L’été est l’occasion de diverses brocantes, et autres bric-à-brac…Occasion de méditer sur la nécessité, peut-être, de faire un peu le vide, dans notre maison, dans notre intériorité, aussi.

Je trace sur moi le signe de croix, et peux dès l’ouverture de ma prière, m’adresser au Père qui donne vie, au Fils qui prend corps en moi, et au Saint Esprit qui nous tient en relation. J’évoque ainsi la croix du Seigneur, qui a consenti à tout quitter, à tout donner. Je demande au Seigneur la grâce de me désencombrer.
Jetant un coup d’œil sur ce stand d’une brocante estivale, je peux prendre le temps d’une visite imaginaire de ma cave, mon grenier, mes placards…Qu’est-ce que j’y ai remisé ? Que me rappellent ces objets divers, mis de côté, et pourtant conservés ?
De quels attachements sont-ils le signe ? Que serais-je prêt à abandonner ? S’ils portent trace d’un moment de la vie passée, ont-ils encore un sens pour le présent ? Sont-ils utiles pour rester ouverts à l’avenir ?
Je me mets maintenant à l’écoute de l’envoi par le Seigneur de ses apôtres. « N’emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent. » (Luc, 9, 3). Une invitation, donc, à s’alléger pour se tenir en mouvement, à ne pas s’encombrer pour être, prioritairement, disponible à la rencontre.
Comment, aujourd’hui, est-ce que j’entends cet appel du Seigneur ? Suis-je prêt à une telle exigence ? Quelles résistances est-ce que je sens en moi ?
La propension à garder, à conserver, peut être due, aussi, au souci du lendemain, à une forme de prudence, de précaution…
L’évangile nous invite pourtant à la confiance. « Voyez les corbeaux : ils ne font ni semailles, ni moissons, ils n’ont ni greniers ni magasins, et Dieu les nourrit. Vous valez tellement plus que les oiseaux. (…) Voyez les lis : ils ne filent pas, ils ne tissent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi l’herbe dans les champs, elle qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, il fera tellement plus pour vous, hommes de peu de foi. » (Luc, 12, 24 et 27-28).
Que me suggère cette parole du Seigneur ? Suis-je prêt à une telle confiance ?
Je ne suis sans doute pas seulement encombré d’objets. Je peux, intérieurement, être habité de souvenirs, de sentiments, de mouvements qui peuvent me peser et nuire à ma disponibilité.
Je prends le temps de les percevoir, de les nommer, pour les confier au Seigneur.
Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demander de me libérer de ce qui m’encombre, de ce qui peut me détourner de l’écoute de sa Parole, de ce qui peut m’asservir.
Je termine ma prière en disant le Notre Père. Je peux m’arrêter sur le verset : « donne-nous notre pain de ce jour » …la demande de ce qui m’est simplement nécessaire, aujourd’hui. Je fais le signe de croix.
nices!! A l’occasion des jeux paralympiques,méditer sur notre regard sur les personnes handicapées
J’aimeJ’aime