Encore dans le temps pascal, temps de la joie et de la lumière, je prends le temps, avec l’aide de l’Esprit, de contempler ma semaine pour y lire la présence du Père, du Christ ressuscité, et pourquoi pas en marchant dans la nature.
D’abord je me détends, prends une grande respiration, lentement et profondément et je dépose dans les mains du Seigneur tout ce qui s’agite en moi, je laisse le calme s’installer en moi. Je lui demande la grâce d’une mémoire vraie, qui saura discerner sa présence dans ma vie.
Je peux partir et marcher tranquillement à mon rythme .
MERCI
Au cours de la marche, jour par jour, je visualise la semaine qui s’est écoulée, je passe plus de temps à contempler les moments qui me paraissent importants.J’évoque des souvenirs pour lesquels j’aimerais remercier Dieu: un événement, une personne, une relation, une surprise où j’ai pu reconnaître son amour pour moi. Je laisse monter en moi la gratitude pour ces moments.
Je lui dis une parole, je peux reprendre un refrain pour exprimer mon merci.
PARDON
Au fil de la marche, j’évoque maintenant des moments où j’ai pu me laisser entraîner par mes peurs, mon ressentiment, l’anxiété ou l’envie, ou j’ai peut-être été dominé par un sentiment négatif, où j’ai fait de la peine à quelqu’un. J’imagine que Dieu regarde avec moi cet événement. Et je demande au Seigneur de me pardonner ou de me guérir. Je ressens la manière dont son amour me relève.
J’exprime ma demande de pardon par une parole, un chant, un verset de psaume .
S’IL TE PLAIT
Et maintenant en continuant ma marche, j’évoque les situations qui appellent une aide de Dieu, je lui demande de me montrer une attitude ou une action que je pourrais mettre en place et lui demande son aide et me repose dans la confiance.
J’exprime librement un « s’il te plait » par une parole, un chant, un extrait de l’Ecriture, un verset de psaume.
Enfin je remercie le Seigneur pour ce temps, je peux choisir une prière de l’Eglise et chanter : Marche avec moi. Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre !
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.
Je te contemple, Jésus
Je te contemple, Jésus, et je te vois t’émerveiller devant les lys des champs et les oiseaux du ciel, devant l’herbe qui pousse et la patience du paysan.
Apprends-moi à voir dans la Création le signe de l’amour de Dieu et à me réjouir pour chacun de ses dons
Je te contemple, alors que tu regardes les humbles et les pauvres, que tu admires le centurion romain et la femme syro-phénicienne, que tu donnes en exemple la petite veuve qui donne tout ce qu’elle a pour vivre.
Garde-moi attentif/ve aux frères et sœurs que je côtoie, à ceux qui habitent à l’autre bout du monde, à leurs besoins et à ceux des générations qui nous suivront sur cette terre.
Je te contemple, toi le semeur généreux (Marc 4,1): tu sèmes à profusion, partout, toujours, sans te lasser.
Quand mes mains se ferment pour garder mes acquis, apprends-moi à te regarder pour devenir généreux/se comme toi.
Bénédiction
Alors que nos yeux contemplent la splendeur de ta création, Père, nous venons te rendre grâce pour tant de merveilles. Tu n’arrêtes pas l’œuvre de tes mains et toute la création témoigne de ta providence. Que la générosité gratuite de la nature nous apprenne à nous donner librement au service de nos frères et sœurs proches et lointains.
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
Je me dispose à la rencontre du Seigneur. A la sortie du triduum pascal, où j’ai vécu des temps communautaires, déployant une ample liturgie, je reviens à la prière personnelle, plus dépouillée. Et je me présente humblement devant le Ressuscité. Je demande au Seigneur la grâce de me faire témoin de sa résurrection. J’ouvre de temps d’intimité avec le Seigneur, en traçant sur moi le signe de croix.
