
J’offre au Seigneur ce temps de contemplation et lui demande de m’accorder à lui.
Je regarde l’image de cette chorégraphie. Quelle impression d’ensemble ?
Peut-être un sentiment de beauté et d’harmonie ?
Je regarde les divers éléments qui contribuent à cette impression : le cercle qui représente une certaine forme de perfection de par sa symétrie et son absence d’aspérité, l’harmonie des couleurs diverses mais s’accordant avec le tapis de fleurs, la souplesse des corps, la fluidité des vêtements, l’unité dans les postures qui forme comme une couronne, les bras qui se rejoignent pour délimiter le cercle.
Je m’imagine maintenant participer à cette chorégraphie. Je n’ai plus cette impression d’ensemble. Je suis un des danseurs parmi d’autres. J’oublie l’apprentissage, les heures de travail qui ont précédé ce moment et je me laisse conduire par ce qu’a crée le chorégraphe, par la musique. Je m’accorde avec les autres et ressens l’unité qui circule entre nous. J’imagine la joie de danser, d’exprimer avec mon corps cette unité, cette harmonie tant désirée
Et si la danse avait quelque chose à m’enseigner sur ma relation à Dieu ?
Je me tourne maintenant vers Dieu qui est beauté et harmonie.
Est-ce que c’est Lui que je recherche ? De tout mon être ?
Quels moyens je mets en œuvre pour unifier ma vie ? Pour trouver une harmonie avec moi-même, avec les autres, avec la création, avec Dieu ?
Est-ce que je veux tout maîtriser ou pour décider, est-ce que je suis à l’écoute des autres, de la parole de Dieu, de l’Esprit Saint ?
Est-ce que je me sens solidaire des autres et responsable de ma partition à jouer ?
Ai-je connu des moments d’ajustement au Seigneur qui m’ont donné la joie et l’envie de danser ?
J’en parle au Seigneur : Je peux exprimer par un geste la prière qui me vient.
Je peux terminer ce temps en lisant les mots du psalmiste (ps 9A) qui désire danser pour Dieu :
« De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâces, Je dirai tes innombrables merveilles ; Pour toi j’exulterai, je danserai, Je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut »
Je peux aussi écouter Madeleine Delbrel parler de la danse de la vie.
S'il y a beaucoup de saintes gens qui n'aiment pas danser, Il y a beaucoup de saints qui ont eu besoin de danser, Tant ils étaient heureux de vivre : Sainte Thérèse d'Avila avec ses castagnettes, Saint Jean de la Croix avec un Enfant Jésus dans les bras, Et Saint François, devant le pape. Si nous étions contents de vous, Seigneur, Nous ne pourrions pas résister A ce besoin de danser qui déferle sur le monde, Et nous arriverions à deviner Quelle danse il vous plaît de nous faire danser En épousant les pas de votre Providence. Car je pense que vous en avez peut-être assez Des gens qui, toujours, parlent de vous servir Avec des airs de capitaines, De vous connaître avec des airs de professeurs, De vous atteindre avec des règles de sport, De vous aimer comme on s'aime dans un vieux ménage. Un jour où vous aviez un peu envie d'autre chose, Vous avez inventé Saint François, Et vous en avez fait votre jongleur. A nous de nous laisser inventer Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous. Faites-nous vivre notre vie, Non comme un jeu d'échecs où tout est calculé, Non comme un match où tout est difficile, Non comme un théorème qui nous casse la tête, Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle, Comme un bal, comme une danse, Entre les bras de votre grâce, Dans la musique universelle de l'amour. Seigneur, venez nous inviter. Madeleine Delbrêl
Quelques notes à propos de « Nelken » de Pina Bausch:
et quelques extraits vidéo: