Entrée en Avent. Méditer sur l’attente

Je me dispose à la prière, me retirant à l’écart. En ce début d’Avent, je peux allumer une bougie et en contempler la flamme vacillante et fragile. Je respire lentement et ouvre l’oreille de mon cœur. Je demande au Seigneur de me donner la grâce de l’attente. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Ce temps de l’Avent est, pour le croyant, temps de l’attente. Quel sens cela a-t-il pour moi ? Quelle fécondité de l’attente pour ma vie de foi ?

Je fais mémoire de situations quotidiennes où j’attends. Comment est-ce que je vis ces situations ? Patience ? Impatience ? Exaspération ? Résignation ? Lassitude ? Découragement ?…

Il peut être aussi des attentes douloureuses.

Je me remémore de pareils instants d’attente, où j’ai pu vivre l’angoisse, l’inquiétude…

Mais il est aussi des moments d’attente confiante, heureuse. Je me les remémore également.

Et moi, comment est-ce que j’aborde ce temps de l’Avent qui est temps de l’attente ? Quels mouvements est-ce que je perçois en moi ?

A mon tour, je m’imagine comme ce veilleur. Je suis dans la nuit, entouré de ténèbres, une obscurité qui peut m’insécuriser, m’inquiéter…Et pourtant, je sais que, selon le rythme de la nature, l’aube va venir. Cette certitude me rend fort, me donne patience, me rend attentif aux signes annonciateurs de la lumière qui vient…La promesse me tient dans l’Espérance.

Ainsi, le jour qui point me trouvera prêt, prêt à me lever, prêt à aller de l’avant, prêt à aller à la rencontre, prêt à agir, prêt à m’engager…

En ce premier dimanche de l’Avent, Matthieu nous redit :

Que puis-je envisager, pour ce temps de l’Avent, afin d’entretenir ma vigilance, pour ne pas vivre ces semaines dans une attente passive.

Je lis ce texte de Jean Debruynne, avant de m’adresser au Seigneur, dans un cœur à cœur.

Et je termine par le Notre Père, où, comme le guetteur veille l’aurore, je guette le Règne de Dieu : « Notre Père, que ton règne vienne… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Cantique

À lui, haute gloire, louange éternelle ! 

Et vous, le givre et la rosée, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur.

Et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les nuits et les jours, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur.

Et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur.

Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Le livre de Daniel est composé de deux grandes parties : les chapitres 1 à 6 du livre sont des récits édifiants qui racontent un conflit entre un souverain et des opposants.

Le cantique se trouve au chapitre 3. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit édifier une statue de lui-même en or et ordonna à tous ses sujets de venir l’adorer. Les chaldéens ont dénoncé trois juifs qui ont refusé d’adorer la statue.

Ananias, Azarias et Misaël, convoqués, réitèrent leur refus, au nom de leur foi. Le roi ordonne qu’ils soient jetés dans la fournaise, mais Dieu va protéger les jeunes gens. Cette protection divine suscite aux trois jeunes gens ce cantique (v.51-90) dont sont extraits ces versets pour la liturgie de ce jour.

Je m’installe confortablement. Je respire profondément et fais silence en moi. Le Seigneur m’attend, je viens à sa rencontre… Je peux lui demander la grâce d’être pleinement à son écoute…ou toute autre grâce…

Je lis lentement le Cantique une première fois…

Puis je le relis en faisant mémoire de son origine : l’ordre d’adorer une statue, le refus des juifs au nom de leur foi, leur confiance en Dieu au-delà de la menace du châtiment, le salut accordé…

« (…) Le feu ne les toucha pas du tout, et ne leur causa ni douleur ni dommage. » (v. 50b)

… la louange…

« Puis, d’une seule voix, les trois jeunes gens se mirent à louer, à glorifier et à bénir Dieu (…) » (v. 52-56) et « Toutes les œuvres du Seigneur (…) » (v. 57-90).

Je relis à nouveau le Cantique, fruit du salut accordé dans la confiance totale en Dieu…

Qu’est-ce que cette histoire me dit ? Quelle résonance en moi ? dans ma vie ? quel appel ? Où en suis-je de ma confiance dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ? Dans les temps marquants comme dans le quotidien ?