Je m’arrête sur l’empressement des femmes venues au tombeau. « Vite, elles quittèrent le tombeau. » / « elles coururent porter la nouvelle… ». Nous venons de vivre la Pâques du Christ. Nous avons vu la lumière faire reculer les ténèbres. Nous avons accueilli le Ressuscité. Nous avons repris, dans nos églises, le chant de l’alléluia, « louez Dieu »
…Et moi, est-ce que je me sens aussi empressé que ces femmes venues au tombeau de porter la Bonne Nouvelle, de me faire disciple-missionnaire ?
J’entends maintenant le Christ s’adresser aux femmes sur la route. Il leur répète l’appel de l’ange au tombeau : « allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. ». Une rencontre personnelle qui dit que les femmes ne répondent pas à la demande d’une institution, c’est le Christ en personne qui les envoie vers leurs frères. Jésus appelle à retourner dans la Galilée, le cadre de vie ordinaire des disciples, dans une province « carrefour des nations »
Et moi, quelle est ma Galilée d’aujourd’hui ? Quels sont les lieux où je peux témoigner ? A qui annoncer la Bonne Nouvelle ?
La fin de l’Évangile nous fait quitter l’environnement des disciples, pour nous entraîner vers le conseil des grands prêtres. Il peut être facile d’opposer la foi spontanée des femmes au tombeau aux résistances des responsables religieux juifs, qui refusent la nouveauté inouïe de la résurrection. Mais ne condamnons pas trop vite. Nous pouvons connaître, en nous-même, ces divisions.
Et moi, où en est ma foi en la résurrection ? Dans l’environnement laïc et sécularisé qui est le nôtre, sommes-nous désireux d’annoncer la Bonne Nouvelle, ou m’arrive-t-il de privilégier le silence parce qu’ainsi, comme les grands prêtres, nous « éviterons tout ennui. »
Je prends maintenant le temps d’un dialogue personnel avec le Seigneur. Je le prie pour tous ceux, qui, dans mon entourage, sont dans l’attente d’un signe de résurrection. Je peux demander au Seigneur l’audace de porter la Bonne Nouvelle.
Je termine en disant « Notre Père… ». Je peux m’arrêter plus longuement sur « que ton nom soit sanctifié (…) que ton règne vienne », pour devenir, plus encore, artisan de la diffusion de la Bonne Nouvelle et de la préparation du Royaume. Je fais le signe de croix.
A Monestiés, dans le Tarn, la chapelle saint Jacques abrite un groupe statuaire extraordinaire, daté de la fin du 15è siècle : vingt personnages grandeur nature représentent trois scènes de la Passion du Christ. Geneviève Roux, xavière, et Catherine Geoffroy nous en propose une contemplation magnifique, accompagnée de plusieurs hymnes monastiques.
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.
Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens ! Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.
La Cène – Philippe de Champaigne (1602-1674) Huile sur toile 158cm-233cm – Musée du Louvre
« Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? »
Les psaumes apprennent à rendre grâces, à reconnaitre le donateur dans le don qu’il fait, à s’en réjouir et à Le louer pour ce qui est donné. Ce psaume 115 est un psaume d’action de grâces pour avoir été libéré.
Mais il va plus loin ; s’appuyant sur cette reconnaissance, il évoque la réponse à ce don. Le psalmiste devient serviteur du Seigneur et se pose la question :
« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? »
A mon tour, je mets des mots sur ce que le Seigneur me donne et je l’en remercie. A mon tour, je me pose la question de ce que je peux offrir en retour.
Le psaume donne des réponses à cette question :
« J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. »
« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. »
Ces mots nous renvoient à la louange eucharistique ; en effet la liturgie eucharistique invite à rendre grâces, en faisant mémoire des œuvres de Dieu et en particulier de la mort et la résurrection du Christ, pour ensuite faire action de grâce, c’est-à-dire offrir au Père « le pain de la vie et la coupe du salut ».
En ce Jeudi Saint, où nous faisons mémoire de la Cène et célébrons l’institution de l’Eucharistie, je peux rendre grâces pour ce don que Jésus fait de sa vie, pour le salut du monde. Et rendre grâces d’être invités à communier à son offrande.
