Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux
Écoutez ceci, tous les peuples, entendez bien, habitants de l’univers, gens illustres, gens obscurs, riches et pauvres, tous ensemble.
Pourquoi craindre aux jours de malheur ces fourbes qui me talonnent pour m’encercler, ceux qui s’appuient sur leur fortune et se vantent de leurs grandes richesses ?
Nul ne peut racheter son frère ni payer à Dieu sa rançon : aussi cher qu’il puisse payer, toute vie doit finir.
Peut-on vivre indéfiniment sans jamais voir la fosse ? Vous voyez les sages mourir : comme le fou et l’insensé ils périssent, laissant à d’autres leur fortune.
Je prends un temps à l’écart…
Je suis invité.e à méditer ce psaume sapientiel…en union de prière avec toute l’Eglise…
Je fais silence en moi, et lis une première fois le psaume à voix haute, en le laissant résonner en moi…
Puis je le relis en silence, goûtant chaque verset, le laissant rejoindre ma vie…
En ce monde aujourd’hui, où l’argent est parfois un dieu qui gouverne la vie, à quoi ou à qui suis-je réellement attaché(e) ?
Quelles sont les priorités de ma vie ?
Est-ce que je vis pour moi-même ou pour Celui qui, pour moi, est mort et ressuscité ?
Suis-je attentif.ve au souffle de l’Esprit Saint ?
J’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami.
Puis je termine ce temps de prière en demandant : « Donne-moi seulement de t’aimer »
Le FRAT est un pèlerinage voulu et animé par les évêques pour les jeunes d’île-de-France depuis 1908. Rendez-vous du 17 au 20 mai 2024 à Jambville.(Yvelines)
Paroles du chant : Glorious NE RALENTISSEZ PAS VOTRE ÉLAN (Hymne FRAT 2024)
Ne ralentissez pas votre élan Son Esprit brûle en nous maintenant Faites monter vers Dieu votre chant Priez Dieu en tous lieux en tout temps
Hey les Frateuses Hey les Frateux Jésus nous envoie !
On va mettre le feu x3 Le Feu de Son Esprit On va mettre le feu x3 Le Feu qu’Il a promis
Ne ralentissez pas votre élan Aimez, pardonnez et tenez bon Et vous, soyez toujours dans la joie Partagez ce feu qui vous envoie
Nous sommes le feu qui éclaire l’obscurité Est-ce que la jeunesse du Christ n’est pas enflammée ? Nous sommes venus au Frat pour le voir de près, dis-moi si t’es prêt ? Et vous les jeunes du Frat ne redoutez pas qui avez Foi en Lui, ne reculez pas qui avez cet espoir de briller dans le noir Ne ralentissez pas
Recevons maintenant le texte de Saint Paul AUX ROMAINS Chap. 12, 6-18
Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, que ce soit à proportion du message confié ; si c’est le don de servir, que l’on serve ; si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ; pour réconforter, que l’on réconforte. Celui qui donne, qu’il soit généreux ; celui qui dirige, qu’il soit empressé ; celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire. Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement. Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal. Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement. Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes.
Je lis lentement ce texte et le laisse résonner profondément en moi.
Je reste sur un ou deux passages qui m’interrogent, me bousculent, me mettent en mouvement. Et les laisse faire écho sur ma vie. Je demande au Seigneur qu’il m’éclaire et qu’il m’aide. Où récemment ai-je pu reconnaître l’action de l’Esprit ?
Je laisse aussi retentir en moi l’espérance que m’apporte ce message et comment il met des jeunes en route et les enthousiasme.
Je peux louer le Seigneur et le Père d’envoyer son Esprit sur notre monde.
Le psaume 15 (16) est un psaume de confiance ; il chante la joie et la sécurité que procure la communion avec Dieu.
Il invite à faire confiance à la Providence, comme cela est repris dans l’Evangile à propos de la nourriture ou du vêtement : «Pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils croissent ; ils ne peinent ni ne filent et je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un deux ! » (Mt 7,28-29)
Je lis lentement le psaume.
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !
Je m’arrête sur les termes qui disent ce que procure le Seigneur à celui qui met en lui sa confiance :
« J’ai fait de toi mon refuge » – « le Seigneur me conseille » – «je suis inébranlable » – « mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance » – « tu m’apprends le chemin de vie » – « débordement de joie ! » – « éternité de délices ! »
L’une ou l’autre de ces expressions rejoint-elle ma propre expérience ? Je fais mémoire des ces moments et en rends grâces au Seigneur.
Je m’arrête sur les termes qui disent l’alliance, la communion avec le Seigneur :
Le psalmiste demande au Seigneur de le garder « Garde-moi, mon Dieu » et de son côté, il le garde avec lui : « Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ».
Le Seigneur se tient à la droite du psalmiste : « il est à ma droite » et le psalmiste se tient à la droite de Dieu : « à ta droite, éternité de délices ».
Et moi ? Comment je vis cette alliance avec le Seigneur ? Qu’est-ce qui me permet de rester dans l’intimité avec lui ? Puis-je à mon tour le bénir ?
Je peux relire le psaume en reprenant à mon compte ses paroles ;
Et je termine ce temps en écoutant et chantant le refrain de Taizé « Nada te turbe »
En ce printemps, prenons le temps de contempler la Création à travers la nature qui s’éveille. Nous nous mettrons à l’écoute de quelques haïkus japonais.Ce genre de littérature est très codifié: quelques versets d’un nombre de syllabes donné, évoquent toujours une saison précise. Art de l’évocation, qui ouvre à la contemplation.
Je me mets à l’écart et fais le signe de croix. Je fais silence, pour me rendre disponible. Je prends le temps d’écouter la vie qui m’habite, ma respiration régulière, les battements de mon coeur. Je remercie pour la vie qui m’est donnée. Je demande la grâce de la contemplation.
Je lis lentement ces différents haïkus. je laisse venir en moi les sensations qui viennent spontanément, sensible à la délicatesse des images, à la subtilité des sons. Je prends le temps de contempler la légèreté, la vulnérabilité.
Matin de printemps, Mon ombre aussi Déborde de vie ! Kobayashi Issa (1763-1827)
Papillon qui bat des ailes, Je suis comme toi, - Poussière d'être ! Kobayashi Issa
Averse de pétales - Je voudrais boire L'eau des brumes lointaines Kobayashi Issa
Dans la brume de printemps, Le vol blanc d'un insecte Au nom inconnu Yoka Buson (1716-1783)
Le couchant du printemps Marche sur la queue Du faisan Yoka Buson
Dans le prunier blanc La nuit désormais Se change en aube. Yoka Buson
De la surface de l'eau Des sillons de soie Pluie de printemps. Ryokan (178-1831)
A mon tour, je fais mémoire de ce que je peux percevoir de la nature printanière, aujourd’hui. Je prends conscience de ces modestes dons que je reçois au quotidien, qui me disent la beauté de la création, signes pour moi, de la gloire du Créateur. J’exerce mon regard à l’attention. Dans ces sensations éphémères, je m’efforce de percevoir la création qui se renouvelle sans cesse. Je considère comment la fragilité même me dit les grâces éternelles du Créateur. Je laisse la louange monter à mes lèvres.
Avec le Pape François, je médite les pages d’Evangile où Jésus témoigne de sa sensibilité à la Création.
« Louez Dieu pour toutes créatures ». C’est l’invitation que saint François d’Assise a lancée par sa vie, ses cantiques, ses gestes.Il reprenait ainsi la proposition des psaumes de la Bible et reproduisait la sensibilité de Jésus à l’égard des créatures de son Père: »Observez comment poussent les lis des champs: ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux » (Mt 6, 28-29) « Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu » (Lc 12, 6) Comment ne pas admirer cette tendresse de Jésus pour tous les êtres qui nous accompagnent sur notre route ? » (Laudate Deum,§1)
J’écoute et je peux chanter le cantique des créatures
Je termine ce temps de prière par le signe de croix.
« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui se trouve toujours dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée et que les montagnes chancellent au cœur des mers. »
Quelles paroles remplies de lumière et de joie! Dans la détresse et devant les dangers les plus grands, notre Dieu sera toujours un refuge et un abri pour ceux qui cherchent secours en lui et qui le craignent!
Manessier-Locronan (Narthex)
Sommes-nous écrasés par les difficultés personnelles, la maladie, les tentations oppressantes ou les inquiétudes par rapport à demain?
Sommes-nous déçus par nos amis, nos proches, voire nos frères dans la foi?
Sommes-nous accablés par les innombrables défis moraux et spirituels de la société moderne ou par les incessants bruits de guerre?
Le Dieu très haut qui « domine sur les nations », qui « domine sur la terre » (Ps 46.11), n’a jamais promis à ses fidèles que la terre ne serait pas bouleversée, que les montagnes ne chancelleraient pas ou que les eaux ne gronderaient pas. Il n’a jamais promis à ses enfants de les épargner de la détresse ou de l’épreuve, mais il a promis d’être « un secours qui se trouve toujours dans la détresse ». Paulin Bédard, pasteur
C’est pourquoi en ce jour où nous fêtons l’Ascension du Seigneur nous pouvons chanter :
Berna – Evangile et peinture
Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre,
Dieu s'élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor. Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !
Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l'annoncent ! Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré.
Alors que le temps de Pâques va bientôt se terminer, nous vous proposons de prier à partir d’un texte d’Edouard O’Neill s.j., décédé le mois dernier : « Pâques : la foi qui redécouvre la vie »
Je me dispose à la prière et fais silence.
Je me tourne vers le Seigneur et lui demande de grandir dans la foi.
Je lis une première fois le texte.
PÂQUES : LA FOI QUI REDÉCOUVRE LA VIE
Quels mots m’ont arrêté ? Qu’est-ce qui me rejoint ? Qu’est-ce qui me semble demander réflexion ?
Je relis pas à pas le texte et prends le temps de méditer les phrases une à une.
Je prends le temps de regarder ma vie et le monde qui m’entoure. Je demande de les voir avec les yeux de la foi. Je peux reprendre les mots d’Edouard O’Neill : « La grâce nous soit faite de voir sous un autre jour ce que nous connaissons trop bien. »
Qu’est-ce qui me semble prometteur, porteur d’avenir ? Qu’est-ce qui paraissait sans issue et qui maintenant s’éclaire ? Qu’est-ce qui pour moi prend sens ? Quels évènements, petits ou grands sont pour moi des éclats de résurrection ?
J’en parle au Seigneur et laisse monter la prière qui me vient.
Puis je termine en reprenant les paroles du chant « Marche avec nous ».
Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !
Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles !
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Le monde, inébranlable, tient bon. Il gouverne les peuples avec droiture.
Je me mets à l’écart, désireux de prendre un temps avec le Seigneur. Je fais le signe de croix et je demande la grâce de trouver l’audace d’annoncer.
Je lis le psaume, lentement…Je suis sensible aux impératifs : je suis bien le destinataire de ces paroles, en même temps que toute la communauté de croyants.
Je suis attentif à l’insistance du psalmiste sur l’invitation forte à partager les merveilles du Seigneur : chantez, proclamez, racontez, allez dire…Je considère comment, aujourd’hui, il peut être difficile pour un chrétien de partager publiquement sa foi. Et moi, est-ce que j’ose annoncer la Bonne Nouvelle ?
« Chantez au Seigneur un chant nouveau ». En ce temps pascal, je suis invité à renouveler ma foi à la source de la résurrection.
Je médite la façon dont j’accueille l’inouï de la résurrection.
« Terre entière » ; « tous les peuples » ; « toutes les nations » …Le psalmiste nous ouvre à l’universel d’une présence de Dieu à tous.
Je prends le temps de contempler le monde entier, aujourd’hui, à qui s’adresse la Parole de Dieu.
« Le monde inébranlable tient bon » …Le psalmiste voit dans la stabilité de l’univers la fidélité de Dieu Créateur.
Comment est-ce que j’accueille cette Parole, aujourd’hui, quand notre planète est menacée.
Je termine en relisant le psaume, que je peux aussi écouter chanté.
Aujourd’hui, lundi 29 avril, nous fêtons Sainte Catherine De Sienne ( 1347-1380), dominicaine, mystique ardente et militante de la sainteté de l’Église. Toute son existence sera marquée par la prière et la pénitence pour la sainteté de L’Église. Elle se veut l’épouse du Christ. Pour cette mission, elle se fera itinérante, rassemblant autour d’elle une fraternité complète : frères, sœurs et laïcs. A la source d’un tel engagement se trouve la mystique de la flamme d’amour. Sa vie est toute cachée dans les blessures du Christ crucifié. Elle ressent, dans l’intime de son cœur et de sa foi, les drames de l’Église et de la Société de son temps qui continuent à crucifier le Christ. Elle a été proclamée docteur de l’Église en 1970 par Paul VI et co-patronne de l’Europe par Jean-Paul II en 1999.
Dans sa prière intitulée nous voyons la lumière dans talumière, Ste Catherine De Sienne nous dévoile que Dieu reste notre unique et véritable lumière.
Dieu éternel, nous voyons la lumière dans ta lumière Répands-la donc, cette lumière, je t’en supplie, sur toute créature raisonnable. Rends la lumière aux aveugles, afin que dans ta lumière ils connaissent la vérité et t’aiment. Je te prie aussi pour tous ceux que tu m’as donnés à aimer avec prédilection, avec une particulière sollicitude. Éclaire-les de ta lumière, purifie-les de toute imperfection, en sorte qu’ils travaillent vraiment dans ton jardin dont tu les as faits ouvriers. Seigneur, j’ai péché, aie pitié de moi ! Incompréhensible, éternelle Trinité, donne-moi ta douce bénédiction.
Je me mets dans un endroit calme et dans une position confortable qui puisse m’aider à faire silence en moi pour accueillir la présence de Dieu.
J’entre dans la prière par un signe de croix, je me mets en présence du Seigneur et je lui demande la grâce d’être éclairée par sa lumière.
Je lis la prière lentement, je m’arrête là où je trouve de l’intérêt, du goût et je répète la ou les phrases qui me touchent.
Je prends le temps de me confier au Seigneur en lui parlant comme à un ami.
02 L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge. 03 Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux.
06 Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur, et l'assemblée des saints, pour ta fidélité. 07 Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ? Qui d'entre les dieux est semblable au Seigneur ?
16 Heureux le peuple qui connaît l'ovation ! Seigneur, il marche à la lumière de ta face ; 17 tout le jour, à ton nom il danse de joie, fier de ton juste pouvoir.
Je prends un temps à l’écart… Je demande au Seigneur la grâce de la rencontre cœur à cœur…
Je lis une première fois le psaume en étant attentif.ve aux images utilisées, aux mots…
Je reste sur le mot ou le groupe de mots dans lequel je trouve du goût, sans me soucier d’aller plus loin… Quels sont ceux qui me touchent, qui me rejoignent dans ce que je vis ? A quoi m’invitent-ils ?
Je relis le psaume et me laisse habiter par cette louange…
Je peux faire mémoire de la bonté et de la fidélité du Seigneur dans ma vie…de la joie du chemin auprès de Lui
Je peux aussi me souvenir de moments difficiles…quelles ont été ma confiance, mon espérance ?
Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami à son ami…
Je conclus ma prière avec un Notre Père, en communion avec Jésus et toute l’Eglise…
Foujita est né au Japon, et s’installe à Paris à deux reprises, de 1913 à 1928, puis, après un séjour au Japon et de nombreux voyages, de 1950 à sa mort.
Je me mets à l’écart, pour prendre le temps de la contemplation. Je m’installe confortablement, attentif à ma respiration.
