
Il y a 5 ans, l’incendie ravageait Notre-Dame de Paris ; puis ce fût le grand chantier de la restauration. Avec cette prière, c’est la réouverture qui était préparée.
Avec Marie, l’Immaculée,
qui a accueilli toutes grâces,
nous nous préparons tout au long de cette année
à habiter de nouveau notre cathédrale,
maison de notre diocèse,
terme du chemin pour bien des pèlerins.
Avec le peuple de Paris qui,
depuis 860 ans, confie ses joies et ses peines
à Celle qui a porté le Sauveur,
disposons notre cœur afin que Notre Dame
soit toujours, dans notre cité,
Celle auprès de qui nous pouvons demeurer :
« Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
que je suis votre fils et que vous êtes là. » (Paul Claudel)
Aujourd’hui alors que Notre-Dame de Paris renaît de ses cendres, nous rendons grâce à Dieu. Non seulement pour le savoir-faire de tous ceux qui ont travaillé à cette renaissance ; non seulement pour la beauté retrouvée ; mais aussi parce que cette cathédrale est à nouveau « signe d’espérance »… un « grand vaisseau qui mène à Dieu »… la maison où l’on peut « confier ses joies et ses peines à Celle qui a porté le Sauveur».
Ecoutons ce chant hommage à Notre-Dame de Paris
Comme de nombreux pèlerins du monde entier, en la fête de l’Immaculée conception, nous nous tournons, à notre tour, vers Notre Dame.

Nous confions à son intercession ce qui fait notre vie :
Nous prions pour les évènements difficiles à vivre : les pays déchirés par la guerre… la situation politique de notre pays… l’Eglise avec ses abus et ses divisions… tous ceux qui souffrent autour de nous, à cause des deuils, de la maladie, de la violence ou de la pauvreté… Nous prions pour nos familles et tous nos proches… Nous lui confions aussi nos joies : les moments heureux de rencontre… les gestes de tendresse et de solidarité… la beauté de la nature… les joies de la création… les relations d’amour et d’amitié…
Puis nous nous tournons vers le Seigneur et rendons grâce pour Marie,
Celle qui a été « comblée de grâces » et qui a dit oui à la parole du Seigneur … Celle qui a porté et mis au monde Jésus, le Sauveur… Celle qui est demeurée dans la confiance jusqu’au pied de la croix… Celle qui a accompagné l’Eglise naissante et est pour nous une mère.
Nous terminons en nous associant à la louange de Marie dans le Magnificat :
Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles :
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur ;
il se souvient de son amour,
De la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils,
et au Saint-Esprit,
Maintenant et à jamais,
dans les siècles des siècles. Amen.