« La coupe de bénédictionest communion au sang du Christ. (cf. 1 Co 10, 16) propose la liturgie comme refrain de ce psaume.
Pour terminer, je rends grâce au Christ pour le don de sa vie et Lui demande de pouvoir aimer comme il nous aime, en écoutant le chant « Aimer c’est tout donner »
Vitrail de la Passion – cathédrale de Bourges vers 1205-1214
Jn 13, 1-15
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.
Le vitrail de la Passion, dans la cathédrale de Bourges, se trouve dans le déambulatoire.Comme la plupart des vitraux du XIII ème siècle, il se « lit » de bas en haut et de la gauche vers la droite.Sur la 3ème « ligne » : à gauche, la Cène ; à droite, le lavement des pieds.
Je lis une ou deux fois l’évangile…
Je demande au Seigneur d’ouvrir mon cœur pour recevoir ce qu’Il veut me dire…
Je regarde la scène …
Le disciple auquel Jésus lave les pieds, Pierre, est au centre du médaillon…Jésus occupe une moitié, en face des disciples « spectateurs » qui occupent l’autre…
Qu’est-ce que cela évoque pour moi ?
Je fais silence en moi, et me dispose à méditer devant cette scène…
Je regarde les attitudes, les expressions…
Jésus, penché, visage serein, tout entier à son action, plein de douceur et de respect…
Pierre regarde Jésus… une main tient son vêtement relevé, l’autre bras est levé et montre sa tête (v.9) …
Les autres disciples groupés, regardent la scène… regards effarés, presque choqués… deux d’entre eux échangent un regard interrogateur…
Jésus, « Maître et Seigneur », assure la tâche réservée aux esclaves…Il se fait serviteur, humblement… La hiérarchie est renversée… Par ce geste, Jésus bouleverse toutes les représentations de Dieu, toutes les idées de puissance que chacun des disciples avait sans doute en tête…
Et pour moi ? Quel visage a Dieu ? En qui je crois ? Quel est mon regard sur la puissance de Dieu ? Comment je la comprends ?
Jésus lave mes pieds à moi aussi… en ai-je bien conscience ? quel sentiment cela fait-il naître en moi ? Comment accueillir ce Dieu à mes pieds ? Comment lui parler ?
Je regarde Jésus, son geste, signe de l’amour infini et miséricordieux du Père pour chacun d’entre nous…
« C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » (Jn 13, 15) Le Seigneur nous envoie porter au monde son amour, inconditionnellement, fraternellement… Jésus fait de son geste ce jour-là la source de tous nos gestes d’amour pour les autres… de nos gestes faits même à ceux qui nous trahissent
Je regarde mes lieux de vie, mon entourage, mes rencontres…
Peut-être ai-je été témoin de cet amour offert au nom du Christ ?
Et moi ? Comment suis-je appelé.e à faire de même ? Quel regard je porte sur l’autre ? Y vois-je Jésus lui-même ? Quelle place je lui laisse ?
» … heureux êtes-vous, si vous le faites. » (Jn 13,17)
J’écoute Jésus qui nous parle…
Et je lui confie ce qui m’habite… je lui parle, comme un ami parle à un ami, Lui qui m’a montré jusqu’où va l’amour, Lui qui m’aime… je peux lui demander de l’aide… lui dire merci… lui demander pardon… lui dire que je l’aime…
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ; souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.
Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.
Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac
Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.
Je fais silence en moi, je me tourne vers le Seigneur et me dispose à Le rencontrer avec tout ce que je suis.
Je fais mon signe de croix.
Je lis doucement le psaume ….
« Cherchez le Seigneur, recherchez sans trêve Sa Face »
Dans ce temps de carême, temps de conversion, comment est-ce que je cherche le Seigneur ? Quelles priorités je pose pour Le rencontrer ? qu’est-ce que je quitte ? Quelle place je Lui donne ?