Suis-je prêt(e) à confesser ma foi ? Quel est mon regard sur notre terre ? Je me souviens peut-être de temps de contemplation dans la paix et la louange…conscient(e) de la merveille qu’est la création…

Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Je lui confie mes demandes…

Avec Lui, je me tourne vers le Père en disant lentement et en pesant bien chaque mot, Notre Père…

Prier avec l’évangile du jour

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21,1-4)

Ignaz Dullinger

Je me dispose à la prière, prenant un temps de silence pour me rendre disponible au Seigneur. Je ferme les yeux pour me mettre, au creux de mon intériorité, à Son écoute. Je demande au Seigneur la grâce de l’attention. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le texte, en imaginant la scène. Jésus est au Temple, où il enseigne. Je vois la foule, le mouvement. J’entends la rumeur de ceux qui vont et viennent. J’entends aussi le bruit les offrandes, les pièces qui tombent dans le grand tronc, avec un bruit métallique. Puis je suis le regard de Jésus. D’abord les gens riches, un groupe sans doute reconnaissable à leurs vêtements de prix…Ils sont nombreux (« les gens riches »), et font preuve d’une générosité ostentatoire. (« leurs offrandes »).   Jésus arrête alors son regard sur une « veuve misérable », dont le veuvage est signifié par son vêtement.

Les veuves sont particulièrement démunies, puisqu’elles ne bénéficient plus du soutien de leur mari. La Bible appelle à de nombreuses reprises à « soutenir la veuve et l’orphelin ».  Les deux petites pièces de monnaie peuvent paraître dérisoires au regard des sommes importantes versées par les riches. Mais Jésus, dans sa déclaration, nous amène à déplacer notre jugement, à ne pas nous arrêter aux sommes versées, mais à la proportionnalité de l’engagement de chacun. « Cette veuve a mis plus que tous les autres… »

James Tissot

« Levant les yeux, il vit (…) il vit aussi… ». Au fil de l’évangile, Jésus est constamment attentif à celles et ceux qui l’entourent, et plus particulièrement attentif à ceux qui sont peu considérés, voire exclus. Et moi, sur quoi, sur qui est-ce que porte mon regard ? A quoi, à qui suis-je attentif ?

Le temps de l’avent est le temps des sollicitations de diverses associations. Comment est-ce que je perçois ces appels ? Quels sont les critères de discernement auxquels je recours pour décider des dons que je peux faire ?
 

« Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. ». L’engagement de cette pauvre veuve est considérable. Et moi, comment est-ce que j’accueille la radicalité des appels évangéliques ?
 

Je relis le texte de l’évangile, et je m’entretiens avec le Seigneur, avec confiance. Je peux rendre grâce pour la générosité qui continue de s’exercer dans un environnement social qu’on dit individualiste, pour tant de bénévoles qui s’engagent dans les associations caritatives. Et je présente au Seigneur mon désir de donner, de m’engager, avec ses limites, peut-être.

         Je termine en disant : « Notre Père… ».

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 49

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu’au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.
« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance.
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge, c’est Dieu !
« Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Aujourd’hui, chantons ce psaume

Muriel Leroy

Prier avec une cantilène biblique

 A l’origine, la cantilène est un court poème chanté. Plus récemment elle a été utilisée pour  accueillir la Parole de Dieu avec tout son être :  c’est la rythmo-catéchèse. Le geste, la mélodie et le rythme facilitent l’inscription dans la mémoire des récits bibliques.

« Ces paroles que je te donne resteront dans ton cœur »

La rythmo-catéchèse s’inspire des travaux du père jésuite Marcel JOUSSE (1886-1961), anthropologue et ethnologue, pionnier de l’oralité et de l’“anthropologie du geste”.Originaire de la Sarthe, Marcel Jousse s’est intéressé dès son plus jeune âge à la transmission orale, au balancement corporel et à la musique.

Il avait observé que des paysannes illettrées connaissaient par cœur des passages de l’Évangile entendus à la messe, qu’elles transmettaient à leurs enfants en les berçant et en chantant.

Nous proposons de prier avec une de ces cantilènes : « Il était le plus petit »

Nous commençons ce temps par un signe de croix, car nous sommes là au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Et nous demandons au Seigneur de grandir dans une connaissance intérieure de Dieu, qui s’est fait petit pour rejoindre notre humanité.

J’écoute une première fois ce chant qui évoque le passage du choix de David comme roi d’Israël.

 Je  le reprends en chantant à mon tour les paroles.

Je regarde maintenant la vidéo qui met des gestes sur la mélodie

Je la regarde à nouveau en chantant et en intégrant la gestuelle de cette cantilène.

Je parle maintenant au Seigneur de ce que j’ai découvert.

Je Lui dis ce que provoque en moi cette préférence qu’il a  pour les plus petits.

