Vers Pâques

Demain, dimanche des Rameaux, nous entendrons le récit de la Passion du Christ et nous serons au début de la Semaine Sainte. Elle nous invite à tenir ferme, avec Jésus-Christ, dans sa Passion et sa mort sur la croix.

Nous vous proposons de prier chaque jour de cette semaine avec un ou deux tableaux du Chemin de Croix d’Anne Courbaud

Le Seigneur passe…

Au début de ma prière Seigneur, je me tourne vers toi, je pose tout ce que je fais, et je m’arrête comme quand on s’immobilise pour mieux entendre une voix ou un son attendu. Ainsi je tends l’oreille vers toi et demande la grâce d’entendre ce que tu as à me dire pour ma vie. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Moines Abbaye de Timadeuc

Le Seigneur passe, Ouvriras-tu quand frappe l’inconnu .Peux tu laisser mourir la voix qui réclame ta foi

Le Seigneur passe, Entendras-tu « Esprit de Jésus Christ
Il creuse en toi la pauvreté pour t’apprendre à prier

Le Seigneur passe, éteindras-tu l’amour qui purifie ? Veux tu le fuir et refuser d’être l’or au creuset

Le Seigneur passe, Entreras-tu dans son Eucharistie.Rappelle-toi que dans son corps Il accueille ta mort

Le Seigneur passe, Oseras-tu lancer ton cri de joie. Christ est vivant, ressuscité, qui voudra l’héberger

Le Seigneur passe Attendras-tu un autre rendez-vous, Pourquoi tarder, prends avec lui le chemin de la vie

Je peux lire l’évangile d’aujourd’hui (Luc 5, 27-32 -L’appel de Lévi) et me laisser rejoindre par le Christ, dans ma vie, comme elle est.

Intercéder pour les autres

« La supplication d’intercession a une valeur particulière, car c’est un acte de confiance en Dieu et en même temps une expression d’amour du prochain… Par l’intercession, nous essayons de vivre le double commandement que Jésus nous a donné. L’intercession exprime l’engagement fraternel envers les autres quand grâce à elle nous sommes capables d’intégrer la vie des autres, leurs plus pressantes angoisses et leurs plus grands rêves. » P. François Exhortation apostolique « La joie et l’allégresse » n°154

Je fais mémoire de ceux qui me sont proches, quelqu’un de ma famille, un voisin, quelqu’un avec qui je travaille, une personne que je sais malade… Et je choisis, parmi eux, trois personnes que je veux porter aujourd’hui dans la prière.

Je me dispose à la prière. Je prends conscience que le Seigneur est présent et je nomme les personnes pour lesquelles je vais prier. Je demande au Seigneur de les voir avec son regard.

Pour chacune d’elle, l’une après l’autre:

Je « contemple » ; je me souviens de son visage, de ce que je sais d’elle, de ce que je vis avec elle. De quoi puis-je rendre grâce à son sujet? pour elle? pour elle et d’autres? pour elle et moi? Je me demande comment le Seigneur la regarde? De quoi se réjouit-il ?

Je fais venir ensuite l’objet de mes préoccupations pour cette personne. De quoi a-t-elle besoin? Qu’est-ce que je lui souhaite? Je me  demande ce que le Seigneur désire pour elle? Comment il traverse l’épreuve avec elle?

Je la confie au Seigneur. Je me rends aussi  disponible à ce à quoi son Esprit m’appellera. Peut-être tout simplement à persévérer dans la prière ou à risquer une visite ou à proposer un service ou à attendre dans la foi…

Je chante le refrain : « Fais paraître ton jour Et le temps de ta grâce, Fais paraître ton jour : Que l’homme soit sauvé. »

Je prie ainsi pour chacune des trois personnes que j’ai choisies.

Puis je termine ma prière en les confiant à l’intercession de Marie en récitant un Je vous salue Marie.

Psaume 127

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.

Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.

Au début de ce temps de prière, je prends conscience de la présence du Seigneur qui me précède et m’attend. Je me dispose intérieurement à recevoir sa Parole et lui demande la grâce de la joie.