« Souvenez-vous des merveilles qu’Il a faites, de Ses prodiges… »
Je me remémore ces moments, ces évènements où j’ai pu chanter « Bénis le Seigneur O mon âme, n’oublie aucun de Ses bienfaits. Bénis le Seigneur O mon âme, Bénis le Seigneur à jamais »
« Il s’est toujours souvenu de Son Alliance, parole édictée pour mille générations… »
La fidélité de Dieu est de toujours à jamais. Et ma fidélité envers Lui ? Quel pardon lui demander ?
Je me remémore ces moments où j’ai pu vivre cette Alliance avec Mon Dieu, dans ma vie de tous les jours, dans un temps de retrait, dans un temps familial, dans un moment de souffrance ou de difficulté…
Ces moments où j’ai senti Sa présence à mes côtés.
Qu’ai-je ressenti ? Quels mouvements se sont produits ? Paix, Joie, Amour, reconnaissance …. ?
Quel merci lui présenter ?
Je relis le psaume….je me confie au Père en disant un Notre Père
R/ Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.
Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. Avec nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié.
À l’Horeb ils fabriquent un veau, ils adorent un objet en métal : ils échangeaient ce qui était leur gloire pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.
Ils oublient le Dieu qui les sauve, qui a fait des prodiges en Égypte, des miracles au pays de Cham, des actions terrifiantes sur la mer Rouge.
Dieu a décidé de les détruire. C’est alors que Moïse, son élu, surgit sur la brèche, devant lui, pour empêcher que sa fureur les extermine.
Le veau d’or. Vitrail du Bon Samaritain Cathédrale de Bourges.
La liturgie de ce jeudi 14 mars nous fait, au livre de l’Exode, le dialogue entre Moïse et Dieu, quand le peuple s’est fabriqué l’idole du veau d’or. Moïse intercède pour apaiser la colère de Dieu.
Le psaume 105 se fait l’écho de cet épisode de l’histoire du peuple.
Je me mets à l’écart pour me rendre disponible à la voix du psalmiste. Traçant sur moi le signe de la croix, je réponds à l’appel su Seigneur, désireux de venir à ma rencontre.
Je demande la grâce de me souvenir sans cesse de la miséricorde su Seigneur.
Je lis le psaume, lentement, me laissant rejoindre pour percevoir ce que cet épisode rappelé de l’histoire biblique peut me dire, à moi, aujourd’hui.
« Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. ». Je me situe au sein d’un peuple, l’Église, et toute l’humanité. Mais dans ce peuple, le Seigneur considère chacun… « Souviens-toi de moi… ».
Je considère ma relation personnelle au Seigneur. Je médite sur le désir qu’a le Seigneur de se rendre présent à chacun.
« Ils adorent un objet de métal, ils échangeaient ce qui était leur gloire pour l’image d’un taureau, d’un ruminant. ». Présent, passé se mêlent. Le culte des idoles est de toutes les époques.
Je m’arrête, en ce temps de carême, sur des attachements peut-être superficiels, sur des envies peut-être dérisoires, me détournant de l’essentiel. Quelles sont les idoles dont j’ai à me libérer ?
« Ils oublient le Dieu qui les sauve ». Quand le psalmiste demande que le Seigneur se souvienne, il reconnaît aussi que nous pouvons oublier…
Et moi, suis-je fidèle au Seigneur ? M’arrive-t-il de l’oublier ? En marche vers Pâques, qu’est-ce que je perçois du salut que Dieu m’offre par la médiation du Christ ?
« Moïse, son élu, surgit sur la brèche, devant lui… ». Je rends grâce pour l’intercession de Moïse, et pour tous ceux qui se tiennent, dans l’intercession, « sur la brèche » des fractures, des conflits…
Et moi, aujourd’hui, pour qui est-ce que je me sens appelé à intercéder ?
Je relis le psaume lentement.
Je prends alors un temps de dialogue personnel et intime, avec le Seigneur qui se souvient de moi. Je peux lui présenter, humblement, mes oublis, mes reniements, comme je peux aussi intercéder pour telle ou telle personne.
Je termine par le Notre Père et fais le signe de croix, en ce chemin de carême, où, bientôt nous célèbrerons la Passion.