Je lui adresse ma prière :peut-être une prière de louange pour ce qu’Il est … ou une action de grâce pour Jésus-Christ qui s’est identifié aux petits 

« En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25,40) ou encore une demande pour mieux vivre cette option préférentielle pour les pauvres que le pape Léon XIV appelle de ses vœux dans son exhortation apostolique « Dilexi te (« Je t’ai aimé ») :

« Dieu qui est pris de compassion pour la pauvreté et la faiblesse de l’humanité tout entière et qui, voulant relever et inaugurer un Règne de justice, de fraternité et de solidarité, a particulièrement à cœur ceux qui sont discriminés et opprimés, demandant à nous aussi, son Église, un choix décisif et radical en faveur des plus faibles. »

Je termine par un Notre Père

Psaume 118

La liturgie de ce jour nous propose quelques versets du très long psaume 118

Pour toujours, ta parole, Seigneur.

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !


Je décide de prendre un temps de cœur à cœur avec le Seigneur, tout en rejoignant la prière de l’Église. Je choisis un lieu silencieux où je me sens bien et me rends disponible : « Viens Seigneur, ton Serviteur écoute. »

Je demande la grâce de l’assiduité à la Parole. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

            Je lis le psaume lentement et me laisse rejoindre par une expression, un verset…

« Pour toujours », « d’âge en âge » …dans le monde d’accélération et d’incertitudes qui est le nôtre, je rends grâce de la fidélité du Seigneur.

La Parole est une parole vivante, portée par la personne du Christ. « Ton visage s’illumine ». Comment la Parole est lampe sur ma route. J’écoute le « Verbe fait chair » et je contemple Celui qui est « Lumière né de la Lumière. »

« Déchiffrer ta parole illumine ».

Je fais mémoire d’une Parole entendue, « déchiffrée », méditée seul ou en groupe et je rends grâce pour la fécondité de la Parole.

            Je relis le psaume et dis « Notre Père », demandant « le pain de ce jour », demandant d’être nourri du pain de la Parole.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint esprit.

Prier avec des photos d’art: « Paix automnale »

En cet automne la nature nous comble de sa beauté et l’art du photographe s’emploie à la mettre en valeur. Nous vous proposons de prier avec l’une des photos présentées. Elles ont été réalisées en octobre et novembre de cette année dans les Tatras, la région de Sainte Croix et les Beskides en Pologne, par les photographes Janusz Wanczyk, Piotr Michalec, Krzysztof Baraniak.

Je choisis l’une d’elle et prends un temps de contemplation.

(sur un téléphone ou sur une tablette on peut agrandir la photo avec ses doigts. Sur le PC cliquer sur l’image)

Qu’est-ce que je ressens en moi?

Je repère les lignes, les oppositions, les couleurs, l’ombre et la lumière, leur masse, leur intensité,leur disposition les unes par rapport aux autres, la façon dont elles se complètent ou s’opposent.

Je repère les lignes verticales, horizontales, obliques ou courbes. Les traces de la vie humaine, leur proportion par rapport à l’ensemble.

Qu’est-ce qui me touche dans cette photo? Je laisse peu à peu monter en moi une émotion ou une pensée, issue de cette vision. Je l’identifie et j’accueille ce qui vient. J’entre dans le message spirituel qui s’en dégage.

Est-ce que je peux faire le lien avec un texte biblique, ou des paroles de l’Ecriture ou avec ma foi?

Je prends maintenant un temps de prière

Je me dispose pour ce temps de prière et fais silence en moi. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Je demande la lumière de l’Esprit Saint et la grâce d’une vraie rencontre avec le Seigneur.

Je regarde à nouveau la photo que j’ai choisie et je relis le passage de l’Ecriture (Evangile, psaume …) qu’elle a évoqué. Je goûte ce moment d’écoute du Seigneur qui parle à travers l’Ecriture, mais aussi à travers ce qui est créé.

Qu’est-ce que je peux en faire? Je laisse venir ce qui fait sens pour moi aujourd’hui.

Après ce temps de silence et d’écoute, je m’adresse à Dieu, au Père, à Jésus-Christ ou à l’Esprit pour lui dire ce que j’ai découvert, pour le remercier ou lui demander pardon, pour lui présenter une demande ou intercéder pour quelqu’un.

Je peux prier avec le psaume 8

Psaume 26

« Le Seigneur est le rempart de ma vie » v 1

Ce psaume, dans son entier, est une prière de supplication de quelqu’un engagé dans un combat. Mais c’est une supplication pleine de confiance. Les versets choisis pour la liturgie de ce jour en témoignent. Prions avec chacune des strophes.

