Prier avec l’actualité

Je choisis un moment et un lieu calmes qui m’incitent au recueillement.

Je me pose devant toi Seigneur. Je prends le temps de respirer profondément, de laisser mes épaules se reposer, d’accueillir ta présence au cœur de ma vie. Donne-moi Seigneur de mettre ma confiance en ton amour.

Je demande au Seigneur la grâce de ne pas manquer l’occasion de reconnaître les moments favorables où Il me visite. Au nom du Père, du Fils et du St Esprit.

Je contemple les photos, les titres des journaux qui évoquent des événements récents, actuels. Quels sentiments surgissent ? Qu’est-ce qui m’attire, qu’est-ce qui me repousse ?

J’ouvre les yeux de la foi et de la compassion sur le monde, n’est-ce pas la prière qui en donne la clé ?

Nous sommes toujours dans l’Histoire du Peuple de Dieu et l’Esprit continue d’écrire. Mais aucun des événements n’est Dieu, « Dieu se glisse dans ces moments où l’événement en nous déroutant, nous invite au tout nouveau de Sa rencontre. » (M. Lena)

« En vérité, Dieu était là et je ne le savais pas » dit Jacob (Gn 28, 16). Et ces événements qui nous dépassent, nous affectent, parfois nous bouleversent, sont une école de déprise. »(M Léna)

Ouvre mes yeux et mon esprit dans une dimension plus large, Seigneur, pour saisir le sens .

Je peux me remémorer des passages de l’Ecriture où l’imprévu est venu bousculer les projets, le quotidien des personnes… (le Peuple de Dieu devant la Mer Rouge. Il n’y avait pas de passage et Dieu a rendu possible ce qui avait l’apparence de l’insurmontable/ les paroles de l’ange à Marie ../)

mais quand je les replace dans le fil du récit, je découvre et contemple « l’irruption du possible divin » dans notre histoire. Ma foi est questionnée.

Augmente en moi, en nous la foi, la confiance en ta présence à mes, à nos côtés, en l’Esprit qui m’éclaire.

Qu’est-ce que ces événements provoquent en moi ? quelles tentations ? quel élan ? Je regarde Jésus : au désert après son baptême/ Je peux aussi me remémorer ce récit d’un fait divers fait par Jésus : « il évoque un pauvre homme roué de coups par des bandits et laissé sur la route. » /Et aussi d’autres : quand les apôtres remplis de peur sont enfermés au Cénacle, Jésus vient et leur dit « la paix soit avec vous. » Je sens l’amour du Christ pour ses disciples.

Comment est-ce que cela m’éclaire ? Dans quelle mesure l’événement fait-il de moi un spectateur ou un acteur ? Est-il un appel à re-naître ? une occasion d’espérance car habité par la confiance ?

A la fin de ce temps de prière, je prends un temps pour rassembler ce que j’ai pu vivre :: quelles paroles résonnent  en moi ? Quel sentiment, quelle intuition ? J’en parle à Dieu qui, jour après jour, veille sur moi, m’accompagne et m’aime tendrement.

Et je peux prier avec l’hymne : Puisqu’il est avec nous tant que dure cet âge

prier avec l’Hymne des Laudes

Puisqu’il est avec nous
Tant que dure cet âge,
N’attendons pas la fin des jours
Pour le trouver…
Ouvrons les yeux,
Cherchons sa trace et son visage,
Découvrons-le qui est caché
Au cœur du monde comme un feu !

Puisqu’il est avec nous
Pour ce temps de violence,
Ne rêvons pas qu’il est partout
Sauf où l’on meurt…
Pressons le pas,
Tournons vers lui notre patience,
Allons à l’homme des douleurs
Qui nous fait signe sur la croix !



Puisqu’il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N’espérons pas tenir debout
Sans l’appeler…
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse ;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés !

Puisqu’il est avec nous
Comme à l’aube de Pâques,
Ne manquons pas le rendez-vous
Du sang versé…
Prenons le pain,
Buvons la coupe du passage :
Accueillons-le qui s’est donné
En nous aimant jusqu’à la fin !

D. Rimaud

Antienne

Mon Dieu, tu ne rejettes pas le cœur qui se tourne vers toi.

