentir comme une terre aride, altérée, sans eau.
Ce sont ces mêmes termes que le psalmiste emploie pour nous parler de notre relation à Dieu.
« Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. » (Ps 62,2)
Pour être vivant, nous avons besoin de nous ressourcer, de vivifier notre relation à Dieu ; il est pour nous souffle de vie, eau jaillissante. Ecoutons aussi le Ps 41,2 :
« Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu ».
Et moi qu’en est-il de ma relation au Seigneur ? Est-ce que je désire sa Présence ? Quels moyens que je prends pour le rencontrer ? Ai-je eu l’expérience de sa présence vivifiante ?
J’en parle au Seigneur ; je lui dis mon désir et lui demande son aide.
Je termine ce temps en récitant le Notre Père puis en chantant : « l’eau vive de ton puits »