Je m’efforce de me détacher de mes préoccupations du moment et, tout en faisant le signe de croix, je demande la grâce d’habiter mon intériorité.
J’observe longuement ce tableau. Je m’arrête à sa composition, au jeu des couleurs, et je nomme chacun des objets de cette nature morte. Me laissant guider par le nom donné par le peintre à ce tableau, « mon intérieur », je m’interroge sur le choix des objets représentés, et sur leur symbolisme. Le peintre se rend présent par ses lunettes bien reconnaissables.
La maie sombre, massive, se détachant sur le fond blanc, à l’image d’une vie intérieure où le sombre peut le disputer au lumineux.
Différents objets qui suggèrent les quatre éléments. Les sabots, pour arpenter la terre. Le parapluie et le verre qui évoquent l’eau. La lampe à pétrole, image du feu quand la pipe est signe d’air. La vie intérieure m’ouvre à Dieu, en me reliant à la totalité de la création.
La figurine féminine, sur la droite, évoque-t-elle une présence, l’aspiration à une rencontre, une relation… ?
Au centre du tableau, le réveil, disant l’écoulement du temps…dans l’ambiguïté d’un cadran deux fois parcouru en une journée. Approchons-nous de quatre heures du matin, vers une journée encore à venir, ou sommes-nous proches de quatre heures de l’après-midi, où la journée est déjà bien entamée ? Le temps qui se déroule est aussi évoqué par la corbeille de pelotes de fils de diverses couleurs. Le domino figuré sur le pot contenant la pipe évoque aussi le jeu, le hasard…La vie intérieure se situe dans une histoire, connaît des « moments » différents, et cherche à les relier dans une relecture.
Une « nature morte » et pourtant la suggestion d’un délicat mouvement. Les sabots, comme abandonnés précipitamment et prêts à reprendre la marche, le pétrole à moitié consumé, le torchon, comme animé par un souffle léger. La vie intérieure, en retrait, sans être indifférente au mouvement du monde.
Et moi, que puis-je dire de ma vie intérieure, aujourd’hui ? :
Quelle est sa couleur ? Est-elle marquée d’obscurité ou de lumière ? Je remets cette journée au Seigneur. « Dieu dit : que la lumière soit et la lumière fut. » (Gn, 1,3)
Comment ma vie intérieure me permet-elle d’être au monde, d’habiter dans la paix ici et maintenant, au sein de la culture et du temps qui me sont donnés. Je confie au Seigneur le monde qui m’entoure. « Ils bâtiront des maisons et les habiteront ; ils planteront des vignes et en mangeront le fruit. » (Is, 65,21)
Comment est-ce que je perçois, habitant mon intériorité, la présence du Seigneur ? « Et après ce feu, le murmure d’une brise légère.
Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. » (1R, 19, 12-13)
Je peux maintenant tenter de réaliser le « tableau mental », la nature morte de ma vie intérieure. Quel cadre est-ce que je choisis ? Quels sont les objets que je convoque ?
Je m’adresse maintenant au Seigneur, lui ouvrant mon intériorité pour qu’il en fasse sa demeure.
Je termine en disant cette prière du Cardinal Newman
« Seigneur Jésus, inonde-moi de ton Esprit et de ta Vie. Prends possession de tout mon être pour que ma vie ne soit qu’un reflet de la tienne. Rayonne à travers moi, habite en moi, et tous ceux que je rencontrerai pourront sentir ta Présence auprès de moi. En me regardant, ils ne verront plus que toi seul, Seigneur ! Demeure en moi et alors je pourrai, comme toi, rayonner, au point d’être à mon tour une lumière pour les autres, lumière, Seigneur, qui émanera complètement de toi. C’est toi qui, à travers moi, illumineras les autres. Ainsi ma vie deviendra une louange à ta gloire, la louange que tu préfères, en te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent. Par la plénitude éclatante de l’amour que te porte mon cœur. Amen. »
Je conclus, en traçant sur moi le signe de la croix.