Prier avec « l’Angelus » de JF Millet

Je me dispose à ce temps de rencontre avec le Seigneur. Je fais silence.

Dieu est ici avec moi, Il désire me rencontrer. Je me dispose à recevoir ce qu’il veut me donner.

Je contemple cette peinture de JF Millet réalisée entre 1857 et 1859, actuellement conservée au Musée d’Orsay: « L’Angélus ».

Je regarde…

Millet construit sa composition sur des lignes élémentaires, horizontales et verticales, et sur des rapports de proportion harmonieux, qui définissent ensemble une structure simple et équilibrée.

La ligne d’horizon partage le paysage en un tiers de ciel et deux-tiers de terre. Les paysans forment deux verticales qui scandent le tableau. 

Le champ est situé dans une plaine qui s’étend à perte de vue. La différence d’échelle entre les paysans au premier plan et l’église à l’horizon donne l’idée de la distance qui les sépare et suggère l’ampleur du paysage. 

La lumière vient du ciel. Ce ciel vaporeux, doux et légèrement nuageux est en opposition avec la terre sèche.

Ce tableau d’apparence terne est en réalité lumineux grâce à la maîtrise de la lumière par le peintre (reflets sur le sol, sur le tablier de la paysanne).

Les couleurs sont assez chaudes: le jaune, l’ocre, le marron et ses dérivés. Seules quelques touches de bleu et de vert viennent se refléter sur les vêtements, comme un écho assourdi des couleurs du ciel.

Je contemple ce que donne à voir le tableau…

La luminosité évoque la fin du jour en automne. Il est 18h, l’ombre commence à creuser davantage les sillons de la terre. C’est l’heure de l’Angélus. Le couple a interrompu sa tâche et s’apprête à rentrer chez lui.

Malgré la fatigue, tous les deux sont calmes et apaisés. Cette paix émane d’eux, de telle sorte que leur intériorité irradie dans le paysage. Les deux visages, auréolés de lumière, dépassent la ligne d’horizon, de même que le clocher de l’église. L’homme a retiré son chapeau, comme si l’espace était devenu une chapelle à ciel ouvert. Unis par la prière, ils se penchent vers l’ombre de la terre, et pourtant guident le regard du spectateur vers le ciel.

Quel est mon premier sentiment devant ce tableau ?  Je l’accueille…

A quoi m’invite-t’il?

Je laisse monter en moi ma prière…

Je m’adresse au Seigneur

“Le soir tombe et enveloppe nos cœurs de sa paix. Merci, Seigneur, pour cette journée différente des autres où nous avons resserré les liens avec Toi et entre nous. Demain, la vie de tous les jours reprend. Remets-nous en route avec un regard neuf et au cœur, ta Présence. Aide-nous à poursuivre le chemin vers ton Royaume en bâtissant une terre nouvelle dans l’attente des cieux nouveaux que Tu nous promets. Amen.”                    Père Ch.Delhez

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s