  • « De qui aurais-je crainte ? Devant qui tremblerais-je ? »

Je prends le temps de me poser en vérité devant le Seigneur, avec  tout ce qui m’habite aujourd’hui ; je mets des mots sur  mes peurs, mes angoisses, mes combats, ce qui m’entrave, mes adversaires, tout ce qui est pour moi une menace.

Et je me tourne vers le Seigneur qui m’entends et peut me délivrer, Lui qui est lumière, rempart, salut. Je lui demande son aide.

  • « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche »

Dans sa détresse, le psalmiste fait une demande au Seigneur : recevoir ce qu’il cherche.

A mon tour, je mets des mots sur mon désir. Là où j’en suis aujourd’hui, qu’aimerais-je recevoir de la part du Seigneur ? Qu’est-ce que je cherche vraiment ?

J’entends la demande du psalmiste : « habiter la maison du Seigneur », pour l’« admirer »  et « s’attacher à son temple ». Elle est toute tournée vers le Seigneur. Ce qu’il cherche d’abord c’est sa face, sa présence.

Comment est-ce que je reçois cette demande ? Rejoint-elle la mienne ? J’en parle au Seigneur.

  • « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage »

Ce verset semble être comme la réponse entendue par le priant, une parole d’espoir et d’encouragement.

Je l’entends pour moi-même. Je demande force, courage et espérance. En cette fin d’année jubilaire, « Pèlerins d’espérance », je redis ma foi au Christ, vainqueur du mal et de la mort. Et je termine ce temps en disant la prière du Jubilé.

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
À toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles. Amen

Méditer l’évangile du dimanche 9 novembre

La liturgie du dimanche 9 novembre nous donne d’entendre proclamer l’évangile de St Jean, où Jésus purifie le Temple. Je peux me préparer à l’eucharistie dominicale en méditant cet évangile.

Je me dispose à la prière, en m’installant dans le silence, offrant du temps au Seigneur.

Je me présente à Lui. Me voici, disponible. Je demande la grâce de me laisser surprendre par le Christ.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le texte lentement.

El Greco
Breughel l’Ancien

Je me transporte, par l’imagination dans le cadre de ce récit. Je me représente le Temple, l’ampleur et le luxe du bâtiment récemment reconstruit par Hérode. J’y perçois l’agitation de la foule, du bétail nécessaire aux sacrifices, des changeurs permettant d’échanger la monnaie romaine en monnaie du Temple, pour acquérir les animaux. J’entends le bruit qui règne dans le sanctuaire.

Je vois alors Jésus agir, surpris, peut-être par sa violence. J’entends son indignation : « cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. ».

Et j’imagine la réaction scandalisée du public présent, par ce qu’ils estiment sans doute comme un geste de profanation du lieu le plus sacré de leur vie religieuse. Je vois aussi les disciples déconcertés qui ne comprendront le geste de Jésus qu’après sa résurrection.

Alors que les autres évangélistes situent cet épisode à la fin de leur récit, peu de temps avant la passion, St Jean le place au début de son évangile, pour en faire le signe de sa mission, de la nouveauté qu’il apporte.

Nous restons, nous-aussi, légitimement attachés à nos lieux de culte. Quand est-ce que j’y entre ?        Que viens-je y chercher ? Quel sens ont-ils pour ma foi ?

J’écoute le dialogue entre Jésus et ses interlocuteurs juifs. La déclaration de Jésus leur paraît insensée, incompréhensible ? Et moi, y-a-t-il des paroles du Christ qui me déconcertent ? Lesquelles ? Comment est-ce que je réagis alors ?
 

Les disciples ont eu besoin de temps pour comprendre et intérioriser les paroles du Christ. Je peux faire mémoire de mon cheminement de disciple, de mes progrès dans la foi.

Le Temple que Jésus annonce rebâtir en trois jours est « le sanctuaire de son corps. ». Nous entendrons cet évangile avant la liturgie eucharistique qui nous donne de communier au corps du Christ. Je considère le mystère de l’eucharistie, me tenant humblement devant ce mystère, le mystère étant ce que l’homme n’a jamais fini de comprendre.

         Je relis l’évangile puis je prends le temps d’une conversation avec le Seigneur. Je lui confie mon chemin de foi, fait de lumière, et, parfois, d’incompréhensions. Je m’en remets à lui pour qu’il ne cesse de me faire progresser dans mon chemin de disciple.

         Par l’Esprit et le Christ qui a purifié la maison du Père, nous disons : « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.