Prier avec les psaumes

Psaume 145

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Marco Rupnik

Je me dispose à recevoir la Parole du Seigneur et vient à Lui tel (le) que je suis : Me voici Seigneur.

Je peux dire ce psaume à voix haute lentement.

Je repère toutes les actions du Seigneur exprimées au présent, sa fidélité, sa bonté, sa sollicitude pour ceux qui souffrent…

Quand m’est-il donné de reconnaître la présence agissante du Seigneur, ici et maintenant, en moi, dans ceux qui m’entourent ?

J’en fais mémoire et j’en rends grâce.

Je peux lui confier une situation qui me préoccupe, lui demander son aide pour que, là où je suis, je collabore à son œuvre de paix, de justice et d’amour.

« Seigneur des vivants, tu n’as pas compté sur les puissants mais au contraire sur les bras cassés que nous sommes, pour en faire rien de moins que tes messagers.

Ce sont les petits, les invisibles, les très ordinaires, les étrangers que tu as choisis pour déposer dans leurs mots ta voix, ta parole de feu, cette voix qui délivre et relève.

Que mon chant t’enveloppe de gratitude et de reconnaissance. »

Sœur Anne Lécu

Et je peux terminer ma prière en chantant avec Marie, le Magnificat.

Psaume 105

Chantez et jouez pour lui, Redites sans fin ses merveilles. Glorifiez-vous de son nom très saint : Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance, Recherchez sans trêve sa face. Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, De ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, Les fils de Jacob qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : Ses jugements font loi pour l’univers.

Je lis le psaume lentement et me laisse rejoindre par les mots qui me touchent aujourd’hui.

Je prends le temps de laisser ces mots m’habiter dans le silence.

Des mots reviennent : « merveilles », « cherchez » … Je peux rendre grâce des merveilles qui m’ont été données aujourd’hui, ou dans le passé. Je peux demander au Seigneur de me faire progresser dans Sa recherche.

Comme « fils de Jacob qu’Il a choisi », sûr de l’écoute du Seigneur, fort de Son alliance je lui confie, personnellement, ma prière d’aujourd’hui.

Je relis le psaume, ou, si je préfère, peux l’entendre chanter.

Dans la descendance d’Abraham et de Jacob, fils d’un même père, je dis « Notre Père… »

L’appel à la sainteté

Dans son exhortation apostolique sur la sainteté, le pape François médite l’Évangile des Béatitudes et nous propose cette formulation.

Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !

Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté !

Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !

Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté !

Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté !

Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, c’est cela la sainteté !

Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !

Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté !

Pape François La joie et l’allégresse.

En ce temps de la Toussaint, je prends le temps de me poser, de me reposer dans le Seigneur. Je fais silence en moi pour réentendre cet appel à la sainteté.

Je lis le texte lentement, je me rends attentif à chacun des termes repris de l’Évangile et employés par le pape François avec des verbes d’action. L’appel à la sainteté est une invitation à agir, à se faire porteur, en actes, de la Bonne Nouvelle.

Je m’arrête d’abord sur les termes qui font le plus écho en moi. Et je m’interroge…Pourquoi est-ce ce mot, ces mots qui me retiennent ? Est-ce pour moi l’indication d’un chemin facile, ou, au contraire, le rappel d’une exigence avec laquelle j’ai du mal ?

Le pape François nous rappelle aussi combien le prochain nous aide à percevoir les chemins de sainteté. Il est « une sainteté de « la porte d’à côté », de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, « la classe moyenne de la sainteté. » (La joie et l’allégresse, n° 7).

Je prends le temps de contempler mon entourage, de faire mémoire, en cette journée des défunts, de celles et ceux qui m’ont quitté.

Et je rends grâce de la présence de Dieu que les vivants et les morts me révèlent, des voies de sainteté qu’ils m’ouvrent.

Je peux reprendre le texte sous la forme d’une prière de demande : « aide-moi, Seigneur à être pauvre de cœur, à réagir avec une humble douceur… ».         

Je termine en disant le Notre Père, en communion avec tous les croyants, « fils du Père » qui nous appelle à la sainteté