Je lis une première fois ce psaume à voix haute et laisse résonner en moi les exclamations de joie, d’allégresse qui le parcourent.

Puis je reprends certains versets :

« Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! … Aimer fidèlement le Seigneur, le louer et le servir en marchant à sa suite : voilà la source de la vraie joie, une joie qui m’est promise.

« Heureux es-tu ! A toi, le bonheur ! » Je prends conscience de cet appel au bonheur véritable et réfléchis en moi-même : où est-ce que je trouve ma joie ? Quelle place pour le Seigneur ? En quoi marcher selon ses voies me donne-t-il de la joie ?

« Tu te nourriras du travail de tes mains… Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, Et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. »

Quelle que soit ma situation familiale, professionnelle, j’entends la promesse qui m’est faite : Dieu veut mon bonheur véritable, une vie féconde et simple.

Je regarde ma vie, rends grâce pour les bienfaits reçus et me réjouis des fruits qu’elle porte. Je peux me demander comment la rendre plus féconde encore pour que grandisse la joie.

Je termine mon temps de prière en m’adressant au Seigneur.

Avec mes mots, je lui dis ce qui me donne de la joie, lui exprime ma reconnaissance pour son action dans ma vie, mon désir de le suivre de plus près.

Je peux lui confier ceux qui me sont chers, lui demander de les bénir, rendre grâce pour chacune  et chacun…

Notre Père qui es aux cieux

Prier avec Marc 1, 29-39

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit,elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la mainet la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ;

il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert,et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent :« Tout le monde te cherche. »Jésus leur dit :« Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ;car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Le récit fait suite à celui où Jésus vient  d’enseigner avec autorité, dans la synagogue de Capharnaüm, une doctrine nouvelle à l’inverse des scribes qui répétaient seulement des explications de l’ancienne Loi. Il avait délivré un homme habité par un esprit impur et sa renommée se répandait.

Après m’être disposé-e pour ce temps de prière, je lis une première fois le texte d’Evangile en me situant comme spectateur de ce qui s’y passe…

Je me ménage à présent un espace pour scruter le texte reçu, dans le calme  pour me permettre de prendre du recul. Je considère l’ensemble, je contemple la scène.

Puis je découvre le tableau de Macha Chmakoff, j’en retiens une première impression et je vais un peu plus loin dans ma découverte, je note ce qui me touche.

Je vois l’enfermement de la malade, sous la voûte sombre, allongée, comme ayant tout abandonné. 

Et Jésus, lumineux, hors de la voûte qui enferme, dont toute l’attitude invite à sortir de l’enfermement.

Je lis une deuxième fois le texte d’Evangile et je m’arrête sur quelques points qui me rejoignent et me questionnent :

Suis-je prêt-e à laisser Jésus entrer dans l’intimité de ma vie ? Me remet-il debout, dans l’attitude du service, comme la belle-mère de Simon ?

Qui m’a amené-e au Christ et qui ai-je amené ?

Est-ce que je prends le temps de m’arrêter et de prier avant de prendre des décisions importantes pour discerner  quelle est la volonté, où est le désir du Père ? Ai-je la même liberté intérieure que Jésus, pour me laisser guider par l’Esprit ?

Est-ce que je me sens concerné-e par l’urgence de l’annonce ? A quels changements cela me conduit-il ? Dans ma vie professionnelle, familiale, communautaire ?

Je confie au Seigneur ce qui m’habite, mes hésitations, mes refus, mes désirs aussi et je me tourne avec confiance vers celui qui ne peut qu’accueillir avec bienveillance ce qui lui est présenté en vérité.

Psaume 47

Je demande la grâce au Seigneur de me disposer à la louage .

Après avoir lu, murmuré le psaume 47, je laisse remonter un mot, un verset. Où rejoint-il ma vie ? Quelle lumière sur ce que je vis, sur ce que le monde vit ?

Je prends le temps de regarder ces derniers jours et je découvre la présence du Seigneur en moi, autour de moi, dans le monde.Où ai-je expérimenté l’amour de Dieu pour moi et pour le monde ?

Je termine ce temps de prière en redisant profondément ce psaume.